YEMEN - guide touristique du Petit Futé

Bienvenue au Yémen !

Le Yémen est un bel exemple de l'application de la théorie des " six degrés de relation ", selon laquelle nous sommes tous liés au reste des êtres humains par, au plus, six intermédiaires. Rien n'était moins sûr que cela, de prime abord, dans ce pays qui a su protéger sa culture et ses traditions des tentations extérieures, et qui pouvait sembler, vu de loin, un peu un " village d'irréductibles ".

C'est néanmoins la culture de l'accueil et de la générosité, deux qualités héritées de cette tradition préservée, qui permet à ce pays et à ses habitants d'avoir acquis, de manière unanime parmi ses visiteurs, cette réputation de chaleur qui en fait, avec l'authenticité de ses modes de vie, une destination de voyage qui tranche, et qui séduit beaucoup.

Peuple de bâtisseurs connus pour leurs maisons hautes faites de pierre ou de pisé, les Yéménites ont souvent voyagé et ont construit des ponts affectifs avec une partie de l'Afrique vers l'ouest, et l'Inde et l'Indonésie vers l'est. Le pays a ainsi maintenu sa situation géographique d'extrémité de la péninsule arabique, jadis passage obligatoire de la route de l'encens.

Ce n'est donc pas un voyage comme les autres que ce pays du Moyen-Orient offre à qui veut tenter la découverte de ce grand territoire, fait de montagnes vertes et de déserts immenses, peuplé d'hommes et de femmes souvent très différents selon les régions, mais qui partagent une grande fierté, celle de leur pays, que tout Yéménite est toujours heureux de montrer à ceux qui en foulent la terre, et qui sont meurtris par tout acte qui serait fait contre leurs visiteurs.

Yann Le Razer

REMERCIEMENTS. Mes premières pensées vont à Mohammed Jamil Al Huraish, un Yéménite unique. J'associe aussi les amis rencontrés sur les routes du Yémen, notamment Rémy Audouin, Marylène Barret, Marc Deballon, Denis Douveneau, Gilles Gauthier, Jean-Claude Lauribe, Jérémy Roeygens, et bien sûr Jean-Guy Sarkis pour notre temps à musarder dans la vieille ville de Sanaa, et tous les autres, qui ont particulièrement donné un teint à cette première année passée dans ce pays.

YEMEN : les adresses futées

YEMEN : Idées de séjour

L'Arabia Felix moderne peut se visiter en plusieurs séjours, plus ou moins longs, selon des zones géographiques ou des thèmes choisis. Le moyen le plus facile et le plus court pour relier les zones entre elles demeure l'avion. La difficulté de ce transport réside dans le fait que la compagnie Yéménia change souvent le calendrier de ses vols et qu'il peut arriver qu'une ville comme Moukalla ou Seyoun soit coupée du reste du pays pendant quelques jours et qu'il faille réaménager autrement son périple. La précaution première est donc de vérifier, si au moment de votre programmation de visite, les vols intérieurs permettent de suivre les séjours ou les thématiques proposés par le Petit Futé.

Il faut rappeler que certaines liaisons peuvent se faire en voiture privée ou avec des bus, mais que certains trajets sont interdits aux étrangers, pour des raisons de sécurité générale. A l'heure de la rédaction de ce guide, les zones de Marib, de Saada et du Jawf sont toujours interdites. De même, la zone de Chaboua (située entre Aden et Moukalla) est fermée aux touristes, à l'exception de la route Moukalla - Bir Ali, pour laquelle un policier devra néanmoins monter avec vous (moyennant une rétribution de 2 000 rials directement payable au pandore).

AXE TEMPORELHaut de page

Deux axes temporels de 7 à 8 jours et un grand axe temporel en 21 jours sont envisageables tout en conservant une unité de visite. Il faut décompter deux jours de voyage si l'on prend Yéménia (Paris 9h - Sanaa 18h / Sanaa 1h - Paris 7h30) et peut-être trois jours avec des vols indirects.

Le Yémen en 7 à 8 jours : des visages différentsHaut de page

Compter deux jours de trajet, et cinq à six jours de visite.

Version 1 : Sanaa et ses environsHaut de page

Jour 1. Sanaa. Visite des deux musées national et militaire et découverte de la vieille ville de Sanaa. Passer par Bab Al Sabaah et longer les remparts intérieurs vers Bab Al Yemen, passer sous la porte, visiter l'intérieur du rempart est transformé en galerie d'art, et remonter la rue principale, perpendiculaire à la porte. Il faut ensuite déambuler à la recherche du caravansérail, du " souk al zabid " (des raisins), de la grande mosquée (dans laquelle on n'entre pas), de trouver des jardins potagers, de suivre la route de la " Seyla " et de se diriger vers les remparts nord et sortir par la porte Al Sheaub. On dort à Sanaa.

Jour 2. Villages du Nord. Visite des villages situés au nord de Sanaa, avec Baukour où il faut être vers 8h, la forteresse de Zakatine, et aller ensuite au village de Hababa très célèbre pour sa grande citerne d'eau douce. Le deuxième village de la matinée est Thoula, entièrement dallé, dont on voit encore les remparts ; on peut d'ailleurs y déjeuner à moins de préférer reprendre la route vers Shibam et y manger. Au-dessus de Shibam se trouve la ville fortifiée de Kaukabam d'où on a un splendide point de vue sur les vallées nord et sud. On finit la journée par le ouadi Dar et le palais de l'imam qui se visite entièrement. On dort à Sanaa.

Jour 3. Vers les nuages. Village de Taouila et ensuite visiter le plus beau village de la région, Marouit, où il est possible de dormir et de se réveiller au milieu des nuages.

Jours 4 et 5. Djebel Haraz et ses villages. Il faut repartir vers Sanaa sans s'y arrêter et prendre la route qui mène à Hodeïda. On commence le dernier périple de deux jours parmi les hautes montagnes dont le djebel Haraz ; on y accède du village de Manakha. Il faudra prévoir avec votre guide ce périple à l'avance et lui dire que vous voulez voir les villages de Manakha, Al Hajjara, Al Houteip, Kahel, et monter sur le djebel Haraz et prévoir avec lui votre lieu de couchage entre le quatrième et le cinquième jour. Vous rentrerez le cinquième jour, en fin d'après-midi, vers Sanaa.

Version 2 : l’HadramaoutHaut de page

Jour 1. Shibam. Le point de départ de ce périple est Seyoun où l'on arrive en avion, souvent au petit matin. Comme cette région est chaude, il vaut mieux se ménager et se reposer les après-midi, à l'ombre. La première visite revient à Shibam, cette ville construite d'immeubles en pisé dont on visite certaines bâtisses. Il faut ensuite monter sur le piton qui la domine afin d'avoir une vue panoramique sur le site.

Jour 2. Seyoun et Tarim. Seyoun, avec son souk et le palais du sultan qui renferme aussi un petit musée. De Seyoun on se dirige vers la ville de Tarim, construite par la famille Al Kaf, originaire de Singapour qui y a construit une vingtaine de palais et fait la gloire de la ville. On peut se baigner dans la piscine ombragée de l'un d'entre-eux, le palais Qouba. Le long de la route, vous verrez des fours à chaux, des mausolées à coupole de saints soufis.

Jour 3. Ouadi Doan. Son entrée est signifiée par un carrefour célèbre où l'on commerce les jeunes chameaux ; un restaurant en propose même la dégustation mais c'est une chair très ferme qui demande beaucoup de préparation. La vallée de toute beauté, coincée entre plusieurs canyons, se décline au gré des villages accrochés à leurs flancs, dont Hajjarin, Sif, Khourayba. Prenez votre temps avant d'arriver à l'hôtel Buksham où l'on vous recommande de descendre : un immeuble de huit étages construit en bois de cèdre et en pisé, dont l'extérieur multicolore tranche.

Jour 4. Descente vers la mer Arabique. On reprend la route qui passe au-dessus de l'hôtel et l'on reste sur le plateau. C'est alors une succession de paysages : plateaux désertiques, montagnes arides, vallées de grès creusées par la dernière glaciation, étendue de sable à l'approche de Moukalla. Vous arriverez dans cette ville principale de la mer Arabique pour déjeuner. Visitez alors la ville après avoir plongé dans l'océan, plutôt à la fraîche du crépuscule, en buvant un jus de fruits sur la jetée transformée en cafés.

Jour 5. Vers Canaa, port antique de l'Hadramaout. Visitez le palais du sultan avant de prendre la route vers Chaboua. Durant trois heures, les paysages défileront sous vos yeux. Jolies criques où flottent des embarcations de bois, pierre volcanique noire qui entrelace le sable jaune, cratères gigantesques et enfin le piton rocheux de Bir Ali, ancien port de Canaa. C'est sur la plage, dans des huttes aménagées, que vous passerez la nuit.

Jour 6. Bir Ali est ses îles poissonneuses. Après votre premier bain de la journée dans la mer Arabique, montez sur le piton pour découvrir les citernes antiques à son sommet. Rendez visite à la halle aux poissons et assistez au débarquement des chargements de maquereaux, requins et raies. Prenez un bateau pour vous rendre sur une ou plusieurs îles et nagez au milieu des poissons colorés. Il faut ensuite trois heures pour vous rendre à l'aréroport de Moukalla.

Le Yémen en 17 ou 22 jours : des contrastes et des richessesHaut de page

Il faut décompter deux jours de voyage si l'on prend Yéménia (Paris 9h - Sanaa 18h / Sanaa 1h - Paris 7h30) et peut-être trois jours avec des vols indirects.

Jour 1. Sanaa. Visite des deux musées national et militaire et à découverte de la vieille ville de Sanaa. Passer par Bab Al Sabaah et longer les remparts intérieurs vers Bab Al Yemen, passer sous la porte, visiter l'intérieur du rempart est transformé en galerie d'art, et remonter la rue principale, perpendiculaire à la porte. Il faut ensuite déambuler à la recherche du caravansérail, du " souk al zabid " (des raisins), de la grande mosquée (dans laquelle on n'entre pas), de trouver des jardins potagers, de suivre la route de la " Seyla " et de se diriger vers les remparts nord et sortir par la porte Al Sheaub. On dort à Sanaa.

Jour 2. Villages du Nord. Visite des villages situés au nord de Sanaa, avec Baukour où il faut être vers 8h, la forteresse de Zakatine, et aller ensuite village de Hababa très célèbre pour sa grande citerne d'eau douce. Le deuxième village de la matinée est Thoula, entièrement dallé, dont on voit encore les remparts ; on peut d'ailleurs y déjeuner à moins de préférer reprendre la route vers Shibam et y manger. Au-dessus de Shibam se trouve la ville fortifiée de Kaukabam d'où on a un splendide point de vue sur les vallées nord et sud. On finit la journée par le ouadi Dar et le palais de l'imam qui se visite entièrement. On dort à Sanaa.

Jour 3. Vers les nuages. Village de Taouila et ensuite visiter le plus beau village de la région, Marouit, où il est possible de dormir et de se réveiller au milieu des nuages.

Jours 4 et 5. Djebel Haraz et ses villages. Il faut repartir vers Sanaa sans s'y arrêter et prendre la route qui mène à Hodeïda. On commence le dernier périple de deux jours parmi les hautes montagnes dont le djebel Haraz ; on y accède du village de Manakha. Il faudra prévoir avec votre guide ce périple à l'avance et lui dire que vous voulez voir les villages de Manakha, Al Hajjara, Al Houteip, Kahel, et monter sur le djebel Haraz et prévoir avec lui votre lieu de couchage entre le quatrième et le cinquième jour. Vous rentrerez le cinquième jour, en fin d'après-midi, vers Sanaa.

Jour 6. Shibam. Prendre l'avion pour Seyoun où l'on arrive tôt le matin, souvent au petit matin. Comme cette région est chaude, il vaut mieux se ménager et se reposer les après-midi, à l'ombre. La première visite revient à Shibam, cette ville construite d'immeubles en pisé dont on visite certaines bâtisses. Il faut ensuite monter sur le piton qui la domine afin d'avoir une vue panoramique sur le site.

Jour 7. Seyoun et Tarim. Seyoun, avec son souk et le palais du sultan qui renferme aussi un petit musée. De Seyoun on se dirige vers la ville de Tarim, construite par la famille Al Kaf, originaire de Singapour qui y a construit une vingtaine de palais et fait la gloire de la ville. On peut se baigner dans la piscine ombragée de l'un d'entre-eux, le palais Qouba. Le long de la route, vous verrez des fours à chaux, des mausolées à coupole de saints soufis.

Jour 8. Ouadi Doan. Son entrée est signifiée par un carrefour célèbre où l'on commerce les jeunes chameaux ; un restaurant en propose même la dégustation mais c'est une chair très ferme qui demande beaucoup de préparation. La vallée de toute beauté, coincée entre plusieurs canyons, se décline au gré des villages accrochés à leurs flancs, dont Hajjarin, Sif, Khourayba. Prenez votre temps avant d'arriver à l'hôtel Buksham où l'on vous recommande de descendre : un immeuble de huit étages construit en bois de cèdre et en pisé, dont l'extérieur multicolore tranche.

Jour 9. Descente vers la mer Arabique. On reprend la route qui passe au-dessus de l'hôtel et l'on reste sur le plateau. C'est alors une succession de paysages : plateaux désertiques, montagnes arides, vallées de grès creusées par la dernière glaciation, étendue de sable à l'approche de Moukalla. Vous arriverez dans cette ville principale de la mer Arabique pour déjeuner. Visitez alors la ville après avoir plongé dans l'océan, plutôt à la fraîche du crépuscule, en buvant un jus de fruits sur la jetée transformée en cafés.

Jour 10. Vers Canaa, port antique de l'Hadramaout. Visitez le palais du sultan avant de prendre la route vers Chaboua. Durant trois heures, les paysages défileront sous vos yeux. Jolies criques où flottent des embarcations de bois, pierre volcanique noire qui entrelace le sable jaune, cratères gigantesques et enfin le piton rocheux de Bir Ali, ancien port de Canaa. C'est sur la plage, dans des huttes aménagées, que vous passerez la nuit.

Jour 11. Bir Ali est ses îles poissonneuses. Après votre premier bain de la journée dans la mer Arabique, montez sur le piton pour découvrir les citernes antiques à son sommet. Rendez visite à la halle aux poissons et assistez au débarquement des chargements de maquereaux, requins et raies. Prenez un bateau pour vous rendre sur une ou plusieurs îles et nagez au milieu des poissons colorés. Il faut ensuite trois heures pour vous rendre à l'aréroport de Moukalla pour prendre l'avion vers Aden.

Jour 12. Aden, port mythique. Visite du musée de la ville, puis on déambule dans Krater, le quartier du centre. On peut se promener sur la corniche Al Mouhalla. L'après-midi peut être consacré à la baignade, dans la crique de Gold Mohour et dégustation de langoustes grillées.

Jour 13. En route vers Taizz. La route d'Aden à Taizz n'est pas très intéressante et se fait en deux ou trois heures. Arrivé à Taizz, on peut monter jusqu'en haut du djebel Saber, admirer le point de vue, et redescendre à pied. Dans les alentours, si on a le temps, on peut visiter des forêts ou un marais hébergeant toutes sortes d'oiseaux.

Jour 14. De Taizz vers Hodeïda. Sur la route de la Tihama, est érigée la ville de Mokha, qui n'est malheureusement plus qu'un mythe en décomposition. En continuant on arrive au port d'allure africaine de Kaokha. Le clou de la route est la ville de Zabid, encore ceinte de ses murailles d'origine. Il faut oser frapper chez l'habitant pour y entrer car peu de maisons sont destinées au seul tourisme. On peut dormir à Hodeïda le soir.

Jour 15. Retour sur Sanaa. Une demi-journée de route pour revenir sur Sanaa.

Jour 16. Soit c'est la fin du voyage, soit on peut encore opter pour se rendre pendant trois ou quatre jours sur l'île de Socotra en fonction des vols disponibles et de la saison (l'île est invivable de mai jusqu'à octobre, à cause de la mousson qui provoque des vents très chauds et très violents).

AXE THEMATIQUEHaut de page
Les hauts et moyens plateaux : monts et terrasses au milieu des nuagesHaut de page

Compter 5 jours in situ. Pour ceux qui ont moins de temps, sachez que chaque visite se fait en un ou deux jours. C'est l'un des deux périples classiques du Yémen :

Découverte de la vieille ville de Sanaa, de son souk et de ses deux musées.

Visite des villages du Nord avec Baukour, Hababa, Thoula, Shibam, Kaukabam et Ouadi Dar.

Visite des villages de Taouila et de Marouit.

Excursion autour du djebel Haraz et des splendides villages de Hajjara, Manakha.

L’Hadramaout : de ses villes et vallées légendaires à son port antiqueHaut de page

Compter 6 jours in situ. C'est le deuxième périple classique du Yémen :

Ouadi Doan et ses longs canyons encaissés, maisons aux couleurs tranchantes.

Shibam et Seyoun, de même que Tarim, villes différentes mais très surprenantes par leur architecture en pisé.

Moukalla et la mer Arabique, et plus loin Bir Ali et le port antique de Canaa.

La Tihama : tête vers les montagnes et pieds dans la mer RougeHaut de page

Compter 4 jours in situ. Une contrée pour avertis qui auraient déjà parcouru les deux autres périples proposés. Une vision aride du Yémen aux teintes plus africaines, mais dont les images de pauvreté plus forte et de vie sommaire choquent.

Au milieu de cette contrée, la ville de Zabid, premier site classé par l'Unesco, mais qui éprouve des difficultés à se maintenir de nos jours.

Socotra : île unique de la magie de la natureHaut de page

Compter 4 jours in situ. Une île à part, loin des côtes du Yémen, mais qui appartient au pays depuis longtemps. Ses habitants ont une langue propre, des coutumes, des modes de vie encore intacts. La nature y est splendide, et les espèces végétales comme animales y sont parfois uniques. Ce périple peut se faire pour lui-même, sans passer par les autres contrées du Yémen tant l'île est à part.

Le Yémen sur InternetHaut de page
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