La région Ouest correspond à la vallée du fleuve avec, en son centre, la capitale qui est une ville à dimension humaine et depuis laquelle on peut rapidement rejoindre la nature, le fleuve et les villages environnants. Ce majestueux fleuve détermine la vie de cette région, de la frontière du Mali jusqu'aux méandres du parc W, riche en faune et en flore uniques. Prendre le temps pour découvrir en pirogue les îles au fil de l'eau : bienvenue dans une civilisation fluviale méconnue du grand public, où le tourisme naturel n'a pas de limites.

Les villes de la vallée du fleuve sont des bourgades rurales tranquilles qui s'animent les jours de marché. De plus en plus de possibilités d'hébergement en dehors de la capitale se développent aussi bien dans le parc du W que dans les villages de la vallée. Pour les visiteurs de longue durée, il est tout à fait possible de séjourner dans la capitale et de faire des excursions à la journée : les girafes de Kouré, les hippopotames d'Ayorou, les marchés locaux de Baleyara et Kollo, le village des potières de Boubon... Autant de possibilités qui justifient un voyage sur la vallée du fleuve : un séjour les pieds dans l'eau et l'esprit baigné d'une civilisation millénaire.

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Un pays très attachant

Ceux qui y sont venus, ne serait-ce qu'une fois, ne l'oublient pas tant on s'y attache vite par le charme de l'authenticité.

Est-ce le sourire de bienvenue mâtiné d'une pointe de pudeur, les couleurs chaudes de la terre et des maisons en banco, la proximité du désert et ses promesses de renoncement quasi mystique ?

Ou est-ce l'impression de se sentir le premier à aimer ce pays à la fois proche par la distance mais lointain par sa culture ?

Peut-être est-ce d'abord la simplicité en toute chose qui prévaut encore dans la vie quotidienne, unissant les gens dans des gestes immuables souvent d'un autre temps : la mère et son nourrisson suspendu à son sein, les jeunes villageoises arc-boutées au bord du puits tirant la corde au bout de laquelle pend la puisette, l'écolier pieds nus avec son cahier sur la tête qui chante sur le chemin de l'école, le taxi de brousse croulant sous les passagers, le vendeur de noix de cola criant " goro-goro " à tue-tête...

Un tourisme confidentiel

Le Niger est un pays neuf pour le tourisme, les populations sont très accueillantes et non encore prises dans l'étau de l'industrie touristique propre à certains autres pays africains. Venir au Niger, c'est venir à la rencontre d'un peuple à cheval sur l'Afrique blanche et l'Afrique noire : des pêcheurs songhaï voguant au fil du fleuve Niger aux commerçants dans leurs boutiques de pagnes multicolores, en passant par les nomades peuls, arabes et touareg disséminés jusqu'aux confins sahariens du Niger guidés par les pâturages et l'eau.

Un peuple aux mille visages

Chaque ethnie est unique et authentique par la persistance de sa cohésion linguistique, sociale, voire économique, principalement en milieu rural qui concerne encore 90 % de la population. Sur environ 500 km, les rives et les îles du fleuve Niger abritent des villages de pêcheurs djerma-songhaï, touareg et peuls nés au bord de l'eau.

De Gaya à la frontière du Nigeria et du Bénin jusqu'à Ayorou à la frontière du Mali, vit le peuple du fleuve, où s'ébattent hippopotames, poissons, oiseaux aquatiques et crocodiles. Rien ne vaut une descente du fleuve en pirogue pour s'imprégner de cette culture, avec la visite d'un espace protégé, le parc national du W où vit toute la faune spécifique de la savane arbustive : éléphants, lions, antilopes, gazelles, buffles, singes...

Une découverte grandeur nature

Pays ensoleillé, le Niger est synonyme de chaleur sèche, mais il y a un répit de décembre à mars, où l'on peut même grelotter la nuit en dormant dehors si on n'a pas pris de chaudes couvertures. Se gorger d'espace : grâce à son étendue et sa topographie plutôt plane, le Niger offre au regard des horizons vallonnés et sans fin, parsemés d'acacias, ou nus comme le désert du Ténéré, parfois heurtés par de rares reliefs tels les plateaux calcaires du Koutous au sud-est ou les falaises gréseuses du Dallol Bosso au sud-ouest. Le nord est plus mouvementé avec le massif de l'Aïr qui culmine à 2 000 m d'altitude et la falaise du Kawar qui se prolonge par le massif du Djado, pratiquement inhabité, aux confins de la Libye et du Tchad.

Des possibilités de visites multiples

A pied dans les dunes, en pirogue sur le fleuve Niger, à dos de chameaux, en véhicules 4x4 ou à moto, seule l'impression de n'avoir jamais fini d'explorer demeure. On compte plutôt les distances en heures de route ou de marche qu'en kilomètres.

Deux bons axes routiers relient la capitale Niamey à Arlit, 1 250 km au nord et à N'Guigmi, 1 500 km à l'est (une portion de cette route est endommagée après Diffa). L'expérience de l'espace et du silence s'y vit mieux que partout ailleurs : les nuits silencieuses à la belle étoile, sous des cieux purs et non pollués, font partie d'un des plus grands plaisirs des voyageurs au Niger.

Aux sources de la vie

Le Niger est un des plus importants cimetières au monde de squelettes fossilisés de dinosaures dans des dépôts gréseux.

Les amoureux de paléontologie et d'archéologie seront comblés dans le désert qui livre des trésors inestimables : troncs d'arbres fossiles, sites paléolithiques et néolithiques avec tessons de poterie, haches, meules, pilons, pointes de flèches, gravures et peintures rupestres de l'Aïr et du Djado, tombes préislamiques de formes diverses...

Une géologie qui raconte l’histoire de plusieurs millénaires

Les paysages livrent les secrets géologiques de la terre en mouvement. La désertification entraîne l'érosion des berges du fleuve Niger et son ensablement : les précipitations ruissellent sur des glacis dépourvus de végétation dense.

Dès que l'eau rencontre un obstacle, arbre ou roche, elle fait des tourbillons et creuse d'immenses griffes d'érosion, crevasses béantes qui témoignent de la violence des crues et du flux de sable vers le fleuve. Les marbres de Kogo, Illekane et des Montagnes bleues dans l'Aïr attestent la présence de la mer : les calcaires marins ont été portés à haute température et haute pression lors du métamorphisme, puis ils se sont transformés en cipolin ou marbre.

Il y a donc mille et une raisons ou envies de découvrir le Niger, et la première est le dépaysement total qu'éprouve tout voyageur.

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