Guide de Tanzanie : Rester

Être solidaire

Soyons réalistes, en partant quinze jours " faire de l'humanitaire " avec une association, on soulage sa conscience mais on ne fait rien pour les populations locales. Un véritable engagement demande temps et réflexion. Pourquoi voulez-vous aider ? Quelles sont vos compétences ? À quel type de projet croyez-vous ? La première étape est de bien comprendre les difficultés rencontrées sur place. Il vous faudra ensuite partir à la chasse à la mission. Renseignez-vous bien sur l'association avec laquelle vous envisagez de partir car, dans le secteur de l'aide internationale, on trouve beaucoup d'organisations qui, même avec les meilleures intentions du monde, n'apportent finalement que peu d'aide réelle au pays. Mais à côté de ces missions, existent aussi des chantiers solidaires intéressants pour aller à la rencontre de la population, pour nettoyer une forêt, aider à la préservation d'une espèce...

Permis obligatoire

Le gouvernement tanzanien accueille les volontaires du monde entier mais ces derniers doivent être munis de permis C. Il en coûtera ainsi de 200 à 550 US$ pour une durée maximum de 3 mois, si l'on vient oeuvrer pour une église ou une ONG. Les contrôles sont assez fréquents, et il vaut mieux être en possession d'un permis dont les démarches sont à effectuer avant le départ. Là encore, il est nécessaire de prendre contact avec l'ambassade de Tanzanie à Paris.

Étudier

Pour étudier ou poursuivre vos études supérieures, il vous faut prendre contact avec le service des relations internationales de votre université. Préparez-vous alors à des démarches longues. Mais le résultat d'un semestre ou d'une année à l'étranger vous fera oublier ces désagréments tant c'est une expérience personnelle et universitaire enrichissante. C'est aussi un atout précieux à mentionner sur votre CV. Toutefois, pays anglophone oblige, les relations universitaires françaises avec la Tanzanie restent très limitées.

Investir

Investir en Tanzanie peut réserver de mauvaises surprises. Il est conseillé de se rapprocher du service économique de l'ambassade de France à Dar ou de celle de Tanzanie à Paris. Contacter les conseillers du commerce extérieur à Dar (des Français expatriés) est aussi une étape qui peut s'avérer payante. Pour ceux qui veulent entreprendre, il faut un permis A à obtenir auprès des services tanzaniens de l'immigration, aux alentours des 3 000 dollars. Tarifs différents selon les secteurs. Pour le tourisme, il est intéressant de s'associer à un Tanzanien. Prudence cependant, car les récits de mésaventures en affaires ne manquent pas à Arusha.

Travailler – Trouver un stage

Trouver un stage reste plus facile qu'un emploi, même s'il faut justifier auprès de l'immigration le pourquoi de la venue. Un permis temporaire de travail (classe C) de 3 mois peut être obtenu contre un minimum de 200 US$, ce qui facilite grandement le stage. Il faut néanmoins s'y prendre à l'avance et le mieux est de passer par l'ambassade de Tanzanie à Paris.

Obtenir un travail est possible mais devient de plus en plus ardu. Les autorités tanzaniennes sont toujours plus regardantes sur l'emploi de salariés étrangers (il faut prouver qu'un Tanzanien ne peut pas exercer le poste confié à un travailleur d'un autre pays). Il faut obtenir un permis de classe B et les démarches doivent se faire hors de Tanzanie. Là encore, sans contact sur place, les formalités peuvent traîner plusieurs mois ! Un permis classe B coûte au moins 1 500 dollars pour une durée maximale de deux ans.

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