Français
  • Français
  • English
  • Español
  • Deutsch
  • 中国人

Guide de Guinée : Arts et culture

Architecture

Suivant la région dans laquelle vous vous trouverez, le style architectural des villages diffère sensiblement.

En Haute-Guinée, les cases sont en " banco " - un mélange de terre et de paille colmaté par du karité -, rondes et chapeautées de paille. Elles sont regroupées en cercle, formant ainsi des concessions familiales ; au sein d'une même famille, tout le monde habite une case de la concession, de la première épouse à la quatrième, en passant par la belle-mère. Les enfants changent de concession après leur mariage. Les cases servant de chambres à coucher et de cuisine sont souvent munies de deux ouvertures diamétralement opposées, afin de permettre le passage de courants d'air. A l'intérieur, le sol est en terre battue ou ciment mélangé au sable, et le mobilier est rudimentaire : un lit pour les plus riches ou une simple natte pour les plus pauvres, quelques " canaris ", ou jarres de terre où l'eau est conservée, parfois une table ou des étagères. De petits greniers sur pilotis ainsi que des abris pour les animaux s'intercalent entre les cases. Le centre de la concession est occupé par une paillote où l'on se retrouve ensemble pour manger, boire le thé, discuter ou jouer aux dames, aux cartes ou à l'awalé.

De nombreuses concessions sont protégées par des murs en banco reliant les cases les unes aux autres ; des " chapeaux " de termitières posés sur ces murettes protègent alors de l'érosion par les pluies.

En Guinée maritime, les cases sont aussi en banco mais de forme carrée et parfois avec terrasse abritée. Munies d'un porche, elles comportent plusieurs pièces et ne sont pas disposées en concession mais de façon disparate dans le village.

Dans le Fouta, il y a beaucoup plus de cases en ciment, car les pluies sont fréquentes, mais dans certains petits villages, comme Aïnguel, on utilise encore des matériaux naturel aussi bien pour le bâti que pour la décoration colorée ; les concessions sont vastes, ce qui fait que les villages sont souvent très étendus. Le Peul est souvent plus préoccupé par ses troupeaux que par sa maison, si bien que les champs sont parsemés de parcs à animaux délimités par des barrières et des portails en branchages, qu'il faut faire attention à bien refermer derrière soi. Dans le reste du pays, les animaux sont souvent laissés libres en saison sèche et entravés en saison des pluies afin qu'ils ne piétinent pas les cultures.

En Guinée forestière, la case a laissé de plus en plus la place à des constructions plus modernes.

Artisanat

Les traditions artistiques guinéennes sont différentes suivant les régions. Dans le Fouta-Djalon, les Peuls, population islamisée et alphabétisée de longue date, ont tendance à mépriser l'image sculpturale, mais sont connus pour leurs dons architecturaux et musicaux (prêtez l'oreille à la mélodieuse flûte traditionnelle peul) ainsi que dans les arts corporels. Leurs constructions faites de gigantesques dômes de fibres végétales, qui servaient de mosquées et de résidences royales, et la coiffure à armatures en crête de leurs femmes les ont rendus célèbres.

Les Malinkés ont un style musical traditionnel caractérisé par le son de la kora, du balafon, du djembé (tam-tam), du doundoun et par la voix aiguë du griot.

Quant aux peuples de la forêt, ils sont connus pour leurs organisations secrètes. En début d'année, les forêts sacrées " libèrent " les femmes et les hommes qui se lancent dans des danses traditionnelles accompagnées par des krin (percussions en bois).

L'art et le rituel formaient, avant la colonisation, la base du contrôle social. Destinés à rythmer les différents âges de la vie de l'individu, ils visaient à l'épanouissement de l'homme et à son intégration dans la communauté. Les divers styles artistiques relèvent principalement d'un artiste habile et de son école, avant de s'étendre à une ethnie tout entière.

La colonisation française a engendré une exportation massive d'objets d'art vers la France ; ce qui a concouru à leur raréfaction sur place.

De plus, la dictature de Sékou Touré a consacré la ruine du pouvoir rituel autochtone. Par la pratique de la démystification et des conversions forcées à l'islam en forêt et sur la côte, le dictateur a assuré le démantèlement des structures traditionnelles, les remplaçant par un ensemble de traditions folkloriques.

Batiks et ivoire. On peut trouver des batiks en Guinée (on les appelle " les tableaux "), des bronzes, des instruments de musique, des corbeilles et des paniers tressés... Les objets en ivoire sont interdits d'exportation, donc d'achat (de même que les trophées d'animaux sauvages...).

Tissage et teinture. Autrefois, le tissage était surtout une profession masculine, qui se transmettait de père en fils. Dans certaines régions, c'est un métier de caste. Chaque tisserand est propriétaire de son métier à tisser. Il existe plusieurs sortes de métiers à tisser. Les métiers horizontaux, à pédales et amovibles, étaient faits pour le travail des hommes. Le tissu réalisé, long et étroit, était cousu en bandes et destiné à la vente. On peut voir de tels métiers à Pita, à Labé et à Mali. Les métiers verticaux, fixes et sans pédales, étaient destinés à l'usage des femmes. Le tissu obtenu n'était ni taillable, ni cousu et se portait directement en pagne. De tels métiers s'utilisent encore à Macenta. Enfin, il existe un métier vertical pour le tissage du raphia. On peut en voir dans la boutique de la forêt à la sortie de N'Zérékoré, en direction de Macenta.

En Guinée, on trouve deux méthodes de teinture originales : les indigos du Fouta et les teintures à la noix de kola de N'Zérékoré. L'indigo est une liane, de la famille des papilionacées, dont les femmes récoltent les feuilles qu'elles pilent dans un mortier, roulent en boules puis laissent sécher au soleil pendant deux jours. Lorsque la teinturière désire travailler, elle réhydrate ces boules d'indigo et les mélange à des racines fixatrices, qu'elle laisse macérer pendant dix jours. Puis, elle trempe son tissu dans cette mixture, après l'avoir cousu par endroits pour dégager divers motifs ; c'est la technique des dessins réservés, à ligatures et coutures. Les fils sont enlevés après la teinture, dégageant des motifs géométriques blancs. A Kindia, les femmes utilisent la technique des dessins réservés, par impression de tampons ou de pochoirs à la cire.

Pour les teintures, les tissus sont plongés pendant des heures, dans des bains bouillants d'un mélange de trois plantes et de noix de kola. On obtient ainsi des couleurs allant de l'orange au marron foncé. Puis, avant que la teinture ne sèche, de la boue est appliquée avec des pochoirs. Les motifs obtenus vont du brun foncé au noir, aux formes en général abstraites. Cependant, les pagnes ainsi teintés déteignent souvent au premier lavage ; il est donc préférable de les laver à la main, dans l'eau froide et du sel ou du vinaigre blanc pour fixer la couleur !

Le travail du cuir est réalisé principalement par les Peuls, leur fief étant Dalaba. On y trouve les meilleures sandales, plateaux, objets recouverts, sacs, fourreaux d'épée. Maintenant, cet art s'est exporté dans la plupart des grandes villes de Guinée, Conakry, Mamou, Kankan, etc.

Le tissage est né du Diable

Selon une légende peule du Fouta-Djalon, un chasseur qui passait dans la forêt aperçut, un jour, le Diable qui tissait. Il se rendit alors quotidiennement sur les lieux, pour le regarder travailler. Puis, il demanda à apprendre ce métier si difficile. Le Diable, ayant d'abord refusé, consentit, devant l'insistance du chasseur, à conclure un contrat : il apprit le métier au chasseur et lui remit ses instruments. En échange, le chasseur devait garder le secret et ne jamais le dévoiler.

Lorsque celui-ci confectionna des vêtements dans son village, tout le monde voulut connaître le secret de cette technique, et le maître qui l'avait enseignée. Il répondit qu'il n'avait pas de maître. Mais le chef du village le convoqua et l'obligea à dévoiler son secret. A la suite de cette trahison, le chasseur mourut mais son métier put se transmettre aux hommes, de génération en génération.

Danse

De nombreux ballets traditionnels, publics ou privés, et cirques existent dans la capitale et se produisent lors de festivals, carnavals, défilés de rue ou spectacles. L'Alliance guinéenne de danse et de percussions doundoun réunit de nombreuses troupes de renom : Gbassikolo, Sourakhata, Merveilles de Guinée, Faniké, Wassasso, Ballet de Matam, etc. Pour certains d'entre eux, il est possible de demander d'assister aux répétitions (quelques lieux et horaires ci-dessous), parfois en laissant une petite contribution qui renflouera la trésorerie des compagnies pour l'achat de costumes ou autre. Les maisons des jeunes dans les quartiers sont des lieux privilégiés de ces répétitions.

A la maison des jeunes de Dixinn-Corniche. Le Ballet Joliba (public), du lundi au vendredi de 9h à midi. Dirigé par Célestin Camara ; le Ballet Les Merveilles de Guinée (privé), du lundi au jeudi de 13h à 16h. Dirigé par Sékou Sano.

A la maison des jeunes de Coléah. La troupe Ensemble Instrumental de Guinée, dirigée par Kouyaté NFamoro ; la troupe de danse Tamara Sanké, dirigée par Marie-Louise Sylla ; la troupe de RAP les dangers de Coléah.

Au Palais du Peuple, entre autres. Les Ballets africains (public), du lundi au vendredi de 9h à midi. Dirigés par Hamidou Bangoura.

Médias locaux

La seule chaîne publique de télévision nationale, la RTG, est peu intéressante si ce n'est pour les informations du soir. Il existe des chaînes privées comme Evasion. Une première chaîne TV sur Internet a été créée récemment : GuinéeTV1.com. Du point de vue de la presse écrite, de nombreux journaux sont distribués à Conakry dans des kiosques ou par des vendeurs ambulants : Le Lynx, La Lance, L'Observateur, L'Indépendant... Pour la presse internationale, vous la trouverez au Centre culturel franco-guinéen et dans les grands hôtels. Comptez 2 à 3 jours de délai entre la parution des magazines et l'arrivée en Guinée. De nombreuses stations de radio émettent en Guinée : Nostalgie, Espace FM, Liberté, etc. La musique qu'elles diffusent fait la part belle aux groupes traditionnels et leurs émissions sont souvent surprenantes.

Musique
Joueur de kora en Guinée
Joueur de kora en Guinée

La Guinée regorge de musiciens talentueux, chanteurs, groupes pop et ballets qui s'inscrivent dans un continuum culturel sous-régional plutôt que national. L'aire musicale guinéenne englobe le Mali, la Gambie, le Sénégal et la Côte d'Ivoire. La diaspora mandingue donne une continuité à cette richesse foisonnante, même si les pratiques peuvent différer : en Gambie, par exemple, la kora est l'instrument central de la musique mandingue ; en Guinée, ce serait plutôt le balafon et le djembé. Les échos de Cuba dans la musique guinéenne sont particulièrement présents mais aussi quelques traits de rumba après le passage de Joseph Kabasele, Congolais du Zaïre d'alors, qui influença durablement la scène guinéenne. Le nationalisme de Sékou Touré a grandement encouragé les pratiques musicales, et certains groupes tel le Bembeya Jazz sont devenus des ambassadeurs du pays à l'étranger. La scène guinéenne des années 1960 était vibrante et diversifiée, avec des groupes émergents ou confirmés tels Keletigui et ses Tambourins, Balla et ses Balladins, les fameuses Amazones de Guinée, Camayenne Sofa, Lanaya Jazz, Horoya Band et Super Boiro. La plupart de ces groupes étaient édités par Syliphone, le label d'Etat. A partir des années 1970, on assista en Guinée et au Mali à un retour aux racines.

Si l'énergie des ces années retombe un peu, d'exceptionnels musiciens continuent à marquer la scène guinéenne. Le plus connu d'entre eux est sans aucun doute Mory Kanté, dont la flamboyante carrière internationale a commencé dans les années 1980, favorisée par l'intérêt de l'Occident pour la world music et, d'une manière générale, pour les sons venus d'ailleurs.

Mamady Keïta, djembéfola (joueur de djembés) et percussionniste hors pair, est considéré comme l'un des meilleurs. Il faut aussi mentionner les chanteurs Ibro Diabaté, ainsi que Camara Aboubacar, chanteur et joueur de kora, qui livrèrent quelques pépites. La plus traditionnelle des formations est sans aucun doute Les Ballets africains, dont le succès et la réputation semblent ne pas se démentir.

Dans un genre plus métissé, Momo Wandel Soumah, un trompettiste, a enregistré deux remarquables albums qui mixent musique traditionnelle et jazz. La scène plus récente n'est pas moins vivace : après une période rap et hip-hop, elle se replonge dans l'inusable reggae avec les talentueux Alpha Wess et Takana Zion, qui font parler de la Guinée sur les scènes internationales. Du coté de la diaspora, la bouillonnante Sayon Bamba, après son premier album autoproduit, Chansons des rues et des maquis, a sorti en 2009 Mod'vakance, coréalisé par des musiciens marseillais et guinéens. Au programme, son métissé et textes en soussou, toma ou malinké. En 2016, les artistes ou groupes au top s'appellent : Banlieuz'art, Azaya, Soul Bang's, Petit Kandja,...

Comme pour les ballets, il existe de nombreuses troupes, publiques ou privées, qui perpétuent la tradition musicale guinéenne : l'Ensemble instrumental et choral, l'Orchestre Bembeya Jazz, les Percussions de Guinée, Boka Junior et tous les autres groupes qui composent l'Alliance guinéenne de danse et de percussion " Doundoun ". Pour certains, il est possible assister à leurs répétitions (quelques noms, lieux et horaires ci-dessous) dans la capitale, en espérant avoir aussi leur programme de spectacles :

Ensemble instrumental et choral, à la Maison des jeunes Bora (Dixinn, après Futurelek), les lundis et mercredis de 10h à 13h. Dirigé par Famoro Kouyaté.

Orchestre Bembeya Jazz, quartier Cameroun, à côté de la Paillote (il faudra demander), du lundi au jeudi de 10h à 14h. Chef d'orchestre : Sékou Diabaté dit " Sékou Bembeya ".

Wanted Jah

Après le rap, le reggae connaît un regain de popularité en Guinée. Alpha Wess a initié le mouvement mais la figure émergente de la scène conakryka est aujourd'hui Takana Zion. Takana, qui signifie " Détruis la ville " en soussou, parcourt aujourd'hui Conakry sur la plage arrière de sa voiture siglée " Black Mafia ", du titre d'un des ses albums, et peut déjà mesurer l'étendue de sa popularité. On l'invective, le salue et les big up se succèdent... Mais avant cela, son itinéraire est celui d'un musicien doué, galvanisé dans son apprentissage par des rencontres décisives, dont celle de Tiken Jah Fakoly qui le prit sous son aile à Bamako. Ce tour de formation l'amena au Ghana puis au Burkina où il fit la rencontre de Makkalox, guitariste de Pierpoljak. De leur rencontre naîtra en partie, Zion Prophet, son premier album. Depuis, les tournées s'enchaînent et Takana a sorti plusieurs albums Rappel à l'ordre en 2009 et le dernier en date Good life en 2016Cet artiste de 30 ans, qui chante en soussou, anglais et français, continue à tracer son chemin sur la scène reggae africaine.

www.myspace.com/alphawess

www.myspace.com/takanazion

Sculpture

Statuettes de pierre. On a retrouvé de très nombreuses statuettes humaines en pierre appelées pondos, enfouies dans le sol dans la région qui borde la Sierra Leone, et sur la côte. Elles représenteraient les anciens propriétaires du sol. Les Baga et les Kissi ont perpétué cette tradition ; leurs statues sont trapues, à grosses têtes, aux traits épais, primitifs et stylisés. Les Kissi représentent aussi souvent Samory Touré monté sur son cheval et soutenu par son peuple.

Sculptures sur bois. Les puissantes organisations rituelles étaient limitées à des adhérents masculins ou féminins. Chaque membre avait un rang spécifique, et le passage entre chaque niveau nécessitait des rites d'initiation. L'initiation correspond à une métamorphose de l'individu, de son corps et de son esprit, qui lui permet d'être apte aux différents stades de la vie : passage à l'âge adulte, mariage, enfantements, participation à la vie de la communauté. Ces organisations servaient aussi de contrepoids aux chefs locaux et à leur cour. La plus connue est celle du Poro, organisation masculine.

Les masques, qui servaient lors des rites d'initiation ou des fêtes, représentaient divers esprits : celui des ancêtres, de la rivière, de la forêt, ou parfois des idées. Ils étaient destinés à faire participer ces esprits au monde humain, tout en canalisant quelques-uns de leurs pouvoirs.

Les masques peuvent être féminins, gentils, au visage lisse et ovale, ou masculins, angulaires, barbus, avec des faces animales ou de taille gigantesque.

Autres sculptures. Les Bagas sont aussi connus pour leurs tambours féminins à cariatides, ou leurs énormes tambours masculins à fentes, dont ceux symbolisant le dieu Serpent. Il est à noter que les sculptures bagas sont souvent peintes de couleurs vives, et que les sculpteurs adaptent les symboles gravés à la vie moderne.

Les institutions féminines sont nombreuses chez les Baga. La plus connue est celle de l'a-tëkän des Baga sitemu, qui est la confrérie des femmes qui ont enfanté. Les jeunes initiées et les jeunes mariées doivent danser avec un pot d'argile sur la tête, le corps orné de fétiches et la taille ceinte d'un collier de cauris, au son du tambour a-ndëf. Ce tambour est formé d'une cariatide soutenant sur sa tête la caisse de résonance. Elle est souvent enlacée par des serpents, qui représentent le python mythique a-mantshor nga-tshol, associé à la fertilité. Seules des femmes peuvent en jouer, debout, avec des baguettes en bois. Ce sont les femmes de cette association qui organisent les festivités des mariages, les initiations des jeunes une fois l'an (en saison sèche) et les funérailles des initiées.

Si les Malinké étaient jadis célèbres pour leurs marionnettes sculptées - les plus remarquables étant le géant Waraba le Lion, ou Konkoba - ce sont surtout leurs cousins bambaras du Mali qui ont perpétué cette tradition. Mais Kankan est encore réputé pour son artisanat, et notamment pour ses statues humaines stylisées, sans ventre, appelées makondés, évoquant singulièrement le penseur de Rodin !

Quelques masques célèbres

Le landai est le masque le plus important du Poro. Il est constitué d'une longue tête horizontale, à gueule ouverte, entourée de plumes de touracos, du raphia couvrant le corps de celui qui le porte. Utilisé pour l'initiation des jeunes garçons, et leur introduction dans le groupe, il représente l'esprit fondateur de la société ; il " dévore " les garçons et les régurgite en fin de cérémonie.

Le niamou est le masque en tissu, porté par un danseur sur échasses, chez les peuples de la forêt. Chez les Malinké, il est appelé " nié dian ". Il incarne la force des esprits des ancêtres et sort lors des grandes fêtes traditionnelles, et aussi lors des fêtes musulmanes. Il faut veiller à ne pas se mettre en travers de son chemin car, s'il tombe, c'est le malheur assuré sur vous, votre famille et votre village.

Le nimba (ou D'mba, en Baga) est devenu le symbole de la Guinée. C'est un masque baga, représentant l'idéalisation du rôle de la femme dans la société. Il évoque une mère qui a donné naissance à de nombreux enfants, et qui les a préparés à vivre un âge adulte fécond. Ses mamelles plates et pendantes témoignent de ses nombreux allaitements ; sa coiffure, striée de sillons, représente le travail aux champs ; les scarifications sur son visage, la possibilité de modifier ses conditions de vie. Nimba (son nom soussou) paraissait publiquement dans les mariages pour permettre aux nouveaux époux de faire le bon choix ; aux funérailles, pour aider le mort à rejoindre le monde des ancêtres ; au moment des semailles, pour assurer la fertilité des champs ; et pour les récoltes, où il célébrait l'abondance de nourriture. Le danseur, un homme jeune, tournait et exécutait la danse du matin au soir, et parfois plusieurs jours, au son des tambours, tandis que les femmes lançaient du riz ou agitaient leurs éventails. Si nimba évoque la quintessence de la beauté féminine et de son comportement, nimba-da-tshol incarnait son contraire : par son apparence grotesque - petite tête déformée, une oreille et un sein, bouche tordue et conduite inacceptable - son apparition, lors de la danse, rehaussait la beauté de nimba, soulignant la bonne attitude à adopter.

Organiser son voyage en Guinée
Transports
Réservez vos billets d'avions
Location voiture
Location bateaux
Hébergements & séjours
Trouver un hôtel
Location de vacances
Trouvez votre camping
Location en montagne
Voyage sur mesure
Services / Sur place
Activités & visites
Acheter des devises étrangères
Assurance Voyage
Apprendre une langue étrangère

Adresses Futées de Guinée

  • Costa Rica
    Découvrir le
    Costa Rica
  • Voyages ResponsablesDéposer un avisJeu concours

    Les jeux concours du moment

    Remportez un séjour pour 4 personnes à Lacanau !

    Direction le Sud-Ouest ! Profitez d'une escapade en famille avec Camping & Spa L'Océan Airotel