Guide de Lettonie : Survol de la Lettonie

GÉOGRAPHIE

Située sur la côte de la mer Baltique, la République de Lettonie dispose d'une superficie de 64 589 km² (12 % de la superficie française) et de frontières communes avec l'Estonie au nord, la Russie et la Biélorussie à l'est et avec la Lituanie au sud. Avant l'occupation de 1940 le territoire letton était de 65 800 km², mais en 1944, une partie de la région d'Abrene a été rattachée au territoire russe. Jacques Brel aurait pu chanter la Lettonie, l'altitude moyenne ne dépassant guère les 300 m (le point culminant est le mont Gaiziņkalns : 311,60 m). La hauteur moyenne de la Lettonie est de 87 m au-dessus du niveau de la mer. Environ 57 % du territoire se trouve entre 0 et 100 m et 40 % entre 100 et 200 m. Une partie de la Lettonie se trouve en dessous du niveau de la mer (en moyenne 50 m). La bande côtière varie entre dunes et rives marécageuses. Autre caractéristique, la superficie réduite du pays. En effet, la dimension maximale est-ouest du territoire letton est de 450 km et de 210 km du nord au sud. Ce territoire qui a hérité des dépôts de la couche glaciaire, présente il y a quelque 12000 ans av. J.-C., compose l'actuelle plaine d'Europe du Nord. Un territoire traversé donc par de nombreux cours d'eau (comme la Daugava qui naît en Russie), des milliers de lacs (environ 2 300) et recouvert d'une végétation très généreuse.

La Lettonie est très pauvre en matières premières et en ressources énergétiques. Elle produit néanmoins du bois (43 % de son territoire étant recouvert de forêts de résineux) une rare matière qu'elle exporte, et des matières premières à usage industriel, notamment pour la construction : gypse, dolomite, glaise, sable, etc.

Quelques informations

Distance est-ouest : 450 km.

Pays limitrophes : Estonie au nord, Lituanie au sud, Russie à l'est et Biélorussie au sud-est.

Côte baltique : 494 km (le plus grand littoral des Etats baltes).

Forêts : 41 % du territoire.

Lacs : 2 300. Les plus grands : les lacs Lubans et Raznas.

Rivières : 12 400. La Gauja (452 km), la Daugava (1 000 km, dont 352 km en Lettonie).

Point culminant : le mont Gaizinkalns (311,60 m).

Régions : Kurzeme (ouest), Zemgale (sud), Vidzeme (centre et nord), Latgale (est).

Températures moyennes : été 17 °C, hiver - 5 °C. Maximale : 29 °C. Minimale : - 37 °C (à Alūksne sur la frontière avec l'Estonie et la Russie, le point le plus froid de la région balte, en janvier).

Précipitations annuelles : 600 à 650 mm.

CLIMAT

Du nord au sud, la Lettonie est située entre le 55°04'N et le 55°37'S parallèle. Malgré des hivers rigoureux (adoucis en partie par la présence de la mer Baltique), le climat letton est tempéré mais frais et humide. Plus on pénètre dans les terres, plus il devient continental, avec des températures parfois inférieures de 4 °C à celles des côtes en plein hiver, et d'au moins supérieure de 2 °C en été. La meilleure période pour s'y rendre s'étale entre les mois de mai et septembre. Du fait de la situation septentrionale de la Lettonie, les journées d'été y sont particulièrement longues (notamment en juin). Les températures estivales varient entre 15 °C et 25 °C avec des soirées habituellement fraîches (ne pas oublier la classique petite laine !). L'automne prend des allures d'été indien, quand les forêts s'illuminent de couleurs vives et chatoyantes. La période hivernale, quant à elle, est particulièrement longue et laisse peu de place au printemps. On peut rencontrer de la neige en avril. L'hiver letton est rigoureux avec des températures pouvant atteindre parfois des records de - 30 °C mais depuis quelques années, elles tendent à devenir plus supportables (autour des - 5 °C en moyenne). Quoi qu'il en soit, il est inutile de préciser qu'un bon équipement (gants, bonnet, sous-vêtements, chaussures imperméables...) est nécessaire en plein mois de janvier. A noter que les conditions de circulation durant l'hiver sont difficiles (routes bloquées, problèmes de salage) à cause de l'abondance de la neige et du verglas. Enfin, le manque de luminosité accentué par le filtre gris du ciel (de novembre à mars) rend cette période encore plus difficile. Cependant, en janvier et février, les deux mois les plus froids, il est possible (à condition de disposer d'un équipement adapté à des températures moyennes de - 15 °C, en dessous desquelles les nuages ne se forment que rarement) de s'adonner aux plaisirs des sports d'hiver : skier sur la plage, marcher sur la mer gelée, patiner sur d'immenses lacs sous un ciel bleu et ensoleillé.

ÉCOLOGIE ET ENVIRONNEMENT

La période soviétique d'industrialisation forcée et de militarisation stratégique de la région a été marquée par une grande irresponsabilité des dirigeants de l'époque sur le plan écologique : déchets chimiques, pollution des rivières, de la mer Baltique et de l'air... L'environnement en a beaucoup souffert. On dit que les émissions de dioxyde de carbone dans Rīga dépassent les normes. L'augmentation du trafic et du parc automobile en est la cause principale. Toutefois, la prise de conscience du problème est devenue générale au moment de l'indépendance. Depuis, une nette amélioration est en cours, associée à une coopération croissante avec les instances et les organisations internationales (dont le WWF) pour revenir à une situation plus saine et créer le cadre législatif nécessaire. L'environnement urbain est un modèle pour les capitales européennes : les villes lettones sont très propres et jouissent d'espaces verts présents jusque dans les centres urbains. Rīga dispose de poubelles et de cendriers aux entrées de chaque immeuble ; de retour dans votre ville, vous en viendrez à les regretter et à ne savoir que faire de votre papier ou de votre mégot. Cependant quelques problèmes demeurent ; aussi, faut-il éviter de boire l'eau du robinet, la vétusté des canalisations pouvant occasionner des maladies microbiennes. Il est également préférable de vous renseigner avant de vous baigner dans un lac ou rivière quelconques situés en dehors des parcs naturels nationaux.

PARCS NATIONAUX

Les habitudes lettones de défense de l'environnement existent de longue date : les premières lois et réglementations sont promulguées aux XVIe et XVIIe siècles. Depuis cette époque jusqu'à nos jours, les principes de défense de l'environnement sont respectés dans la gestion des forêts, et il y a des restrictions certaines dans le domaine de la chasse. Au XIXe siècle, plusieurs projets sont entrepris pour consolider les dunes le long de la mer Baltique et du golfe de Rīga. Au début du XXe siècle, les zones forestières possédant des valeurs culturelles, historiques ou naturelles sont mises à l'écart et sauvegardées. La première réserve naturelle est établie en 1912 à Moricsala (une île du lac Usmas). A l'heure actuelle, la Lettonie possède 4 réserves naturelles intégrales, 3 parcs nationaux, à l'intérieur desquels se trouvent des réserves et des zones d'accès restreint, 1 réserve biosphère, 278 zones naturelles réglementées, 43 parcs naturels, et 9 zones paysagères protégées. Les forêts englobent des mini-réserves (sanctuaires) pour la protection des espèces animales rares (des oiseaux principalement), des plantes, des lichens et des champignons. Le Livre rouge de la Lettonie (registre des espèces menacées de la Lettonie), établi en 1977, répertorie 112 espèces de plantes et 119 espèces animales ; ce catalogue d'espèces rares et en voie de disparition est analysé et mis à jour régulièrement. De plus en plus de plantes, d'animaux, d'invertébrés, de champignons et de lichens tombent sous la protection de la législation nationale. La Lettonie a ratifié les conventions internationales de Washington, de Bern et de Ramsare.

FAUNE ET FLORE

Favorisées non seulement par l'abandon administratif de l'URSS de vastes régions agricoles, mais ayant bénéficié aussi depuis la dernière décennie d'hivers moins rigoureux, de nombreuses espèces végétales et animales ont pu se développer sauvagement, à leur guise : élans, sangliers, renards, lynx, visons mais aussi des ours bruns, des loups, et même des bisons (parc Gauja). On trouve des castors et des loutres dans les lacs et les rivières. La Lettonie représente également une magnifique réserve ornithologique : canards, grues, échassiers, sternes, cygnes, corneilles, et une des plus grandes colonies de cigognes noires en Europe. Toutes les réserves naturelles font l'objet d'un contrôle rigoureux, et des règlements sont imposés à l'entrée, comme ceux concernant le camping, la chasse ou la pêche. En règle générale, demander toujours les informations nécessaires à l'entrée des parcs avant de s'y aventurer. Des notices, désormais traduites en anglais et en allemand, sont vendues dans les points d'information des villages. Avant de partir dans la nature, se procurer les cartes détaillées dans les offices du tourisme. Les amoureux de nature et de randonnées seront comblés dans ce pays dont une grande partie est recouverte de magnifiques forêts (40 % du territoire) de conifères (pins, sapins) et de bouleaux principalement. Champignons comestibles et baies tapissent les sous-bois et font le plaisir des amateurs de cueillettes, des locaux qui les revendent sur les marchés dès l'arrivée des beaux jours, et surtout en automne. Les innombrables lacs invitent à la baignade et à la pêche. La très faible pollution des eaux et la présence d'une chaîne écologique complète jusqu'aux grands prédateurs favorisent la présence de nombreuses espèces européennes de poissons, de crustacés et de mollusques d'eau douce, devenues bien rares en Europe de l'Ouest ou du Sud. Une invitation à pratiquer toutes les formes de pêche traditionnelle (anglaise, mouche...) mais aussi à découvrir les méthodes nordiques d'été ou d'hiver (pêche sur glace).

Dans les forêts d'Etat (environ la moitié de toutes les forêts) et les forêts privées, vous pouvez vous promener librement et cueillir des fruits des bois ou des champignons ; ces forêts sont aisément accessibles depuis les routes principales ou communales. Pour la pêche, il vous faut obtenir un permis spécifique (moyennant un prix modique), et pour la chasse, il est nécessaire d'avoir un permis pour chaque animal que vous allez chasser. De nombreux gîtes de campagne offrent une hospitalité simple, mais si vous êtes à la recherche de quelque chose de plus exotique, vous pouvez dresser votre tente quelque part et faire un feu de camp dans des emplacements indiqués aux abords des rivières et des lacs. La défense de la nature demeure un sujet actuel de préoccupation, et ceci, allié à des circonstances heureuses, a produit de bons résultats.

La Lettonie est reconnue internationalement comme étant un pays d'une diversité biologique plus importante que la plupart des autres pays européens. Le pays comprend des rivières et des lacs non pollués qui, à leur tour, renferment des prairies et des forêts, et comptent également des plages de sable fin propres et isolées, où vous pouvez vous balader sur des kilomètres, sans apercevoir aucun être humain, ni aucune trace de civilisation. Des forêts de pins âgés de plus de 200 ans, des marécages d'aulnes noirs, des forêts de tilleuls, de chênes et de frênes, ainsi que des forêts de côtes ou des forêts nichées au creux des ravins représentent l'une des plus importantes ressources naturelles de la Lettonie. D'autant qu'elles abritent des espèces de plantes et des animaux rares comme les cigognes noires (Ciconia nigra), des aigles de petite ou moyenne taille, des aigles de mer et des aigles de falaises, des sabots de la vierge (Cypripedium calceolus), de nombreuses espèces de lichens, mousses, insectes, escargots et autres créatures particulières. Les espèces de plantes et d'animaux protégés et en voie de disparition en Europe, du fait de l'agriculture intensive et de la pollution environnementale, se trouvent heureusement toujours facilement en Lettonie.

Ainsi, vous pouvez encore entendre le coassement en choeur des crapauds pendant les nuits d'été, ou bien apercevoir un hérisson dans votre jardin, entendre l'appel du râle des genêts, cet oiseau migrateur fréquente encore la Lettonie tout comme la cigogne blanche qui juche son nid sur le haut d'un poteau, d'une vieille cheminée ou d'un arbre cassé. Des exemples qui témoignent de la bonne qualité de l'environnement en Lettonie. Toutefois, leur présence n'est pas un fait établi, ces animaux peuvent être amenés à disparaître ; dans le reste de l'Europe, ils figurent déjà sur le registre des espèces en voie de disparition.

La Daugava

La Daugava est le fleuve le plus important de la région. Elle a joué un rôle essentiel dans l'histoire de la Lettonie en offrant un accès permanent (par bateau en été, par traîneau en hiver) vers la Russie et ses ressources infinies et, grâce à la proximité de son cours avec celui de la haute Volga, un accès vers l'Orient perse et arabe. Née sur le plateau russe de Valdaï, la Daugava mesure plus de 1 000 km dont 352 sont en territoire letton. La proximité de son cours avec celui de la Bérézina, affluent du Dniepr, a également ouvert un chemin vers la mer Noire, Constantinople et la Grèce.

Faune
La cigogne blanche

Ce grand oiseau noble est sacré pour les Lettons et bien d'autres nationalités. Dans près d'une ferme sur trois, vous en trouverez un couple dans son nid. La plupart du temps, l'on peut attirer la cigogne près d'une maison en hissant une roue au sommet d'un poteau, en guise de support pour le nid. De nombreuses croyances sont associées aux cigognes ; par exemple, lorsque des cigognes vivent près d'une maison, c'est là un signe de chance ; une cigogne protège la maison du feu ; si le nid d'une cigogne est détruit, la maison va brûler ; et, bien sûr, une cigogne apporte des enfants. La cigogne blanche, contrairement à la cigogne noire, n'a pas peur des hommes. Elle suivra sans peur une faucheuse, à la recherche de crapauds ou de lézards déchiquetés par celle-ci. La cigogne blanche peuple une partie de l'Europe, ainsi qu'une petite partie de l'Afrique. Pendant les cinquante dernières années, la situation de la cigogne s'est détériorée rapidement. Les chiffres démontrent que, depuis 1984, les cigognes qui nidifient ont disparu de Belgique, de Suisse et de Suède. Entre 1934 et 1984, le nombre de nids a diminué de 80 % dans la partie nord-ouest de l'Europe et de 50 % en Europe centrale. Au contraire, le nombre de cigognes a augmenté en Russie, en Estonie et en Lettonie, mais cette augmentation ne compense pas les pertes. Environ 10 000 couples de cigognes blanches font leur nid en Lettonie (en 1934, ils étaient 7 000 couples) - c'est-à-dire, un couple pour 250 habitants ; c'est pour cette raison que la Lettonie est surnommée la terre des cigognes. Dans certains endroits, les cigognes vivent en grandes colonies et marchent en masse à travers les champs avoisinants. Une pareille colonie de plus de 30 nids est située à côté de Matisi, dans une ruelle près de la route Valmiera-Mazsalaca. L'observateur y trouvera jusqu'à trois ou quatre nids dans un même arbre. Les cigognes blanches n'ont pas peur des hommes et se laissent observer et photographier facilement. Les colonies de nidification des cigognes se trouvent spécifiquement dans les régions du sud ; de toutes celles-ci, la colonie la plus au nord est située en Lettonie. La situation des cigognes reflète la qualité de l'environnement et le comportement des gens envers la nature. C'est pourquoi l'augmentation de la population des cigognes est un indicateur certain d'un environnement moins pollué en Lettonie qu'ailleurs.

La cigogne noire

La cigogne noire (Ciconia nigra) est un oiseau noir de grande taille à ventre blanc. Elle est un peu plus petite que la cigogne blanche (Ciconia ciconia) commune. Elle se trouve dans toutes les régions de la Lettonie, même si la répartition de l'espèce est inégale. Environ 10 % de la population des cigognes blanches font leur nid en Lettonie (environ 1 000 couples). Les cigognes noires font leurs nids dans les endroits isolés, tels que dans les forêts anciennes proches des lacs, des rivières et des marécages. Elles ont besoin de grands arbres avec des branches épaisses, du genre des vieux pins, trembles, chênes, frênes ou bouleaux, afin de construire leur grand nid (à peu près 1 m en diamètre). Pendant leur nidification, les oiseaux ne doivent pas être perturbés ; les oisillons ont tendance à paniquer lorsqu'ils aperçoivent l'homme, et s'envolent hors du nid. Si ses ailes ne se sont pas entièrement développées, l'oisillon ne peut plus retourner dans son nid et va donc mourir. Ainsi, des macroréserves se créent autour de leurs lieux de nidification, afin d'éviter que toute activité commerciale ne perturbe les oiseaux. Les cigognes délaissent leur (s) nid (s) si elles constatent quelque changement que ce soit dans ses alentours. Pour la même raison, il est souhaitable d'éviter toute activité d'abattage des arbres aux alentours, pendant la période de nidification des cigognes.

Le castor d’Europe

Le castor d'Europe (Castor fiber) habite dans des eaux variées - rivières, lacs et même fossés de drainage. La proximité des grandes cités ne perturbe pas les castors ; ainsi, des traces de leurs activités ont été observées dans les petites rivières de la région de Rīga. Les castors se nourrissent d'écorces d'arbres à feuilles caduques. Ils rongent les grands et petits arbres pour satisfaire leur besoin d'écorces.

Ces arbres endommagés peuvent être utilisés pour construire des barrages et inonder des étangs, ce qui est essentiel pour la vie normale des castors. La peau de castor est extrêmement recherchée parce qu'elle est résistante, douce au toucher et belle. La viande grillée de castor est réputée savoureuse ; c'était un plat populaire dans les festins des dirigeants, et les castors étaient donc très chassés. Dès la fin du XIXe siècle, les castors ont complètement disparu ; les derniers d'entre eux sont abattus en 1871 ou 1873 dans la rivière Rauza, près de Smiltene. En 1927, deux couples de castors sont importés de Norvège et relâchés dans la rivière Stende. En 1952, d'autres couples sont importés de Voronez (Russie), et au début des années 1960, les castors sont rapportés de Biélorussie, de Lituanie et de Russie.

A l'heure actuelle, il y a à peu près 80 000 castors en Lettonie, soit environ six couples de castors en activité tous les 10 km2. Le touriste patient a des chances d'en apercevoir. On ne sait pas vraiment pourquoi le nombre de castors a augmenté d'une manière aussi considérable, mais une telle densité de population est excessive - les castors construisent des barrages sur les fossés de drainage, ainsi que sur les petites rivières et les cours d'eaux, ce qui accroît les risques d'inondation d'importantes parcelles, si le terrain est plat.

Le loup d’Europe

Le peuple letton a une attitude ambivalente envers les loups (Canis lupus). D'un côté, les témoignages et les croyances dans les textes anciens, démontrent que le loup était honoré comme une divinité ou bien comme un serviteur de Dieu. Dans bon nombre de chansons populaires, le loup est appelé le chien de Dieu.

Lorsque les loups hurlent, on dit qu'ils envoient leurs prières à Dieu ; donc, on ne doit pas les tourner en ridicule, ni les chasser. Il existe de nombreuses incantations pour éviter un loup ou le persuader de s'en aller. D'un autre côté, l'avènement de la chrétienté, les guerres, et les épidémies ont changé le comportement des hommes envers les loups. Des légendes virent le jour à propos des loups-garous - c'est-à-dire, des personnes qui pouvaient se transformer en loup, puis ensuite retrouver leur apparence humaine.

On dit qu'il est possible de devenir loup-garou, en se déshabillant par une nuit de pleine lune, puis en rampant sous les racines exposées d'un arbre ; de telles racines apparaissent lorsque le sol en dessous de l'arbre s'est ouvert après des pluies intenses ou lorsqu'il a été balayé par le vent. La personne doit attacher une pousse d'herbe à son derrière ; plus l'herbe est épaisse, plus la queue du loup sera touffue. Pour reprendre sa forme humaine, la personne doit ramper sous ces mêmes racines, mais dans la direction opposée ; cependant, si quelqu'un vient à toucher ses habits délaissés, il restera un loup-garou pour toujours. Les loups occupèrent à l'origine une grande partie de l'Eurasie et de l'Amérique du Nord. Puis, pour diverses raisons (leur extermination délibérée, afin de protéger les animaux domestiques et les herbivores d'élevage, et le manque d'habitats propices à leur mode de vie), le nombre des loups a diminué considérablement, et dans beaucoup d'endroits, ils ont complètement disparu.

Les loups sont apparus sur le territoire de la Lettonie au tout début de la période postglaciaire. Les efforts des chasseurs pour exterminer les loups ont échoué. En temps de guerre ou de peste, la population des loups augmentait ; il semble que, durant ces périodes, des chiens errants se sont joints aux meutes de loups parce que les deux espèces pouvaient se croiser. En 1998, on dénombre près de 1 000 loups en Lettonie ; ce qui fait un loup pour 65 km2 ou encore pour 28 km2 de forêt (la forêt couvre environ 45 % de la Lettonie). Ne craignez pas de rencontrer un loup dans la forêt, car ces animaux prudents évitent les hommes. Il y a moyen d'apercevoir un loup en suivant ses empreintes ou bien en se rendant au parc naturel de Ligatne, où les loups sont gardés sous bonne surveillance, derrière une clôture.

L’élan d’Europe

L'élan d'Europe (Alces alces) est le plus grand représentant de la famille des cervidés. Un élan adulte peut peser jusqu'à 400 kg. L'élan a sans doute des apparences un peu disgracieuses, avec son corps court, ses longues pattes aux sabots larges, sa grosse tête au museau crochu et à la longue lèvre supérieure, et son garrot puissant, mais en fait, l'élan se déplace rapidement et avec élégance, soit dans la neige profonde ou en traversant des marais. Les élans aiment se baigner dans les rivières et les lacs ; parfois ils s'aventurent même loin vers la mer. Les élans vivent sur tout le territoire letton, et cela depuis des siècles. Des fouilles archéologiques indiquent que l'élan est apparu sur les territoires bordant la Baltique, juste après la fin de la période glaciaire. La taille de la population d'élans a beaucoup varié, en fonction de l'intensité de leur chasse, du nombre des animaux prédateurs, et de la fréquence des maladies. En 1998, l'on dénombrait environ 8 000 élans.

La loutre d’Europe

La loutre d'Europe (Lutra lutra), avec son corps mince et agile, mesure environ 80 cm de long et pèse de 5 à 10 kg. Sa fourrure est courte et épaisse, doublée d'un manteau doux et d'un pelage imperméable rêche. L'animal s'est adapté à la vie dans l'eau et dispose même de valvules occlusives à l'intérieur des oreilles et du nez, qu'il utilise pour la plongée. La loutre se nourrit d'autres créatures aquatiques, telles que poissons, grenouilles, crabes, ainsi que les oiseaux d'eau, les rats musqués et les rats aquatiques. Du fait de la pollution de l'eau, le déboisement des forêts, et le drainage des terres, le nombre des loutres d'Europe a énormément diminué. L'animal a été enregistré dans le Livre rouge des espèces menacées de la Lettonie en 1977. Grâce à son statut protégé et à la réduction de l'agriculture et de la pollution des eaux, la population des loutres est restée stable et a même commencé à augmenter. Il y avait à peu près 5 000 à 6 000 outres d'Europe en Lettonie en 1998.

Flore
Les champignons

Les forêts, prairies, champs et même les villes lettones regorgent de champignons de toutes sortes. Bon nombre de ces champignons sont des espèces rares et protégées, dont l'existence est menacée principalement par le manque d'habitats propices. Tel est le cas, par exemple, de l'Aurantiporus croceus, l'une des espèces les plus menacées en Europe, malgré sa présence dans de nombreuses régions de Lettonie. Ce champignon polypore à la couleur orange vif préfère les chênes énormes (d'environ 4 m de circonférence) qu'ils soient en vie ou abattus. De la même manière, la " langue de boeuf " commune (Fistulina hepatica), un champignon rare, dont l'apparence et la consistance rappellent le foie frais, a besoin de grands chênes pour s'abriter.

Le maitaké (Grifola frondosa), qui comporte des grappes de " chapeaux " et qui est relié aux racines des chênes, peut atteindre une taille énorme - et pèse parfois plus de 5 kg. On peut même trouver la " langue de boeuf " et le maitaké à Rīga. Bien des champignons, devenus rares en Europe, sont relativement répandus en Lettonie ; par exemple, le polypore splendide (Pycnoporellus fulgens), qui s'épanouit sur les troncs pourrissant des sapins et des bouleaux, est une variété rare dans les pays scandinaves, mais n'en est pas moins répandu dans les forêts lettones quasi vierges.

La châtaigne d’eau européenne

La châtaigne d'eau européenne (Trapa natans) est une plante annuelle, qui prend racine au fond d'un lac, mais dont les feuilles disposées en rosette, flottent sur l'eau. Une autre variété a ses feuilles dans l'eau ; ses feuilles séparées sont laineuses et délicates, telles les plumes de paon. Ses fleurs minuscules, presque invisibles, sont logées à la base des feuilles flottantes. Au printemps, de grosses noix cornées (d'environ 5 cm) se forment. Elles tombent au fond du lac, et dans la boue chaude, où elles attendent des conditions favorables. Des résidus fossilisés de la châtaigne d'eau européenne et de ses fruits ont été découverts dans des dépôts vieux de 55 millions d'années. Durant la période chaude qui a suivi la période glaciaire, la châtaigne d'eau européenne a été répartie à travers un grand territoire et même en Suède méridionale et en Finlande.

Des fouilles archéologiques indiquent que, dans le territoire de la Lettonie, les noix de la châtaigne d'eau ont été utilisées comme nourriture depuis l'âge du bronze. De nos jours, cette espèce peut être trouvée en Europe centrale et en Europe du Sud. Actuellement, la châtaigne d'eau européenne est présente dans trois lacs : les lacs Klaucani et Priekulani dans la région de Jekabpils et le lac Pokrate dans la région de Balvi. Tous ces lacs sont sous la protection de l'Etat, en tant que zones naturelles protégées.

Les fougères

Les fougères occupent une place spéciale dans les croyances populaires. Le fait que les fougères ne possèdent pas de fleurs, a inspiré beaucoup de contes et légendes. Par exemple, une croyance dit que les fougères ne fleurissent qu'à la veille du solstice d'été et que le fait de voir sa fleur, garantit une grande richesse, le succès en amour, le pouvoir de passer à travers des portes verrouillées et de comprendre le langage des animaux. Malheureusement, ce sont là simplement des légendes. Les fougères, de même que les champignons, se reproduisent par les spores. Les fougères que l'on peut voir dans les forêts lettones ou dans les clairières, à la périphérie des forêts, dans les ravins sombres, sur les falaises de grès, ainsi que dans les jardins et les parcs, sont de toute beauté. Les fougères sont monnaie courante en Lettonie, mais certaines variétés sont rares et protégées. L'une d'entre elles est la petite botrychium simple (Botrychium simplex). Elle pousse en Amérique du Nord, où elle se répand sur une zone plus large et dense. Cependant, on ne la trouve que dans les parterres isolés sur le continent européen.

Cela signifie que cette espèce est rare et doit donc être protégée dans toute l'Europe. Cette petite fougère (de 3 à 10 cm de hauteur), qui passe inaperçue, est pourtant présente dans certains endroits en Lettonie - aux périphéries de forêts sèches, sur les buttes sablonneuses, et surtout le long de la côte du golfe de Rīga. La petite botrychium simple ne ressemble pas à une fougère typique. Elle a une feuille bipartite, qui a une partie stérile, ressemblant à une feuille ordinaire, et un semblant de spadice sur le haut de la tige ; ce dernier constitue la partie fertile sur laquelle les spores se forment.

L’if

L'if (Taxus baccata) est un arbre ou un arbuste au feuillage persistant, souvent caché dans les sous-bois, et qui ressemble au genévrier. On appelait autrefois l'if, le genévrier d'Allemagne. Cependant, l'if et le genévrier ne viennent pas de la même famille d'arbres. L'existence de l'if est très ancienne ; des plantes qui lui ressemblaient, existaient déjà il y a plus de 200 millions d'années. Une souche d'if a été découverte dans des dépôts limoneux vieux de 150 millions années, sur les berges de la rivière Letiza, depuis son affluent la Venta, en Lettonie. L'if est, de ce fait, une des espèces d'arbres les plus anciennes, mais il est en train de disparaître lentement. L'abattage incontrôlé des arbres, afin d'obtenir ce beau bois rouge durable a accéléré ce processus. A notre époque, l'if est utilisé dans la fabrication de meubles coûteux et d'autres objets de valeur. La Lettonie représente la limite climatique nord-ouest de l'if. Sous le climat de la Lettonie, la hauteur de l'if n'excède pas 12 m, et à notre connaissance, aucun if ne dépasse 300 ans d'âge. Le record est détenu par un if situé sur les pentes des " collines bleues ", près de la ville de Dundaga ; il mesurait 46 cm de diamètre et l'on a estimé son âge à 300 ans, lors de son abattage, pendant la Seconde Guerre mondiale. On ne voit que très rarement des ifs perdus dans la nature. Certains se trouvent dans la partie occidentale du pays et le long de la côte du comté de Vidzeme. Bien d'autres arbres - indigènes ou importés - ont été plantés dans le parc national de Slitere. Des peuplements d'ifs sont aussi présents dans plusieurs zones naturelles protégées : les peuplements de Nica et de Rucava, près de Liepaja, ainsi que les peuplements de Daiki et Dizkalni, dans la région de Talsi.

Les lichens

Les lichens ne tolèrent pas l'air pollué ; et l'anhydride sulfureux leur est particulièrement nocif. De ce fait, la quantité et la variété des lichens établis sur les vieux troncs d'arbres sont des indicateurs précis de la qualité de l'air. Si l'on examine les arbres dans les anciens parcs des villages et des petites villes de Lettonie, on est à peu près sûr d'y trouver des touffes de lichen sur leurs troncs - témoignage de la salubrité de l'air. Les lichens poussent également en terre ; par exemple, la cladine rangifère (Cladina rangiferina), ainsi que d'autres variétés proches des arbustes, forme un tapis blanc dans les bois de pins. Certaines variétés de lichens sont moins répandues, parce qu'il leur faut des conditions très spécifiques. Bon nombre de ces lichens sont tellement minuscules qu'ils sont invisibles sans une loupe. Le lichen pulmonaire (Lobaria pulmonaria) est plus visible ; il peut s'étendre sur la largeur du tronc d'un arbre comme le palmier.

Il est surnommé lichen pulmonaire parce que sa surface dentelée ressemble aux alvéoles du poumon humain. Le lichen pulmonaire s'épanouit en abondance dans les forêts vierges de plantes à feuilles larges où l'humidité est élevée et où la luminosité est excellente. Aujourd'hui, ce lichen s'est établi dans plus de 400 sites différents à travers la Lettonie.

Les orchidées

Est-ce que les orchidées poussent en Lettonie ? Oui, en effet. En fait, il y a à peu près 30 variétés différentes d'orchidées dans les forêts et prairies de la Lettonie. La plus colorée est le cypripède pubescent (Cypridedium calceolus), une espèce protégée par la Convention de Berne et qui est donc rare en Europe. Au registre des espèces protégées, on trouve une autre orchidée native de la Lettonie : le liparis de loesel (Liparis loeselii). Le cypripède pubescent pousse dans le sol calcaire des forêts caducifoliées, mixtes ou des forêts de sapins ; aux périphéries des forêts, dans les taillis ou dans les clairières forestières. Sa fleur est brun jaunâtre, à larges rebords jaunes. Il a été cultivé dans les jardins botaniques d'Europe depuis le XVIIIe siècle. Les fleurs du liparis de loesel ne sont pas aussi brillantes ; elles sont plus petites et d'un vert jaunâtre. Néanmoins, elles sont de véritables orchidées. Parce qu'elles ont besoin d'un sol calcaire, ces plantes s'épanouissent dans les marécages peu profonds et dans les prairies humides.

La presque totalité des espèces d'orchidées sont enregistrées dans le Livre rouge. Les raisons pour lesquelles ces plantes sont protégées varient.

Premièrement, l'orchidée, avec ses couleurs brillantes, incite les gens à la cueillir ; de plus, les orchidées sont faciles à détruire, parce que leurs graines peuvent rester dormantes pendant plusieurs années (jusqu'à 10 ans). Pour bien pousser, les orchidées ont besoin de champignons mycorhizogènes particuliers. Il peut s'écouler 10 ans entre la pousse d'une orchidée et sa floraison.

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