Guide du Mozambique : Mode de vie

Vie sociale

Éducation. En 1975, date de l'indépendance, les chefs du Front d'Indépendance du Mozambique, alors parti unique, engagent une politique de scolarisation à grande échelle afin de former un minimum de cadres susceptibles de diriger le pays. Cependant, la décolonisation est suivie d'une période de guerre civile qui durera près de 15 ans. Le système éducatif de cette nouvelle nation souffre irrémédiablement de ce contexte, et il faudra attendre le retour de la paix pour envisager une véritable politique éducative. La guerre détruit en effet bon nombre d'écoles, affaiblissant alors considérablement le système éducatif. Mais si l'on en croit le professeur Mario Mouzhino, la première des priorités à l'indépendance, pour le gouvernement mozambicain, était l'éducation des adultes. Malgré la guerre, de grandes campagnes sont ainsi menées contre l'analphabétisme qui touche alors près de 97 % de la population. Les effets sont très rapides puisque cinq ans après, 25 % de la population est désormais capable de lire, écrire et compter. A la sortie de la crise, des programmes de réduction de la pauvreté sont mis en place par le gouvernement. En accord avec cette volonté politique, le Mozambique ratifie différents textes internationaux, s'engageant ainsi à entreprendre tous les efforts possibles pour faire de l'éducation l'une de ses principales priorités. Ces textes sont, entre autres, les suivants : les déclarations de Jomtien et de la CONFINTEA, la Déclaration mondiale sur l'éducation pour tous (Dakar) et la Déclaration mondiale sur la population et le développement. Au sein même de la constitution mozambicaine, " le droit de chaque citoyen à s'éduquer " constitue un article. Durant les années 2000, le gouvernement a fait se succéder des programmes et plan d'actions pour y répondre. Il a associé la société civile à son action en lui permettant de prendre une place active dans le combat pour l'éducation. Le Mouvement de l'Education pour tous est créé et rassemble des organisations non gouvernementales, religieuses et des syndicats. Aujourd'hui, le pourcentage moyen d'analphabétisme relevé chez les adultes dans l'ensemble du pays s'élève à environ 42 % il est plus élevé dans les zones rurales qu'urbaines. Ces écarts sont également sensibles par genres : 36,5 % pour les femmes contre 67,4 % pour les hommes. Enfin, des disparités régionales existent : 15,1 % de la population est analphabète dans la province de Maputo contre 68,4 % dans la province de Cabo Delgado (au nord).

Mœurs et faits de société

Place de la femme. A en croire les nouvelles dispositions prises par le gouvernement, la femme mozambicaine est l'avenir de l'homme mozambicain. Le 7 avril a d'ailleurs été instauré Jour de la femme mozambicaine. Le rôle de la femme a été valorisé durant les années de marxisme. Aujourd'hui il est institutionnalisé. Cependant, cette initiative a suscité de nombreuses critiques. L'instauration d'une telle entité n'a pas toujours été jugée comme une priorité pour le développement du pays et la société mozambicaine reste traditionnellement dirigée par des hommes. Mais étant donné les tâches qui lui incombent (production agricole, corvées d'eau, cuisine, travaux domestiques, éducation des enfants...) la femme est considérée par les dirigeants comme l'un des piliers du développement rural. Elle constitue une force de travail importante, et c'est elle qui met au monde les nouveaux petits travailleurs. Après la constitution de 1990, qui proclame l'égalité des droits entre l'homme et la femme ainsi que la liberté du tissu associatif, différentes associations de femmes ont vu le jour. Il existe aussi une Union nationale des femmes paysannes, présidée par une femme, évidemment. Il faudra encore plusieurs années pour que mobilisation, éducation et conscience convergent vers une plus grande évolution. Néanmoins, les mentalités sont assez souples à l'égard des femmes, surtout dans les villes. Il est courant de voir une femme fumer dans la vie quotidienne. Elles fréquentent les bars et cafés, y compris le soir. Le rapport au sexe est dénué de tabous. Cependant, si a priori, il fait plutôt bon vivre au Mozambique pour une femme, le poids des structures traditionnelles reste très présent et les mariages ne laissent pas toujours la liberté prévue dans la loi.

Religion

Animisme. Dans l'Afrique subsaharienne, de nombreux peuples sont animistes. Le Mozambique ne fait pas exception à la règle. On croit aux esprits qui ont le pouvoir d'influencer en bien ou en mal la vie des hommes. Attention : un esprit malin peut se cacher derrière vous (!). On ne sait jamais... Mais souvent l'animisme n'est pas incompatible avec des religions monothéistes qui ont été importées au fil des colonisations étrangères. Au Mozambique, le premier contact avec celles-ci remonte au VIIe siècle lorsque les premiers commerçants arabes s'installent sur les côtes de l'océan Indien. C'est seulement huit siècles plus tard, en 1498, que la religion catholique fait son entrée quand les premiers navigateurs portugais débarquent.

Au cours de la période coloniale, la religion est un outil indispensable de contrôle des populations. Les Portugais envoient très tôt des missionnaires dont le rôle est d'éduquer les peuples par leur culture et par la foi en Dieu, le seul, l'unique.
En 1940, le catholicisme devient la religion imposée et officielle du Mozambique. A différents niveaux de l'Etat, et dans tous les domaines, les dirigeants sont souvent de hauts dignitaires de l'Eglise catholique. Cette même Eglise aura, par la suite, la responsabilité de l'éducation scolaire des Africains dits " indigènes ".
Mais certains religieux vont faire la distinction entre leur foi en Dieu et la domination coloniale. Ils auront le courage de dénoncer les abus du système colonial. Des pères catholiques d'origine portugaise, des missionnaires suisses et des prêtres mozambicains convertis seront ainsi faits prisonniers, expulsés ou assassinés par la police secrète du gouvernement colonial.
A partir de 1975, avec l'indépendance, les choses changent. La première constitution mozambicaine reconnaît l'égalité des droits indépendamment de la couleur, de la race, du sexe, de l'origine ethnique, du lieu de naissance, du niveau d'instruction, du statut social, de la profession et enfin des croyances religieuses. L'Etat se définit comme laïque. Quelques frictions tout de même ont lieu entre l'Etat et l'Eglise, qui jusque-là avait beaucoup de prérogatives dans les domaines de l'éducation et de la santé. La philosophie marxiste, adoptée par le gouvernement de l'époque, ébranle toutes les structures religieuses.
La guerre amène son lot de troubles mais dans la nouvelle Constitution appliquée en 1990, les libertés religieuses sont finalement rétablies. Les religieux s'investissent pour la reconstruction dans les domaines de la santé et de l'éducation, mais aussi et souvent par le biais des Organisations non gouvernementales (ONG), dans le développement rural et l'aide humanitaire.
Le catholicisme est présent sur l'ensemble du pays et reste majoritaire. L'islam sunnite est implanté essentiellement dans le Nord et regroupe la majorité des croyants. L'Eglise anglicane a sa représentation dans la province de Niassa et à Maputo. Dans le Sud, l'influence de l'Afrique du Sud a provoqué le développement des Eglises protestantes et des religions syncrétiques qui conjuguent monothéisme chrétien et un certain respect des cultes traditionnels. La secte de Zion a aussi une importance notable dans le pays.

Musulmans. Les musulmans ont envahi les côtes et toute la vallée du Zambèze bien avant l'arrivée des Portugais et ce durant des siècles. Estimés à 4,2 millions, ils sont surtout présents dans le Nord du Mozambique, au-dessus du Zambèze, dans les provinces de Nampula, de Cabo Delgado, de Niassa et de Zambézie, et au Sud en moindre importance à Inhambane - ville et province - ainsi qu'à Maputo. Deux organisations majeures existent : le Congrès islamique du Mozambique, sunnite, et le Conseil islamique du Mozambique, de tendance chiite.

Catholiques. Ils représentent aujourd'hui 6,7 millions de Mozambicains, répartis sur tout le territoire. L'histoire du catholicisme a été clairement balisée par les missionnaires, les Portugais surtout. Au cours de la colonisation, le gouvernement de Salazar reconnaissait la religion comme un instrument de civilisation et d'influence nationale.

Protestants. 6,5 millions d'adeptes répartis sur tout le Mozambique.

Hindous. D'origine indienne, ils sont concentrés à Maputo et dans les capitales de province, en particulier à Nampula. Ils sont traditionnellement impliqués dans le commerce et la finance, jouant un peu le rôle des Chinois en Asie ou des Libanais sur la côte Ouest africaine.

Les témoins de Jéhovah ont été bannis et expulsés en 1953, puis exilés à São Tomé. Au détour d'une rue, on a constaté qu'ils étaient de retour, une maison sur 2 étages fait office de permanence, volets clos le plus souvent.

L'Eglise universelle du Sacré-Coeur est également présente au Mozambique, affichant ostensiblement des messages tels que " il y a une solution à la souffrance " et " avec nous tous les maux de l'âme seront guéris ".

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