Préservé du tumulte du monde, le royaume bouddhiste du Bhoutan est à n'en point douter l'une des destinations les plus majestueuses en Asie du Sud qu'il est donné de visiter aux plus aguerris des voyageurs. Les terres du Dragon Tonnerre, enclavées entre ces deux géants que sont la Chine et l'Inde, au creux de la partie orientale de la titanesque chaîne de l'Himalaya, impressionnent l'oeil et calment le coeur. Sitôt le pied posé sur le tarmac de Paro, le visiteur est surpris par le puissant silence qui règne ici, et déjà se dessinent sur la ligne de l'horizon, faite de vallons et de pics, les silhouettes des demeures et temples bouddhistes d'architecture traditionnelle. Dans un pays qui évalue son progrès en prenant en compte l'indice BNB (bonheur national brut), la gentillesse de la population locale n'a pas de commune mesure. Le Royaume du Bhoutan est une mosaïque de paysages grandioses, des plaines subtropicales du sud où cohabitent panthères, tigres et cerfs, aux régions montagneuses du nord - ici culmine à 7 326 m le Chomolarhi - où prospèrent en paix yaks, takins, léopards des neiges et marmottes... pour le plus grand bonheur des adeptes de la nature et du trek ! C'est bien à l'écart du tourisme de masse que le guide touristique du Bhoutan vous emmène, de sa capitale Thimphou au monastère de Taktshang, la Tanière du Tigre, et la verte vallée de Paro. Bienvenue sur les sereins toits du monde !

Les lieux incontournables du Bhoutan

Quand partir au Bhoutan ?

Quand partir au Bhoutan ? Si un séjour dans ce coin de l'Himalaya peut, en raison d'un climat agréable, s'entreprendre à toutes les périodes de l'année, il peut néanmoins être avisé d'éviter l'époque de la mousson qui court de la fin du mois d'avril au début de mois de septembre. Sans constituer un frein particulier aux activités, pour autant votre vue sur les montagnes risque d'être amoindrie à cause de l'amoncellement de nuages. La meilleure période pour partir au Bhoutan se situe plutôt pendant la haute saison touristique, entre le mois d'octobre et celui d'avril, lorsque le climat est sec et ensoleillé. Durant cette longue période, on privilégiera les mois d'octobre et novembre (l'automne) et les mois de mars et avril (le printemps). Pour savoir quand partir au Bhoutan, on pourra également prendre en compte le calendrier des festivals qui sont nombreux en haute saison, faisant gonfler du même coup le prix du visa journalier, plus élevé.

Comment partir au Bhoutan ? Nos conseils & astuces

C'est bien simple, un voyage au Bhoutan n'est possible qu'en voyage organisé. En effet, la politique touristique en vigueur est celle du visa journalier (250 US$ en haute saison, 200 US$ en basse saison). Celui-ci inclut, en plus d'une autorisation de circuler sur le territoire bhoutanais, nourriture, logement, transport et visite. Il est recommandé de prendre contact avec les agences de voyages spécialistes de la destination avant de s'engager dans l'aventure.

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Il n'y a pas de vol direct depuis l'Europe pour le Royaume du Bhoutan. Le plus simple est de partir de Katmandou (billet AR autour de 700 €) et d'y ajouter 300 US$ pour un billet aller-retour Katmandou-Taro, quelle que soit la saison. À noter que la variation de prix dépend de la compagnie empruntée, mais surtout, du délai de réservation. Pour ce qui est du reste du séjour, ce sont les autorités touristiques bhoutanaises qui s'en chargent, moyennant l'achat d'un visa journalier.

Les distances à parcourir dans le centre-ville de Thimphou, la capitale, sont très raisonnables et peuvent facilement être couvertes à pied. Pour rallier les villes bhoutanaises, vous emprunterez le réseau routier bhoutanais, fraîchement rénové.

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Photos du Bhoutan

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Survol du Bhoutan

La configuration géographique du Bhoutan est unique. L'enchevêtrement de vallées et de montagnes est si inextricable qu'il fallut à Indira Gandhi et à son père, le Pandit Nehru, plus d'une semaine à cheval et à dos de yack pour atteindre la capitale lors de leur visite officielle en 1958. La ligne de crête de l'Himalaya domine le paysage du Nord  : Kula Kangri (7 554 m), Gangkhar Puensum (7 570 m) et bien d'autres sommets de plus de 7 000 m forment une frontière naturelle entre le Tibet et le Bhoutan. Au Sud, les plaines du Gange et du Brahmapoutre tracent elles aussi les bordures du territoire.

Géographie

Enserré par l'Inde et la Chine, le Royaume du Bhoutan se loge sur la frange orientale de l'Himalaya. La terre du Dragon Tonnerre partage environ 470 km de frontières communes avec le Tibet et plus de 600 km avec l'Inde, répartis d'est en ouest sur quatre Etats indiens  : l'Arunachal Pradesh, l'Assam, le Bengale occidental et le Sikkim. Par sa taille, sa forme, et sa configuration géographique, le Bhoutan est souvent comparé à la Suisse. Malgré une superficie relativement faible, équivalente à celle de la région Rhône-Alpes en France, le Bhoutan se divise en trois zones géographiques distinctes  : le Nord du pays, dominé par la chaîne himalayenne, le Centre, et le Sud, royaume des forêts tropicales.

Le Bhoutan du Nord

Territoire du Grand Himalaya et du Gangkhar Puensum, le plus haut sommet du pays, le paysage de la région septentrionale se compose essentiellement de sommets de plus de 7 000 m, matérialisant la frontière avec le Tibet. Les régions de Lingshi, Laya et Lunana, ainsi que les hautes vallées de Merak et de Sakteng sont habitées par les Bjops, des "  pasteurs  " éleveurs de yaks et semi-nomades. Les glaciers qui couvrent environ 10 % de la superficie totale du pays constituent une ressource précieuse pour les rivières bhoutanaises et représentent un fort potentiel en matière de ressources hydroélectriques pour le pays.

Le centre du pays

Il s'agit de la zone la plus peuplée du Bhoutan, son altitude oscille 2 000 et 3 500 m et il peut être divisé en trois zones distinctes, possédant chacune leurs spécificités géographiques.

Le Bhoutan de l'Ouest s'étire sur les vallées de Ha, Paro, Thimphu, Punakha et Wangduephodrang. Si la vallée de Ha, dotée d'un climat rude, est essentiellement tournée vers l'élevage, les autres connaissent des températures adaptées aux pratiques agricoles. Les vallées de Punakha et Wangduephodrang, culminant seulement à 1 300 m d'altitude, connaissent quant à elle un climat si doux que les bananes y poussent  ! À l'Est, les Montagnes Noires (5 000 m) forment une frontière naturelle avec la région centrale, vers laquelle il est possible de se diriger en empruntant le col de Pelela, situé à 3 300 m d'altitude.

Le Bhoutan central s'étire quant à lui sur quatre régions  : Tongsa, Bumthang, Shemgang et Lhuntsi. Tandis que Tongsa et Lhuntsi sont principalement tournées vers la culture du riz, Bhumtang, située à une altitude plus élevée, connaît une agriculture plus diversifiée (sarrasin, orge, blé et pommes de terre) et l'élevage y constitue également des revenus importants.

Le Bhoutan de l'Est est accessible depuis Bhumtang, via le col de Thumsingla, situé à 4 100 m d'altitude. S'entame alors une descente jusqu'à 700 m du niveau de la mer, en seulement quelques dizaines de kilomètres. Le climat est ici beaucoup plus chaud et tropical et la mousson s'y abat durant l'été. Les cultures du maïs, mais aussi du blé, du millet et du riz prospèrent. Le yack est remplacé par le fameux mithun, un taureau aux cornes impressionnantes.

Le Bhoutan du Sud

Le Sud du pays offre une géographie totalement différente de celles évoquées plus haut. Oscillant de 900 à 1 200 m d'altitude, les montagnes de Shivalik, qui forment la plus jeune des chaînes de l'Himalaya, sont recouvertes de forêts semi-tropicales denses. Plus au sud, les Duars marquent la frontière avec l'Inde. La majorité de ces plaines, autrefois envahies par le Bhoutan, se situent aujourd'hui sur le territoire indien, et ce n'est plus qu'une bande de 10 à 15 km qui s'étire au Bhoutan. Jouxtant l'Himalaya, les Duars connaissent un relief accidenté, des terrains secs et pentus.
La végétation y est dense et la faune nombreuse. Les Duars méridionaux sont dotés de sols relativement fertiles, recouverts de savane et de jungle. Cette région, peu fréquentée par les Bhoutanais, connut son développement sous l'impulsion de migrants népalais, appelés par le Bhoutan pour défricher la région.

Climat

La terre du Dragon Tonnerre vit au rythme des saisons qui dictent leurs lois. L'hiver qui s'installe de mi-novembre à mi-mars est plutôt rigoureux, excepté dans le Sud du pays.
Les vallées centrales sont malgré tout lumineuses  ; elles connaissent un temps sec et ensoleillé. Les températures oscillent en moyenne entre 16 et 18 °C en journée et les - 5 et - 10 °C pendant la nuit. L'Himalaya revêt son épais manteau de neige et les cols menant aux vallées centrales sont impraticables.

Le printemps commence à pointer le bout de son nez au mois mars. Les journées rallongent et les températures en profitent pour se réchauffer. Au joli mois de mai, elles peuvent atteindre 27 °C en journée. Coups de froid et neige peuvent encore surprendre.

Juin annonce l'été et sa mousson, et le déclin du nombre de visiteurs. Plus forte dans le Sud du pays, les pluies s'abattent surtout en fin de journée. Au Nord, les sommets ne laissent pas entrer toutes les pluies venues du golfe du Bengale.

L'automne (septembre à novembre) arrive souvent sans prévenir et avec lui, la saison touristique reprend. Le ciel se dégage pour offrir un sublime panorama sur l'Himalaya.
La saison se prête au trekking. Les températures déclinent et avoisinent le zéro lorsque la nuit tombe.

Difficile d'édicter des généralités au sujet du climat sur le Bhoutan. Situé à cheval sur la chaîne himalayenne, les grandes variations d'altitude et de topographie donnent lieu à d'importantes disparités météorologiques.Malgré tout, trois zones climatiques correspondant à des zones écologiques distinctes se dégagent  : subtropical au Sud, tempéré au Centre et alpin au Nord.

Les grandes plaines du Sud connaissent un climat tropical. Les étés y sont chauds et humides (température moyenne de 30 °C) et les hivers plutôt doux (températures moyennes de 15 °C).

Les collines et vallées du Centre-Est sont tempérées et plus sèches que les vallées occidentales. A l'ouest, les vallées de Ha, Paro, Thimpu, Trongsa et Bhumthang subissent des températures plus rigoureuses et quelques chutes de neiges en hiver.

Au Nord, le pays est soumis à climat alpin rigoureux et les plus hauts sommets sont perpétuellement sous les neiges.

Saisonnalité

La mousson est particulièrement forte de mi-mai à mi-septembre. Les principaux festivals religieux ayant lieu au printemps et en automne, mieux vaut choisir l'une de ces deux saisons pour se rendre au Bhoutan.

Selon les centres d'intérêts de chacun, les périodes de visites varient  :

La meilleure saison pour visiter le Bhoutan dépend des centres d'intérêts de chacun  : avril à mai pour la floraison des rhododendrons  ; mars ou septembre à novembre pour les treks, octobre pour les festivals...

Hiver (décembre à février)   : journées fraîches et souvent ensoleillées, nuits froides, idéal pour découvrir le panorama des montagnes enneigées.

Printemps (mars à mai)   : les journées s'adoucissent et nuits restent fraîches avec des chances de pluie. Fleuraison des rhododendrons. Saison des treks.

Été (juin à août)   : journée chaude et soirée douce, pluies importantes. Meilleure période pour l'observation de la flore et des oiseaux.

Automne (septembre à novembre)   : journée douce et nuit froide, avec des ris-
ques de pluie. Saison des festivals et des treks.

Environnement – écologie

Recouvert par 72 % de forêt, le Bhoutan est un véritable réservoir d'oxygène. Le joyau de l'Himalaya possède l'un des écosystèmes les plus préservés du monde. Géographie accidentée, faible densité de population, pluviosité importante et politique touristique restreinte ont permis aux ressources naturelles de rester presque intactes.
La politique touristique engagée permet en effet d'engranger des revenus importants tout en limitant le nombre de visiteurs, et leur impact écologique.

Le concept du "  low volume, high value  ", comprenez petits volumes de visiteurs, mais grosses plus-value, permet ainsi de limiter les ordures et les problèmes de pollution d'eau. Pleinement conscient de la valeur et de la fragilité de ce patrimoine naturel exceptionnel, le Gouvernement royal du Bhoutan s'est donné pour objectif de conserver en permanence un espace forestier couvrant au moins 60 % du territoire. Un défi qui s'annonce difficile à relever aux vues de la croissance démographique, et de ce qu'elle engendre (déforestation pour les constructions, bois de chauffage...). Des efforts sont également fournis par le gouvernement  : reforestation, développement de programmes d'éducation à l'environnement, management des ressources. La Société royale pour la protection de la nature (RSPN) oeuvre, par exemple, pour l'éducation à l'écologie.
Elle réalise des programmes de sensibilisation et de conservation sur l'ensemble du territoire.

Pour en savoir plus

www.nec.gov.bt

Site internet de la Commission nationale pour l'Environnement.

www.rspnbhutan.org

Page web de la Société royale pour la Protection de la Nature.

Birds of Bhutan, de Carol Inskipp, Tim Inskipp et Richard Grimmett, édition Times Field Guides.

Parcs nationaux

Les parcs nationaux, réserves naturelles et sanctuaires s'étendent sur 29,96 % du territoire national et chacune de ces aires protégées se distingue par des écosystèmes variés. Encore récemment, une zone de 3 737 km² située à la frontière Nord a été déclarée parc national. La plupart de ses zones protégées ne sont pas ouvertes aux visiteurs.

Liste des zones protégées

Parc national de Royal Manas (1 000 km²). Districts de Zhempang et Sarpang. Forêt subtropicale où cohabitent entelle doré (singe), buffle sauvage, éléphant et tigre.

Parc national de Jigme Dorji (4 200 km²). Districts de Gasa, Thimpu, Paro et Punakha. La partie Nord du territoire constitue l'habitat naturel de l'ours noir, du takin, du léopard des neiges et du tigre.

Parc national de Jigme Singye Wangchuck (1 400 km²). Districts de Trongsa, Zhempang, Wangdue, Sarpang et Tsirang. Hautes forêts  ; tigres et léopards.

Sanctuaire de Bomdeling (1 300 km²). Districts de Trashiyangtse, Lhuentse, Mongar. Hautes forêts servant de perchoir aux grues à cou noir pendant l'hiver.

Parc national de Thrumshingla (768 km²). Districts de Bhumtang, Mongar, Lhuentse et Zhemgang. Forêt de sapin et variété de rhododendrons abritent pandas rouges, tragopans (oiseaux) et lophophores resplendissants (oiseaux).

Sanctuaire de Sakteng (650 km²). District de Trashigang. Forêt de conifères et grands nombres d'espèces de rhododendrons. Le mythique yéti hanterait le nord de la réserve.

Sanctuaire de Phibsee (278 km²). District de Sarpang. Forêt de sals servant d'habitat aux cerfs axis.

Réserve naturelle de Torsa (644 km²). Districts de Haa et Samtse. Située à la limite du Tibet.

Sanctuaire de Khaling (273 km²). District de Samdrup Jongkhar. Zone semi-tropicale peuplée d'une faune variée.

Véritable hymne à la nature, le Bhoutan abrite des milliers d'espèces sauvages  : 7 000 plantes, 165 mammifères et 770 oiseaux.

La diversité des climats définie par une variété d'altitudes, offre un panel d'écosystèmes différents. Ajoutez à cela des pluies abondantes et vous obtiendrez une forte densité d'espèces. Aussi petit soit-il, le royaume himalayen du Bhoutan figure parmi les premiers pays au monde en termes de densité d'espèces.

À titre d'exemple, plus de 9 % de la superficie du pays ont été désignés "  couloirs biologiques  "   : zones reliant différents espaces nécessaires aux espèces en termes d'habitat, de site de reproduction, de migration...

Faune et flore
Faune

Pour des raisons religieuses, les Bhoutanais chassent et pêchent peu. Aussi, léopard et paysans se partagent les mêmes terres. À la différence du loup des Pyrénées, les léopards ne subissent pas les réprimandes des Bhoutanais lorsqu'ils s'attaquent au troupeau. L'interdiction des armes à feu et de la chasse protège les espèces qui servent de garde-manger aux grands prédateurs. La faune diffère selon les zones géographiques et la végétation. Au sud, les forêts subtropicales sont l'habitat des éléphants sauvages, des tigres et des léopards. Buffles, gaurs et bien d'autres mammifères s'y retrouvent. Tout au Nord, la chaîne himalayenne sert de refuge à bien d'autres espèces  : yacks, takins, léopards des neiges, daims musqués, bharals, loups ou encore marmottes se partagent les sommets. Pandas roux, entelles (singes), léopards, tigres, gorals, ou encore ours noirs se retrouvent quant à eux dans des zones tempérées. Il n'est pas rare de croiser un autre drôle d'animal  : l'ornithologue. Affublé de jumelles, l'ornithologue scrute l'horizon à la recherche de l'une des 770 espèces d'oiseaux qui survolent le ciel du royaume. Le Bhoutan se situe sur la route de nombreux oiseaux migrateurs, mais le pays abrite tout de même près de 464 espèces d'oiseaux résidents. En été coucous, martinets, guêpiers, drongos viennent s'ajouter aux espèces rares. Parmi lesquelles figurent vautour de l'Himalaya, calaos, aigle pécheur, tragopan satyre, bécassine des bois, martin-pêcheur de Blyth...

Flore

Amis botanistes, bienvenus au paradis  ! Rhododendrons géants, orchidées, genévriers, magnolias, plantes carnivores, rhubarbes géantes, pavots bleus, edelweiss, daphnés, sals, sapins, chênes et nombreuses plantes médicinales vous émerveilleront. À cette longue liste de noms, peuvent s'ajouter quelques chiffres  : 46 espèces de rhododendrons, 360 d'orchidées, 5 400 plantes vasculaires, 500 plantes médicinales et près de 60 % de plantes endémiques. Le jardin de vos rêves grandeur nature !

La légende du Takin

Animal emblématique du Bhoutan, le takin est depuis toujours associé à la mythologie religieuse du pays. Connu pour ses outrages antiques, Drukpa Kuenlay, "  the divine madman  " (le fou divin), est souvent lié aux contes les plus farfelus. Une fois de plus, le fou divin se trouve à l'origine de cette histoire  :

La légende raconte qu'un jour, alors que ses dévots lui réclamaient des preuves de ses pouvoirs magiques, Drukpa Kuenlay exigea d'abord que lui soient présentées une vache entière et une chèvre pour son repas. Ayant dévoré les deux, ne laissant que les os, il s'empara du crâne de la chèvre puis la colla sur les os du bovidé. À la surprise générale, sur les commandes du fou divin, l'animal prit vie et s'enfuit, avant de se mettre à paître un peu plus loin. Cet animal divin, plus connu sous le nom de takin ou "  dong gyem tsey  " vit en petits troupeaux au coeur de l'Himalaya (2 000 à 4 500 m). Espèce endémique à la Chine et au Bhoutan, le takin (Budorcas taxicolor) est un bovidé caprin. Il peut atteindre 350 kg pour 1 à 1,30 m au garrot, et ressemble étrangement au gnou africain.

les grues à cou noir

Reconnue comme l'une des espèces vulnérables et menacées, cette grue est endémique du plateau tibétain et a prospéré dans des endroits retirés de la Chine, du Bhoutan et de l'Inde.
Unique grue à habiter en altitude, jusqu'à 5 000 m, la grue nigricollis, passe l'hiver au Bhoutan.

L'oiseau mesure 1,20 m de haut et pèse en moyenne 3 à 5 kg. En période de reproduction, les grues se concentrent dans les marais ou en bordure des lacs d'altitude. Dans leur nid en plate-forme, mâle et femelle se relaient pendant le premier mois sur leurs 2 oeufs.

Pourvu d'un plumage blanc grisâtre, à l'exception de la tête, du cou et des grandes plumes des ailes qui sont noires, l'oiseau ne possède pas de plume sur le dessus de la tête, mais une peau couleur rouge vermillon. Grâce à un sternum en boîte creuse, elle fait résonner son chant haut perché, même en vol.

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