Guide du Qatar : Les plus du Qatar

<p>Café avec une superbe vue sur la ville de Doha.</p>

Café avec une superbe vue sur la ville de Doha.

Un must moderne

Le petit Qatar se voit grand et il est intéressant de venir comprendre pourquoi. Un pays, c'est d'abord sa capitale, et celle-ci fait sa belle au bord de la Corniche, ose des musées de classe internationale, s'offre les plus grands architectes pour édifier les tours futuristes de West Bay, The Pearl et la nouvelle smart city de Lusail. Doha pousse ses aises en plein désert pour bâtir des cités sportives et éducatives à faire pâlir les plus riches de nos municipalités, ouvre des centres commerciaux comme d'autres des camions-frites. Doha, chantier à ciel ouvert, délirium urbain très structuré, est un must moderne qui ravira les amateurs d'architecture.

Dedans et Dehors

Bien-sûr il fait chaud, trop chaud souvent. Mais le voyageur échappé de la froide Europe ou venu de terres francophones tropicalisées trouve au Qatar une forme d'équilibre, un savant dosage entre les intérieurs frigorisés et la fournaise, un trip thermique en soi que l'on apprend à maîtriser pour en faire un atout : ainsi, neuf mois sur douze (juin-août no possible !), il est plaisant de bénéficier des douceurs du mercure pour un bain délicieux et sans frissons, une soirée dînatoire en robe légère, une séance de sport nautique en parfaite homéothermie, et puis ensuite de filer visiter une galerie ou lécher quelques boutiques au frais.

Un désert aux portes de la capitale

Vrai bonus de la destination, ce désert accessible, comme en moyenne banlieue de la capitale. A moins de cent kilomètres des buildings, nous voilà au coeur des dunes géantes, dans un paysage plus vaste que l'imagination. Décalage délicieux de cet émirat sachant jouer plusieurs gammes, de la ville en tempo VIP aux échappées sous les étoiles. Devant les eaux de la " mer intérieure ", le Petit Prince qui est en nous tous se réveille et s'émerveille. Il trotte sur les barkhanes, lorgne les constellations, se perd (comme nous) dans l'immensité.

Une histoire à raconter

Second bonus du Qatar, ce qu'il ne montre pas facilement et que nous avons tenté dans ces pages de découvrir. Une si jeune nation cherche encore la bonne formule pour raconter son histoire, d'où certaines pudeurs, quelques impasses, des territoires encore voilés. On commencera par les ramblas du Souq Waqif, on ira à Katara, puis au musée d'Art islamique, et fort de cette mise en appétit culturelle, on osera la " province ", ses rares forts, ses villages abandonnés, les pétroglyphes perdus, les sites de fouilles. Pendant quarante ans, les archéologues français ont sillonné le pays pour faire parler ses entrailles et nous avons souhaité saluer leur vaillance en publiant des extraits de leurs travaux, eux aussi enfouis dans les archives universitaires. Cette terre est autre chose qu'une collection de supermarchés et de grands hôtels.

Des palaces

Plus qu'ailleurs cependant, mieux qu'ailleurs sûrement, le Golfe est un temple de l'hôtellerie de luxe, un palace à ciel ouvert décliné en de multiples adresses. Ainsi, pour des tarifs avenants lorsqu'on sait faire son ball-trap sur Internet, le voyageur s'offrira quelques nuits dans un palace brillant de mille feux, façon palais oriental ou style ultra-design. Les pages qui suivent vous présentent une large sélection d'établissements visités et détaillés. A chacun ses goûts, selon ses moyens. Mais ici rien de miteux ou d'approximatif.

Un espace multiculturel

Le Qatar, vitrine de la mondialisation nous dit-on. Vrai, même si cela nous empêche de voir le tourment comportemental, l'aigreur parfois, de nombreux indigènes peu préparés à ce débarquement global. Puisque 85% de la population est exogène, le tempo ressenti est celui du melting-pot, des identités multiples et juxtaposées, des communautés dans leurs rites. Doha pianote sans cesse de l'une à l'autre, suivant le lieu et l'heure, le resto ou le café. Un des enjeux du voyage consistera à ne pas confondre le globarabic, égyptien, libanais, jordanien, etc., avec le qatarien endémique, lui très secret.

En toute sécurité

La sécurité, ce droit universel si peu répandu, a pris résidence au Qatar. Pour le visiteur occasionnel ou le résident permanent, c'est un bonheur simple que de ne plus jamais se sentir menacé, le jour et la nuit, dans une rue déserte ou un fond de parking. Ici, la surveillance est totale, permanente, radicale, et même ceux qui n'ont rien à se reprocher le ressentent. Une observation non-intrusive, froide comme l'électronique des fichiers et des codes-barres. Point à point, de la géolocalisation des communications au listing d'entrée dans les bars et les clubs, ils savent ce qui se passe.

Que de boutiques !

Chanel, Dior, YSL, Cartier, Vuitton, les marques les plus prestigieuses semblent s'être donné rendez-vous à Doha, terre d'élection des cartes Gold ! Les " malls ", centres commerciaux couverts, rivalisent d'ingéniosité pour attirer les clients, tandis que les franchises de grands chefs gagnent du terrain avec Jean-Georges Vongerichten, Gordon Ramsay ou Alain Ducasse et que les majors de la mignardise posent leurs ballotins, avec Dalloyau, Fauchon, Lenôtre, Ladurée...

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