Bouddhisme

Dernier bastion du bouddhisme Mahayana (bouddhisme du grand véhicule) sous sa forme tantrique, c'est autour du VIIIe siècle que le pays du Dragon Tonnerre s'est converti.
Les préceptes du bouddhisme, devenu religion officielle, se sont profondément imbriqués aux coutumes et traditions locales.

Chham

Danses traditionnelles sacrées réalisées lors des festivals qui font le renom du Bhoutan. Masques terrifiants et chorégraphies ensorcelantes symbolisent la destruction des esprits diaboliques. Un spectacle haut en couleur à ne pas manquer  !

Doma

Les Bhoutanais vous gratifieront peut-être de larges sourires aux dents et lèvres rouges. La " doma ", une chique de bétel, de noix d'arec et de pâte de chaux, sécrète une couleur rouge surprenante lors de sa mastication. Ancrée dans la tradition, la doma s'achète toute prête dans un petit cône en papier pour quelques ngultrums. Elle est consommée sans distinction de genre à toute heure de la journée. Au même titre que le tabac, cette chique possède des effets nocifs. La doma serait-elle le pire ennemi du dentiste ? À vous de juger !

Dzong

Forteresse bhoutanaise à l'architecture sublimée. Placés en des points stratégiques du pays, les dzongs abritent à la fois bureaux administratifs et communauté religieuse. La visite de ces forts, constitue l'une des activités phares des circuits touristiques.

Environnement

Ce petit royaume himalayen à la géographie accidentée est l'un des endroits les plus sauvages du monde. Conscients de la richesse de son patrimoine naturel, les gouvernants sont engagés dans la protection et la préservation de l'environnement.

Famille royale

Les Bhoutanais font preuve d'une grande loyauté envers la famille royale. Pour eux, le souverain incarne la bienveillance. À la tête du royaume, Jigme Khesar Namgyel Wangchuck, à bientôt 30 ans, est le plus jeune monarque du monde.

GNH

"  Gross National Happiness  " ou "  Bonheur National Brut  ". À l'instar des indicateurs économiques classiques, le "  Bonheur National Brut  " tente de définir le Produit National Brut en des termes plus psychologiques qu'économiques. Enoncé en 1972 par le quatrième roi du Bhoutan, Jigme Singye Wangchuck, le GNH fait la fierté des Bhoutanais. L'objectif d'un tel indicateur  : bâtir une économie qui servirait la culture du Bhoutan basée sur des valeurs bouddhistes. Le GNH est un outil réel qui sert à guider la définition de plans économiques et de développement pour le pays.

Himalaya

La "  demeure des neiges  ", l'Himalaya, finit sa longue traversée de l'Asie centrale au Bhoutan. Le territoire du Yeti s'étend ici sur 21 sommets de plus 7 000 m d'altitude. Parmi lesquels, figure la montagne sacrée  : Jomolhari (7 316 m), un sommet qu'il est interdit de fouler.

Monastère

Près de 5 000 moines habitent les 2 000 monastères disséminés sur un territoire aussi grand que la Suisse.

Népalais

Moins connu que le cas des Tibétains, celui des réfugiés Bhoutanais du Népal n'est toujours pas résolu. Leur calvaire débute dans les années 1980, lancement d'une politique d'uniformisation culturelle. En prenant pour prétexte une lointaine ascendance népalaise, le roi Jigme Singye Wangchuck, expulse de force des dizaines de milliers de Bhoutanais. Soit près d'un sixième de la population totale du pays. Aujourd'hui et 15 ans après, le cas de ces réfugiés n'est toujours pas résolu et plus de 100 000 personnes survivent dans des camps de fortune à l'est du Népal.

Offrande

La coutume est de laisser une offrande sur l'autel lors de la visite d'un temple. Après avoir effectué trois prosternations et posé votre offrande, un moine verse de l'eau dans votre main droite que vous portez à vos lèvres avant de l'étaler sur le haut de votre tête.

Piment

Pas un repas ne se passe sans qu'il soit accompagné de piment. Plus qu'un condiment, le piment est en réalité consommé quotidiennement comme un légume. Le plat national, "  ema datsi  ", se compose de piments (ema), accompagnés d'une sauce de fromage (datsi) fondu. Gare aux estomacs sensibles  !

Rituel

"  Rimo ou chogu  ", en dzongkha, les rituels sont réalisés dans de nombreuses circonstances dans le but de réaliser des souhaits précis.

Tabac

En 2004 le royaume himalayen du Bhoutan devenait le premier pays au monde à prohiber la vente du tabac. Cette interdiction est appliquée à tout le pays.

Pour les visiteurs addicts, sachez qu'ils pourront fumer dans leur chambre d'hôtel. Ils ne pourront pas trouver de tabac sur place et devront payer de lourdes taxes sur les cigarettes qu'ils importent pour leur consommation personnelle.

Takin

Animal emblématique du Bhoutan, le Takin ou "  Dong Gyem Tsey  " est associé à l'histoire et la mythologie du pays. Ce mammifère extrêmement rare de la famille des ovins caprins, vit en troupeaux dans les steppes.

Textile

Premier art du pays, les textiles confectionnés à la main résultent d'un savoir-faire parfaitement maîtrisé. Depuis des siècles, les Bhoutanaises s'adonnent à l'art du tissage et produisent des pièces uniques. Fibres de soie, de laine, de coton et poils de yak sont ainsi travaillés sur des métiers à tisser, et se transforment, au fil des heures, en habits traditionnels.

Tir à l'arc

Véritable sport national, le tir à l'arc est considéré comme un art et passionne les Bhoutanais. Pratique culturelle ancienne et véritable événement social, les compétitions d'archers sont habituellement accompagnées de banquets. Les tournois débutent par des cérémonies traditionnelles et chacune des deux équipes s'affronte en habit traditionnel. Dextérité et concentration sont de rigueur.

Tourisme

Ouvert depuis peu aux étrangers, le Bhoutan rejette le tourisme de masse qu'il a vu se développer dans les pays voisins. À travers la pratique d'une politique de sélection par l'argent, il restreint volontairement le nombre des entrées et protège ainsi l'environnement et la culture locale.

À la quantité, le Bhoutan préfère la qualité  ! Pour découvrir la terre du Dragon Tonnerre, chaque visiteur devra faire appel à une agence de voyage et dépenser 200 $ par jour.

"  Ne prenez rien sauf des photos, ne laissez rien sauf l'empreinte de vos pas  ", tel est le slogan du tourisme responsable prôné au Bhoutan.

Tradition

Coutumes et tradition tiennent une place prédominante dans la société bhoutanaise
et se révèlent indissociables de la religion.

Ces valeurs traditionnelles sont toujours défendues avec ferveur. Si les jeans & baskets ont fait leur apparition en ville, le costume national est toujours d'usage.

Le modernisme s'accompagne nécessairement de sacrifices consentis, mais le Bhoutan n'est pas prêt à plonger dans le XXIe siècle en renonçant à ses traditions. Des sacrifices, oui, mais pas à tout prix  !

Tshechu

Avec l'automne débute la saison des Tshechus, des festivals de danses religieuses.
La haute saison touristique correspond à cette période  ; les visiteurs se pressent pour assister aux chorégraphies des moines masqués.
Des festivals hauts en couleur qui prennent place dans les dzongs, goenpas et choetens
(ou chortens) du pays. Un spectacle à ne pas manquer  !

Faire – Ne pas faire

Suivre les "  étiquettes  ", les us et coutumes c'est montrer que l'on se soucie de ce qui est approprié et convenu, dans un pays qui n'est pas le nôtre. Voici quelques règles de bons usages  :

Photographie. Demandez toujours l'autorisation avant de prendre quelqu'un en photo. Notez qu'il est interdit de prendre des photos dans les monastères.

Visite d'un monastère. Se déchausser et découvrir sa tête avant de pénétrer les lieux. Saluer les divinités par trois prosternations. En règle générale, les visiteurs laissent une petite offrande sur l'autel.

Visite d'un stûpa. Les stûpa ou chortens se contournent dans le sens des aiguilles d'une montre (sens cosmique).

De la tête au pied. À l'inverse des pieds, la tête est considérée comme la partie la plus haute du corps, la plus pure. Par conséquent, évitez de toucher la tête d'une personne ou d'un enfant et n'utilisez pas votre pied pour désigner ou toucher quelque chose.

L'usage du "  non  ". Parce qu'une réponse par la négative est impolie, un Bhoutanais préférera laisser la question en suspens ou donner une mauvaise réponse.

L'utilisation du conditionnel. Le mode conditionnel et l'utilisation du "  peut-être  " permet au Bhoutanais d'éviter des situations déshonorantes lorsqu'ils se trompent. En revanche, se montrer trop sûr de soi ou de ses opinions ne permet pas à celui qui fait erreur de se dégager d'une situation de manière honorable.

Tenues vestimentaires. Il est préférable de porter des tenues longues et non décolletées.

Contourner un stûpa. Un chorten ou stupa se contourne toujours dans le sens des aiguilles d'une montre.

Les démonstrations d'affection en public. Se tenir la main, échanger un baiser est de l'ordre du privé et doit le rester.

Les lieux incontournables du Bhoutan

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Population et langues

La population du Bhoutan était estimée à 671 083 habitants en 2008. Avec un âge moyen de 22,8 ans et près de 428 300 personnes situées dans la tranche d'âge 15-64 ans, la population bhoutanaise peut être qualifiée de jeune.

Une mosaïque culturelle

Privée de voie de communication, séparés par un terrain abrupte et des variations d'altitudes importantes, les Bhoutanais ont longtemps vécu isolés les uns des autres, dans des vallées voisines. Les interactions entre villages étaient rares et chaque déplacement prenait des allures d'expéditions. De cet isolement résulte le développement de différents styles de vie, de dialectes et de croyances variées. À la différence de l'Inde voisine, ou du Népal, le Bhoutan n'est pas régi par un système de classes rigides et le métissage est chose courante. Véritable mosaïque culturelle, la population bhoutanaise se divise en différents groupes ethniques, dont les trois principaux représentent à eux seuls 75 % de la population totale. Les Sharchops, littéralement "  les gens de l'Est  ", sont considérés comme les premiers habitants du pays et possèdent leur propre langage. À l'ouest, les Ngalongs (les gens de l'Ouest) seraient les descendants des migrants Tibétains, arrivés dans la région au IXe siècle. Enfin, les Lhotshampas vivent essentiellement dans le Sud du royaume. À ces groupes, peuvent être ajoutés d'autres communautés plus petites, possédant leurs propres dialectes  : Kurtoeps à l'est  ; Mangdeps, Khengpas et Bumthraps dans le Bhoutan central  ; Layaps et Lunaps au nord-ouest, Brokpas et Dakpas au nord-est  ; Doyas au sud-ouest.

Le Dzongkha  : langage du Dzong

Originaire de l'Ouest du pays, ce n'est qu'en 1971 que le Dzongkha a été déclaré langue officielle. Il est aujourd'hui largement répandu à travers le pays, aux côtés de trois autres langages dominants  : le Tshanglakha, pratiqué à l'Est, le Bumthangkha, parlé dans la région centrale du Bhoutan et le Lhotshamkha ou Nepali, pratiqué dans le Sud du pays. À cela, ajoutez 19 dialectes très différents. L'anglais, couramment utilisé dans les grandes villes, est instruit à l'école classique, tandis que le Dzongkha continue à être utilisé dans les écoles des monastères. Certaines personnes, par timidité, ne vous répondront pas en anglais, mais pour autant, cela ne signifie pas qu'elles ne vous auront pas compris.

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