Guide du Honduras : Comment partir ?

Partir en voyage organisé
Voyagistes
Spécialistes

Vous trouverez ici les tour-opérateurs spécialisés sur votre destination. Ils produisent eux-mêmes leurs voyages et sont généralement de très bon conseil car ils connaissent la région sur le bout des doigts. À noter que leurs tarifs se révèlent souvent un peu plus élevés que ceux des généralistes.

A la rencontre des habitants

Songez, un jour de vacances en famille, à sortir en mer pour partir à la pêche avec des amis. Ces nouveaux amis sont des pêcheurs locaux, passionnés, et pour qui la notion de partage est primordiale. Une journée en pleine nature, hors des circuits touristiques ; et le soir, un bon repas traditionnel avec pain au coco et une soupe au crabe faite avec votre pêche de la journée. Cette expérience-là ne sera pas comparable avec un " tour de pêche " classique en hors-bord, et ne laissera pas les mêmes marques dans vos mémoires, ni le même impact pour l'économie locale et l'environnement naturel. Imaginez apprendre à monter à cheval avec un cow-boy, et si vous êtes en confiance, partez rassembler les vaches pour les ramener au bercail le soir. La nuit tombée, admirez les étoiles du balcon de la vieille hacienda où vous dormirez. Allez là où ils travaillent, rencontrez des orpailleurs et extrayez votre or avec eux. Découvrez les arômes d'épices, de cerise ou de chocolat qui se cachent dans une tasse de café, à la plantation d'une coopérative de café et avec l'aide d'un membre du jury de concours de dégustation local. Torréfiez vous-même un café chez l'habitant, ou chez un petit producteur. Faites une découverte du jardin ou une balade en forêt tropicale, accompagné d'une personne " savante " de la communauté qui vous fera partager ses connaissances de la nature. Mieux encore, quand arrive le soir, au lieu de se retirer dans son hôtel, continuez plutôt de partager la vie quotidienne d'une famille autour de la table, avec un dîner, pour bavarder puis dormir chez l'habitant. Le pays offre une série de logements à la ferme (haciendas), d'écolodges dans des familles ou en pueblo-hoteles (un groupe de femmes ou une coopérative administre des chambres dispersées dans un village). Il faut parfois savoir rompre la glace, et c'est aussi à vous de faire le premier pas dans certains cas, par exemple avec quelques membres timides de la famille... Sourires et bonne humeur sont de mise. L'offre de ce type de tourisme " rural/responsable/durable " est déjà conséquente au Nicaragua, bien que dispersée et souvent très peu " connectée " à Internet. C'est pourquoi certains tour-opérateurs réceptifs se sont lancés dans l'accompagnement de petites communautés et la création de sites Web qui viennent remédier ce manque de " connexion ". Consultez par exemple www.community-tourism.net.

Généralistes

Vous trouverez ici les tour-opérateurs dits " généralistes ". Ils produisent des offres et revendent le plus souvent des produits packagés par d'autres sur un large panel de destinations. S'ils délivrent des conseils moins pointus que les spécialistes, ils proposent des tarifs généralement plus attractifs.

Réceptifs

Le Nicaragua, le Honduras et le Salvador comptent des agences réceptives fiables et professionnelles, à même d'organiser l'intégralité ou une partie de votre séjour (accueil à l'aéroport, réservation des hébergements, guidage, transports...) ou de planifier et gérer visites guidées, activités et excursions sur place. Certaines d'entre elles, implantées depuis longtemps, sont francophones et très compétentes. Elles disposent des meilleurs contacts dans chacun de ces pays.

Nicaragua
Honduras
El Salvador
Sites comparateurs et enchères

Plusieurs sites permettent de comparer les offres de voyages (packages, vols secs, etc.) et d'avoir ainsi un panel des possibilités et donc des prix. Ils renvoient ensuite l'internaute directement sur le site où est proposée l'offre sélectionnée. Attention cependant aux frais de réservations ou de mise en relation qui peuvent être pratiqués, et aux conditions d'achat des billets.

Agences de voyage
Partir seul
En avion

Prix d'un vol aller-retour pour l'un des trois pays varie entre 700 et 900 € (en été, il faut compter plutôt 1 200 €). A noter que la variation de prix dépend de la compagnie empruntée mais, surtout, du délai de réservation. Pour obtenir des tarifs intéressants, il est indispensable de vous y prendre très en avance. Pensez à acheter vos billets six mois avant le départ !

Principales compagnies desservant la destination
Aéroports
Sites comparateurs

Certains sites vous aideront à trouver des billets d'avion au meilleur prix. Certains d'entre eux comparent les prix des compagnies régulières et low cost. Vous trouverez des vols secs (transport aérien vendu seul, sans autres prestations) au meilleur prix.

En bus
Location de voitures
Séjourner
Se loger
Hôtels

Nous avons essayé d'indiquer les tarifs les plus exacts au moment de notre passage en Amérique centrale. Toutefois, veuillez garder en tête que ceux-ci sont symboliques et demandent toujours à être confirmés. Entre le moment de notre enquête, de l'écriture du guide, de sa publication et de votre voyage, plusieurs mois peuvent passer ; les hôtels peuvent changer de gérant. En outre, songez que les prix suivent presque toujours le cours du dollar ; comme les monnaies locales se déprécient mois après mois, les tarifs annoncés en cordoba ou en lempira seront probablement plus élevés que ceux indiqués dans le guide, dans un an ou deux.

On en a pour tous les goûts en Amérique centrale : hospedajes sommaires où l'on dort avec les voisins et les éventuels cancrelats, petite chambre aux airs coloniaux (hauts plafonds) et aux murs délavés, belle pièce au goût certain, chambre luxueuse flanquée de toutes les commodités d'usage.

En général, il n'y a pas de tarifs " haute saison " (temporada alta) et de tarif " basse saison " (temporada baja) sauf pour les hôtels se trouvant en bord de mer. Dans ce cas, les mois de juillet et d'août (tourisme principalement européen et américain) correspondent au tarif " haute saison ".

Pour les pics (picos) : les fêtes de fin d'année (du 20 décembre au 8 janvier) et la Semaine sainte (les dates variant selon celles de Pâques). Les prix sont bien plus élevés partout. Pendant les pics des fêtes religieuses, les prix sont au maximum.

Nous avons classé les hôtels en 3 catégories :

" Bien et pas cher " correspond à un petit budget, soit des tarifs à moins de 30/40 US$.

" Charme ou confort " correspond à un budget moyen, désigne les hôtels dont les tarifs sont de 40 US$ à 80 US$, où l'on est sûr de trouver une ambiance, une très belle situation ou simplement des chambres disposant de tout le confort (salle de bains privée, eau chaude, climatisation ou ventilateurs, propreté aux normes occidentales).

Les hôtels " Luxe " (au-dessus de 80 US$) sont évidemment sans reproche, en ce qui concerne la situation, l'atmosphère et les services, bref la classe. Les hôtels des chaînes internationales présents dans les capitales (Managua, San Salvador et Tegucigalpa) et les grandes villes (San Miguel, San Pedro Sula) sont classés dans cette catégorie. Dans le guide, nous indiquons une échelle de prix, aussi bien pour les hôtels, les cabinas ou cabañas et les lodges, pour une chambre double, taxes et petit déjeuner compris (sauf précision contraire). Lorsque ce n'est pas le cas, il faut rajouter les taxes (15 % au Nicaragua, 16 % au Honduras et 18 % au Salvador). Les petites pensions n'exigent presque jamais ces taxes.

Prestations et conseils. Même dans des hôtels de haute catégorie, le service n'est pas toujours à la hauteur. L'Amérique centrale ne jouit pas d'une longue tradition touristique (c'est peu dire), et le personnel n'est pas encore au fait des exigences internationales. C'est tant mieux, dans certains cas (plus authentique, plus avenant, moins froid ou distant), c'est un peu triste dans d'autres (lenteur incommensurable, dilettantisme...). Depuis peu, les hôtels de luxe ont formé un personnel en général compétent et souriant.

L'air conditionné est un choix à prendre en considération, surtout sur la côte pacifique en saison sèche (chaleur terrible). Cependant, la qualité du climatiseur varie drôlement : certains petits hôtels sont équipés d'un appareil récent et silencieux, d'autres aux prix plus élevés ne vous laisseront pas dormir. Un ventilateur fait parfois l'affaire (surtout sur les hautes terres et même au bord de la mer aux Caraïbes), au plafond ou sur pied. Il n'est pas courant de proposer des moustiquaires (mosquitero) au Nicaragua, une nécessité pourtant en certains endroits de la côte (Pacifique ou Atlantique), mais le Honduras est mieux équipé. D'une manière générale, d'ailleurs, considérez que le Honduras est touristiquement plus développé (îles de la Baie, San Pedro Sula) que le Nicaragua.
Enfin, pensez que l'eau chaude est loin d'être la priorité de la plupart des établissements : la plupart n'en sont pas équipés dans la catégorie basse, et nombreux sont ceux qui n'en disposent pas dans la catégorie confort ou charme (à Granada, n'espérez pas de l'eau chaude même en payant 50 US$ la double... par contre, il peut y en avoir dans des hôtels bon marché). Pensez qu'en de nombreux endroits, l'eau chaude n'est pas une nécessité : il fait déjà bien chaud dehors.

N'oubliez jamais de passer par la case " salle de bains " avant de louer une chambre. Certaines sont authentiquement sales, d'autres ne fonctionnent plus... La plupart des établissements bon marché proposent des sanitaires communs : là aussi, leur propreté est très variable, tout comme la qualité du matelas.
Pour terminer, précisons que le voyageur solitaire paie rarement moitié prix ; on lui demande parfois de payer le même tarif que pour deux personnes, ou alors on lui concède une maigre réduction. Les voyageurs sac au dos disposent de l'option " dortoir ", mais celui-ci n'est pas toujours très confortable, c'est le moins que l'on puisse dire, ni silencieux ni propre.
Il existe une confusion invraisemblable (au regard des normes internationales) entre chambre simple, chambre double, etc. Pour nous, une simple est destinée à une personne, une double à deux personnes. Ici, non : la simple représente souvent un lit matrimonial, la double deux lits matrimoniaux (la triple est biscornue : parfois trois lits matrimoniaux, parfois deux lits matrimoniaux et un lit simple !). Bref, les prix indiqués dans le guide sont les plus exacts possible mais restent symboliques : il est hautement recommandé de vérifier ce que l'on vous propose et pour combien de personnes (certains hôtels affichent un prix par chambre, d'autres par personne).

Enfin, faites très attention aux douches électriques des petits établissements : il serait bien dommage de vous électrocuter !
Concernant la dénomination, elle est pour le moins confuse : un hôtel est tout et n'importe quoi (établissement luxueux ou chambre privée ou hostal) ; un hospedaje est souvent un petit lieu pas cher offrant des sanitaires communs et/ou privés (la catégorie favorite des routards) ; un motel est un lieu où l'on se rend avec son amant(e) pour des plaisirs plus alanguis (on paie en général à l'heure, mais il est possible d'y passer une nuit complète) ; un appart-hôtel propose des petits appartements tout équipés, solutions idéales pour les groupes d'amis ou si vous comptez résider un temps sur un site donné ; n'oublions pas aussi que de nombreux hôtels des îles de la Baie proposent des " packages " de quelques jours ou d'une semaine, tout compris (dont la plongée).

Auberges de jeunesse

On trouve très peu d'auberges de jeunesse (hostels) au Salvador. Elles commencent seulement à apparaître doucement dans certaines villes du Honduras (Copan, San Pedro Sula, La Ceiba, Tegucigalpa), mais il y en a en revanche déjà beaucoup dans toutes les villes touristiques du Nicaragua. Vous pouvez y trouver des lits en dortoir (entre 5 et 15 US$ par nuit et par personne), ainsi que des chambres privatives (entre 15 et 30 US$). Elles sont le rendez-vous des backpackers parcourant l'Amérique centrale. Véritables ambassadrices de ces destinations, elles sont souvent un très bon point de chute pour explorer les environs car de nombreuses informations touristiques y sont partagées.

Campings

On peut camper dans certains parcs nationaux et de manière sauvage (notamment dans les montagnes de l'ouest du Honduras, plus difficile au Nicaragua), en demandant toujours la permission et en tâchant au maximum de rétribuer justement l'aimable autorisation.

Tourisme rural – Agritourisme

Dans les coins les plus reculés qui ne disposent pas a priori de logement, n'hésitez pas à demander autour de vous, des familles ont toujours de la place pour vous caler un lit moyennant quelques dollars.

Se déplacer
Avion

Les principales grandes villes des trois pays comportent des aéroports internationaux : Managua au Nicaragua, San Salvador au Salvador, Tegucigalpa et San Pedro Sula au Honduras (ainsi que La Ceiba et l'île de Roatan, qui offrent des vols directs depuis le Canada et les États-Unis). Depuis l'Europe, vous transiterez très certainement par les États-Unis.

Au Nicaragua. C'est bien sûr le moyen le plus rapide pour gagner les coins perdus de la côte est, mais les tarifs sont plutôt élevés. Nous évoquons les différents trajets et les prix respectifs dans les chapitres correspondants du guide. Compter en moyenne 150-200 US$ le trajet aller-retour avec l'unique compagnie aérienne, La Costeña. Les départs s'effectuent presque tous de Managua, mais un vol est proposé entre Puerto Cabezas et Bluefields. Nous recommandons l'avion pour gagner Corn Island (mer très nerveuse), San Carlos (8 heures de bus un peu pénibles) et Puerto Cabezas (au moins 15 heures de bus douloureux, trois jours dans le pire des cas). A vous de voir... Ne soyez pas non plus trop chargé : pas plus de 15 kilos. L'excédent vous sera facturé à coup sûr ! La taxe d'aéroport s'élève à 40 US$ environ pour quitter le pays par un vol international.

Au Honduras. L'avion n'est pas essentiel pour sillonner le pays, mais si vous disposez de peu de temps, les vols intérieurs ne sont pas très chers. San Pedro Sula/Tegucigalpa ou Tegucigalpa/La Ceiba sont des routes populaires. En revanche, l'avion est un excellent moyen pour rejoindre les îles de la Baie (les vols depuis La Ceiba ne sont pas si chers) ou La Moskitia. Compter en moyenne 150 US$ l'aller-retour. Il y a parfois des offres spéciales entre Tegucigalpa et La Ceiba. Compter 40 US$ de taxes d'aéroport en quittant le pays par un vol international.

Au Salvador. L'aéroport de San Salvador est probablement le plus moderne d'Amérique centrale. A l'intérieur du pays, l'avion... est à oublier. Les distances sont petites. En attendant, cela n'empêche pas les puissants de la capitale de se rendre sur la plage en hélicoptère privé. Compter 35 US$ de taxes d'aéroport en quittant le pays par un vol international.

Bateau

Au Nicaragua. Le Nicaragua est un pays d'eau : aussi le bateau est-il le seul moyen de transport dans l'est du pays, sur les basses terres tropicales de la Caraïbe. On ne peut arriver à Bluefields qu'en bateau (ou en avion), on doit prendre un bateau pour gagner l'île d'Ometepe, ou connaître les superbes coins reculés de Puerto Cabezas, de l'archipel de Solentiname et du río San Juan. Ne vous attendez pas à voyager sur un bateau de croisière, il s'agit au mieux d'un ferry, ou plus ordinairement d'une embarcation plus ou moins branlante, plus ou moins défoncée, idéale pour se plonger dans la vie locale, beaucoup moins pour se sentir en sécurité.

Toutefois, dans les zones touristiques, des lanchas (barques en dur à moteur, parfois appelées pangas sur la côte caraïbe) sont proposées, pour des prix élevés. Les indigènes utilisent encore des cayucos, des canoës en bois. Pour ceux qui ne sont pas habitués à la mer (et même ceux-là !), le bateau de Bluefields à Corn Island restera un grand moment d'angoisse (sacs en plastique indispensables !).

Au Honduras. Le bateau est indispensable dans de nombreux parcs et réserves de la côte nord, pour gagner les mangroves et une végétation native. Cependant, il est peu probable que vous soyez amené à l'utiliser comme moyen de transport, sauf pour gagner les îles de la Baie depuis La Ceiba (compter 26 US$ par trajet), ou alors la Isla del Tigre depuis Coyolito (moins de dix minutes de traversée !). Bien sûr, le bateau devient essentiel dans la Mosquitia (tuk-tuks motorisés ou pipantes, canoës avec rames), et sera votre unique véhicule ou presque pour arpenter le labyrinthe minéral de cette région fantastique.

Au Salvador. Peu de perspectives, là encore, si ce n'est sur la côte pacifique pour gagner l'estuaire de Jiltepeque, la baie de Jiquilisco ou l'île de Meanguera dans le golfe de Fonseca. Excursions en barques à moteur pour observer la mangrove, ou préférer les kayaks, plus écologiques et plus sains... mais plus sportifs aussi. On peut aussi descendre des rivières en rafting.

Le seul transport public en ferry opère sur le lac artificiel de Suchitlán, près de Suchitoto, pour gagner la rive nord. Une très bonne opportunité pour les voyageurs de continuer ensuite vers les belles montagnes septentrionales et le Honduras.

Bus

Au Nicaragua. Les bus urbains ne sont pas chers du tout, mais bien peu de voyageurs les utilisent. A Managua, toutefois, ils peuvent être utiles (ils sont en fait presque inexistants ailleurs). Payez en grimpant et ayez toujours le montant exact à disposition : exhiber votre portefeuille en peau de crocodile, rempli de billets verts n'est pas très judicieux.

Les bus qui sillonnent le pays sont des moyens économiques et populaires de connaître le Nicaragua. Les routards les utilisent abondamment, et il n'est pas rare de se retrouver plusieurs étrangers à bord. Les prix sont très bas (2 US$ en moyenne le trajet), mais la qualité du service est minimale : vous voyagez souvent avec des poules, des sacs de jute remplis de café ou de riz et des haut-parleurs grésillant. La plupart des bus peuvent être arrêtés au bord de la route, à n'importe quel endroit, en agitant la main ; les directos ou expresos sont cependant directs et ne s'arrêteront pas (les directos effectuent parfois deux ou trois arrêts en route sur de longues distances). Il n'est pas obligé de passer par Managua pour visiter le pays, même si certaines portions demandent une certaine souplesse au niveau des horaires (attente aux croisements des routes).

Au Honduras. Les bus urbains peuvent être utilisés à Tegucigalpa, à San Pedro Sula ou à La Ceiba (on vous recommande cependant le taxi pour plus de sécurité). Ailleurs, ils ne sont pas vraiment utiles. En ce qui concerne les bus interurbains, même topo qu'au Nicaragua. Il s'agit d'un moyen privilégié et presque obligatoire pour connaître le pays et gagner des régions retirées. D'une manière générale, les " chicken-bus " (les " bus poulets ", on les appelle ainsi parce qu'ils transportent, entre autres choses, la volaille des paysans) sont en meilleur état qu'au Nicaragua. Les routes ne sont pas mauvaises non plus (elles deviennent cependant médiocres à Olancho et dans la partie nord de la région centrale), même celles qui ne sont pas goudronnées. Les trajets ne sont pas chers. Cependant, il est très compliqué de connaître les horaires précis des départs, aussi les informations contenues dans ce guide sont-elles à prendre avec des pincettes (il vous faut impérativement vous renseigner sur place). En effet, bien peu de villes disposent d'un terminal intégré (La Ceiba et Juticalpa sont des exceptions, et chaque compagnie part d'un terminal propre ; heureusement, la plupart du temps ces différents terminaux ne sont pas si éloignés les uns des autres. Attention : certains bus partent à l'heure, d'autres non, certains partent pleins (à l'heure ou pas), d'autres non (idem).

Parfois, on vous sollicitera (en tant qu'étranger) pour que vous achetiez votre billet immédiatement, comme si le bus partait dans la foulée : c'est bien rarement le cas, mais ça arrive. On paie au guichet ou alors dans le bus (le chauffeur est toujours accompagné d'un ayudante - qui n'est pas un adjudant mais un personnel de bord, en général un jeune homme). Autre chose : les bus " directs " n'ont parfois de " direct " que le nom. Tout dépend de l'humeur du conducteur ! Enfin, il arrive parfois qu'on vous demande votre ticket lorsque vous descendez, pour des raisons que nous n'avons pas réussi à démêler : gardez-le sur vous au cas où. Il est possible d'attraper un bus local à peu près n'importe où, en agitant la main.
Si ces considérations vous effraient (elles semblent insurmontables sur papier, mais une fois sur place on se fait très vite à ce système vaporeux), il existe maintenant des bus " luxueux " (enfin, d'un confort standard dans de nombreux pays occidentaux ou même au Chili et en Argentine), comme Viana, Hedman Alas, King Quality... Ceux-ci disposent de leur propre terminal, beaucoup mieux organisé, et la sécurité y est bien respectée (un peu trop parfois, on se croirait dans un aéroport aux Etats-Unis). Les billets sont évidemment beaucoup plus chers, mais les bus sont aussi beaucoup plus rapides ! Les services sont en général de qualité avec proposition de snacks, vidéo ou musique et pour certains Wifi gratuit.
En outre, il faut savoir que les étrangers paient plus que les locaux. Il existe un système dit de " double tarification " pour le logement (les Honduriens paient moins) ainsi que pour les parcs nationaux.

Au Salvador. Les bus ne sont pas chers mais bondés, et il n'est pas du tout facile de ranger ses sacs. Cependant, c'est une alternative aux locations de voiture, peu accessibles aux plus démunis. Depuis San Salvador, on peut gagner toutes les villes de moyenne importance du pays, d'où il est facile de prendre une connexion pour de petits villages (par exemple : gagner Sonsonate ou Ahuachapán, et de là sillonner la route des fleurs...). À privilégier : les minibus privés qui vont bien plus vite que les bus publics trop bondés (car pas chers). Ils sont plus sûrs pour des trajets interurbains et possèdent l'air conditionné. Vous verrez souvent sur la route des pick-ups chargés de Salvadoriens à l'arrière. Le transport est sommaire puisque le but est de charger le véhicule avec le maximum de personnes. On vous déconseille d'emprunter ce type de transport que les locaux prennent surtout pour se rendre au travail ou rentrer dans leur village. D'ailleurs, on ne sait pas vraiment où les attraper et où ils vous emmènent.

Voiture

Votre permis de conduire national suffit pour un court séjour touristique inférieur à un mois. Cependant, nous vous conseillons de faire la demande du permis international avant votre départ. Il est gratuit et vous permettra de le présenter aux autorités en Amérique centrale ; vous évitez ainsi le risque de perdre votre permis national ou de vous le faire voler. De nombreux voyageurs sont effrayés à l'idée de devoir conduire en Amérique centrale : nids-de-poule, routes non éclairés, passants sur le bas-côté ou traversant la route à tout moment, ainsi que les animaux et autres véhicules. Comme partout de Tijuana à Ushuaia, on vous proposera de garder votre véhicule stationné : cette alternative est préférable, les personnes qui s'en occupent connaissant les mauvais garçons de la rue. Pour quelques sous, votre voiture sera (a priori) en sécurité. Si vous refusez... on pourrait bien songer à se venger ! En respectant certaines règles (celles qui n'existent pas, justement), tout devrait donc bien se passer.

Au Nicaragua. Tout d'abord, sachez que les routes sont très bonnes. Elles ont été refaites, goudronnées et sont les meilleures en comparaison avec le Honduras et le Salvador. Vous trouverez rarement des nids-de-poule. La signalisation verticale et horizontale est présente du nord au sud du pays.

Entre Managua, Masaya et Granada, la route est devenue une autoroute à quatre voies : autant dire que le trafic s'est fluidifié. Il faut en général 30 minutes pour rejoindre Granada à Managua.

Règles de conduite et conseils " du terrain ". La priorité est une question qui reste en suspens, a priori en venant par la droite vous pouvez passer mais rien n'est sûr : mieux vaut y aller tranquillement. Les plus gros et les premiers sont en général nantis d'une sorte de priorité morale, typique en Amérique latine. Si vous demandez votre chemin, n'oubliez pas qu'un Latin préférera toujours vous répondre quelque chose, même la pire des âneries, plutôt que de dire " non ". Ne vous offusquez pas, c'est ainsi. Redemandez un peu plus loin votre chemin, même plusieurs fois pour être sûr.

Autre chose, bien peu de rues disposent de nom au Nicaragua, ce qui rend l'orientation un peu délicate...
Pour conduire dans la capitale, mieux vaut avoir quelques mois d'expérience à son actif, on risque de se perdre et d'atterrir dans des endroits peu propices à la tenue d'un pique-nique dominical. Le sens des rues est en général indiqué par un panneau ou une flèche peinte sur un édifice : les malvoyants doivent penser à porter leurs lunettes en permanence !
Le soir, à Managua, après 23h, on ne s'arrête au feu rouge que si quelqu'un arrive depuis une rue perpendiculaire ; sinon, on passe (c'est d'ailleurs préférable, des voleurs de voiture pouvant profiter d'un arrêt pour vous dérober le beau pick-up que vous avez loué).

Contrôles. Quant à la police de la route, elle est présente et l'on n'hésitera pas à vous arrêter pour demander vos papiers. Soyez courtois, ayez l'air de connaître le pays depuis un bon moment (un peu d'espagnol est bien efficace !). Sachez que les policiers gagnent une misère par mois, et même si la loi interdit toute corruption, un certain nombre d'entre eux n'hésiteront pas à inventer des infractions, vous confisquer votre permis de conduire dans le cas où vous vous opposeriez à payer une amende non justifiée, prétendre garder votre permis jusqu'à votre sortie du territoire et vous proposer un échange de circonstance. Ce phénomène est plus répandu au Nicaragua et au Honduras qu'au Salvador : la police nicaraguayenne est plutôt honnête et intègre. Mais une femme seule au volant à 100 % de malchance de se faire arrêter souvent. Pour y parer, n'hésitez pas à être en contact avec un tour-opérateur que vous pourriez contacter pour vous sortir de ce mauvais pas et qui pourrait parler à l'agent malhonnête. Cela vous servira d'autant plus si vous ne parlez pas un espagnol courant. Si vous n'avez pas commis d'infractions, exigez un reçu (cela refroidit souvent votre interlocuteur), recibo en espagnol ; si vous êtes en faute, essayez de sentir d'où vient le vent, mais ne proposez jamais un arrangement à l'amiable avant qu'on ne vous en offre la possibilité : même si cette pratique est condamnable, cette attitude est parfois préférable à de longues heures d'attente et de paperasses. Un " pourboire " ne peut en aucun cas être inférieur à 5 US$ (en moyenne 10 US$), et peut s'avérer beaucoup plus élevé en cas de faute majeure.

Personnellement, nous déplorons ce genre de comportement, mais notre connaissance approfondie de l'Amérique latine nous a rendus plus circonspects devant les belles leçons de morale lancées à l'emporte-pièce.
Pour louer une voiture, il faut en général être âgé de 21 ans (parfois de 23 ans). Une assurance tout risque complémentaire est hautement recommandée : l'addition peut s'avérer salée en cas de collision si vous n'en disposez pas.

Au Honduras. D'une manière générale, nous vous conseillons de lire ce que nous avons écrit sur le Nicaragua : c'est finalement blanc bonnet et bonnet blanc... même si le Honduras dispose d'un réseau routier plus étendu en raison de sa géographie.

Les routes sont en bien meilleur état qu'il y a dix ans à peine. Le pays dispose aujourd'hui de près de 2 800 km de routes goudronnées, de 9 300 km de pistes carrossables en toutes saisons, et de 1 600 km de chemins passables seulement en saison sèche. Les dégâts causés par l'ouragan Mitch ont été réparés.
Vous n'aurez aucun problème entre Tegucigalpa et San Pedro Sula, entre San Pedro et Trujillo (via Tela et La Ceiba), entre San Pedro et Copán Ruinas, entre Copán Ruinas et Gracias, entre Tegucigalpa et Choluteca et la frontière avec le Nicaragua. Afin de ne pas revenir sur ses pas si vous louez un véhicule, on peut emprunter la piste entre Trujillo et Juticalpa (via San Esteban). Les paysages traversés sont enchanteurs. Cependant, quand une piste est en piètre état : en 4x4, pas de problème, mais si vous disposez d'une berline, assurez-vous qu'elle soit assez haute, ou alors conduisez avec une prudence de renard.
Dans tous les cas, il faut savoir que le trafic est dispersé et les commodités presque nulles. Mais la beauté de la nature et la sensation de réaliser une boucle valent bien quelques désagréments. Nous avons aussi réalisé ce parcours en auto-stop (deux fois !) : les locaux vous diront éventuellement que c'est impossible, mais nous l'avons bel et bien fait. Attente plutôt longue, mais on peut loger en route en cas de malchance (mieux vaut ne pas être pressé). Les gens sont accueillants, un peu surpris de voir un étranger, mais pas tant que cela en fait, de nombreux étrangers travaillant comme " Peace Corps " ou dans des ONG.

Au Salvador. Etant donné la taille du pays, louer une voiture est un bon choix. En une semaine, vous pouvez visiter les principaux sites touristiques. Et réserver une deuxième semaine dans un coin donné, plage ou montagne. Les routes sont en bon état, même celles qui ne sont pas goudronnées.

Les directions ne sont pas très bien indiquées, aussi faut-il demander souvent son chemin.
Une autoroute (gratuite) relie San Salvador à Santa Ana. Une nouvelle autoroute (la Pana) permet de rejoindre le nord du pays très rapidement de Suchitoto à Metapán. Elle est actuellement très peu empruntée, le risque étant de se retrouver seul sans aide en cas de crevaison ou de panne sèche. Elle vaut le coup d'être prise pour les paysages et le sentiment d'évasion qu'elle vous procurera. Le bitume est intact. Alors foncez... enfin, pas trop vite ! Le respect des limitations de vitesse est à rappeler. S'il y a peu de contrôles routiers, une prudence de renard est requise au volant, le bétail, les nids-de-poule ou des conducteurs affairés pouvant interrompre votre paisible excursion à tout moment. La route sinueuse vers La Libertad est encombrée de camions et le week-end mieux vaut l'éviter (embouteillages comme sur le périphérique à Paris). Sinon, les routes secondaires sont délicieusement bucoliques, bordées de belles fleurs éclatantes. Ne conduisez jamais la nuit, sous aucun prétexte : les attaques armées existent bel et bien, certes moins qu'au Guatemala, mais ce n'est pas un exemple très reluisant ! En journée, aucune crainte à ce niveau. On se sentira peut-être mal à l'aise dans des régions reculées : c'est là pourtant que vous êtes a priori le plus en sécurité. Dans une ville, verrouillez toujours votre porte.

Un permis de conduire national suffit pour louer un véhicule. Vous devez avoir au moins 21 ans, parfois 23.

Traversée des frontières. CA4 (Centro América 4) est un accord de libre-échange et de libre circulation des ressortissants de pays d'Amérique centrale : Guatemala, Salvador, Honduras, Nicaragua.

Grâce à cet accord, il est possible de franchir les frontières entre ces quatre pays avec une voiture de location. 
Il vous faudra passer par un tour-opérateur local qui vous facturera le prix de la location de la voiture, l'assurance, l'option de traversée des frontières (au moins une cinquantaine de dollars) et ses services de réservation. Cela peut valoir le coup si vous souhaitez connaître cette région et faire un séjour dans chacun de ces quatre pays. Seulement la durée du visa ne se cumule pas et reste limitée à 90 jours dans la zone CA4.

Taxi

Au Nicaragua. Il s'agit d'un moyen rapide pour traverser une ville. Les véhicules " officiels " (plaques rouges) sont préférables, car un taxi peut vous emmener n'importe où si votre chauffeur n'est pas du genre humaniste. Beaucoup de guides touristiques anglo-saxons considèrent que les bus urbains sont moins sûrs, mais une chose est claire : un bus urbain ne déviera jamais de sa route et le seul risque réel est le pickpocket. Toutefois, les chauffeurs de taxi sont souvent très aimables, connaissent parfaitement leur ville et peuvent vous dénicher des petits coins méconnus. Il faut toujours négocier le prix de la course avant de monter ; en général, les étrangers sont davantage sollicités, mais si vous parlez bien l'espagnol, vous n'aurez aucun mal à payer le prix normal. Il existe aussi une multitude de taxis collectifs, qui prennent des passagers en chemin sur une route définie. Si vous n'avez pas l'habitude de l'Amérique latine, préférez les taxis privés ; sinon, c'est un moyen économique et efficace de rallier deux points. Demandez éventuellement à votre hôtel ce qu'il en est.

Au Honduras. Comme au Nicaragua, le taxi est un excellent moyen de locomotion dans les villes ou dans les proches alentours. Peu chers, ils sillonnent la moindre rue et en général les chauffeurs connaissent bien leur affaire. Il faut s'accorder sur le prix avant de monter à bord (le mieux est de le connaître avant, en demandant à l'hôtel ou aux locaux).

Parfois, le taxi est obligatoire, comme pour gagner l'embarcadère de La Ceiba d'où partent les bateaux pour les îles de la Baie.
Les taxis collectifs (la majorité en fait des véhicules) s'arrêtent pour prendre des passagers ; aussi ne soyez pas surpris si vous pensiez être à bord d'un taxi privé ! Les collectifs ne sont pas forcément moins chers si vous êtes seul, mais un taxi privé est de loin préférable si vous êtes plusieurs. Toutefois, en matière de sécurité, les taxis collectifs peuvent dévier de leur route et vous emmener n'importe où pour vous dévaliser, le risque étant de tomber sur de mauvais compagnons de route. (Ne paniquez pas, il ne s'agit que d'une hypothèse peu réaliste... même s'il faut s'attendre toujours au pire, comme dirait l'autre.) On vous recommande donc de privilégier au Honduras des taxis privés commandés auprès de votre hôtel lors de vos séjours à Tegucigalpa ou San Pedro Sula.

Au Salvador. Même topo, il s'agit d'un moyen idéal pour parcourir une ville, les bus urbains n'existant presque pas (mais ils existent !). Les taxis sont plus chers qu'au Honduras ou au Nicaragua (en général 5-6 US$ la course), mais restent accessibles aux Occidentaux habitués à des tarifs faramineux dans leur pays. D'une manière générale, le taxi est spécialement recommandé la nuit (ne tentez pas le diable), pour gagner le terminal de bus ou en venir.

Les bus urbains qui sillonnent San Salvador sont bon marché et plutôt sûrs en journée.

Deux-roues

Au Nicaragua, la pratique du vélo n'est pas du tout répandue. A Granada, toutefois, il est possible d'en louer pour se balader le long du lac ou dans la ville. A León, de nouvelles perspectives pourraient en faire un bon moyen de locomotion.
Au Honduras, en revanche, on peut se livrer beaucoup plus facilement à ce sport (qui parfois n'est plus seulement un loisir !). Les cyclistes apprécient en général le Honduras, car le trafic est peu intense en dehors des grands axes, et certaines routes disposent d'un à-côté où l'on peut pédaler sans risque de se faire écrabouiller. N'oubliez pas cependant que le pays est assez montagneux, et que si les ateliers de réparation ne manquent pas, il n'est pas sûr que vous trouviez votre pièce d'échange aussi facilement !
Au Salvador, Suchitoto peut constituer une bonne base (mais nous n'avons pas connaissance de loueurs), comme Juayúa sur la route des fleurs. Les montagnes autour de Perquín se prêtent particulièrement à la pratique du VTT. Les cyclistes apprécieront les petites routes de campagne, peu fréquentées en général et au caractère rural authentique.

Auto-stop

Il est très pratiqué en Amérique centrale sur tous les types de route et avec tous les types de véhicule dans la campagne profonde. Les enfants en revenant de l'école, le grand-père qui a juste envie de faire un petit tour, la jeune femme qui doit passer un coup de fil au magasin plus loin... Tous font du stop pour gagner du temps (les transports sont peu nombreux) et discuter un peu. Mais cela ne reste valable que dans les campagnes. Il est très difficile de parvenir à arrêter une voiture sur les grands axes. D'autre part, et malgré tout, nous ne pouvons recommander ce mode de transport qui vous laisse à merci de toutes sortes d'imprévus. Les jeunes femmes seules ne devraient pas faire du stop.

Adresses Futées du Honduras

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