Guide de Tanzanie : Mode de vie

Vie sociale
<p>Zanzibar</p>

Zanzibar

Les taux de natalité de pays africains sont parmi les plus élevés au monde, la Tanzanie n'échappe pas à la règle. Il est ainsi fréquent de croiser plusieurs fois par jour, en Tanzanie, des jeunes filles avec un nourrisson sur le dos. Elles ont 17 ou 18 ans, et sont déjà maman... Méconnaissance des moyens de contraception (surtout dans les zones les plus reculées) et insistance masculine sont les principales raisons de la naissance de ces enfants. Parfois, ce sont des hommes âgés aisés qui font des avances aux adolescentes pour une relation sexuelle : grossesse ou transmission du sida sont bien souvent les conséquences de ces gestes inconsidérés de ces " sugar daddies " comme on les appelle ici. Sans qualification, ces jeunes mères finissent bien souvent à vendre des fruits et légumes sur le trottoir. Ou pire se prostituent pour subvenir à leurs besoins.

Selon sa religion, on donne un prénom à sa fille ou à son fils. John, Joseph, Peter, James, Paul, Maria, Upendo sont parmi les plus courants chez les chrétiens, tandis qu'Ally, Mohamed, Mustapha, Ahmed, Fatima, Saida le sont chez les musulmans.

Scolarité

L'école primaire est censée être gratuite et obligatoire en Tanzanie entre 7 et 14 ans. Mais dans les faits, le taux officiel d'inscrits en primaire est de 82 %, contre 25 % en 1961 avant l'indépendance. On estime ainsi à près de 5 millions le nombre des privés(e) d'éducation entre 7 et 17 ans. Les raisons sont multiples : maintien du coût de l'uniforme et des fournitures scolaires, éloignement des établissements du domicile familial, faiblesse des investissements publics et, dans les campagnes, manque d'intérêt des parents eux-mêmes pour l'éducation, préférant voir leurs enfants travailler la terre.

L'inégalité entre les sexes dans une société encore traditionnelle est forte et beaucoup de filles pâtissent de l'âge légal pour le mariage fixé à 15 ans (contre 18 ans pour les garçons) quand il s'agit de poursuivre ou non leurs études dans le secondaire. D'autant plus qu'un projet de loi polémique en 2019 prévoyait d'exclure du système éducatif toute fille enceinte avant sa majorité... soit 21 % des filles entre 15 et 18 ans.
Contre toute attente cependant, le système éducatif tanzanien remporte globalement un demi-succès, avec un bon taux d'alphabétisation, ce qui laisse derrière la Tanzanie une soixantaine de pays sous-développés. A l'avenir, l'école secondaire, encore beaucoup trop élitiste avec un taux de scolarisation officiel de 32 %, devrait davantage ouvrir ses portes. Après avoir supprimé les frais de scolarité en primaire en 2011, le gouvernement tanzanien a décidé en 2015 de prendre la même mesure pour le secondaire. L'Etat parle aussi d'élargir l'accès au secondaire à tous en rendant facultative la réussite à l'examen final de l'école primaire (PSLE), ce qui n'est pas le cas aujourd'hui et qui signifie la fin des études pour tous les recalés, faute d'alternative réelle mis à part dans le coûteux système privé.

Le swahili, unique langue d'enseignement

Le gouvernement tanzanien a décidé en février 2015 que le kiswahili serait dorénavant l'unique langue d'enseignement dans le pays. Si c'était déjà le cas dans le primaire, le swahili doit remplacer l'anglais dans le secondaire et à l'université. Toutefois, ces changements devraient prendre du temps. Les établissements ne disposent pas de manuels en kiswahili, et certains termes anglophones (d'ordre technique) n'existent pas en swahili... Enfin, les écoles privées, qui utilisent l'anglais, ne devraient pas passer du jour au lendemain au swahili. Il en va de leur réputation et donc de leur fréquentation. La Tanzanie manque surtout d'inspecteurs pour faire appliquer la loi au regard du nombre d'écoles et des nouvelles qui se créent chaque mois.

Université

De plus en plus de Tanzaniens accèdent à l'université par un système de bourse. La formation dispensée est bien souvent toute théorique. En outre, tout le système éducatif souffre d'une grande faiblesse de moyens : classes trop nombreuses, entretien des locaux, absence de matériel pédagogique, retard des paiements des enseignants... L'insuffisance du système éducatif, qui ne permet par exemple qu'à une faible fraction de la population de parler anglais, nuit à l'économie du pays et au fonctionnement de ses entreprises. Beaucoup partent étudier au Kenya où les universités sont réputées meilleures.

Vie quotidienne

La vie quotidienne des Tanzaniens dans les campagnes est dure, du fait de la faiblesse de leur équipement, notamment en véhicules. L'archaïsme des techniques de culture, dû autant à une méconnaissance des progrès réalisés depuis quelques dizaines d'années qu'à l'absence de ressources pour financer l'investissement, fait que la dépendance vis-à-vis des aléas climatiques est forte, et que, faiblesse du rendement oblige, la quantité de travail exigée est importante. C'est là, avec un nombre de médecins et de dispensaires insuffisant et des frais médicaux en augmentation, une des raisons de la faible espérance de vie de la population tanzanienne. Les femmes passent leur temps à aller chercher de l'eau et du bois pour cuisiner. Les enfants, quand ils ne sont pas dans les champs en train de garder les bêtes, marchent des kilomètres pour aller à l'école tous les jours.

Salaires

Les expatriés des entreprises étrangères implantées dans le pays font figure de privilégiés par leurs salaires plus élevés que la moyenne, justifiés par leurs compétences, leurs niveaux de responsabilité et le chiffre d'affaires généré. Les fonctionnaires, surtout ceux des ministères, ont des conditions de travail assez avantageuses en termes d'horaires, et sont certains de toucher un salaire fixe. Les salariés bénéficient d'une couverture sociale et cotisent pour leurs retraites. Ceux du secteur informel, eux, n'ont aucune garantie.

D'une manière générale, la corruption compense fréquemment la faiblesse des rémunérations dans le secteur public. La classe sociale des nouveaux riches, en particulier les commerçants indiens, est en pleine expansion. Mais le salaire médian des salariés déclarés s'élève à 22 US$ par mois. Pour les chauffeurs-guides, il est de 120 US$, mais ils peuvent osciller de 50 à 200 US$.

Solidarité

On observe enfin, de manière générale, une forte solidarité entre habitants du pays, due probablement à la paix qui y règne entre ethnies depuis plus de 100 ans. Cette solidarité ne se vérifie pas seulement entre les membres d'une même famille à la réussite inégale, mais aussi entre habitants d'un même village, entre membres d'une même ethnie, et même entre deux individus qui ne se connaissent pas, quelles que soient leurs origines respectives. S'ils peuvent parfois se montrer agressifs avec ceux qui les photographient contre leur gré, avec les chauffards ou bien des voleurs pris en flagrant délit, les Tanzaniens sont généralement des gens disponibles, prêts à aider quiconque dans le besoin, et semblent bien éloignés (pour le moment) de l'individualisme des sociétés occidentales.

Chômage

Quand il est question de chômage, il n'existe pas de chiffre fiable même si la Banque mondiale l'estime à environ 9 % de la population active. Etant donné le sous-développement actuel et la place du secteur informel, le potentiel de croissance et de création d'emplois reste élevé. De nombreux jeunes n'ont pas la possibilité de trouver du travail dans les campagnes, et vivent de l'aide de leurs parents sans savoir comment occuper leurs journées ; les jeunes hommes notamment devront attendre bien longtemps avant de pouvoir se marier.

Le chômage peut également être observé dans les villes. Poussés par le mode de vie citadin, l'attrait de certains divertissements et des commerces qui ouvrent, de nombreux jeunes quittent la maison de leurs parents pour chercher un emploi en ville. Un emploi qu'ils ont du mal à trouver en général, ayant quitté l'école assez jeune, sans réelles compétences professionnelles.

Certains ont le courage de se retrousser les manches en travaillant comme artisan ou porteur. Certains deviennent par la suite leur propre patron, avec un petit capital. D'autres travaillent dans les magasins tenus par les Indiens, dans les centres urbains. Certains tombent dans la délinquance, fléau de nombreuses grandes villes africaines. Beaucoup tuent le temps comme ils le peuvent, survivant en ville grâce à la solidarité traditionnelle des amis ou de la famille.

Mœurs et faits de société
Sexualité et sida

La sexualité n'est pas un tabou. En Tanzanie continentale, peu de règles, beaucoup de femmes ayant des enfants de pères différents qui assument leur paternité. A Zanzibar, la population est très musulmane et officiellement il faut se préserver jusqu'au mariage. Officieusement, la population n'est pas si stricte sur les moeurs sexuelles.

Sida. Le pays a dû faire face à une terrible épidémie des années 1990 à 2010, lorsqu'il a vu sa population décroître. Désormais la Tanzanie affiche des progrès dans la lutte contre le Sida, mais comme tous les pays d'Afrique garde un taux relativement élevé. En 2016, 1,5 million de personnes vivent avec le VIH dans le pays, soit un taux de prévalence de 4,5 % de la population entre 15 et 49 ans (dite sexuellement active). On compte près de 65 000 nouveaux cas par an, et près de 30 000 morts dues à l'épidémie. Un progrès net néanmoins consiste à la prise en charge thérapeutique puisque dans les cas détectés 70 % des adultes sont traités par anti-rétroviraux. Les femmes (5,8 % de la population) sont plus touchées que les hommes (3,6 %). La cause ? La " sugar daddy " culture est très développée en Tanzanie c'est-à-dire que les femmes jeunes cèdent aux avances des hommes âgés pour diverses raisons (argent, social, etc.). Le taux de contamination est aussi très différent selon les régions, la ville de Njombe près du lac Tanganyika culminant à 15 % de personnes infectées.

Place de la femme

Les femmes travaillent énormément, tant à la maison qu'aux champs. Dans certaines régions, il leur faut parfois faire plusieurs kilomètres pour rapporter de l'eau. Elles portent, pour les vendre, les fruits et légumes au marché ; elles coupent et transportent le bois. De nombreux métiers semblent exclure les femmes (notamment celui de chauffeur-guide de safari...) mais l'Etat a fait des efforts en engageant de nombreuses femmes dans la police, les banques et tous les organismes publics.

Homosexualité

En Tanzanie, l'homosexualité est inacceptable aux yeux du plus grand nombre. C'est même un délit au regard de la législation, passible d'une peine maximale de 25 ans de prison. Les inculpés le sont la plupart du temps sur dénonciation de leur entourage. Cependant, même à Zanzibar, ils sont tolérés parmi les femmes dans la plus grande discrétion.

Religion
Les différents cultes

Sur l'ensemble de la population, on dénombre 30 % de chrétiens (dont des Indiens originaires de Goa, un ancien comptoir portugais maintenant anglophone), répartis entre luthériens, anglicans, et les membres des autres Eglises protestantes (essentiellement pentecôtistes, adventistes et baptistes). On compte environ 35 % de musulmans, lesquels doivent principalement leur origine aux conversions des clans qui collaboraient avec les commerçants arabes le long des routes des caravanes, de la côte de l'océan jusqu'aux Grands Lacs. De 80 à 90 % des musulmans tanzaniens sont sunnites. Enfin, les 35 % de la population restants appartiennent aux autres religions (animisme, hindouisme, etc.).

Animisme

L'animisme est un ensemble de cultes, de mythes, de rites naturels et surnaturels fondé sur la croyance en un peuple d'esprits, représentant les forces de la nature et des défunts, et qui aurait le pouvoir d'influencer la vie des hommes actuels. Concrètement, l'animiste se trouve dans une grande dépendance psychologique, voire matérielle vis-à-vis d'un sorcier, et dans une situation d'angoisse chronique.

Officiellement, les croyances exclusivement animistes ne sont plus partagées que par une faible partie de la population. Quelques ethnies khoisans et couchites n'appartiennent toutefois à aucune église. La religion occupe une place fondamentale dans la vie des sociétés africaines, mêlée, chez beaucoup, de croyances aux esprits maléfiques, restes d'animisme, ou retour tardif à certaines de ses croyances suite à la perte de toute attache confessionnelle, ou à un ancrage insuffisant dans un groupe religieux. Ainsi, certaines personnes seraient douées du pouvoir de jeter de mauvais sorts, et le sacrifice d'un animal serait alors nécessaire pour apaiser les esprits. Certains guérisseurs ne se contentent pas de soigner par les herbes et les plantes, mais se transforment en sorciers en s'attribuant des pouvoirs magiques qu'ils utilisent contre forte rémunération.

Christianisme

Le rôle des Eglises chrétiennes dans le développement du pays est considérable. Sans les missions isolées dans les endroits les plus reculés et arides, sans les tournées des flying doctors (soutenues ou organisées par ces églises) et sans les hôpitaux de brousse, de nombreux villages ou groupes de pasteurs nomades ne bénéficieraient d'aucun soutien matériel et médical, en particulier lors des périodes de sécheresse. Certaines missions effectuent un travail remarquable de formation aux métiers manuels ou aux travaux agricoles, d'éducation et de soutien aux femmes, d'amélioration des plants et des espèces, de perfectionnement des techniques agricoles, de développement de l'irrigation, de formation à l'hygiène et aux soins médicaux notamment pour les enfants.

Dans les villes aussi, les congrégations sont très actives, en prenant soin de nombreuses écoles, en fondant et gérant des hôpitaux, et en s'occupant des plus pauvres. En particulier, les soeurs et les frères de mère Teresa sont présents dans plusieurs grandes villes. Le pape Jean-Paul II a été chaleureusement et massivement accueilli dans le pays en 1990.

En outre, les missionnaires, souvent d'origine européenne, veillent désormais à la préservation du patrimoine culturel de certaines ethnies : les Maasaïs christianisés en sont un bon exemple. Ils conservent en effet leurs traditions, l'organisation en clan, l'éducation du guerrier et le rite de passage à l'âge adulte. La liturgie intègre de nombreuses danses et symboles locaux. Ce sont souvent les populations, en difficulté matérielle ou non, qui viennent d'elles-mêmes au-devant des missionnaires, préférant l'idéal de vie qu'ils leur proposent à l'exode et à l'exploitation dans les villes, à la mendicité et à la prostitution, comportements plus ou moins liés à l'avènement de la société de consommation de type occidental.

Islam

Les musulmans sont sunnites principalement et concentrés à Zanzibar, Pemba (à 99 % musulmans), mais aussi Mafia et la côte swahilie. En dehors de quelques événements très localisés et sans lendemain (dont l'attentat contre l'ambassade américaine de Dar es Salaam en août 1998), le fondamentalisme musulman ne semble heureusement pas trouver d'échos. Zanzibar nomme un mufti, un juriste professionnel pour interpréter la charia (loi islamique) et pour superviser les organisations musulmanes. Certains musulmans dénoncent que cette pratique est une ingérence excessive du gouvernement.

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