Guide d'Indonésie : Santé

Il convient d'être vigilant sur un certain nombre de choses afin de ne pas avoir à subir de désagréments de santé au cours de votre voyage, pouvant aller même jusqu'à écourter celui-ci.

Accidents de la circulation. Ils représentent 30% des causes de rapatriement dans le monde. Conduisez prudemment et vérifiez l'état de votre véhicule. Le trafic est très dense en Indonésie. Faites très attention en traversant les rues. Il n'y a presque pas de passage pour piétons. Et surtout, attention en moto, particulièrement exposée. Même si c'est désagréable dans un pays tropical, de grâce, mettez un casque.

Eau. Il est impensable ou suicidaire de boire au robinet : n'utilisez que les bouteilles d'eau fournies dans les hôtels ou vos propres bouteilles et vérifiez que les bouteilles d'eau minérale sont bien scellées.

Mer et plages. Les plages sont magnifiques mais pas toutes autorisées à la baignade. Renseignez-vous. Les courants sont parfois dangereux et il faut donc être prudent : ne vous baignez pas seul, trop loin de la côte, ou après un repas trop copieux (de surcroît bien arrosé). Evitez de plonger soudainement dans l'eau après une exposition prolongée au soleil : pénétrez dans l'eau progressivement. Méfiez-vous des oursins, coraux, poissons pierre, requins et méduses. Donc, évitez de marcher pieds nus dans les lagons.

Piqûres et morsures. La prévention contre le paludisme nécessite un traitement antérieur au départ. Les premiers symptômes de cette maladie peuvent se déclencher plusieurs mois après votre retour, laquelle peut s'avérer mortelle si elle n'est pas traitée à temps. Voilà donc une bonne raison d'éviter autant que possible les piqûres de moustiques et autres bestioles. Les moustiques ont des habitudes et des horaires : en plein soleil, vous ne risquez quasiment rien  ; par contre, entre le coucher et le lever de l'astre diurne, c'est l'heure du casse-croûte de ces petites bêtes volantes. L'eau (lacs, marécages) et les espaces ombragés (forêts, jungles) sont leurs habitats favoris : il ne vous reste plus qu'à laisser le moins de peau possible à la portée de leur appétit vorace (pantalon, sweat à manches longues, chaussettes). La nuit, la meilleure protection reste la moustiquaire que vous pouvez, pour plus d'efficacité, vaporiser d'un spray antimoustique.

Pour les autres cas de piqûres (abeilles, guêpes, taons, scorpions), morsures (tiques, araignées, serpents) ou coupures, il n'existe pas vraiment de moyens préventifs. Il faut donc rester attentif à l'environnement : secouer vêtements et chaussures avant de les enfiler, soulever les draps du lit plutôt que de sauter à pieds joints dessus.
Les plaies dans les climats chauds et humides mettent longtemps à cicatriser et peuvent même s'infecter : il convient donc de les traiter le plus rapidement possible avec un antiseptique et de les laisser le plus souvent à l'air libre plutôt que de les couvrir d'un pansement.

Soleil. Attention aux brûlures dues au soleil. Le soleil des tropiques frappe vite ! Il faut se montrer prudent et éviter les expositions trop longues. Lors des marches éprouvantes en forêt ou des ascensions de volcans, n'hésitez pas à vous arrêter fréquemment pour récupérer. Escalader un volcan aux heures chaudes est absurde. Portez un couvre-chef. Utilisez des écrans solaires efficaces et n'hésitez pas à vous couvrir avec des vêtements en toile légère et des chapeaux à larges bords. Les enfants à peau claire sont particulièrement vulnérables. A signaler que la brise marine est trompeuse et que les nuages qui règnent parfois dans le ciel indonésien ne filtrent pas forcément les U.V : on ressent la chaleur du coup de soleil sur la peau alors qu'il est déjà trop tard. L'excès de rayonnement solaire est dangereux pour la peau. A court terme, les coups de soleil et autres allergies solaires ne sont pas si graves, mais à long terme les rayonnements U.V. provoquent un vieillissement accéléré de la peau avec certaines conséquences : cancer de la peau au pire, mais à coup sûr perte d'élasticité de la peau (vieillissement irréversible).

L'idéal serait de ne pas vous exposer trop longtemps chaque jour. A défaut, utilisez des écrans solaires ayant un degré de protection suffisant, mais aussi des châles, écharpes, chemises flottantes et chapeaux à larges bords. Evitez les heures les plus chaudes, en milieu de journée. Tenez compte de votre " capital soleil ", c'est-à-dire de votre capacité génétique à réparer les dégradations de l'épiderme. Cette vulnérabilité n'est pas la même si l'on compare une peau rousse (très sensible) et une peau mate ou noire (qui réagit au mieux en prenant une teinte plus foncée faisant office d'écran).

Conseils

Pour recevoir des conseils avant votre voyage, n'hésitez pas à consulter votre médecin. Vous pouvez aussi vous adresser à la société de médecine des voyages du centre médical de l'Institut Pasteur au ✆ 01 45 68 80 88 (www.pasteur.fr/fr/sante/centre-medical) ou vous rendre sur le site du ministère des Affaires étrangères à la rubrique " Conseils aux voyageurs " (www.diplomatie.gouv.fr/voyageurs). 

En cas de maladie ou de problème grave durant votre voyage, consultez rapidement un pharmacien puis un médecin.

Maladies et vaccins

Vous devez penser aux vaccinations avant de partir, parfois plusieurs mois à l'avance. Vos autres vaccinations doivent être à jour (diphtérie, tétanos, polio, hépatites A et B, rage...). Une vaccination de sûreté contre la fièvre jaune peut aussi être envisagée. Prenez rendez-vous avec votre médecin ou auprès d'un médecin d'un institut ou d'un hôpital spécialisé pour obtenir des conseils précis. Des conseils dans un guide de voyage ne remplacent absolument pas les conseils d'un médecin  ! Pour toute information complémentaire, n'hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien.

Encéphalite japonaise

L'encéphalite japonaise est transmise par un moustique à activité nocturne (pics au crépuscule et à l'aube), principalement en milieu rural. Selon les régions, la transmission est pérenne, ou limitée à la saison des pluies ou à la saison chaude. La maladie, initialement limitée à l'Asie de l'Est, du Sud-Est et au sous-continent indien, s'étend maintenant à la Papouasie-Nouvelle-Guinée et à l'extrême nord de l'Australie. La plupart des formes de la maladie sont sans symptômes, mais elle peut aussi entraîner des séquelles neurologiques, et même la mort. Le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) ne préconise pas de se faire vacciner systématiquement mais, depuis septembre 2013, le recommande vivement pour les personnes âgées de 2 mois et plus en cas d'expatriation ou de séjour avec exposition en milieu extérieur en zones rurales (ex : camping, randonnée, cyclisme, rizières et zones d'irrigation par inondation, travail en extérieur).

Le vaccin est disponible en France, dans les centres de vaccination sous le nom de Ixiaro® (2 injections à 28 jours d'intervalle avec rappel 12 à 24 mois après la première injection). Cette vaccination s'effectue uniquement sur rendez-vous. Contactez le centre médical de l'Institut Pasteur au ✆ 01 45 68 80 88.

Hépatite A

Pour l'hépatite A, l'existence d'une immunité antérieure rend la vaccination inutile. Elle est fréquente lorsque vous avez des antécédents de jaunisse, de séjour prolongé à l'étranger ou êtes âgé de plus de 45 ans. L'hépatite A est le plus souvent bénigne mais elle peut se révéler grave, notamment au-delà de 45 ans et en cas de maladie hépatique préexistante. Elle s'attrape par l'eau ou les aliments mal lavés. Si vous êtes porteur d'une maladie du foie, la vaccination contre l'hépatite A est hautement recommandée avant tout type de voyage où l'hygiène est précaire. Elle doit être effectuée en deux fois mais la première injection, un mois avant le départ, suffit à assurer une protection pour un voyage de courte durée. La deuxième (six mois à un an plus tard) renforce la durée de l'immunité pour des dizaines d'années.

Hépatite B

Risque élevé dans le pays. L'hépatite B est plus grave que l'hépatite A. Elle se contracte lors de rapports sexuels ou par le sang. Le vaccin contre l'hépatite B est à faire en deux fois à un mois d'intervalle (mais il existe des vaccinations accélérées en un mois pour les voyageurs pressés), puis un rappel six mois plus tard pour renforcer la durée de la protection.

Paludisme

Le paludisme est également appelé malaria. Si vous passez par un pays qui est une zone de transmission de paludisme (en Afrique surtout mais aussi dans toutes les zones humides et/ou équatoriales), consultez votre médecin pour connaître le traitement préventif adapté : il diffère selon la région, la période du voyage et la personne concernée. Eviter le traitement est possible si votre séjour est inférieur à sept jours (et sous réserve de pouvoir consulter un médecin en cas de fièvre dans le mois qui suit le retour.) En plus des cachets, réduisez les risques de contraction du palu en évitant les piqûres de moustiques (répulsif et vêtements couvrants). Entre le coucher et le lever du soleil, près des points d'eau stagnante et des espaces ombragés, les risques de se faire piquer sont les plus élevés.

Rage

La rage est encore présente dans le pays. Il faut donc éviter tout contact avec les chiens, les chats et autres mammifères pouvant être porteurs du virus. L'apparition des premiers symptômes (phobie de l'air et de l'eau) varie entre 30 et 45 jours après la morsure. Une fois ces symptômes constatés, le décès intervient en quelques jours, dans 100 % des cas. En cas de doute, suite à une morsure, il faut donc absolument consulter un médecin, qui vous administrera un vaccin antirabique associé à un traitement adapté. Le vaccin préventif ne dispense pas du traitement curatif en cas de morsure.

Typhoïde

La fièvre typhoïde est une infection bactérienne qui se traduit par de fortes fièvres, une diarrhée fébrile et des troubles de la conscience. Les formes les plus graves peuvent engendrer des complications digestives, neurologiques ou cardiaques. La période d'incubation de la maladie varie entre dix et quinze jours. La contamination se fait par les selles ou la salive, de manière directe (contact avec une personne malade ou un porteur sain) ou indirecte (ingestion d'aliments contaminés : crudités, fruits de mer, eau et glaçons). Le vaccin, actif au bout de deux à trois semaines, vous protège pour trois ans. En cas de contamination et de non-vaccination préventive, un traitement par les fluoroquinolones sera préconisé.

Centres de vaccination

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter le site Internet du ministère de la Santé (www.sante.gouv.fr) pour connaître les centres de vaccination proches de chez vous.

En cas de maladie

Un réflexe : contacter le consulat de France. Il se chargera de vous aider, de vous accompagner et vous fournira la liste des médecins francophones. En cas de problème grave, c'est aussi lui qui prévient la famille et qui décide du rapatriement. Pour connaître les urgences et établissements aux standards internationaux : consulter les sites www.diplomatie.gouv.fr et www.pasteur.fr

Assistance rapatriement – Assistance médicale

Si vous possédez une carte bancaire Visa® et MasterCard®, vous bénéficiez automatiquement d'une assurance médicale et d'une assistance rapatriement sanitaire valables pour tout déplacement à l'étranger de moins de 90 jours (le paiement de votre voyage avec la carte n'est pas nécessaire pour être couvert, la simple détention d'une carte valide vous assure une couverture). Renseignez-vous auprès de votre banque et vérifiez attentivement le montant global de la couverture et des franchises ainsi que les conditions de prise en charge et les clauses d'exclusion. Si vous n'êtes pas couvert par l'une de ces cartes, n'oubliez surtout pas de souscrire une assistance médicale avant de partir.

Trousse à pharmacie

Il est prudent d'emmener les médicaments de première nécessité. La trousse du parfait petit voyageur devra au minimum se composer de Doliprane® pour les maux de tête et fièvre (surtout pas d'aspirine, proscrite dans ces régions du monde où sévit la fièvre dengue), un antidiarrhéique tel qu'Imodium® (les comprimés se prennent après chaque selle), un désinfectant intestinal tel qu'Ercéfuryl® (comprimés à prendre matin midi et soir, pendant cinq jours : ne surtout pas arrêter le traitement dès que ça commence à aller un peu mieux, au risque que les troubles gastriques reprennent de plus belle !), un antiseptique cutané, une pommade antimoustique de type Insect'Ecran® (" pas de piqûres, pas de palu  ! "), des crèmes pour soigner brûlures et coups de soleil, telles que Madécassol® ou Biafine®. Un réhydratant en cas de diarrhée, un médicament contre le mal des transports, éventuellement une couverture de survie (simple toile très légère comportant un côté aluminé) pour les aventuriers. Si vous portez des lunettes, prenez une paire de rechange, et si vous suivez un traitement, n'oubliez pas d'emporter votre ordonnance. Si vous souffrez d'une maladie chronique, pensez à partir avec suffisamment de médicaments traitant votre affection. Si, pour des problèmes de santé vous avez besoin de vous injecter un traitement, de l'insuline par exemple, et ne voulez pas subir à raison une injection avec une seringue douteuse, emportez les vôtres. En vente dans toutes les pharmacies en France. Demandez à votre médecin une ordonnance en anglais pour prouver qu'elles ne vous servent pas à vous droguer ! Les policiers indonésiens peuvent être très tatillons !

Médecins parlant français

Les grands hôtels internationaux pourront aussi vous indiquer l'adresse d'un bon médecin. En cas de panique, vous trouverez toujours quelqu'un qui parle français dans un hôtel Novotel ou Ibis. Attention, de retour, la vigilance doit être maintenue quelques mois encore.

Pour être incollable sur les spécialistes, les hôpitaux et les pharmacies, voir le lien : www.ambafrance-id.org, de l'Ambassade de France à Jakarta.

Hôpitaux – Cliniques – Pharmacies

A l'exception de quelques unités à Jakarta et dans les régions pétrolifères à fortes communautés d'Occidentaux, les hôpitaux indonésiens sont plutôt vétustes et sous-équipés. Pour les accidents sérieux, si une intervention chirurgicale s'avère indispensable, faites jouer votre assurance immédiatement et faites-vous rapatrier en France ou à défaut à Singapour. Souscrivez donc une police d'assurance avant le départ. Leurs médecins pourront vous donner des conseils par téléphone. En règle générale, préférez les hôpitaux privés.

Pharmacies. Il existe en Indonésie de nombreuses pharmacies modernes et bien fournies. Néanmoins, si vous êtes allergique, si vous suivez un traitement spécifique ou si vous avez vos petites habitudes, mieux vaut faire le plein avant le départ. Bien sûr, on évitera d'acheter les médicaments proposés par les vendeurs à la sauvette, souvent périmés, déjà ouverts, voire carrément contrefaits.

Enfin, attention à la déshydratation, buvez beaucoup d'eau (au moins deux litres par jour).

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