Le guide touristique BURKINA FASO du Petit Futé : Comment partir ?

Comment partir ?

Partir en voyage organiséHaut de page

Les offres de voyages pour le Burkina Faso concernent surtout des circuits accompagnés de 8 ou 15 jours. Certains d'entre eux combinent la découverte du pays avec le Ghana, le Togo, le Bénin. Des tour-opérateurs spécialistes proposent également de vous organiser votre circuit à la carte, selon vos envies. Si tel est votre désir, il est conseillé de traiter directement avec ces professionnels qui sont de bon conseil.
Enfin, si vous souhaitez privilégier l'aspect humain de votre aventure, des séjours dans des villages du Burkina Faso mettent l'accent sur les échanges avec la population.

VoyagistesHaut de page
SpécialistesHaut de page

Vous trouverez ici la liste non exhaustive des tour-opérateurs spécialisés sur la destination ou un type de voyage spécifique en Jordanie. Ils produisent eux-mêmes leurs itinéraires et circuits, et ils sont en général de bon conseil : ils connaissent la région et font intervenir des relais locaux. A noter, des tarifs souvent plus élevés que ceux des généralistes.

Six conseils pour réussir son voyage au Burkina Faso

Il n'y a pas de solution miracle pour réussir son voyage. Celui-ci est une aventure personnelle où chacun place une série d'attentes (découverte, rencontre de l'autre, repos, calme, dépaysement, sport, etc.).
On ne peut donc donner qu'une série de conseils judicieux pour mettre toutes les chances de son côté afin d'aller au bout de son aventure. Evidemment, en partant en groupe il faut d'abord veiller à ce que les attentes de chacun soient respectées !

Il y a globalement trois manières de voyager au Burkina Faso, à chacun de faire son choix. 1. Faire appel à une agence près de chez soi ou sur place (contact possible par Internet) et s'inscrire au circuit qui convient le mieux à ses envies. L'offre est désormais assez large et chacun y trouvera son bonheur. L'avantage de cette manière de voyager est d'être quasi entièrement déchargé de la préparation du voyage avant et pendant. Il suffit de se laisser porter ! Le petit désavantage réside dans le fait que le circuit organisé se fait souvent en groupe. Il faut donc être prêt à composer avec d'autres voyageurs et surtout accepter l'idée que le circuit est déjà tracé. Certains indépendants n'apprécieront pas cette idée. 2. Faire appel à une agence locale ou un guide indépendant loueur de voitures qui ne feront que mettre à disposition leur véhicule, chauffeur, guide et équipement au service du voyageur. L'itinéraire est à composer soi-même. Ce type de voyage est idéal pour les indépendants qui ont les moyens de louer une voiture. À partir de 3/4 voyageurs cette méthode n'est pas plus coûteuse que la précédente. 3. Pour les indépendants qui n'ont pas les moyens de louer une voiture ou qui préfèrent le transport en commun, le Burkina Faso se visite très bien à condition de prendre son temps et de ne pas chercher à voir autant de choses que si l'on voyageait avec un véhicule particulier. Cette manière de voyager est celle des petits budgets et des rencontres authentiques. Il est alors judicieux de trouver un guide accompagnateur avec qui on est sur la même longueur d'ondes.

Pour les indépendants qui aiment savoir où ils vont, préparer son voyage à l'avance avec l'aide de ce guide et des sources d'informations complémentaires qui y sont présentés.

Réserver à l'avance notamment pour la haute saison (décembre-février) et pendant les grands festivals.

En cas de location de voiture, s'assurer que le chauffeur connaît la route, que le véhicule a deux roues de secours pour visiter les réserves naturelles, que l'assurance couvre les voyageurs étrangers et qu'un véhicule de remplacement pourra être dépêché en cas de panne.

Penser à avoir toujours de l'eau à disposition, surtout pendant les longues étapes. Personne n'est à l'abri d'une crevaison.

Le voyage au Burkina Faso offre des paysages magnifiques, une nature riche et fascinante mais surtout des rencontres... et la rencontre peut commencer près de chez soi car les Burkinabè sont bien présents dans les pays francophones du Nord. Le voyage peut donc commencer à deux pas de chez soi.

GénéralistesHaut de page

Vous trouverez ici les tour-opérateurs dits " généralistes ". Ils produisent des offres et revendent le plus souvent des produits packagés par d'autres sur un large panel de destinations. S'ils délivrent des conseils moins pointus que les spécialistes, ils proposent des tarifs généralement plus attractifs.

RéceptifsHaut de page
Sites comparateurs et enchèresHaut de page

Plusieurs sites permettent de comparer les offres de voyages (packages, vols secs, etc.) et d'avoir ainsi un panel des possibilités et donc des prix. Ils renvoient ensuite l'internaute directement sur le site où est proposée l'offre sélectionnée.

Partir seulHaut de page
En avionHaut de page

Prix moyen d'un vol Paris-Ouagadougou : à partir de 750 € en haute saison et à partir de 500 € en basse saison. A noter que la variation de prix dépend de la compagnie empruntée mais, surtout, du délai de réservation. Pour obtenir des tarifs intéressants, il est indispensable de vous y prendre très en avance. Pensez à acheter vos billets six mois avant le départ !

Principales compagnies desservant la destinationHaut de page
AéroportsHaut de page
Sites comparateursHaut de page

Certains sites vous aideront à trouver des billets d'avion au meilleur prix. Certains d'entre eux comparent les prix des compagnies régulières et low cost. Vous trouverez des vols secs (transport aérien vendu seul, sans autres prestations) au meilleur prix.

Location de voituresHaut de page
SéjournerHaut de page
Se logerHaut de page

L'offre hôtelière du Burkina est globalement convenable tant en nombre de lits qu'en qualité de service. Cependant, le voyageur, pour ne pas être surpris, doit être conscient que le confort de la plupart des hôtels (hors villes principales) reste basique. Les chambres n'ont pas nécessairement de moustiquaire, il est donc préférable d'en avoir une dans vos bagages. Ne pas oublier de prendre une serviette et un drap de type sac à viande avec soi également. Quasiment toutes les chambres proposent un ventilateur, d'autres un climatiseur qui offre également le mode de fonctionnement ventilateur.

N. B : dans un souci d'amélioration de son offre touristique, le Burkina Faso prélève pour chaque nuitée une petite taxe touristique dont le prix varie selon les villes (rarement au-dessus de 1 000 FCFA). Les villes prélèvent également une taxe pour le développement communal (développement de la voirie, de l'accès à l'eau et l'électricité) de quelques centaines de FCFA. Enfin, les hôtels sont censés appliquer la TVA, pourtant tous les prix affichés sont généralement hors TVA. Certains hôtels offrent la TVA à leurs clients en geste commercial.

Types d'hébergementHaut de page

À Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, principales villes du pays, sont les seules villes à présenter une offre hôtelière pléthorique et variée. Les autres villes, mêmes grandes, n'ont généralement qu'une offre limitée, voire très limitée parfois. Toute la gamme des hébergements est disponible dans les deux grandes villes du pays, des petits hôtels au confort basique à partir de 4 000 FCFA (chambre au mobilier très simple avec W.-C. et douches communes) aux grands hôtels de standing international à plus de 60 000 FCFA la chambre (vaste avec climatisation et ventilation au choix, télévision câblée, douche et wc internes, connexion Internet, service de blanchisserie...). En moyenne, il faut compter autour de 10 000 FCFA pour s'y loger convenablement avec une chambre propre ventilée, wc et douche internes, télévision. C'est également à Ouaga et à Bobo que l'on trouve les hôtels de charme, où l'accueil et la qualité du service atteignent un niveau d'excellence.

Dans les villes et les gros villages. En dehors des deux villes principales, l'infrastructure hôtelière se réduit considérablement. Même dans les grandes villes, on ne compte pas plus de 10 hôtels ou auberges, ces deux termes étant d'ailleurs employés indifféremment, bien qu'un hôtel soit généralement plus grand et plus confortable qu'une auberge. Il est cependant rare de ne trouver qu'une seule adresse dans les villes et les gros villages.

Côté budget, on se loge très convenablement pour 5 000 à 10 000 FCFA en chambre double ventilée. Compter plus de 15 000 à 25 000 FCFA pour une chambre climatisée.

Concrètement il faut s'attendre de manière générale à des chambres très basiques, à la décoration et l'ameublement limités. Certaines n'ont qu'un simple lit. La plupart des établissements proposent au moins un ventilateur dans la chambre et quelques chambres climatisées. Les différents degrés de confort et donc de prix dépendent de la situation de la douche et des wc qui sont internes ou externes. La douche peut être au seau. Les wc sont à l'européenne ou à la turque, ou encore à l'africaine avec un simple trou dans le sol. L'eau chaude est assez rare en dehors des villes d'importance, mais compte tenu des températures, ceci n'est pas vraiment un problème. La télévision est également un critère de confort, plus cher aux yeux des autochtones que des voyageurs. Elle ne présente souvent que la chaîne nationale RTB, parfois TV5, dans les hôtels plus haut de gamme on trouve fréquemment les chaînes Canal+. La qualité de confort varie également avec la présence des serviettes, car dans ce pays sahélien, le nettoyage du linge a un coût non négligeable. Généralement les matelas ont un drap-housse.

Il est conseillé au voyageur d'avoir dans ses bagages une serviette, un drap type sac à viande (en cas de propreté douteuse) et un sac de couchage léger pour le Sahel, les nuits en brousse ou tout simplement les nuits un peu fraîches.
Certains lecteurs se sont plaints de l'état des matelas de certains hôtels, il est donc conseillé d'y jeter un oeil avant de s'installer dans une chambre. Enfin, pour compléter le tableau général des structures d'hébergement burkinabées, il s'agit de prévenir le voyageur que les coupures d'eau et d'électricité ne sont pas rares, mais que les hôteliers trouveront toujours une solution. Cela fait aussi partie du voyage ! Bien entendu, plus la ville est conséquente, plus l'offre est développée et le service de meilleure qualité. Ainsi, on trouve à Ouahigouya, Koudougou ou encore Banfora des hôtels dont les prestations sont comparables aux bons hôtels de Ouaga et Bobo.
Dans ce guide, ont été sélectionnées les adresses avant tout propres, bien tenues et calmes. La description des adresses est suffisante pour donner une première idée au lecteur, mais il est toujours judicieux de visiter quelques adresses avant de se décider, car la qualité de la prestation peut avoir varié depuis la dernière enquête. En général, les établissements ne sont pas trop loin les uns des autres dans les petites villes et villages. Et au-delà de la propreté et de l'hygiène, le voyageur en Afrique de l'Ouest n'attache généralement pas beaucoup d'importance aux hôtels où il ne s'attarde pas !

Dans les petits villages et en brousse. On trouve dans les petits villages et en brousse des campements. Ce terme consacré aux hébergements isolés peut correspondre à des prestations bien différentes et à des prix également très différents. On peut y trouver le confort basique d'une petite auberge, ou le grand confort et le charme des meilleurs hôtels de Ouaga ! Le point commun à quasiment tous les campements est la beauté de leur environnement. Généralement isolés et posés dans un cadre naturel magnifique, les campements font partie des étapes incontournables d'un séjour dans le l'ouest ou dans l'est du pays. Nombreux sont les campements situés dans des réserves naturelles. Leur accès est parfois difficile et exige un 4x4. Il est conseillé d'arranger un rendez-vous pour organiser le transfert. Il est essentiel de réserver dans la majorité des campements. À confort égal, les tarifs d'un campement sont toujours plus élevés que ceux d'une auberge ou d'un hôtel. En effet, l'acheminement de l'eau et des vivres, la production d'électricité (par un générateur généralement) ont un coût important qui se répercute sur le prix de la nuitée.

En dehors de ces structures, il n'y a pas d'hébergement dans les petits villages ou en brousse. Il est cependant toujours possible de bivouaquer, à condition d'avoir une tente et le matériel nécessaire. Le Burkina étant très peuplé, tout le territoire est soit villageois, soit une réserve naturelle placée sous l'autorité du ministère de l'Environnement. Il est donc indispensable avant de s'installer, de se présenter aux autorités locales (le chef du village ou les gardes forestiers) et de demander l'autorisation de bivouac qui sera rarement refusée. Le guide qui accompagnera certainement le voyageur saura généralement à qui s'adresser.
Tous les sites référencés dans ce guide sont accessibles en une journée, le bivouac n'est donc pas une nécessité lors d'un séjour au Burkina Faso.

Chez l'habitant. Loger directement chez l'habitant, dans une famille, est une option fort intéressante pour qui souhaite découvrir le mode de vie du pays. Le logement chez l'habitant n'est cependant pas encore très développé dans le pays.

Quelques associations villageoises proposent parfois un gîte, mais c'est très rare et le faible passage ne permet pas d'en faire une adresse sûre pour la nuit. Cependant, depuis quelques années, une poignée d'associations développe le tourisme villageois. Il est d'ailleurs fortement conseillé de passer quelques nuits dans ces villages d'accueil référencés dans le guide (voir " Tenkodogo ", le projet Tempelga et les villages d'accueil TDS notamment). En outre, pour le voyageur qui décide de poser son sac pour quelque temps (plusieurs semaines), habiter chez l'habitant est probablement possible partout, étant donné la grande hospitalité des peuples burkinabés. Si l'on n'a pas de contact sur place, demander en arrivant dans un village ou une ville.
Certaines familles proposeront d'accueillir le voyageur en échange d'une petite somme d'argent. Dans les villages, se présenter au chef de la communauté est une politesse incontournable et nécessaire. Il faudra bien sûr s'adapter aux habitudes et aux normes de confort et de nourriture : dormir sur une natte, manger avec les mains, vivre au milieu de l'effervescence d'une famille. Mais à l'évidence, le dénuement matériel est largement compensé par un accueil incomparable.

Les missions. Dans la plupart des régions, jusque dans les villes, il est possible de trouver un logement dans un couvent, dans la paroisse ou dans une mission catholique. Certains sont référencés dans le guide et comptent d'ailleurs sur les petits revenus générés par l'hébergement des voyageurs pour financer une partie de leurs activités. Ces hébergements sont souvent calmes et reposants. Il n'est bien entendu pas nécessaire d'être pratiquant ni même croyant pour y séjourner et l'hébergement est ouvert à tous. Il convient cependant d'observer un comportement en accord avec le mode de vie de ses habitants. Les missions sont souvent impliquées dans de nombreuses causes sociales au niveau local et certaines accueillent des volontaires pour les y aider.

Pannes d'eau et d'électricité. Elles sont plus fréquentes et plus ou moins longues en période chaude, il faut s'attendre lors de son voyage à rencontrer ici ou là une panne d'eau ou d'électricité. Les Burkinabés savent très bien faire avec, elles auront donc peu d'incidence sur le voyage.

Blanchisserie. Laver son linge au Burkina Faso n'est pas difficile car la plupart des hébergements offrent cette possibilité. Dans les villes, on trouve des pressings, mais les hôtels constituent probablement la meilleure solution. Attention cependant, dans les grands hôtels, ce service peut être chèrement facturé.

Se déplacerHaut de page

Parcourir le pays se fait essentiellement en véhicule privé (standard ou 4x4) ou en transports en commun (bus, taxi-brousse). Localement on peut aussi utiliser le vélo, la Mobylette, le chameau, la pinasse, la pirogue ou ses pieds pour randonner. Pour les amateurs, il est également possible de voyager en moto ou à cheval. Le choix du mode de déplacement conditionnera fortement le voyage. Un véhicule privé permettra en effet de couvrir plus de sites et de manière beaucoup plus confortable que les transports en commun qui, eux offriront un contact bien plus fort avec la population. Savoir, pour ceux qui opteront pour le bus, que la patience doit faire partie du voyage et que dans le doute, il est préférable de prévoir un budget plus important pour utiliser un véhicule individuel, au cas où le bus ne s'avère finalement pas sa tasse de thé !

Comment s'orienter ? La carte touristique du Burkina Faso IGN (1 : 1 000 000e) reste la carte la plus pratique pour visiter le pays. Cependant elle commence à dater (1994) et ne correspond plus exactement à la situation routière. Certaines routes indiquées comme praticables toute l'année ne le sont pas, en revanche, certaines indiquées comme secondaires de praticabilité intermittente, sont désormais goudronnées ! Certaines bonnes pistes ne sont d'ailleurs pas indiquées du tout. La plupart des villages y sont notés ; quelques villages d'importance relative ne sont pas encore indiqués sur cette carte, mais c'est exceptionnel. Globalement, la carte reste un bon outil de navigation et l'on ne peut souhaiter qu'une prochaine mise à jour. En tout cas, il est très vivement conseillé aux voyageurs de toujours se renseigner sur l'état de la route avant de la prendre. Si les " goudrons " sont toujours praticables, une bonne piste de latérite peut devenir très difficile en saison des pluies. Il s'agit donc de bien évaluer les temps de parcours de la journée pour s'assurer d'atteindre son point de chute. Les voyageurs se déplaçant avec un guide, verront d'ailleurs ce dernier se renseigner régulièrement sur l'état des pistes. Notamment, il est plus que fortement recommandé aux voyageurs, conduisant leurs propres 4x4, d'être absolument sûrs de l'état des routes tant sur la qualité de leur signalisation que sur leur praticabilité. En hivernage (saison des pluies de juin à septembre), certaines pistes, signalées en blanc, en noir et en noir pointillé sur la carte IGN peuvent devenir par endroits très difficiles à lire. Quelques histoires tragiques de voyageurs perdus à quelques centaines de mètres de la piste appartiendraient au passé, si certaines consignes de sécurité étaient respectées : se renseigner sur l'état des pistes, prendre un guide local, avoir des outils de navigation complémentaires (boussole, GPS...), maîtriser la conduite 4x4 et avoir deux roues de secours, avoir toujours assez d'eau...

Les distances. En préparant son itinéraire depuis chez soi, il faut savoir qu'au Burkina Faso et plus généralement sur les pistes, les distances se calculent en heures et peu en kilomètres. Ceci s'explique par le fait que les véhicules à louer sont ménagés par leur chauffeur qui roule rarement à plus 100 km/h. D'autre part, selon le type de route, la vitesse du véhicule est de 90 km à 100 km à l'heure sur le goudron (indiqué en rouge sur le plan IGN). 70 km à 80 km à l'heure sur les bonnes pistes (indiquées en orange ou jaune sur le plan IGN). 40 km à 60 km à l'heure sur les pistes moyennes (indiquées en blanc sur le plan IGN) et 15 km à 25 km à l'heure sur les pistes difficiles (indiquées en noir sur le plan). Les pistes noires présentant un trait interrompu sont très difficiles. Enfin, comme le but de son voyage est sans aucun doute la découverte de ce très beau pays, il faut également comptabiliser les nombreuses haltes qui ponctueront le trajet.

Air Burkina assure deux fois par semaine des liaisons entre Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Le vol dure 45 minutes, l'aller/retour coûte de 90 000 à 105 000 FCFA. Cette ligne est surtout utilisée par les hommes d'affaires, politiciens, coopérants et autres voyageurs très pressés. Air Burkina est une compagnie sûre dont les services sont de qualité (confort et ponctualité). Elle dessert aussi les capitales des pays voisins (Bamako, Abidjan, Cotonou, etc.). On trouve un peu partout dans le pays des pistes d'atterrissage de brousse, particulièrement au Sahel (Gorom-Gorom, Gandéfabou), mais celles-ci ne sont pas vraiment entretenues. L'aéroclub de Ouaga propose des transferts rapides en petits avions Cessna.

Outre des petites excursions ponctuelles, le bateau ne constitue pas réellement un moyen de déplacement dans ce pays sahélien, la plupart des cours d'eau étant à sec une partie de l'année. En revanche, localement sur les fleuves ou les lacs, une promenade en barque, pirogue ou pinasse est très agréable.

Pour ceux qui n'ont pas les moyens de louer un 4x4, le bus est le meilleur moyen pour rallier les principales villes du pays. Les lignes principales desservant les grands axes sont de plus en plus fiables et organisées. Pour chaque ville, il est précisé quelles compagnies principales les desservent, et pour Ouaga et Bobo sont précisées les principales destinations desservies à partir de ces deux villes. Les tarifs sont par ailleurs fixés et sont les mêmes pour tous, locaux ou voyageurs.

Avant d'opter pour ce moyen de transport, il faut avoir conscience de 2 réalités à prendre en compte quand on voyage en bus :

La qualité des prestations n'a en général pas atteint les standards occidentaux. Si quelques compagnies, comme TCV et Rahimo, s'orientent vers un service de qualité, avec des véhicules révisés et confortables (climatisation, TV...), pratiquent une conduite raisonnable et tentent de respecter les horaires annoncés, ce n'est pas le cas de toutes les compagnies dont certaines sont désormais réputées pour être dangereuses. Pour s'en convaincre, il suffit de contempler les épaves de bus qui bordent les grands axes ou d'apprécier les records de vitesse de certains conducteurs !

Chaque compagnie possède sa propre gare routière dans chaque ville desservie. La grande gare routière étant principalement réservée aux taxis-brousse. Concrètement, les transferts d'une ligne à l'autre ne sont pas simples. Ce détail d'importance est à prendre en compte, surtout dans les grandes villes (Ouaga, Bobo, Koudougou et Ouahigouya notamment) où les distances entre deux gares peuvent être conséquentes.

Conseil futé : pour les bus, il est préférable de réserver son billet 1 ou 2 jours en avance, car ils se remplissent vite.

En taxi-brousse et bâchéHaut de page

Pour les petites distances (de l'ordre de la dizaine de kilomètre), il est possible d'emprunter un taxi-brousse (minibus ou bâchés). Le bâché est souvent une Peugeot 504 break dite familiale ou un pick-up surmonté d'une bâche (mais la bâche n'est pas toujours présente !). Le taxi-brousse est généralement un van à porte coulissante. Les taxis-brousse sont un peu plus confortables que les bâchés, les prix sont donc légèrement supérieurs. Attention, certains conducteurs profitent de l'ignorance des voyageurs ; il suffit de se renseigner auprès des autres usagers pour connaître le tarif habituel.

Ils relient, sur des moyennes distances, les villes desservies par les bus et les villages voisins non desservis. Les voyageurs emprunteront plus souvent les vans que les bâchés, car ces derniers offrent moins de place et transportent souvent un chargement, raison principale de leur voyage. Les taxis-brousse partent lorsqu'ils sont remplis (et souvent bien, voire trop remplis !). L'heure de départ est donc variable. Il est possible de précipiter le départ en achetant les places restantes et de ce fait rendre le voyage plus confortable. Il est déconseillé de prendre un taxi-brousse pour les longues distances pour des raisons évidentes de confort. Les notions de service et de sécurité sont par ailleurs des concepts qui restent encore à l'étude ! Ainsi, ces véhicules sont souvent âgés et les pannes ne sont pas rares. On croise fréquemment le long des routes un taxi-brousse arrêté sur le côté avec sa cargaison de passagers éparpillés autour, attendant le remplaçant à l'ombre d'un arbre. Les taxis-brousse sont souvent pleins à craquer, parfois au-delà du raisonnable. Leur chargement sur le toit est spectaculaire et savamment agencé faisant tenir valises, poteries, vélo, Mobylette, chèvres et volailles sur une hauteur qui dépasse celle du véhicule ! Tout comme le bus, ce moyen de transport requiert de la patience, mais plus qu'aucun autre, il permet de rencontrer la population. Enfin petite astuce : les deux places à l'avant sont les plus confortables, elles sont souvent les premières occupées !

En bus versus 4x4Haut de page

Il est évident que le bus n'offre pas, et de loin, le même service qu'un 4x4 pour visiter le pays. En effet, pour s'arrêter dans les petits villages, accéder aux sites éloignés des grands axes, s'aventurer dans les sables du Sahel ou les pistes des réserves naturelles de l'Est, seul le 4x4 permet au voyageur d'aller partout sans changer de mode de transport principal. Le niveau de confort sera bien entendu beaucoup plus élevé. Néanmoins, il serait faux de dire qu'un 4x4 est indispensable pour visiter le Burkina Faso. En effet, il est possible de se rendre quasiment partout en combinant plusieurs modes de transport : bus sur les grands axes, taxi-brousse sur les petits axes et chameau, randonnée, Mobylette, pirogue et 4x4... pour les petits déplacements locaux. Cette façon de voyager, plus économique et plus écologique, demande aux voyageurs plus de patience et d'efforts. On ne peut espérer couvrir les mêmes distances par ces moyens aussi rapidement qu'avec un véhicule 4x4 ! A ceux qui opteront pour cette stratégie, voici quelques conseils :

Voyager avec un bon guide accompagnateur qui saura rendre le voyage beaucoup plus simple. Il connaîtra notamment toutes les petites astuces et, dans le cas contraire, saura se renseigner dans la langue de la région traversée pour rendre les déplacements plus fluides. Il est possible de trouver d'excellents guides accompagnateurs à Ouaga (pour tout le pays), Bobo, Banfora et Gaoua (pour le Sud-Ouest) et Dori, Gorom-Gorom (pour le Sahel). Il est fréquent qu'un guide compétent dans le Sahel connaisse également bien la région Sud-Ouest.

Se renseigner sur la qualité de service du transporteur.

S'il est aisé de se rendre d'une ville à une autre, une fois sur place, les distances pour atteindre l'hébergement ou le site souhaité peuvent être importantes. L'accompagnement d'un guide permettra d'évaluer ces temps de parcours et de rendre ce dernier plus réaliste.

À l'Est, outre les grands axes Ouaga-Kantchari, Koupéla-Bitou, Fada-Pama, éviter les transports en commun, car la visite de la région ne se prête pas à ce mode de transport. Ne les utiliser que si un rendez-vous est planifié avec un campement en mesure de vous faire visiter la région. Ceci est particulièrement valable pour la visite des réserves naturelles.

Pour la visite du Sud-Ouest et du Plateau Mossi (régions les plus accessibles en transport en commun, et d'ailleurs les plus visitées par les voyageurs " sac-à-dos "), rallier les grandes villes par bus puis trouver un guide local qui vous accompagnera dans la région en vous faisant profiter des moyens de transport les plus pratiques. Bien évidemment, choisir soigneusement son guide !

Il sera nécessaire de s'armer de beaucoup de patience, les pannes n'étant pas rares. Prévoir donc toujours une marge sur l'horaire annoncé, avoir toujours de l'eau avec soi, et si le bus n'arrive pas à destination aujourd'hui, il y arrivera demain ! Cela fera partie des bons souvenirs du voyage !

La ligne qui relie Ouagadougou à Abidjan (1 300 km) en passant par Koudougou et Bobo-Dioulasso a repris son service. Pour les voyageurs, il faut savoir que le train est lent, souvent en retard. Très peu arrivent donc à Ouaga en train en provenance de Côte d'Ivoire, mais les passionnés ne manqueront pas de faire le trajet Ouaga-Bobo.

La voiture est le moyen de transport le plus confortable et le plus pratique pour visiter le Burkina Faso. Une bonne partie du pays se visite en voiture standard, mais certaines régions requièrent le tout-terrain (réserves de l'Est, nord du Sahel...). En outre, certaines pistes dans des régions généralement accessibles aux voitures normales, requièrent temporairement (pendant et après la saison des pluies) l'usage du 4x4.

Ainsi pour pallier ce problème, la plupart des agences proposent des véhicules tout terrain et n'affrètent leurs véhicules standards qu'à des circuits bien déterminés. En conclusion, entre berline et 4x4, préférer le tout-terrain pour être pleinement libre de ses déplacements, ou préparer très soigneusement son itinéraire pour s'assurer que l'on passe partout en voiture standard. Excepté à Ouagadougou et à moins d'être résident au Burkina Faso, peu de loueurs de voiture laisseront partir leur véhicule sans un chauffeur. Cette pratique est sage, car les pistes usent les véhicules qui demandent une maintenance quasi quotidienne. En outre, il faut avoir conscience que rouler sur un terrain difficile, requiert la maîtrise de la conduite tout terrain, ce que peu de voyageurs possèdent.

Réseau routierHaut de page

Le réseau routier est bien développé. Il compte plus de 15 000 km de routes et pistes, dont près de 2 000 bitumées. Les différents types de voies du Burkina Faso exigent soit l'utilisation d'un véhicule normal, soit l'utilisation d'un véhicule tout-terrain. Certaines pistes, plus difficiles, nécessitent à la fois un bon véhicule, mais aussi un bon sens de l'orientation et, si possible, une boussole. Selon les régions du pays et les saisons (hivernage), ces pistes sont parfois impraticables. Il est donc nécessaire de toujours bien s'informer à l'avance sur les conditions d'accès à certains lieux du pays.
Dans les régions peu peuplées du Nord, du Nord-Est et du Sud-Est, il est impératif de prévoir du carburant et une réserve d'eau. Il arrive en effet que certaines pompes d'essence ne soient pas ravitaillées. Aussi, dans la plupart des petits villages de ces régions, il est également difficile de trouver de l'eau et d'autres boissons conditionnées. On rappelle ici les différents types de routes indiquées sur la carte IGN " Pays et villes du Monde - Le Burkina Faso " :

Routes bitumées. Indiquées en rouge sur le plan IGN. Très bonnes routes bitumées, à une voie dans chaque sens, accessibles en véhicule normal. Ces routes sont payantes : de 200 FCFA à 800 FCFA, selon les tronçons et distances parcourus. Aux abords des villes et des frontières, les véhicules sont fréquemment arrêtés par des contrôles douaniers ou de police, mais en général, les véhicules de tourisme peuvent passer rapidement. Vitesse moyenne : 90 à 100 km/h.

Bonnes pistes. Indiquées en orange sur le plan IGN, certaines pistes jaunes sont à classer dans cette rubrique. Pistes en terre stabilisée, assez larges, à une voie dans chaque sens. Ces pistes sont accessibles en véhicule normal. Pendant l'hivernage, certains tronçons peuvent être moins praticables. Se renseigner à l'avance. Vitesse moyenne : 70 à 80 km/h.

Pistes moyennes. Certaines pistes jaunes sur le plan IGN, toutes les pistes blanches. Pistes en terre, dont certains segments sont stabilisés, à une voie dans chaque sens. Ces pistes sont difficilement accessibles en véhicule normal. Pendant l'hivernage, il est impératif de se renseigner à l'avance. Vitesse moyenne : 40 km/h à 60 km/h.

Pistes difficiles. En noir sur le plan IGN, pendant et après l'hivernage, certaines pistes blanches. Pistes en terre à une voie, mais permettant le passage au ralenti d'un véhicule à contresens. Uniquement accessibles en véhicule tout terrain ou, avec des difficultés et sur quelques pistes seulement, en véhicule normal. Il est facile de s'égarer sur ces pistes, car certains tronçons ne sont plus tracés (pistes confondues avec d'autres chemins, tronçons disparus après l'hivernage, dédoublement de la piste...). Pendant l'hivernage, la plupart de ces pistes sont inaccessibles. Prévoir une boussole, une réserve d'eau et de carburant dans les régions peu peuplées. Toujours se renseigner à l'avance sur l'accès à ces pistes. Dans cette catégorie, il faut également inclure les pistes des parcs nationaux, qui requièrent aussi l'assistance d'un guide du parc. Vitesse moyenne : 10 km/h à 15 km/h.

Pistes très difficiles. Certaines noires sur le plan IGN, toutes les pistes noires aux traits interrompus. Piste en terre à une voie, permettant rarement le passage d'un véhicule à contresens. Uniquement accessibles en véhicule tout terrain. Ces pistes sont fortement déconseillées aux néophytes, et il est impératif de prévoir sa boussole, sa réserve d'eau et de carburant. Pendant l'hivernage, ces pistes sont inaccessibles. Vitesse moyenne : 5 km/h à 10 km/h.

N. B : si on demande son chemin à un passant, il est fort peu probable qu'il puisse lire la carte. Le meilleur moyen de s'en sortir est de demander des indications claires et simples comme le nom du village le plus proche. Dans le Nord du pays, les pasteurs peuls et les nomades touaregs sont les meilleurs guides de la région. Avec une précision déconcertante, ils peuvent indiquer, au degré près, la direction d'un village situé à plusieurs dizaines de kilomètres de là. En général, avec un peu d'expérience et un bon sens de l'observation, on trouve assez vite son chemin du fait de la densité de villages. À l'Est et au Nord du pays, en revanche, il est déconseillé de s'aventurer dans la brousse sans expérience, car ces zones sont peu peuplées et ne possèdent pas un réseau très dense de pistes. S'y égarer peut présenter un certain danger.

La sécurité avant toutHaut de page

L'état des routes et les dispositifs d'urgence au Burkina Faso ne sont pas à la hauteur des pays occidentaux. De plus, sur les pistes, des imprévus peuvent se produire soudainement, comme la traversée d'un animal par exemple. Aussi, la meilleure règle à adopter est d'adapter sa vitesse au pays, ce qui permet également de mieux profiter des paysages. Quand sur une piste, on croise un véhicule venant en sens contraire, pressez ses doigts en éventail sur le pare-brise, pour éviter qu'un éventuel caillou projeté par l'autre véhicule ne le fasse éclater. Ceci étant dit, il convient de se rassurer, les chauffeurs sont parfaitement conscients de tout cela, et sont aguerris à la conduite sur toutes les routes du pays et des pays voisins. En général, ils conduisent à la bonne vitesse et acceptent de ralentir si les passagers souhaitent mieux apprécier les paysages. Il vaut mieux moins voir et mieux voir ! Il est probable que lors de son périple, on croise quelques voitures accidentées sur le bord de la route. La sécurité routière devient en effet comme en Europe, une préoccupation sérieuse, étant une cause importante de mortalité. Très superstitieux, les Burkinabés commentent en général les accidents graves de la route avec force détails et en imputent la responsabilité aux génies des lieux... Que l'on se rassure cependant, pour les voyageurs, la route n'est pas plus dangereuse au Burkina Faso qu'en Europe ou au Canada. Elle l'est même sans doute moins, car l'état des routes permet rarement de dépasser les 100 km/h. Pour éviter tout désagrément, penser avant de prendre la route, à la réserve d'essence, l'eau, le temps de parcours, l'état de piste et la roue de secours.

Location de voituresHaut de page

Combien ça coûte ? Une location de voiture standard coûte autour de 35 000 FCFA par jour. Pour un 4x4 avec chauffeur (indispensable dans certaines parties du pays) l'ordre de prix est de 65 000 FCFA (environ 100 €) par jour, kilométrage illimité. Certains loueurs pratiquent des tarifs beaucoup plus bas descendant à 35 000 FCFA pour les 4x4. Il convient d'être prudent en la matière et de s'assurer de l'état du véhicule, de la couverture par les assurances et de la possibilité d'avoir un véhicule de rechange en cas de panne. Au coût de la location, il faut bien sûr ajouter le prix du carburant, qui ne cesse de grimper ces dernières années.

Enfin, toujours demander à l'agence de location de livrer le véhicule avec le plein d'essence (pour éviter des dépenses supplémentaires au cas où vous n'auriez pas utilisé tout le carburant à la fin du circuit). Bien évidemment, vous rendez le véhicule plein également.

Conseil futé : privilégier le rapport qualité-prix plutôt que le prix le plus bas. Plusieurs voyageurs ont vu leurs séjours ruinés à cause d'un véhicule défectueux. Pour trouver un véhicule au meilleur rapport qualité/prix, le plus simple est de passer par une agence de voyages ou un guide-loueur de voiture indépendant qui offre ce service. Il est également possible de trouver une bonne affaire, via son hôtel. Enfin, on trouve quelques adresses de locations de voitures stricto sensu. En général, ces adresses sont plus chères (notamment pour les 4x4), mais assez pratiques pour la location de voitures classiques.

Le chauffeur. Sauf exception, le chauffeur vient avec la location d'un véhicule. Cette présence offre un double avantage : avoir la compagnie, souvent agréable, d'un chauffeur qui connaît parfaitement les routes et qui est également un peu guide et traducteur ; et profiter pleinement du paysage sans se soucier de la conduite. Le salaire du chauffeur est compris dans la location, cependant il faut bien clarifier avec l'employeur comment sont pris en charge ses frais pendant le voyage, afin d'éviter toute surprise. Toutes les solutions sont possibles et modulables en souplesse. Ainsi, soit on prend en charge ses frais de nourriture en invitant le chauffeur à sa table, soit est inclus dans le salaire une part pour les repas du chauffeur, qui choisira souvent d'aller manger " local " et laissera les voyageurs, dîner entre eux. Lors d'un voyage, il est fréquent d'alterner les deux en souplesse, c'est-à-dire que les voyageurs inviteront certains soirs le chauffeur à leur table et d'autres soirs, le chauffeur ira dîner en solo avec ses propres sous. Tout cela se fera naturellement. Côté hébergement, il convient également de préciser le traitement du chauffeur, sinon on risque de réaliser que le chauffeur n'a d'autre choix que de dormir dans sa voiture ! Qu'on ne s'y trompe pas, le chauffeur est généralement habitué à cette pratique et les hôtels leur laissent libres l'utilisation de sanitaires, mais dormir tous les soirs dans sa voiture n'est tout de même pas idéal. Il faut donc trouver une solution qui satisfera tout le monde. Il faut savoir que les hôtels pratiquent des taux réduits et parfois la gratuité pour les chauffeurs. Dans les grandes villes, le chauffeur peut aussi trouver un logement chez un parent ou des amis.

En bref, le chauffeur fait partie de ses compagnons de route et il convient de s'assurer de la qualité de ses conditions de voyage. A ce titre, si on en a l'occasion, passer un peu de temps avant le départ pour faire connaissance. Si les personnalités ne sont pas compatibles, il sera toujours possible de partir avec un remplaçant. À l'issue de la location, il est d'usage d'offrir à votre chauffeur un pourboire (20 000 à 30 000 FCFA pour une semaine est correct, si le travail a été apprécié).

La panneHaut de page

Etant donné les conditions de voyage sur les pistes (poussière, chaleur, sol accidenté...), la panne fait souvent partie du voyage. Les routes principales et les bonnes pistes étant généralement à proximité d'une ville, petite ou grande, on peut assez facilement y réparer le véhicule, sauf en cas de remplacement d'une pièce cassée particulière et difficile à trouver. Heureusement, ces situations extrêmes sont plutôt rares et, dans la plupart des cas, les petites pannes trouvent solution sur place. Pour les voyages plus aventureux, il est préférable de s'assurer des compétences mécaniques du chauffeur et d'avoir à son bord quelques pièces de rechange utiles, dont deux roues de secours en bon état, un filtre à air, quelques bougies, une courroie, etc., sans oublier une réserve de carburant, et de l'eau. Quand un véhicule est en panne (ou accidenté), on avertit les autres usagers de la présence du véhicule en mettant des branches sur la route ou sur la piste.

Code de la routeHaut de page

Le code de la route en vigueur est calqué sur le code français. Il est donc connu de la plupart des voyageurs francophones. On roule bien sûr à droite. Les limitations de vitesse sont signalées par des panneaux sur la route. Il convient de les respecter pour sa sécurité. Le radar n'est pas de vigueur, mais des " haltes police " volantes sont installées sur les routes. Outre ces règles générales, les Burkinabés utilisent leurs clignotants d'une manière originale pour envoyer des messages aux autres véhicules : ainsi, sur une ligne droite, un véhicule pourra " signaler qu'il tourne à gauche " pour avertir son suiveur que la voie opposée est libre et qu'il peut doubler. Pour envoyer le message inverse, il actionnera son clignotant droit. Il y a quelques autres règles locales que le conducteur découvrira sans difficulté.

Il n'existe désormais qu'un seul type de taxi à Ouagadougou et dans tout le Burkina : les taxis verts. Auparavant, dans la capitale, on pouvait compter sur les taxis blancs et jaunes, appelés taxis-compteur, beaucoup plus rares car bien plus onéreux. Les nombreux taxis sont donc reconnaissables à leur couleur vert pomme que l'on peut héler d'un geste franc dans la rue. Il faut savoir que ce taxi est un transport collectif et il est fort probable que d'autres personnes seront du voyage, si tout ce monde prend la même direction, bien entendu. Il arrive donc qu'en indiquant sa destination au chauffeur, celui-ci refuse car il dessert une tout autre destination. En se renseignant au moment venu on identifie très vite le point le plus proche où héler un taxi vert selon sa destination.
Le coût du taxi, à légèrement négocier s'il semble que le prix annoncé est un prix " toubab " (pour touristes !), dépasse rarement 2 000 FCFA pour un très long trajet en ville, mais le prix standard de la course sur le goudron est autour de 300 à 500 FCFA par personne la journée, puis 500 à 700 FCFA le soir par personne. Bien entendu, plus on est nombreux, plus le tarif global par personne est négociable, mais toujours dans une certaine limite car les tarifs sont relativement uniformisés et quand on voit l'état de certains taxis (et le coût du carburant !), on comprend que le prix de la course est rarement exagéré. Le soir, les taxis sont plus rares. À part quelques points bien particuliers comme l'avenue Kwamé N'krumah (à Ouaga) ou certains restaurants et boîtes de nuit, après 22h, il est préférable d'avoir donné un rendez-vous à un taxi en fixant le prix en avance. Pour ceux qui veulent visiter les villes en taxi, il est possible de louer leurs services à la journée : compter entre 15 000 et 20 000 FCFA.

Deux-rouesHaut de page

Le moyen de transport citadin préféré des Burkinabés est le scooter chinois, appelé moto ! On trouve aussi la P50, notre ancienne 103, mais en voie de disparition au profit de la "moto". Il suffit de se rendre à Ouaga pour comprendre l'ampleur du phénomène ! La moto est aussi appréciée des jeunes voyageurs au budget restreint qui souhaitent rester un peu dans les villes (Ouaga et Bobo surtout). On peut en louer dans toutes les villes du pays, pour une somme de 5 000 à 7 000 FCFA par jour. Il faut tout de même savoir que c'est sans doute le moyen de déplacement le plus dangereux : les casques sont inexistants, les engins dans un état pas toujours fiable et, sur les grands axes, le trafic avec les voitures est parfois chaotique aux dépens des deux roues. À Ouaga, les accidents ne sont pas si rares, car on en voit au moins un par jour quand on y circule. Evidemment, sur le nombre d'utilisateurs, c'est très peu, mais la prudence est de rigueur. En respectant une vitesse raisonnable, en gardant sa droite et en portant pantalon et chemise à manche longue (en cas de chute, protègent légèrement la peau), le deux-roues motorisé reste un moyen très pratique pour se déplacer en ville, mais sûrement pas pour parcourir de longues distances.

En vélo. S'il y a bien un sport national au Burkina Faso, c'est sans nul doute le vélo, emprunté quotidiennement par hommes, femmes et enfants pour se déplacer. Léger et économique, il permet de gagner des villages éloignés des routes nationales. Il est possible d'acheter sur place une bicyclette (de ville ou tout terrain), ou bien de mettre son vieux vélo dans l'avion. Il est très facile de le transporter ensuite sur le toit d'un bus ou d'un taxi-brousse, lors d'un périple dans le pays et de l'utiliser pour circuler localement. Au Burkina Faso, on roule absolument partout en vélo (sauf au Sahel), alors pourquoi ne pas découvrir le pays sur sa petite reine ? Le temps à consacrer est évidemment important !

Auto-stopHaut de page

L'auto-stop est tout à fait possible au Burkina Faso. Il s'inscrira surtout dans des voyages en transports en commun, quand l'opportunité se présentera de rallier un point à un autre sur une route peu desservie. Il conviendra de toujours proposer une petite participation financière, qui sera ou non acceptée.

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