Guide de République dominicaine : La République dominicaine en 30 mots-clés

Faire – Ne pas faire

Faire

Rapporter des cigares et du rhum (avec modération), produits incontournables de la République dominicaine et considérés comme les meilleurs du monde.

Manger dans un comedor typique pour se régaler des spécialités locales et des innombrables dérivés de pollo. On y vient surtout pour l'ambiance et les prix bas. C'est la vraie occasion de se frotter à la population qui est vraiment chaleureuse et qui ne demande, pour la plupart, que des échanges authentiques.

Danser la bachata, le merengue et la salsa dans un colmado, ces petites épiceries typiques. On peut aussi simplement regarder ou apprendre à danser sur des musiques aussi joyeuses qu'entraînantes.

Se déplacer en guagua au moins une fois, dans ces petits bus locaux, pour vivre un voyage à la dominicaine.

Monter le volume au maximum de la radio de sa voiture de location. Si vous ne le faites pas d'autres le feront pour vous, car il est de bon ton ici de partager aussi la musique.

Ne pas faire

Se promener seul la nuit dans une rue sombre, surtout en dehors de la zone coloniale et du Malecón à Saint-Domingue. Si vous sortez tard, prenez un taxi, cela coûtera toujours moins cher que les ennuis.

Oublier que la plupart des prix sont hors-taxes et qu'il faudra souvent rajouter les 28 %.

Sortir le soir en short, tongs et chemises à fleurs. Les Dominicains apportent un grand soin à leur tenue, alors, par respect, et si vous ne voulez pas vous sentir trop différent, faites un petit effort.

Accueil

Il serait facile de dire que, compte tenu des millions de touristes que l'île accueille et la dépendance économique du pays au tourisme, les Dominicains seraient commercialement forcément gentils et accueillants. En réalité, le peuple est simplement content et conscient d'une accession à la liberté pas si lointaine, car lorsqu'il ne fut pas opprimé, il fut colonisé, sans oublier les années noires d'une dictature particulièrement meurtrière. La musique et le sourire ont été des armes imparables qui ont permis de tenir sous les coups sans se soumettre. Le secret des Dominicains, c'est la joie, l'allégresse et le partage, voilà pourquoi on aime ce pays.

Bachata

Ce rythme dansant et folklorique, originaire de la République dominicaine, s'est popularisé à partir des années 1960 et surtout depuis les années 1980 avec le développement du tourisme et des moyens de communication. La bachata est un mélange de boléro, d'influences musicales d'origine africaine et d'autres sons évoquant le merengue, le cha-cha-cha ou le tango. Elle se joue à deux ou trois guitares, accompagnées d'une basse et de percussions, bongo, maracas, güira... Longtemps associée aux couches sociales les plus défavorisées de Saint-Domingue.
Des compositeurs comme Luis Dias, dès 1980, puis Juan Luis Guerra et Víctor Víctor dans les années 1990, ont participé à la modernisation et à une image plus urbaine de cette musique d'origine rurale. Le groupe new-yorkais Aventura a largement contribué à l'internationalisation de ce rythme. Aujourd'hui la bachata est l'un des symboles de la République Dominicaine.

Baile del perro (danse du chien)

On peut trouver cela parfaitement vulgaire ! Cette danse, typique en République dominicaine, est une imitation des mouvements du chien dans lesquels la jeune femme est souvent à quatre pattes au sol, remuant le postérieur et faisant parfois semblant d'uriner en levant la jambe. C'est une danse qui peut choquer ou tout du moins surprendre par son manque de pudeur et sa teneur sexuelle et animale.

Banca

Ce n'est pas une banque. Il s'agit d'un petit kiosque où l'on vient tenter sa chance aux tirages de la loterie nationale.

Base-ball (béisbol)

C'est le sport national par excellence, suivi avec ferveur par tout un peuple. Même si le must c'est les joueurs dominicains jouant dans la ligue américaine, assister à un match en République dominicaine vous plonge vraiment dans une ambiance locale et authentique ! Ce sport est arrivé en République dominicaine avec les planteurs de canne à sucre cubains qui fuyaient Cuba pendant la guerre de 10 ans. Pour maintenir le moral des travailleurs, les compagnies sucrières leur apprirent à pratiquer ce sport. Aujourd'hui, le pays est l'un des plus passionnés au monde et exporte de nombreux joueurs professionnels aux Etats-Unis, au Japon et au Mexique. La première équipe professionnelle de baseball dominicain fut celle des " Tigres de Licey " en 1907, suivie par les " Estrellas Orientales ", les " Leones del Escogido ", les " Aguilas Cibaeñas ", les " Toros del Este " et les " Gigantes del Cibao " qui demeurent les six équipes principales du pays. Parmi les meilleurs joueurs au monde, on peut citer le célèbre Sammy Sosa, ou encore Pedro Martinez, Manny Ramirez ou Alex Rodriguez, ils ont d'ailleurs leurs statues dans le Parques central de la Romana. La plupart de ces joueurs sont originaires de la côte sud-ouest du pays. Le championnat dominicain se tient d'octobre à février. En République dominicaine, pas une ville sans son stade de baseball, appelé le play.

Carnaval
<p>La Reine du Carnaval de Santo Domingo.</p>

La Reine du Carnaval de Santo Domingo.

Le carnaval en République dominicaine est l'un des plus authentiques de toutes les Caraïbes. La particularité dominicaine est qu'il a lieu deux fois dans l'année, à la date anniversaire du jour de l'indépendance nationale, le 27 février, et de celui de la restauration de la République, le 16 août. Il débute dans les régions du nord de l'île et se termine au sud dans la capitale de Saint-Domingue. Les carnavals les plus célèbres sont ceux de Santo Domingo, de San Pedro de Macoris, de Montecristi, de Samaná, de Santiago et de La Vega. Il tire son authenticité de ses influences européennes et africaines en mettant en scène des personnages totalement dominicains enracinés dans plusieurs siècles de traditions : des monstres, Momo le roi, le voleur de poule, Chochueca... Des dizaines de masques représentant le diable, affublé de deux immenses cornes sur le front, grandes oreilles et bouche ouverte, prête à croquer, font froid dans le dos. Si vous descendez du trottoir pendant les parades, vous risquez de vous faire frapper avec une vessie de taureau par les monstres. Depuis les années 1980, le carnaval le plus connu du pays est celui de La Vega dans le centre du pays. Il se déroule dans plusieurs rues du village chaque week-end du mois de février. La rue principale est totalement piétonne, remplie de drapeaux et de tentes aux couleurs des différents groupes participant aux défilés. Si Saint-Domingue est moins célèbre pour ses carnavals que Rio, cela vaut le détour, surtout celui de La Vega dans le centre du pays.

Chiffon rouge

Ce genre de situation peut vous arriver dans le centre et les campagnes du pays. Si vous croisez une personne agitant un chiffon rouge au bord d'une route, prudence  ! Cela signifie animaux en transit ou travaux. Ralentissez ! Le troupeau, voire une vache seule, est en général derrière le virage suivant, au beau milieu de la route. Certains véhicules accrochent aussi ce morceau d'étoffe pour signaler une cargaison en équilibre, comme chez nous...

Cigares
<p>Fabrique de cigares à Santiago.</p>

Fabrique de cigares à Santiago.

Les connaisseurs vous le diront, les meilleurs cigares de la planète viennent du pays ! De fait, la République dominicaine est le premier exportateur de cigares au monde : plus de 250 millions de pièces par an, dont 3 millions rien qu'en France. Attention, cependant, tous ne sont pas bons et, dans les zones touristiques, on vous proposera souvent des cigares de qualité très variable, à 1 US$ l'unité. Préférez les boutiques spécialisées aux revendeurs et aux magasins de souvenirs. Parmi les marques les plus célèbres : Pléiades, Davidoff, Juan Clémente, E. León Jiménez.

Ce sont les Espagnols qui ont introduit la culture du tabac en République dominicaine. Dès 1531, le pays devient premier exportateur vers l'Espagne. Le premier grand bouleversement de l'histoire cigarière fut provoqué par l'onde de choc de la révolution cubaine et l'arrivée de Fidel Castro. De nombreux exilés s'installent en République Dominicaine, dont les professionnels du tabac. Une époque de tractations s'ouvre alors entre les compagnies américaines présentes sur l'île et les grandes familles cubaines. Plus récemment, en 1989, la décision de la Maison Davidoff de quitter Cuba pour s'installer à Santo Domingo constitue la seconde révolution du cigare dans la république. Trois grands groupes internationaux sont présents sur l'île : Altadis installé à La Romana, Arturo Fuente et Oettinger-Davidoff, à Santiago.

Mais ne rêvez pas, bien que plus abordables qu'en France, un bon cigare à Saint-Domingue reste un cigare cher.

Concón

C'est la partie du riz qui reste collé et légèrement brulé au fond de la casserole lorsqu'on le prépare. Il est coutume dans toutes les familles après avoir fini le premier service de demander avec enthousiasme qui veut du concón que l'on sert généralement avec des haricots rouges. Il n'est pas rare d'en trouver également dans les comedores. Les Dominicains en raffolent, on vous le recommande...

Colmado

C'est le café du coin, pour les Dominicains. Tout à la fois épicerie locale, bar et lieu de rencontre, le colmado rassemble un quartier de résidents qui, pour la plupart, se connaissent et viennent ici en toute convivialité se raconter les choses de la vie à savoir et, comme partout, les secrets pas toujours bien gardés. Rien de plus typique qu'un colmado. On y trouve toutes sortes de produits alimentaires, on peut aussi y prendre une boisson, accoudé au comptoir, y acheter une carte téléphonique, y disputer une partie de dominos, danser ou bien débattre. Les horaires d'ouverture sont en général très larges, on ferme après le dernier client, dans tous les cas l'ambiance y est superbe et permet une réelle immersion pour qui s'intéresse à la vie dominicaine.

Dominos
<p>Jeu de dominos.</p>

Jeu de dominos.

C'est le jeu masculin traditionnel pratiqué partout et à toute heure . Une table bancale et quelques chaises suffisent aux joueurs pour s'installer et improviser une partie qui peut durer des heures. Particulièrement habiles, les joueurs tiennent les dominos dans une seule main et les font claquer bruyamment en les abattant sur le jeu.

Émigration

La diaspora dominicaine est importante et représente plus de deux millions de personnes. Les difficultés économiques sont principalement à l'origine de ce phénomène. Les pays d'émigration les plus prisés sont les Etats-Unis, le Canada, l'Espagne et l'Italie. Les remesas, envois d'argent par les expatriés, constituent la deuxième source de devises du pays. L'émigration clandestine est érigée au rang de sport national, et il ne se passe pas un mois sans que des candidats à l'émigration ne soient reconduits dans le pays. Le passage le plus fréquenté et le plus proche, à savoir Porto Rico, reste la voie d'entrée aux EU la plus simple, mais la traversée du canal de La Mona entre les deux îles est particulièrement dangereuse. Une autre façon de quitter le pays, en toute légalité cette fois, est le mariage avec un étranger, discipline elle aussi très en vogue.

Famille

La famille dominicaine est le plus souvent recomposée, nombreuse et à ramifications multiples. Divorces et remariages étant monnaie courante, elle peut prendre des proportions phénoménales. La contraception n'étant pas toujours au rendez-vous, beaucoup d'enfants naissent de façon légitime ou pas.

Gallera

Presque chaque village possède sa gallera, l'arène où se déroulent les combats de coqs, c'est un loisir populaire et très prisé. Les combats, fréquentés presque uniquement par des hommes, se déroulent en fin de semaine. Un modeste droit d'entrée est perçu, dont la valeur augmente avec la proximité de la piste. On montre son protégé et on lui cherche un adversaire à sa taille, les combats sont violents et ponctués de cris de supporters, car il y a parfois beaucoup d'argent en jeu. Les parieurs s'enflamment à mesure que les combats se déroulent, et l'atmosphère est souvent électrique. La pratique reste néanmoins discutable d'un point de vue éthique et pour le respect de la condition animale.

Invasion touristique

Le tourisme est la première source de devises du pays. Les zones les plus fréquentées se concentrent dans la péninsule de Samaná, de la côte nord de Puerto Plata à Cabarete, de la côte sud dans la région de Juan Dolio et de la côte des Cocotiers avec le spot de Bavaro - Punta Cana. C'est là que prolifèrent le tourisme de groupe et la formule du tout-compris. Les Français sont la première population touristique européenne, juste derrière les Américains, les Anglais et les Italiens. Confinés le plus souvent dans les All Inclusives, les touristes sont très nombreux à ne rien voir et savoir de la vraie vie dominicaine. La République enregistre depuis quelques années une montée en force des touristes venus de Russie et de Chine.

Investissement

Le pays est récemment devenu un territoire refuge pour les investisseurs. La fièvre de l'immobilier a gagné plusieurs régions, et les différentes crises économiques n'ont pas vraiment ralenti le processus. De grandes propriétés changent de mains, passant des Dominicains aux étrangers attirés par des plus-values rapides et une fiscalité particulièrement avantageuse. De nombreux agents immobiliers, le plus souvent étrangers, ouvrent boutique sans avoir toujours les bonnes pratiques. Certains promoteurs n'ont même pas de licence officielle garantissant la bonne tenue d'un chantier, prudence donc si vous comptez investir.

Mecedoras

C'est le nom donné aux chaises à bascule dans lesquelles les Dominicains se prélassent à longueur de journée sur leur véranda. Essayez, on prend vite goût au farniente balancé...

Merengue

Classé au patrimoine immatériel de l'UNESCO en 2016, le merengue occupe une place de choix en République dominicaine. Les habitants adorent danser sur une vingtaine de rythmes dont la mangulina, le pambiche, le son, les atabales, le zapateo. Mais le plus célèbre reste le merengue, mélange de culture espagnole et africaine, influencé par la güira, instrument typique, composé d'une râpe cylindrique en laiton sur laquelle on frotte une raclette. Le merengue serait un dérivé de la contredanse, la danse de salon des colons, transformée en contredanse créole en République dominicaine et à laquelle plusieurs rythmes africains et techniques de danse se seraient mêlés au fil des siècles. Le merengue était une musique populaire, reléguée pendant longtemps dans les campagnes, mise en exil de la bonne société par le président Ulysse Francisco Espaillat en 1875... Cette musique-danse traditionnelle, venue plus particulièrement du Cibao, est devenu le rythme latino par excellence et le principal rival de la salsa. Un festival du merengue se tient chaque année, à la fin de juillet, à Saint-Domingue, il attire des milliers de personnes du pays et bien entendu des touristes qui profitent d'une fête quasi nationale.

Métro

La première ligne de métro de Santo Domingo a été inaugurée début 2009, la deuxième en 2013. C'est le deuxième projet de train souterrain aux Caraïbes, le premier se trouvant à Puerto Rico. La construction de ce métro a été réalisée par l'entreprise française Alstom. Il accueille aujourd'hui environ 300 000 visiteurs par jour. La première ligne mesure 14,5 km et dessert 16 stations dans la zone commerçante, les universités et les principaux sites administratifs. Cinq lignes supplémentaires sont en cours et à venir, avec une fin de travaux prévue à l'orée 2020, le gouvernement espère ainsi désengorger le trafic sur la capitale.

Moto concho

Si c'est le moyen le plus économique de se déplacer en République dominicaine, c'est loin d'être le moins dangereux. Depuis 2006, les motos conchos (diminutif de moto con chófer - moto avec chauffeur) se sont regroupées en syndicat, les prix devraient être à peu près les mêmes partout pour des courses de distances équivalentes (les zones touristiques seront légèrement plus onéreuses), mais en réalité il n'en est rien, il est donc recommandé de bien se renseigner et de ne pas hésiter à négocier. Les motos conchos sont toujours postées aux embranchements de rues ou à l'entrée et à la sortie des villages.

Dans le langage courant, on parlera de " concho ". Il n'est pas rare de voir une famille au complet (4 personnes) sur une seule moto.

Piropos

Ne vous offusquez pas, mesdames, si, dans la rue, on vous aborde en vous donnant du " mi amor, mi cielo ou corazón (mon amour, mon ciel ou mon coeur) " ; ces petits mots tendres font partie du vocabulaire courant destiné aux femmes, aux enfants et, accessoirement, aux hommes. Ils témoignent simplement de la gentillesse des Dominicains. En voiture un coup de Klaxon dira la même chose.

Platano

Rien à voir avec les platanes que l'on trouve dans le sud de la France. Il s'agit ici de banane plantain, pauvre en sucre mais riche en amidon, ce qui la rend plus ferme, lui donnant une bonne tenue à la cuisson. C'est un des aliments les plus consommés en République dominicaine, car le platano est très abondant et peut être préparé de beaucoup de manières différentes, en frite ou en purée, sucré ou salé, par exemple façon tostones, en rondelles frites.

Ponctualité

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la ponctualité est un concept quasi absent de la culture dominicaine  ! D'ailleurs le vocabulaire ne prête pas à confusion, ahora (maintenant) s'est transformé en ahorita, ahoritica, diminutifs malins pour exprimer le fait que maintenant c'est toujours un peu plus tard. Les choses seront souvent faites mañana (demain), mais on ne sait jamais vraiment de quel lendemain on parle ! Ne vous offensez donc pas des retards des Dominicains dans la vie quotidienne et sachez prendre les choses comme eux, surtout si vous êtes en vacances...

Religion
<p>Iglesia de Santa Barbara.</p>

Iglesia de Santa Barbara.

Il y a une totale liberté de culte en République dominicaine. 95 % des habitants sont catholiques. Toutefois, d'innombrables églises se côtoient, parfois des plus fantaisistes, issues des églises et des sectes protestantes nord-américaines. Les pratiques de la santería et du vaudou coexistent avec la religion catholique et sont présentes dans la région de Samaná, en partie à cause de la forte immigration haïtienne. De nombreuses superstitions perdurent dans la culture, l'imaginaire et la vie quotidienne des Dominicains.

Rhum

A la fin du XIXe siècle, des émigrants d'origine cubaine et espagnole implantèrent des distilleries à Saint-Domingue, dont trois sont toujours en activité. Les rhums de la République Dominicaine sont proches des rhums cubains : légers, distillés en alambic à colonne et vieillis dans des fûts de chêne américain. En République Dominicaine, le rhum est un produit de qualité très apprécié par la population locale, mais aussi par les touristes. On compte plus de 15 entreprises de production locale. Le rhum produit en République Dominicaine est consommé à 90 % dans le pays. Le pays produit deux des dix meilleurs rhums au monde. Trois marques, les trois B, se disputent l'essentiel du marché local : Brugal (la plus populaire), Barcelo et Bermudez. Brugal fournit d'ailleurs le panneau d'accueil de toutes les villes et bourgades de République Dominicaine. Ne soyez donc pas surpris en pénétrant dans un village de trouver sur votre droite un panneau aux couleurs du pays avec le nom de la ville inscrit dessus et, au-dessous, le petit panneau Brugal.

Cette boisson nationale est proposée dans le moindre colmado (épicerie) et, bien sûr, dans toutes les boutiques de souvenirs du pays. Boisson conviviale par excellence, le rhum se boit parfois sec, mais aussi en cocktail, le plus souvent avec du cola (cuba libre) ou avec de la limonade (santo libre). Il est à la base de nombreux cocktails plus sophistiqués principalement consommés par les touristes. Dans les bars et les lieux de nuit, il est plus économique de commander un servicio à partager (bouteille de rhum petit format, bouteille de cola et seau de glaçons) que des boissons individuelles. C'est la base de très nombreux cocktails.

Semaine sainte

Si, en Europe, la Semaine sainte est synonyme d'abstention, de prière et de jeûne, pendant la Semana Santa (qui débute une semaine avant Pâques) en République dominicaine, c'est tout le contraire, les excès en tous genres caractérisent la semaine.

On ne trouve plus une chambre d'hôtel de longues semaines à l'avance, plus une voiture à louer, le pays affiche complet. C'est la folie dans les lieux touristiques, sur les plages, dans la rue, dans les discothèques, la nuit et le jour. La fête religieuse s'est transformée en une fête tout court qui mobilise l'ensemble de la population. Les routes sont particulièrement dangereuses en cette période qui se consomme ici sans modération.

Tapones

En dépit des nouvelles lignes de métro, les bouchons continuent à engorger la capitale. Si le conducteur de votre taxi déclare avec fatalisme " tapones ", attendez-vous à passer un bon moment sur le périphérique, cuisant sous la taule de la voiture au rythme d'une bachata cacophonique entrecoupée de quelques morceaux de klaxon... Vous partagerez ainsi, pendant quelques minutes (rarement quelques heures), la vie quotidienne de milliers de Dominicains vivant en périphérie de la ville et venant travailler dans le centre. Vous pourrez toujours vous désaltérer à un feu rouge avec les vendeurs ambulants de mister freez, manger quelques cacahuètes ou acheter un portable ou une carte de téléphone, une ceinture, enfin, bref, un bouchon, ça peut aussi être le moment de faire ses courses !

Tomalo suave

Les Dominicains sont des gens accueillants, chaleureux, serviables, calmes et posés, voire fatalistes, sauf, toutefois, au volant de leur voiture ou sur les pistes de danse  ! Tomalo suave, signifiant " prends-le cool ", est une expression très couleur locale qui résume bien le rythme de vie sur l'île.

Trujillo

Rafael Leónidas Trujillo Molina représente la période politique la plus sanglante et répressive de la République dominicaine. Il prend le pouvoir après un coup d'Etat en 1930. Fanatique, mégalomane et raciste, il aurait voulu blanchir la race tuant ainsi plus de 20 000 Haïtiens à Dajabon en 1937. Imbu de sa personne, il transforme le nom de Saint-Domingue en celui de Cuidad Trujillo, on peut encore lire son nom sur des centaines de plaques d'égout dans la Zona Colonial. Il fut tué en 1961 par ses propres militaires (certains historiens affirment que la CIA et le gouvernement américain - pour lesquels Trujillo était rentré en disgrâce quelques années auparavant - sont mêlés à son assassinat).

Bien que son nom entache l'histoire dominicaine, vous pouvez aborder le sujet avec des Dominicains ayant vécu sous son régime, qui vous parleront, les uns de la dureté à cette époque, les autres de la résistance ou d'autres simplement de la vie...

Week-end

Une institution ! Les Dominicains envahissent les plages et les balnearios des rivières pour se baigner au son du merengue que distillent leurs sonos et leurs autoradios. On sort beaucoup le vendredi, le samedi soir, ainsi que le dimanche. Ici, pas de blues du dimanche soir.

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