Guide de Suisse : Politique et économie

L'organisation du pouvoir politique en Suisse s'articule autour d'un système fédéral composé de 26 cantons, subdivisés eux-mêmes en communes. La Constitution fédérale confère la souveraineté au peuple. Depuis la naissance de ce système, en 1848, l'organisation politique repose sur deux piliers qui, au premier abord, semblent contradictoires : un système politique libéral, favorisant les libertés aussi bien individuelles qu'économiques, et un système de solidarité pour une intégration de tous les citoyens, issus de tous les courants politiques et sociaux, au sein de la communauté. Ces deux principes constituent le pilier de la Suisse et un facteur indéniable de stabilité et de cohésion intérieure.

Politique

Aux élections parlementaires de 2015, c'est le parti de droite ultra conservateur qui a obtenu le plus de voix. Sur les 200 sièges du Conseil national, l'UDC en a raflé 65, devant le Parti Socialiste Suisse (PSS) qui en a obtenu 43, le Parti Libéral Radical (PLR) et ses 33 sièges, le PDC (Parti Démocrate-Chrétien) avec 27 sièges et les Verts avec 11 sièges. Les prochaines élections auront lieu en octobre 2019.

Organisation du gouvernement fédéral
Organisation du gouvernement fédéral

Le gouvernement fédéral a des pouvoirs spécifiques, concernant l'armée ou la politique étrangère par exemple. Sept personnes, élues par le Parlement (l'Assemblée fédérale) pour une période indéterminée, le dirigent. Les décisions sont prises collégialement, le consensus étant plus important que les alliances politiques. Il s'agit d'un système de concordance. Il y a séparation des pouvoirs entre législatif (l'Assemblée fédérale), exécutif (le Conseil fédéral) et judiciaire (les Tribunaux fédéraux).

L'Assemblée fédérale ou Parlement (pouvoir législatif)

L'Assemblée fédérale est composée de deux Chambres : le Conseil national et le Conseil des Etats. Ces deux Chambres possèdent les mêmes compétences et l'on désigne donc le système suisse comme celui du " bicaméralisme parfait ". Chaque conseil doit élire, pour un an, l'un de ses membres à la présidence, un autre à la première vice-présidence et un troisième à la seconde vice-présidence.

Le Conseil national représente le peuple. Il est composé de 200 conseillers nationaux (députés) élus au suffrage proportionnel tous les quatre ans. Chaque canton constitue une circonscription électorale qui élit au moins un député, même si sa population est inférieure à la moyenne nationale d'habitants (actuellement de 36 000) pour un siège.

Le Conseil des États représente les cantons. Il compte 46 conseillers aux Etats répartis à raison de deux sièges pour chacun des 20 cantons et d'un siège pour chacun des six anciens demi-cantons. Le mode de désignation des conseillers est déterminé par la législation de chaque canton.

Le Conseil fédéral (pouvoir exécutif)

Le pouvoir exécutif est représenté par le Conseil fédéral, formé de 7 membres (les conseillers fédéraux), élus pour 4 ans par l'Assemblée fédérale, qui, en règle générale, reconduit les candidats sortants si ces derniers désirent poursuivre leurs fonctions. Chaque conseiller fédéral préside l'un des sept départements fédéraux qui correspondent aux ministères français. La présidence du Conseil fédéral est assurée par le président de la Confédération, élu également par l'Assemblée fédérale pour un an. Son rôle est principalement symbolique et médiatique. Traditionnellement, les conseillers fédéraux remplissent les fonctions de président chacun à leur tour, selon leur ancienneté. En 2019, la présidence de la Confédération est assumée par Ueli Maurer (élu pour une année).

Les Tribunaux fédéraux (pouvoir judiciaire)

Le Tribunal fédéral, dont le siège est à Lausanne, est l'autorité judiciaire suprême de la Confédération. Il est accompagné du Tribunal fédéral des assurances (TFA), du Tribunal pénal fédéral et du Tribunal administratif fédéral. Par ailleurs, chaque canton possède son propre système judiciaire dont les tribunaux statuent, en règle générale, dans tous les domaines.

Partis

Les partis politiques sont nombreux en Suisse, mais il faut distinguer les partis gouvernementaux de ceux qui fonctionnent à l'échelle du canton, voire des partis temporairement créés lors d'une votation (ou scrutin). Les partis gouvernementaux sont le PS (Parti socialiste), le PDC (Parti démocrate-chrétien), le PRD (Parti radical-démocratique) et l'UDC (Union démocratique du centre) qui représentent, à eux quatre, environ 80 % des électeurs. Ces partis étant tous de taille modeste, il n'existe pas de réelle force d'opposition en Suisse.

Structure cantonale

Les 26 cantons ont chacun leurs propres Constitution, Parlement, gouvernement et tribunaux. La Constitution est susceptible de modification si le peuple le demande. Un certain nombre de domaines sont gérés uniquement au niveau cantonal, comme l'éducation (excepté les écoles et universités fédérales), la santé, l'aide sociale, l'organisation de la justice, la police, les transports ainsi que les impôts et les taxes. Ainsi, un professeur formé dans le canton de Genève ne peut pas exercer dans le canton de Vaud. Ils ne délèguent guère au gouvernement fédéral que la Défense, les Douanes, les Affaires étrangères et les grandes infrastructures comme les chemins de fer et la construction des autoroutes. Au niveau administratif, le Parlement, appelé Grand Conseil, est composé de 150 députés, et le gouvernement, dit Conseil d'Etat, est composé de sept membres, portant le titre de conseillers d'Etat et élus pour cinq ans.

Les cantons

La Suisse est divisée en 26 cantons, eux-mêmes subdivisés en communes. Voici quelques caractéristiques de ces différents cantons. Source : www.bfs.admin.ch

Appenzell Rhodes-Extérieures (AR)

Superficie : 243 km².

Population : 55 178 hab.

Langue la plus parlée : allemand 91,2 %.

Appenzell Rhodes-Intérieures (AI)

Superficie : 173 km².

Population : 16 105 hab.

Langue la plus parlée : allemand 92,9 %.

Argovie (AG)

Superficie : 1 403,7 km².

Population : 670 988 hab.

Langue la plus parlée : allemand 87,1 %.

Bâle-Campagne (BL)

Superficie : 517,5 km².

Population : 288 660 hab.

Langue la plus parlée : allemand 87,2 %.

Bâle-Ville (BS)

Superficie : 37,1 km².

Population : 199 9450 hab.

Langue la plus parlée : allemand 79,3 %.

Berne (BE)

Superficie : 5 958,9 km².

Population : 1 031 000 hab.

Langue la plus parlée : allemand 84 %.

Fribourg (FR)

Superficie : 1 670,8 km².

Population : 315 074 hab.

Langue la plus parlée : français 63,2 %.

Genève (GE)

Superficie : 246 km².

Population : 500 000 hab.

Langue la plus parlée : français 75,8 %.

Glaris (GL)

Superficie : 685,2 km².

Population : 40 349 hab.

Langue la plus parlée : allemand 85,8 %.

Grisons (GR)

Superficie : 7 105,2 km².

Population : 197 888 hab.

Langue la plus parlée : allemand 68,3 %.

Jura (JU)

Superficie : 838,6 km².

Population : 73 290 hab.

Langue la plus parlée : français 90,0 %.

Lucerne (LU)

Superficie : 1 493,5 km².

Population : 406 506 hab.

Langue la plus parlée : allemand 88,9 %.

Neuchâtel (NE)

Superficie : 803,1 km².

Population : 177 964 hab.

Langue la plus parlée : français 85,3 %.

Nidwald (NW)

Superficie : 276,1 km².

Population : 42 969 hab.

Langue la plus parlée : allemand 92,5 %.

Obwald (OW)

Superficie : 490,5 km².

Population : 37 575 hab.

Langue la plus parlée : allemand 92,3 %.

Schaffhouse (SH)

Superficie : 298,5 km².

Population : 80 769 hab.

Langue la plus parlée : allemand 87,6 %.

Schwytz (SZ)

Superficie : 908,3 km².

Population : 155 863 hab.

Langue la plus parlée : allemand 89,7 %.

Soleure (SO)

Superficie : 790,7 km².

Population : 269 441 hab.

Langue la plus parlée : allemand 88,8 %.

St-Gall (SG)

Superficie : 2 025,6 km².

Population : 502 552 hab.

Langue la plus parlée : allemand 88,4 %.

Tessin (TI)

Superficie : 2 812,5 km².

Population : 354 375 hab.

Langue la plus parlée : italien 88,8 %.

Thurgovie (TG)

Superficie : 990,9 km².

Population : 270 709 hab.

Langue la plus parlée : allemand 89,4 %.

Uri (UR)

Superficie : 1 076,6 km².

Population : 36 145 hab.

Langue la plus parlée : allemand 93,3 %.

Valais (VS)

Superficie : 5 224,5 km².

Population : 339 176 hab.

Langue la plus parlée : français 67,8 %.

Vaud (VD)

Superficie : 3 212,1 km².

Population : 784 822 hab.

Langue la plus parlée : français 83,4 %.

Zoug (ZG)

Superficie : 238,8 km².

Population : 123 948 hab.

Langue la plus parlée : allemand 82,5 %.

Zurich (ZH)

Superficie : 1 728,8 km².

Population : 1 487 969 hab.

Langue la plus parlée : allemand 82,2 %.

Un système de milice

Les députés fédéraux n'exercent pas tous leur mandat comme un métier, mais en plus de leur activité professionnelle. Ils ne perçoivent donc pas un salaire mais une indemnité.
Les avantages : l'absence de clans politiques, la proximité de la population et une plus grande diversité parmi les dirigeants. C'est également l'un des systèmes parlementaires les moins chers de l'Organisation de coopération et de développement économiques, ou OCDE.
Ce système comprend aussi certains inconvénients, comme un plus grand taux d'absentéisme et des difficultés à mener de front activité professionnelle et investissement politique.

La démocratie directe

La particularité du système politique suisse est la démocratie directe. Ainsi, les citoyens sont appelés à voter tous les trois mois sur des sujets précis, comme une nouvelle loi sur l'immigration, sur les allocations sociales, etc. Les décrets sont généralement pris par les élus, mais n'importe qui a le droit de contredire ces décisions et de lancer un référendum populaire. En effet, en Suisse, les citoyens disposent de deux instruments qui leur permettent d'agir sur un acte décidé par l'État.

Le référendum, qui peut être facultatif ou obligatoire. Le référendum facultatif permet de discuter une loi votée par l'Assemblée fédérale. A cet effet, 50 000 signatures doivent être réunies dans une période de 100 jours. Le référendum obligatoire exige quant à lui nécessairement une consultation populaire dans les cas prévus par la Constitution fédérale. Il suppose la double majorité de la population et des cantons.

L'initiative populaire, qui est le droit d'une fraction du corps électoral de déclencher une procédure permettant l'adoption, la révision ou l'abrogation d'une disposition constitutionnelle, à condition de réunir 100 000 signatures.

Le vote des femmes

Pourquoi donner le droit de vote aux femmes ? Telle est la question que les Suisses se sont longtemps posée. Se basant sur des arguments des plus saugrenus, la majorité masculine suisse a refusé les requêtes exprimées en faveur du droit de vote des femmes. Peu importe si les Néo-Zélandaises l'ont obtenu en 1893 et si la majorité des Européennes l'ont obtenu dès la fin de la Première Guerre mondiale.
Quand cette question a été soumise en 1959 à la population - c'est-à-dire à la moitié masculine d'entre elle - comme l'exigeait la Constitution suisse, les deux tiers ont rejeté la recommandation du Parlement. Ce n'est que le 5 février 1971, sous l'initiative du comité d'action " Oui aux femmes ", que les Suissesses ont été autorisées légalement à prendre part à la vie politique... et les habitantes du canton d'Appenzell-Rhodes Intérieures ont dû attendre novembre 1990 !

Économie

Si la Suisse manque de ressources naturelles, son économie n'en reste pas moins un modèle de dynamisme et le pays est au nombre des plus riches au monde. Les taux de chômage et d'inflation y sont particulièrement bas. Classée au 4e rang des pays au plus fort PIB par habitant, la Suisse met en avant ses spécialités de haute qualité et ses puissances productives très compétentes et compétitives.

Principales ressources
Le secteur agricole

L'agriculture et la sylviculture occupent 3,4 % de la population active et représente 0,7 % du PIB de l'économie suisse. La production totale de l'agriculture suisse s'élève à 10,6 milliards de francs en 2018. C'est une hausse de 2,7 % par rapport à 2017, portée par le vin, les fruits et le lait.

Source : Office fédéral de la statistique (OFS).

Un secteur industriel

Il représente 26,8 % du PIB et emploie 23,4 % de la population. L'industrie pharmaceutique chimique et mécanique, ainsi que l'horlogerie représentent les principaux pôles industriels de la Suisse, avec l'agro-alimentaire (Nestlé). Le bassin industriel de la chaux des Fonds est particulièrement connu pour abriter les marques et sous-traitant automobiles et de l'horlogerie. On peut citer les marques de luxe Breitling, Chopard, Patek Philippe, Rolex, Swatch ou Vacheron Constantin qui rapportent beaucoup d'argent au pays.

Un secteur pharmaceutique de pointe

La Suisse figure parmi les plus grands producteurs de produits pharmaceutiques.La ville de Bâle est un pôle chimique et pharmaceutique avec les groupes Roche, Novartis et Syngenta principalement. En près de vingt ans, le nombre d'employés a plus que doublé. Le secteur représente 3,5 % du PIB du pays et se situe à cet égard au 2e rang national, juste derrière l'industrie des machines, qu'elle tend à rattraper. Depuis 1990, la part des exportations pharmaceutiques à l'ensemble des exportations a connu une croissance spectaculaire, passant de 10 % en 1990 à 26,3 % en 2006 et 38,3 % en 2010. Et ce n'est pas fini ! Avec cette croissance fulgurante, l'industrie pharmaceutique s'est imposée comme l'un des principaux moteurs du secteur exportateur suisse.

Un secteur tertiaire très développé

La plupart des salariés travaillent pour le secteur tertiaire. La progression dans ce domaine est surtout due à la force du système éducatif, du système de santé, des activités financières, des assurances, des transports ainsi que des entreprises dites de conseils. En 2016, le secteur des services regroupait 73,5 % de la population active et représente 72,5 % du PIB. Aux côtés des multinationales qui représentent 10 % de la population active, le secteur tertiaire parvient à maintenir plus de 2,5 millions d'emplois.

Les exportations

La Suisse excelle également en matière d'exportations et maintient ainsi sa réputation d'actrice sur le plan international. Le commerce extérieur est le principal acteur du PIB du pays. Dans certains secteurs, plus de 90 % des biens et services sont exportés. C'est vers l'Europe que la Suisse exporte le mieux ses produits, principalement les montres, le chocolat et le fromage, ainsi que la chimie et l'industrie pharmaceutique qui constituent 60 % des exportations totales.

Les ressources humaines

Nouveau secteur actif dans l'économie suisse, la gestion des ressources humaines devient très compétitive. A défaut de posséder des ressources naturelles - excepté l'énergie hydro-électrique - la richesse économique de la Suisse dépend avant tout de ses ressources humaines basées sur la réputation de sa main-d'oeuvre qualifiée, de l'apport des ouvriers étrangers qui occupent jusqu'au quart des emplois ; des conditions sociales caractérisées depuis 1937 par " la paix du travail " qui évite les grèves ; du contexte financier (secret bancaire) ; de la neutralité politique. De nombreuses compagnies internationales ont établi leurs départements de gestion du personnel à Genève. Ce changement est dû au fait que la Suisse offre un environnement social stable et un taux de fiscalité modéré. Le droit suisse en matière d'emploi peut également sembler plus flexible pour les employeurs de l'Union européenne.

Un secteur bancaire exceptionnel

Le secteur bancaire génère presque 10 % du produit intérieur brut (PIB) de la Suisse et crée de nombreux emplois. Il représente ainsi une branche essentielle de son économie. Toutefois, après avoir connu une importante croissance dans les années 1980 et 1990, il connaît une entrée difficile dans le XXIe siècle et doit faire face à la crise mondiale à partir du milieu de l'année 2008. Les deux grandes banques sont Crédit Suisse et UBS, qui se partagent plus de 50 % du total des bilans. Apparaissent ensuite les banques étrangères et les banques cantonales, ainsi que les banques régionales et les caisses d'épargne. Les banques Raiffeisen, troisième groupe bancaire du pays, détiennent le réseau d'agences le plus dense, mais possèdent un statut particulier puisqu'elles fonctionnent comme des coopératives. Enfin, les banquiers privés comptent parmi les plus anciens établissements de Suisse et sont spécialisés dans la gestion de fortune pour la clientèle privée et institutionnelle. Et puisque nous sommes au pays des banques, il apparaît presque logique que les grands magasins comme Migros ou Coop proposent eux aussi des services bancaires à leurs clients !

Ce secteur n'est cependant pas sans alimenter des polémiques sur la scène internationale. En 2016 est entrée en application, la loi de la transparence sur le secret bancaire que Berne a signé lors la convention de l'OCDE sur l'entraide en matière fiscale qui doit mettre fin au secret bancaire. Une révolution feutrée dans les bureaux des banques suisses pour contribuer à la lutte contre l'évasion fiscale mondiale.

Place du tourisme

La Suisse est l'un des pionniers du tourisme. Située au coeur de l'Europe, c'est une terre de passage millénaire qui dispose d'un potentiel naturel évident. Elle a par ailleurs bénéficié d'excellents " publicitaires " avec tous les auteurs romantiques qui se sont laissé bercer, surtout aux XVIIIe et XIXe siècles, par ses paysages de lacs et de montagnes. Les Suisses étant très compétents en matière d'organisation, il n'en fallait pas plus pour faire du tourisme l'un des secteurs majeurs de l'économie, en termes d'emplois, de recettes et de devises. Aujourd'hui, le tourisme constitue un secteur économique important du pays. Néanmoins le secteur traverse une grave crise en raison du franc très fort et des prix exorbitants pour les non-Suisses. En conséquence, 45 % des touristes sont... Suisses ! Près de 40 % sont Européens : Allemand d'abord, mais aussi Anglais, et Français. On note également des Américains, Chinois et Japonais.

Tourisme suisse : quelques chiffres

Sources : Office fédéral de la statistique, Union des transports publics, Office fédéral de l'aviation civile, Gastrosuisse 2017.

Recettes totales du tourisme suisse : 46,7 milliards de CHF.

Réseau de transports publics : 27 993 km, 25 503 gares et arrêts de bus.

Passagers dans les avions : 54 911 905 et 467 263 vols.

Valeur ajoutée brute : 16,9 milliards de CHF.

Restaurants : 29 022 et 8 009 apprenants.

Recettes provenant des touristes étrangers en Suisse : 16 milliards de CHF.

Nuitées hôtelières : 37 392 740, soit 2 nuits = durée moyenne de séjour.

Nombre d'hôtels et d'établissements de cure : 4 878, soit 275 203 lits d'hôtel.

Une des plus importantes branches exportatrices de Suisse : 4,4 % des recettes d'exportation.

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