Guide de République dominicaine : Jeux, loisirs et sports

Disciplines nationales

Le base-ball. Appelé localement beisbol, et importé des Etats-Unis au XIXsiècle, c'est le sport qui mobilise la jeunesse dominicaine. Tous les villages ont leur play, le terrain de base-ball. De nombreux Dominicains jouent dans les clubs des grandes ligues américaines et comptent parmi les meilleurs représentants de ce sport. Les championnats nationaux ont lieu entre octobre et janvier. En 2012, la République dominicaine s'est hissée au 7e rang mondial et au 1er rang en 2013. En 2018, l'équipe dominicaine occupait le 12e rang.

Les dominos. Sans conteste le passe-temps préféré des Dominicains. Pour jouer à la dominicaine, il faut s'entraîner à tenir tous les dominos verticalement dans une seule main, et à faire claquer très fort sur la table la pièce que l'on abat. On joue dans la rue, dans les bars, dans les colmados. Les enjeux sont souvent importants, les parties interminables et souvent masculines.

Le blitz. Au jeu d'échecs, une partie éclair s'appelle un blitz. Pratiqué en plein air, il attire des dizaines de badauds qui s'agglutinent autour des joueurs, et trépignent d'impatience en attendant de jouer à leur tour.

Le combat de coqs. Honneur, force virile et machisme sont les valeurs exaltées par le combat de coqs. Véritable institution, ce sport trouve ses origines dans les civilisations grecques et d'Asie Mineure d'où il a été importé par les conquistadors espagnols. La gallera possède ses règles de conduite, son éthique, ses rites, ses héros de légende et son argot, sans oublier ses chroniqueurs qui lui consacrent une rubrique dans les quotidiens. Du club gallistico urbain, mini-stade bétonné aux gradins circulaires, construit et géré avec les dollars des Dominican York, à la modeste arène de bois au toit de palmes du moindre village de campagne, les règles non écrites sont les mêmes. La gallera est louée pour un an à un administrateur par la municipalité. On y joue gros, et ce fatal penchant a causé la perte de plus d'un. Juan Luis Guerra a stigmatisé cette passion dans une chanson désormais célèbre, intitulée La Gallera. Le gallero, propriétaire, éleveur et entraîneur de coqs est le personnage central. On ne s'improvise pas gallero, on naît gallero. Le coq de combat, le criollo, a un aspect arrogant et belliqueux : tête moyenne, oeil menaçant, crête rouge, bec fort et recourbé, corps et ailes longues, plumes abondantes, ergots développés, il pèse entre 2,5 et 4 livres. Son chant est sonore. Les coqs sont répertoriés en fonction de leur race (les cyclones, les gouttes de lait, les faisans, les turibines...) et de la couleur de leur plumage dont il existe une grande variété de nuances. Le jabado est blanc et le plus déprécié  ; le talisayo est brun avec des plumes jaunes sur les ailes, l'indio est brun et c'est le plus noble  ; le canelo combine deux couleurs avec une dominante... Le criollo est soumis à un mode de vie spartiate. Son alimentation, propre à chaque éleveur, se limite à un repas par jour à midi. Elle est minutieusement contrôlée (larves d'insectes, céréales triées sur le volet, viande crue une fois par semaine, tomates et bananes). Son hygiène est scrupuleuse, massages à l'alcool et à l'huile pour fortifier les muscles, bains, élimination des parasites... Avant le combat, le coq est mis à la diète. Son entraînement quotidien à la course et à la lutte en fait un combattant redoutable. De juin à octobre, période de mue pour les coqs, les combats sont peu nombreux. La fête de la San Andrés marque le début de la saison. Les coqs sont enregistrés la veille dans les grands stades, et le choix des adversaires se fait en fonction du poids, de l'âge, de l'expérience, de même que les paris. L'ordre de combat est déterminé par les enjeux. Ceux qui en recueillent le plus sont les premiers. Avant le combat, les coqs attendent dans des cages individuelles, numérotées et grillagées. Les terribles éperons synthétiques ou métalliques, quelquefois ornés de pierres et de décorations, sont fixés à l'emplacement des ergots naturels pour infliger des blessures plus graves et plus décisives. De grandes précautions sont prises, et l'éperon, collé à la cire, est consolidé par des bandes adhésives, car il sera soumis à rude épreuve durant la lutte. Le combat se déroule sous l'autorité d'un juge, le juéz de valla, qui arbitre la partie et désigne le vainqueur. Les galleros et leurs coqs paradent dans l'arène jusqu'au sifflement du juéz de valla qui marque le début du combat. La lutte sanglante s'engage, sous les cris survoltés des spectateurs presque exclusivement masculins. Après quelques escarmouches, les coqs s'attaquent franchement et sauvagement, s'acharnant sur l'adversaire dès qu'il présente une faiblesse. Les blessures portent des noms selon leur nature : le golpe de vaca (coup de vache) est profond et mortel, le bolsón est une blessure décisive de l'artère jugulaire, la canillera atteint les pieds ou les pattes et provoque une hémorragie, le golpe de sangre (coup de sang) affecte le poumon, l'ojo de tomate (oeil de tomate) est un coup dans l'oeil, l'espanto fait voler la victime. Atteint d'un bastón, le coq ne peut plus soutenir sa tête, et quand il est tumbado, il ne peut plus maintenir son équilibre. Les paris se font et se refont au fur et à mesure de l'affrontement. Ici, la parole est d'or et les paris sont scellés d'une poignée de main ou d'un mot. La tension monte, les poings s'abattent sur le rebord de l'arène, les encouragements et les cris de désespoir pleuvent sur les combattants en un vacarme d'assourdissantes clameurs. Le combat ne prendra fin qu'au bout de 15 minutes ou en cas d'abandon ou de mort d'un des adversaires. Tous les participants repartiront à l'issue des combats, les uns, la mine déconfite, ayant perdu beaucoup, les autres satisfaits de leurs poches remplies de pesos, prêts à arroser leur victoire. Certains repartent avec un coq blessé sous le bras, d'autres portent encore fièrement l'instrument de leur nouvelle richesse. Tous se retrouveront la semaine suivante, autour de l'arène ronde, pour de nouvelles émotions avec d'autres coqs. Prenant en compte la souffrance des coqs et considérant cette pratique peu respectueuse de la condition animale, quoiqu'inscrite dans la tradition dominicaine et caribéenne, nous tenons à mettre l'accent sur le fait que nous n'en faisons aucunement la promotion.

Activités à faire sur place
<p>Planche à voile à Cabarete.</p>

Planche à voile à Cabarete.

Chasse et pêche. Il existe une saison pour la chasse au pigeon et au canard. Mais c'est en toute saison que vous pourrez pêcher le marlin bleu, le mérou, la dorade et l'espadon. C'est à Cumayasa, à Cabeza de Toro, à Boca de Yuma, à La Romana, à Palmar de Ocoa, à Barahona, à Montecristi et à Samaná que se trouvent les endroits les plus poissonneux. De nombreux tournois de pêche, fort populaires, se déroulent à Cabeza de Toro et à Boca de Yuma. La République dominicaine est, à l'égal des pays voisins, un lieu privilégié pour la pêche au gros. De nombreux tournois nationaux et internationaux ont lieu dans tout le pays, attirant des embarcations de toutes les Caraïbes. Les principaux points d'embarquement se trouvent à La Romana, à Boca Chica, à Rio San Juan, à Samaná et à Montecristi.

Kitesurf. Cette glisse, très spectaculaire, s'est fait une place de choix en République dominicaine. Elle a dépassé le déjà classique windsurf sur les côtes. On la pratique sur la côte nord, à Cabarete surtout, mais aussi à Las Terrenas. Elle compte de nombreux adeptes, et les Dominicains comptent quelques gloires locales. Il existe une quinzaine d'écoles de kite en République dominicaine, toutes au nord du pays. Il faut dire qu'avec un vent constant soufflant entre 20 et 25 noeuds toute l'année et des vagues oscillant entre 1 et 2 mètres, les amateurs ont de quoi se mettre sous la dent. La côte nord de la République dominicaine, et Cabarete en tête, est devenue la capitale caribéenne du kitesurf, accueillant chaque année plusieurs compétitions internationales de freeride et de freestyle.

Plongée. Si la République dominicaine n'est pas aussi réputée que certaines de ses voisines pour ses fonds sous-marins, elle n'en offre pas moins de belles possibilités de découvertes et d'aventures. La côte sud est réputée pour les nombreux galions qui ont sombré dans ses eaux. Malheureusement, il est interdit de plonger dans ce type d'épaves qui sont en général très profondément englouties. Récifs coralliens plats ou vallonnés, grottes, tombants offrent de belles perspectives sous-marines. De nombreuses écoles de plongée, toutes certifiées Padi, s'égrènent le long des plages touristiques. En revanche, peu d'infrastructures de secours : il n'existe qu'un seul caisson dans tout le pays.

Windsurf. La République dominicaine possède l'un des meilleurs spots du monde, à Cabarete sur la côte nord. Encore peu connu, celui-ci fait de plus en plus d'adeptes et de nombreux clubs y sont installés. Le spot attire chaque année plus de windsurfeurs qui ont fait de Cabarete un must : vent léger le matin, un peu plus fort l'après-midi, la température de l'eau est telle qu'on peut sortir une planche à voile à toute époque de l'année et même prendre des vagues de plus de 2 mètres pour tremplin de janvier à mai. En été, la mer est plus calme mais offre malgré tout quelques petites vagues très appréciables. En cas de fatigue qui plus est, la mer ramène naturellement les windsurfeurs sur le rivage.

Yachting. Les yacht-clubs sont situés à Saint-Domingue, à Boca Chica, à La Romana, à Puerto Plata, à Montecristi et à Samaná. Une marina vient de voir le jour à Casa de Campo, à côté de la Romana.

Escalade. Les meilleurs sites d'escalade sur roche sont les montagnes escarpées de playa Frontón, à Samaná, et de Conde de Mana à San Cristóbal. Pour une escalade en rappel, une descente de montagne ou de murs verticaux à l'aide de câbles, il faudra vous rendre à Rancho Baiguate, à Jarabacoa. Pour les plus entrainés, adeptes de pentes glissantes et de cascades, rendez-vous à El Limón ou à Jimenoa. Le canyoning entre les roches escarpées et les dénivelés se pratique également dans la zone de Jarabacoa, où le Rancho Baiguate a construit une sorte de sanctuaire pour la pratique de quasiment tous les sports extrêmes de montagne.

Spéléologie. Il y a plus de 400 grottes à visiter en République dominicaine, les plus connues se trouvent au parc national Los Haitises. Les plus sportifs exploreront la grotte de Fun-Fun, à Hato Mayor. Avec 20 mètres de descente en rappel, et plus bas, une rivière souterraine.

Randonnée de montagne. Sur des dizaines de kilomètres, des paysages magnifiques raviront les marcheurs les plus chevronnés. A tout seigneur, tout honneur, l'ascension du Pico Duarte, la plus haute montagne des Caraïbes qui culmine à 3 087 mètres. Tout aussi intéressante, la vallée du Tetero. Les moins intrépides et les débutants iront se frotter à la 80, à Constanza, la Loma Quita Espuela, dans la province Duarte, à Las Laderas del Hoyo de Pelempito dans la Sierra de Bahoruco, ou au versant d'El Morro, à Montecristi.

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