Guide de Lettonie : Mode de vie

Vie sociale

Comparés aux Latins et aux Slaves expansifs et agités, les Lettons apparaissent plutôt calmes, discrets et réservés. Les conditions difficiles et l'univers contraignant dans lesquels ils ont évolué semblent avoir amplifié ces traits de caractère. A ceux qui ignorent la Lettonie, les habitants pourront paraître froids de premier abord comme les Scandinaves. Mais une fois le contact noué et la glace rompue, les Lettons, se montrent très ouverts, curieux de tout, aimables et prêts à rendre service. Au fil des conversations et des rencontres, vous vous ferez toujours de nouveaux amis qui vous en présenteront d'autres.

Plus citadine et internationale que ses voisines Tallinn et Vilnius, Rīga (ville la plus grande et la plus industrialisée) est un port de longue date destiné au commerce extérieur (depuis l'époque de la Hanse), ce qui a favorisé son ouverture sur le monde. Les Lettons n'en gardent pas moins un caractère très imprégné de culture scandinave. Ainsi, ils pourront paraître très froids et distants alors même qu'ils vivent le moment le plus exaltant de leur vie. On retrouvera pourtant les mêmes, dansant avec une fantaisie et une énergie folles, sur la piste de danse du club du coin, sans se soucier de la convenance et du rythme de la mélodie. Reflets de leur position géographique, les Lettons oscillent étonnamment entre le feu et la glace, entre l'émotivité lituanienne et la fierté estonienne. Un jour, ils partiront sans vous saluer, et le lendemain ils vous accueilleront avec l'effusion que l'on réserve à son meilleur ami. Pour mieux comprendre ces paradoxes, il faut garder l'histoire du pays à l'esprit. La toute fraîche indépendance a provoqué le renouveau de l'identité nationale, si longtemps opprimée, et donne aux Lettons la fierté d'un peuple jeune qui a rejoint la cour des grands. Avec l'économie qui s'améliore et l'entrée dans l'Union européenne, les Lettons deviennent plus confiants. Mais cette nouvelle confiance ne s'accompagne pas d'une arrogance aussi manifeste qu'en Estonie. Le Letton est un peu plus facile à vivre et le sourire lui vient plus spontanément et naturellement qu'à son voisin. Dans son livre, La Révolution balte, Anatol Lieven décrit les Lettons comme suit : " La Lettonie est une nation indéterminée, chevauchant de manière instable entre ses deux voisins plus décisifs... Les Lettons se considèrent comme des rêveurs avec un bon sens pratique... Ils sont considérés par les autres Baltes comme ayant la capacité rare de croire deux choses contradictoires en même temps... "

La nature omniprésente

Les Lettons, par leurs origines, sont un peuple proche de la terre, un peuple paysan. Le rapport quasi affectif qu'ils entretiennent avec la nature n'est pas étonnant. Les Lettons, qui ont été les derniers peuples païens à être christianisés en Europe, ont gardé de leur lointain passé des coutumes et des traditions païennes. Ceci s'explique également par une faible urbanisation du pays. En parlant des traditions plus actuelles, les fleurs, par exemple, accompagnent toutes les relations humaines (et l'on trouve des vendeurs de fleurs un peu partout car on s'en offre souvent). Pour les citadins, tous les prétextes sont bons pour aller en forêt ramasser des champignons ou des fraises, faire une partie de pêche ou se promener.

Le folklore

Le folklore est l'affirmation de l'identité nationale du peuple letton, assailli durant des siècles par des nations étrangères. Il a été sauvegardé et transmis oralement d'une génération à l'autre et retranscrit uniquement au XIXe siècle par l'auteur K. Barons qui a parcouru le pays afin de noter ce riche patrimoine du peuple letton. Aujourd'hui, les Lettons y attachent une importance particulière due à leur passé de peuple dominé. Ni un Russe, ni un Français n'auront un costume traditionnel à la maison. Des chansons populaires ne sont plus transmises de père en fils et on ne les apprend plus à l'école. En Lettonie, le folklore fait partie du programme scolaire obligatoire, tous les Lettons participent à une chorale, à un collectif des danses traditionnelles, et de nombreuses fêtes sont célébrées en costume national. La question de la " nation " est un sujet sensible en Lettonie et il est abordé de manière différente de celle en France.

Mœurs et faits de société
Jeunesse lettone

Aija et Andris vivent à Rīga où ils se sont installés l'un et l'autre lorsqu'ils sont entrés à l'université. Originaires de la même région, ils se sont rencontrés dès leur première année de faculté dans l'autocar qui les ramenait tous les vendredis soir à Cēsis. Trois ans plus tard, ils ne rentrent plus que rarement chez leurs parents, sauf à Pâques, en juin pour la Līgo, en octobre pour le ramassage des pommes de terre et à Noël. Andris, comme de nombreux étudiants masculins, s'est orienté vers une filière " affaires " qu'il a quittée rapidement pour s'associer à un ami du même âge dans la création de sa troisième société qui importe de la plomberie italienne à bas prix. Ils ont, l'un et l'autre, passé deux saisons à travailler comme serveurs en Allemagne pour rassembler le capital nécessaire et, s'ils ne confondent pas trop le tiroir-caisse avec leur portefeuille et ne boivent pas le capital, ils espèrent pouvoir créer une société plus importante ; peut-être dans l'informatique. Aija a résisté (et résiste encore) à la pression de sa mère et de sa grand-mère qui lui rappellent qu'elle ne sera pleinement " femme " que lorsqu'elle sera mère. Elle place son ascension sociale en priorité, et ce n'est pas en travaillant à plein-temps dans un magasin de prêt-à-porter à la mode et en passant toutes ses soirées et ses samedis matin sur les bancs de l'université à préparer son master en droit international qu'elle peut envisager d'étendre la famille. Il est déjà assez difficile de trouver du temps libre pour aller chanter à la chorale ou danser sur de la techno le samedi soir ! Et que deviendraient les vacances à faire du snowboard à Sigulda ou en Slovaquie, à descendre la Gauja en canoë ou à se dorer sur les plages croates ? Andris dispose de plus de temps libre qu'Aija et il passe ses soirées à " dragouiller " (avec plus ou moins de succès, mais les demoiselles coopératives ne manquent pas) dans les cafés de Rīga tout en avalant quelques litres de bière et en fumant à la chaîne avec les copains ; après tout, il se dit qu'il n'est pas marié et qu'il rapporte une bonne partie de sa paie à la maison ! Aija, de son côté, aimerait bien que les hommes lettons soient moins infantiles, mais elle ne peut se résoudre au choix qu'ont fait nombre de ses amies : trouver un ami, voire un mari étranger. Ni Aija, ni Andris ne parlent russe, juste un peu avec quelques copains d'origine russe qui ont du mal avec le letton et pour comprendre le voice over (un ou deux acteurs assurent un doublage atone de toute la bande originale) des séries américaines à la télévision. En revanche, ils parlent couramment l'anglais et, pour Aija, le français et un peu l'italien, alors qu'Andris a de bons rudiments d'allemand. L'un comme l'autre n'ont qu'un projet d'avenir en tête : émigrer ! Quand on leur demande où, la réponse englobe toute l'Europe occidentale et les Etats-Unis. Et pourquoi ? Pour gagner plus d'argent, bien sûr, mais aussi pour bénéficier de tous les avantages des pays occidentaux.

Parents

Inese et Gunars, les parents d'Aija, vivent à la campagne, dans les collines entre Cēsis et Valmiera. La " révolution chantante " a bouleversé leur vie : Inese était ingénieur agronome, directrice adjointe d'un kolkhoze. De tous les avantages liés à sa fonction, elle n'a gardé qu'une Lada Niva qui tombe en panne chaque hiver et l'appartement qu'elle occupait dans " l'agroville " du kolkhoze (ensemble type HLM construit en pleine campagne et disposant de sa propre centrale de chauffage et de sa station de pompage d'eau). Elle n'a aucun revenu officiel : trop jeune pour toucher sa maigre retraite (60 E par mois), versée par la Russie aux anciens fonctionnaires, elle est aussi trop âgée pour se reconvertir. Comme toute Lettone de la campagne, elle est excellente couturière, maîtrise la vannerie et le tressage, et connaît sur le bout des doigts la forêt avoisinante. Alors, été comme hiver, elle vend ses paniers et les champignons ou les baies qu'elle ramasse. Elle échange avec quelques voisins des travaux de couture contre un poulet ou des oeufs. C'est elle qui cultive le jardin familial. Elle peut ainsi envoyer l'argent qu'elle économise à Aija et lui donner à chacun de ses rares passages assez de conserves et de légumes pour faire manger toute une famille. Gunars était vétérinaire ; il vit dans la nostalgie de cette époque où tout était simple : donner les bonnes réponses permettait d'être un bon pionnier, puis un bon soldat et enfin un bon membre du Parti. Aujourd'hui, il assure l'entretien et la garde d'une propriété sur la côte appartenant à de riches Russes. Cela lui permet d'être à la maison les week-ends et l'été. Cela lui donne surtout l'occasion de passer de longues heures à se demander pourquoi, comme son cousin Imants, il n'a pas usé de ses anciennes relations du Parti pour faire fortune dans la banque ou l'immobilier. Il se console en se disant qu'ainsi, au moins, il n'a pas de relations avec la mafia russe. C'est Inese qui gère les comptes de la maison. C'est elle aussi qui s'assure du maintien des traditions : les jours " au drapeau " (jours légaux où chaque maison doit porter le drapeau national), les plats traditionnels liés à certaines dates, les tresses de feuilles ou de fleurs. Et, lorsqu'elle s'en va cueillir baies ou champignons, elle laisse toujours un petit cadeau, quelques fruits secs, un morceau de " pain d'ours " (Lacu Maize : pain noir traditionnel aux fruits secs) dans le même creux du même vieux chêne plus que bicentenaire : une offrande à la " mère des buissons " dans le respect de la vieille religion traditionnelle qu'aucun envahisseur n'a pu éradiquer.

Place de la femme

L'homme occidental assimile trop souvent la femme lettone à une espèce de poupée mannequin au corps parfait et aux moeurs légères. Certes, la proportion de très belles femmes y est supérieure à bien des pays (et les agences internationales de mannequins l'ont bien compris, ayant chacune un bureau dans la capitale), pour autant la femme lettone est souvent le véritable " homme fort " de la nation, de la famille ou du couple. La tradition est matriarcale et la femme dispose d'un degré de liberté et de choix bien supérieur à celui de la tradition latine. Milda, la jeune fille représentée au sommet du monument de la Liberté à Rīga, est l'équivalent de notre Marianne nationale. Les femmes si élégantes et joliment mises que vous rencontrerez en discothèque le samedi soir, seront peut-être le lundi matin chauffeur de bus, peintre en bâtiment, chef d'entreprise, mafieuse ou politicienne (pour citer quelques " professions " où les femmes réussissent souvent dans la région). Il faut dire que le deuxième président de la Lettonie indépendante est une femme, élue en 1991 et réélue à la majorité absolue en 2003. Sur toutes les photos officielles réunissant des présidents entre 1999 et 2008, la seule femme est bien V.Vīķe-Freiberga, l'ancienne présidente de Lettonie, aujourd'hui devenue une personnalité connue en Europe. Sandra Kalniete est une autre femme lettone connue, ancienne ambassadrice de Lettonie en France et auteur du livre Avec les escarpins dans la neige de Sibérie (traduit en français). Autant dire que la Lettonie suit le modèle scandinave.

Religion

La Lettonie, de forte tradition païenne et idolâtrant les forces de la nature, a été l'un des derniers peuples d'Europe à être christianisés de force, dès le XIIIe siècle, par les chevaliers Porte-Glaive (Teutoniques). La Réforme luthérienne, à partir du XVIe siècle, a influencé les Lettons. Enfin, l'appartenance à l'Empire tsariste y a apporté la religion orthodoxe. Aujourd'hui, le protestantisme luthérien est la religion la plus importante. Les catholiques sont concentrés à l'est du pays, en Latgale (influence polonaise). L'Eglise orthodoxe trouve ses fidèles dans l'importante communauté russophone. La Lettonie compte également six communautés juives. Malgré l'importante diversité des religions représentées, il convient de souligner une grande tolérance religieuse, dont témoigne le partage fréquent des lieux de culte entre les différentes confessions.

Le renouveau religieux de l'indépendance

Le régime soviétique avait condamné la Lettonie à l'athéisme forcé et tout ce qui avait rapport à la religion était banni de la société : les prêtres étaient déportés ou persécutés, les biens de l'Eglise nationalisés, les lieux de culte fermés et transformés en musées ou en planétariums... Dès la fin de l'URSS, les Lettons ont pu reprendre au grand jour leurs pratiques religieuses, un fait important dans ce mouvement d'indépendance. Les églises, rouvertes, ont été peu à peu restaurées, l'enseignement religieux s'est propagé de nouveau, la presse s'est diversifiée, des associations se sont formées, et des prêtres, voire des évangélisateurs sont apparus à la télévision. L'indépendance s'est enfin accompagnée du développement de nouvelles congrégations jusqu'alors interdites (baptistes évangélistes, Eglise adventiste du Septième Jour, pentecôtistes) et de l'arrivée des sectes (Krishna, Moon, témoins de Jéhovah).

Le paganisme

Malgré une évangélisation forcée à partir du Moyen Age et malgré l'occupation soviétique, la Lettonie a conservé une grande part des traditions indo-européennes de ses ancêtres. La religion dite " ancienne " (Dievturiba) ressemble fortement à celle des Celtes. Il en va de même des traditions quotidiennes. Le point fort de ces cérémonies est le solstice d'été (Līgo, durant le week-end le plus proche du 24 juin). Les vivre sur l'un des anciens lieux saints (Drusti) en Lettonie vaut largement un séjour de quelques jours. L'être mythique principal du paganisme letton, notamment chanté dans les chansons folkloriques, est Dievs (Dieu), dans lequel sont combinées des notions préchrétiennes et chrétiennes. Dievs reste avec les hommes tout au long de leur vie, mais la déesse Laima est celle qui décide principalement du destin d'un homme. Les déesses Laima et Māra sont les principales protectrices des filles orphelines, des jeunes mariées, des femmes enceintes et des femmes en général. Dans les chansons folkloriques, la nature est personnifiée par plusieurs personnages maternels, dont les principaux sont : Vēja māte (la Mère des vents), Meža māte (la Mère Forêt) et Jūras māte (la Mère des flots). Le royaume des morts est régi par Zemes māte (la Mère Terre) ou Veļu māte (la Mère des âmes).

Le solstice d'été

Le solstice d'été marque une division à la fois dans la nature et dans le travail du fermier. Dans la nature, c'est la journée la plus longue et la nuit la plus courte ; et lorsqu'en Lettonie, le court été a atteint le sommet de sa floraison. Pour le fermier, le labourage, l'ensemencement et le sarclage sont accomplis avant le solstice d'été, mais après celui-ci commence la période de moisson, qui débute avec le fauchage du foin. Toutes les herbes et fleurs cueillies au solstice d'été (Jāņi) sont appelées " herbes Jāņi ", et le jour précédent le solstice d'été est souvent appelé " Jour des Herbes ". Pendant cette période, les herbes et les racines cueillies sont perçues comme ayant un pouvoir de guérison spécial, utile pour le traitement des personnes et du bétail. Les herbes du solstice d'été sont tressées en guirlandes et ajoutées dans les bouquets. Les femmes et les filles fabriquent des guirlandes qui seront portées par tous les célébrants. La tradition veut que les femmes portent des guirlandes de fleurs, tandis que les hommes portent, eux, des guirlandes fabriquées avec des feuilles ou des brindilles de chêne. Les chambres, les étables, les corrals, les puits, les moulins et autres endroits importants de la vie du fermier, sont décorés avec des herbes du solstice d'été. Le bétail et les clôtures sont ornés de guirlandes. Des branches de bouleau, de chêne et de sorbier sont utilisées pour la décoration des portes et des chambres.
La fougère. La mythique fougère à fleurs est l'une des plus importantes herbes du solstice d'été en Lettonie. Selon la légende, celle-ci ouvre sa fleur dorée magique seulement à la veille du solstice d'été. La veille du solstice d'été est une nuit magique, où l'on peut, soit rencontrer Mère Fortune (Laima) elle-même ou Dieviņš marchant, voir de l'argent se sécher et, si vous êtes chanceux, trouver la fleur de fougère en floraison.

La fougère

La mythique fougère à fleurs est l'une des plus importantes herbes du solstice d'été en Lettonie. Selon la légende, celle-ci ouvre sa fleur dorée magique seulement à la veille du solstice d'été. La veille du solstice d'été est une nuit magique, où l'on peut, soit rencontrer Mère Fortune (Laima) elle-même ou Dieviņš marchant, voir de l'argent se sécher et, si vous êtes chanceux, trouver la fleur de fougère en floraison.

Le feu

Les fêtes du solstice d'été ne seraient pas complètes sans les feux-Jāņi (feux de la Saint-Jean), qui sont allumés avant la tombée de la nuit pendant la " Soirée aux Herbes " et ravivés jusqu'au lever du soleil, au matin-Jāņi. Le feu-Jāņi est allumé au sommet d'une colline. Un baril de goudron est placé en haut d'un poteau - appelé pundeles ou pūdeles, avec une roue imbibée de goudron et entourée de paille ou bien avec des lampes ou des torches de paille préparées spécialement. Le feu-Jāņi purifie, améliore la santé et la fertilité, et chasse le mal.

La chanson

Pour la fête du solstice d'été, la maîtresse de maison fait du fromage, tandis que le maître brasse de la bière. Ceux-ci sont offerts aux célébrants. La meule de fromage et la chope de bière sont accompagnées des bénédictions de la nature et de Dieu. Les chansons, danses et rituels des " enfants " du solstice d'été bénissent chaque chose et chaque individu à qui ils s'adressent. Le tournant le plus important de l'année a été atteint, et chaque célébrant participe à l'union du " Père Ciel " et de la " Mère Terre ". Les traditions les plus colorées du solstice d'été sont les chansons " līgotnes ", chansons populaires du solstice d'été au refrain caractéristique - " līgo, līgo ". Plusieurs milliers de chansons sont chantées sur Saule (Soleil), l'enfant du ciel Jānis, les hôtes de chaque ferme - " mère " et " père " du solstice d'été et les enfants Jānis -, les célébrants qui vont d'un champ à l'autre en chantant et en apportant des bénédictions avec leurs chansons et en cueillant les herbes de la Saint-Jean tout au long de la route. Chaque phase de la célébration, chaque situation et ses caractéristiques font l'objet de chansons.

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