Guide du Myanmar - Birmanie : Population et langues

Parler des Birmans en tant qu'habitants de la Birmanie est un abus de langage dangereux. On apporte ainsi de l'eau au moulin de la dictature en place qui cherche à tout prix à mettre en avant le peuple birman, majoritaire au sein de l'Union du Myanmar, au détriment de toutes les minorités qui peuplent le pays. Le gouvernement s'efforce, en effet, de marginaliser les minorités ethniques (soit 30 % de la population, tout de même) aux velléités indépendantistes dérangeantes. L'Union du Myanmar est une véritable mosaïque de peuples, venus des confins d'Asie centrale et du Tibet essentiellement. Les migrations successives qui ont eu lieu au cours de l'histoire permettent de distinguer trois grandes familles dont sont originaires les habitants de la Birmanie actuelle : les Môn-Khmers, venus d'Asie centrale, les Tibéto-Birmans, qui s'imposent doucement mais sûrement sur l'ensemble du pays, et les Thaïs, plus connus sous le nom de Shan, qui, après s'être établis dans le bassin de l'Ayeyarwady, se virent bien vite refoulés vers les montagnes, sous la pression birmane. Aujourd'hui, le pays compte 130 ethnies différentes. Shan, Karen, Arakanais, Môn, Kachin, Was, Padaung, Naga, sans oublier les Indiens et les Chinois font partie de ce véritable kaléidoscope de la population, dite " birmane " malgré tout.

Population
<p>Jeune birmane portant le maquillage traditionnel.</p>

Jeune birmane portant le maquillage traditionnel.

Le peuple birman, d'origine tibétaine, s'est établi autour de Yangon et de Mandalay, dans tout le bassin de l'Ayeyarwady ainsi que dans l'Etat môn, le Tenasserim et l'Arakan. C'est lui qui, au fil des ans, est parvenu à tenir les ficelles du pouvoir. Sa position dominante, voire écrasante, le place dans la ligne de mire de la plupart des ethnies du pays.

Les Shan

Les Shan représentent la plus grande minorité ethnique de Birmanie. Etablis au XVe siècle dans le bassin de l'Ayeyarwady, ils ont dû migrer vers le plateau Shan, repoussés par les forces birmanes. Cependant, jusqu'en 1959, le peuple shan a pu bénéficier d'un statut particulier et se développer allègrement, au sein d'une confédération d'Etats féodaux régie par des princes héréditaires, les Sabwa. En 1948, la nouvelle Constitution birmane reconnaît aux principautés shan un certain nombre de privilèges, et leur fait miroiter une réelle indépendance à l'issue de dix années passées dans le giron birman. Cependant, en 1959, les privilèges sont retirés sans autre forme de procès et, dès 1962, après le coup d'Etat militaire, les princes shan sont jetés en prison. Diverses forces rebelles sont alors créées qui entrent en lutte contre la répression birmane. On reconnaît les Shan à la serviette-éponge qu'ils arborent fièrement sur leur chef. Les hommes portent des pantalons sombres drapés. Les jeunes filles abandonnent à l'âge de quatorze ans leur pantalon pour de vastes jupes multicolores. Devenues femmes, à 40 ans elles adoptent le noir, et ce pour le restant de leurs jours.

Les Karen

Les Karen appartiennent à la grande famille des Tibéto-Birmans et représentent la plus large communauté chrétienne du pays. On les retrouve en grande partie dans l'Etat karen, mais aussi éparpillés au sein des Etats môn et kayah, au coeur du bassin de l'Ayeyarwady et dans le Tenasserim. La population karen est elle-même un triptyque ethnique comprenant :

Les Kwos du delta. qui se fondent dans la masse, grâce à de nombreux mariages croisés avec les Birmans.

Les Sgaw. Pa-O de l'Etat shan, Pa Kus et Karen dits blancs, qui sont, eux, bien moins assimilés au reste de la population.

Les Bwes, Karen noir et rouge. L'intégration de ces derniers est un mythe. Pendant longtemps, l'armée indépendantiste karen s'est appliquée à défier scrupuleusement le gouvernement central. A présent, ayant perdu le contrôle exclusif des frontières qui lui conférait un réel pouvoir, cette force armée a plus de mal à mettre en péril l'autorité centrale.

Les Arakanais

Si les Arakanais ont des origines tibéto-birmanes, ils ont vu leur culture largement façonnée par les marins indiens débarqués sur leurs côtes. Isolés du reste du pays, ils semblent ne chercher en aucun cas à combattre cette situation enclavée qui leur permet d'éviter tout contact avec le peuple birman. La majorité des Arakanais sont bouddhistes, mais on trouve également parmi eux quelques musulmans, descendants des Arabes établis dans la région dès le VIIIe siècle.

Les Môn

Les Môn comptent parmi les plus anciens habitants de Birmanie. Ils sont aujourd'hui présents dans le sud du pays, autour de Mawlamyine et de Bago. Tandis que les Môn de pure souche sont de fervents bouddhistes, la tribu des Môn Palaung, vivant au nord de l'Etat môn, voue, de son côté, un culte aux nat. Les Môn sont aujourd'hui très bien intégrés dans la société birmane et se montrent très peu revendicatifs, comparativement à la plupart des autres minorités ethniques du pays.

Les Chin

On parle " des Chin " plus que du " peuple chin ". L'expression " chin " tente, en effet, de regrouper, tant bien que mal, sous une seule et unique appellation, de multiples tribus montagnardes (350 000 personnes) parlant plus de quarante dialectes distincts. Les Chin habitent dans les montagnes qui bordent la frontière indienne. La plupart de ces habitants montagnards sont animistes. Ils se doivent de remercier ou vénérer les esprits les plus puissants comme l'esprit du village, celui de la famille ou des semences, afin de s'attirer les faveurs de ces êtres surnaturels. Il ne reste aujourd'hui aucune trace d'écriture chin. Selon la légende, un professeur désireux d'instruire les Chin aurait fait figurer les instructions par écrit, sur du cuir. Malheureusement, lors d'une fête donnée en l'honneur de ceux qui devaient rapporter les sources de cette écriture, un rat (ou un chien, selon les sources qui ne parviennent pas à distinguer les deux bestioles l'une de l'autre) dévora le cuir. Les Chin, sans se démonter pour autant, tentèrent de réécrire de mémoire ce dont ils se souvenaient. Mais le support de bois qu'ils utilisèrent cette fois-ci finit brûlé dans un incendie. Ainsi disparut dans la cendre l'ultime trace d'écriture chin, malgré ces diverses tentatives de protection du patrimoine culturel.

Les Kachin

Les Kachin, originaires du désert de Gobi, en Mongolie, se sont installés en altitude, au nord du pays. Si certains ont été convertis au christianisme, la plupart sont restés animistes, et leur quotidien est envahi des superstitions et esprits les plus fantasques. Quelques exemples sympathiques : si un homme est un rien lent d'esprit, c'est qu'il a dû manger trop de queues de cochon, un gaucher a sans doute abusé des ailes gauches de poulet, les enfants ne doivent pas manger d'oeufs sous peine de ne jamais voir leurs pieds grandir... Autant de préceptes de vie à suivre à la lettre, pour éviter le pire ! L'organisation sociale kachin est également très particulière. L'hérédité est, certes, reconnue au sein des familles, mais c'est le droit de jeunesse, et non d'aînesse, qui l'emporte. Le peuple kachin, tout comme le peuple chin, n'a pas d'écriture. Une autre légende tente, là aussi, d'expliquer le pourquoi du comment : un grand esprit aurait bien tenté d'instruire les Kachin, mais il commit l'erreur d'écrire le texte sur la peau d'un buffle. En rentrant chez eux, les Kachin furent soudain frappés d'un appétit féroce, et dévorèrent le buffle sans scrupule aucun envers les écritures. Triste fin !

Les Naga

Environ 400 000 Naga d'origine tibéto-birmane vivent actuellement dans les montagnes du Nord. Les chasseurs de tête naga furent longtemps craints pour leurs pratiques sanguinaires. Ceux-ci croyaient en effet pouvoir s'attirer les faveurs des esprits en rapportant dans leurs foyers la tête d'habitants des tribus voisines. Les Anglais mirent fin à cette cruelle tradition qui perdura toutefois jusque dans les années 1960 mais fut totalement interdite en 1991. Si de nombreux Naga continuent de croire profondément aux esprits, une partie d'entre eux s'est convertie au christianisme.

Les Chinois

Débarqués au cours de l'ère coloniale, les Chinois jouent aujourd'hui un rôle économique essentiel. Usant et abusant de leur fibre commerciale, ils tiennent à présent les rênes de nombreux négoces. Ils se distinguent dans les villes par leur activité permanente et leurs horaires décalés par rapport à ceux de la population locale.

Les Padaung

Les hommes Padaung n'ont rien de bien marquant. Les femmes de cette ethnie sont en revanche mondialement connues, sous le nom de femmes girafes. Cette terrible tradition persiste en effet non seulement sur le continent africain, mais également en Birmanie, dans les alentours de Loikaw, où 7 000 Padaung sont établis. Dès l'âge de six ans, les petites Padaung se voient gratifier de leurs premiers anneaux de cuivre ou de laiton qui vont bientôt couvrir leur cou, bras, chevilles et jambes. Le poids supporté par les femmes padaung peut ainsi atteindre vingt-cinq kilogrammes. Les anneaux du cou, originellement censés protéger les jeunes femmes des morsures des tigres, étaient devenus bientôt l'instrument d'un terrible châtiment : les femmes adultères se voyaient retirer d'un seul coup tous les anneaux du cou, ce qui entraînait la suffocation de ces malheureuses.

Pour la petite Padaung, la transformation commence à l'âge de cinq ans. Le premier anneau est posé sur le cou de la fillette lors d'une cérémonie de pleine lune. Le deuxième sera posé deux ans plus tard. Ces anneaux, originellement en or et aujourd'hui en cuivre, font 8,5 mm de diamètre. On en empilera de cinq à vingt-cinq autour du cou, provoquant l'affaissement des clavicules et donnant ainsi au cou l'étirement fragile de celui de la girafe. Au fil des ans, la Padaung portera sur ses bras, jambes et cou, jusqu'à 25 ou 30 kg de cuivre. Le cou finira par pouvoir atteindre 25 cm, une proportion (ou une disproportion) extraordinaire pour un corps d'une taille moyenne de 1,50 m ! Plus les femmes girafes sont alourdies par les anneaux, plus leur cou est long et leurs genoux ridés, plus elles valent cher et plus elles sont prisées pour le mariage. Si le poids les empêche de prendre la fuite, les cerceaux d'or sont censés les protéger des coups de griffes des tigres, dit-on. Du temps des colonies, les femmes girafes étaient déjà des bêtes à montrer. A l'occasion de chaque fête donnée en l'honneur de Sa Majesté, on les faisait descendre des montagnes pour les exhiber en public. Alors que cette tradition douloureuse tombait en désuétude, les excursions touristiques depuis la Thaïlande, et l'appât du gain, ont donné un regain d'intérêt à cette pratique, forçant les jeunes Padaung à revêtir leurs étranges atours.

Les Was

Les Was, d'origine môn-khmer, furent également longtemps redoutés pour leurs pratiques s'apparentant étroitement à celles des chasseurs de tête Naga. Selon la légende, le soldat chinois Koliang fournit aux Was des graines de riz cuit et leur demanda de les planter. Comme la récolte échoua, il fit couper les têtes des responsables. Il donna alors aux paysans de nouvelles graines, crues cette fois-ci. La récolte fut un succès, comme par miracle. Depuis, les Was ont pris l'habitude d'offrir des crânes à leurs dieux afin de favoriser la fertilité de leurs terres. Les Was croient aux esprits qui régentent ce bas monde mais certaines tribus ont également été converties au christianisme. Aujourd'hui, les Was ont préféré délaisser l'agriculture classique pour se spécialiser dans le trafic d'opium, une activité dans laquelle leur rôle est majeur.

Les Rohingyas

Les Rohingyas sont des musulmans apatrides originaires de l'Etat de Rakhine dans le nord-ouest de la Birmanie, le long de la frontière avec le Bangladesh. Leur histoire remonte au VIIe siècle, lorsque des commerçants arabo-musulmans viennent s'installer dans la région. Peuple de l'Arakhan, avant que la Birmanie ne se forme plusieurs siècles plus tard, ils ont été reconnus comme l'un des groupes ethniques indigènes de la Birmanie après l'indépendance. Malheureusement, rapidement, le régime du dictateur Ne Win leur retire leur identité constitutionnelle. En 1978, Ils étaient estimés à plus de 2 millions vivants en Birmanie, principalement dans l'Etat de l'Arakhan. Cette année lance définitivement la chasse aux sorcières contre les Rohingyas. L'opération militaire baptisée " Dragon roi " devait officiellement chasser tous les étrangers du pays. Elle visait en fait particulièrement les Rohingyas et s'est soldée par un bain de sang, des viols systématiques, la destruction des mosquées et autres persécutions religieuses. Plus de 200 000 Rohingyas fuient alors vers le Bangladesh. Une loi adoptée en 1983 les classe comme apatrides et leur retire définitivement le statut de minorité ethnique, alors qu'ils vivent dans le pays depuis 1 300 ans ! Dans la foulée, des opérations d'intimidation et d'éradication de la population s'intensifient. Depuis août 2017, ce peuple subit de nouvelles attaques de la part de l'armée birmane. Forcés à fuir vers le Bangladesh, près d'un million de réfugiés sont victimes d'un " nettoyage ethnique ". Selon plusieurs ONG, la situation reste très préoccupante, et les difficultés d'accès dans la région frontalière du Bangladesh démontrent à elles seules le refus du gouvernement de faire preuve d'une plus grande transparence sur ce sujet.

La crise des Rohingyas

Depuis août 2017, la communauté des Rohingyas, minorité musulmane, a été victime de ce que les Nations Unies ont qualifié de " nettoyage ethnique ". Cela a commencé après que des militants Rohingyas aient attaqué des postes de police birmans dans la région de Rakhine. Les répercussions sur le mois suivant ont causé la mort de près de 7000 personnes. À ce jour, près de 300 villages ont été incendiés, obligeant les Rohingyas à fuir vers le Bangladesh, pays voisin, où des camps de réfugiés ont été installés. L'ex-chef du Myanmar et lauréate du prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi, a confirmé le 5 septembre 2017 que les opérations militaires avaient pris fin, bien que de nombreux villages aient été détruits même après cette date. Sa position en tant que personne qui a apporté la paix au Myanmar est mise à l'épreuve au niveau international. Beaucoup ne comprennent pas pourquoi elle ne fait pas plus pour mettre un terme à la situation. Elle a accusé la communauté internationale d'être " pro-rohingya " dans une interview en septembre 2017, et plus tard le même mois a déclaré que des mesures étaient prises pour rapatrier la communauté. Le même jour, Amnesty International critiqua son discours : " il démontre qu'elle-même et son gouvernement préfèrent fermer les yeux sur les violences. Certains passages n'étaient rien de plus qu'un tissu de mensonges et de faute rejetée sur les victimes. Des preuves accablantes témoignent de ce que les forces de sécurité sont engagées dans une campagne de nettoyage ethnique ".
Aung San Suu Kyi a subi un contrecoup international de ses actions et de son absence lors de cette crise. Sa réputation est menacée : le musée de l'Holocauste à Washington lui a retiré le prix qui lui avait été décerné pour ses efforts de lutte contre les dictatures, son portrait a été retiré du St Hugh's College (Oxford) où elle a étudié.
En janvier 2018, un accord a été conclu entre le Myanmar et le Bangladesh stipulant que d'ici 2020, les Rohingyas seront rapatriés dans la région de Rakhine. Mais seulement s'ils peuvent prouver qu'ils ont réellement vécu au Myanmar avant les troubles. L'oeil international ne lâchera pas la situation. Les prochaines années (les prochains mois même), seront cruciales.

Langues

Grâce à la colonisation britannique, les Birmans un peu âgés parlent bien l'anglais. La génération qui a connu l'éducation missionnaire le parle même bien souvent parfaitement. En ville, certains chauffeurs de taxi et de trishaw le maîtrisent suffisamment pour pouvoir s'improviser guide et vous mener au bout du monde... Mais, régime peu éclairé aidant, tout a changé et les adolescents et jeunes ne semblent pas maîtriser la langue britannique. Les universités étant de piètre qualité, la seule possibilité pour les jeunes d'apprendre la langue des voyageurs et des affaires est de la pratiquer avec vous... Dans les zones touristiques, l'anglais suffit donc pour se déplacer par ses propres moyens. Lorsqu'on sort des circuits très fréquentés, un peu de birman peut devenir nécessaire pour faire tomber des barrières.

Le birman

Il est parlé par 80 % de la population. Cependant, il existe une centaine de dialectes utilisés par les minorités ethniques. La langue birmane fut largement adoptée dans le pays au XIXe siècle, suite au déclin du dernier Empire môn. Langue tibéto-birmane appartenant au groupe sino-tibétain, le birman est tonal, un même mot ayant plusieurs significations selon la prononciation. L'écriture, empruntée au pâli, fut importée par les moines théravadins et adoptée par les Môn. Avec la conquête du royaume de Thaton par Anawratha, et l'avènement du premier royaume birman, elle devint l'écriture birmane. L'alphabet, tout en rondeurs, comprend 44 lettres (32 consonnes, 8 voyelles et 4 diphtongues). S'il ne vous sera pas d'un grand recours de le savoir, en revanche, connaître le système numérique pourra vous aider à prendre le bus. Il est fondé sur le système arabe et décimal que nous connaissons bien.

Subtilités de la langue birmane

A communauté unique, vocabulaire particulier. Le Sangha birman, la langue religieuse, jouit d'un respect immense auprès de la population. La langue birmane réserve une place toute particulière au clergé bouddhiste. En plus des formules de déférence d'usage quand vous vous adressez à l'un de ses membres, il convient de nommer différemment les objets qui sont en contact, plus ou moins direct, avec le moine, et ses actions (plus ou moins remarquables pourtant) méritent aussi qu'on les distingue. Ainsi, un moine ne mange pas, mais phone-pays, il ne dort pas, mais il kyeins. S'il se déplace, il kywas, sinon, il tha-din-thones. Enfin, il ne meurt pas, mais pyan-daw-mus. Un simple laïque ne parle pas à un moine mais il shauk, ne lui serre pas la main, mais kat, et ne l'invite pas, mais pink !

Langues ethniques

Si le birman est la langue officielle, quasiment chacune des 130 ethnies possède sa propre langue maternelle, parfois très éloignée. Le shan est parlé quotidiennement par près de 3 millions de personnes, l'arakanais par 2,3 millions, le môn et trois langues karen par plus d'un million d'habitants, et une trentaine d'autres langues sont parlées par plus de 100 000 personnes.

Le français

Si l'apprentissage du français reste limité à quelques milieux intellectuels et étudiants, la montée en puissance du tourisme au cours des dernières années, avec un très fort contingent de visiteurs venus de France, a eu pour effet de pousser les Birmans dans les zones touristiques à apprendre quelques mots (et souvent bien plus) dans la langue de Molière. A Bagan ou Mandalay, on trouve ainsi un nombre surprenant de guides francophones, du personnel hôtelier capable de comprendre les besoins de la clientèle francophone, et même des petits vendeurs de souvenirs capables d'échanger quelques phrases.

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