Le guide touristique CAP-VERT du Petit Futé

Bem vindo a Cabo Verde !

Paradis perdu dans l'immensité de l'océan Atlantique, archipel métissé aux charmes subtils, le Cap Vert est longtemps resté méconnu. Balayé par les vents, c'est une terre de contrastes aux paysages divers et spectaculaires. Dix îles sauvages, dix îles mystérieuses, toutes différentes les unes des autres. Les amoureux de randonnées s'évaderont dans les montagnes verdoyantes et exubérantes de Santo Antão ou de São Nicolau. Les férus de sports nautiques et marins aimeront les plages infinies de Sal et les dunes de Boa Vista. Certains se laisseront envoûter par le côté africain de Santiago, pendant que d'autres se déhancheront sur les rythmes insolents du carnaval de São Vicente. Ceux en quête d'aventure graviront le volcan impétueux de Fogo et garderont en mémoire ses paysages lunaires, et les Robinson Crusoé apprécieront une partie de pêche à Maio ou le jardin d'Eden à Brava. Un pays attachant où se mêlent cultures créole, africaine, brésilienne et européenne. Un archipel aux mille visages, rythmé par des musiques aux influences variées à l'image de son métissage. Le Cap Vert c'est aussi la gentillesse, la chaleur des habitants et un peuple animé par la sodade. Un univers à part, une impression d'être hors du monde, une destination nature qui vous laissera des souvenirs authentiques.

L'équipe de rédaction

REMERCIEMENTS. Un grand merci à Colette pour sa passion, à Fabio de Boa Vista, à Daniele de Pastelaria Doce Vida pour ses bons contacts, à Arthur, à Catherine et Serge du Jardim do Vinho, à Lobo et Livia d'Assomada pour leur hospitalité, à Sandra qui m'a aidée tout au long de ma mission, à Armando mon précieux chauffeur à Santo Antão, à Marie de la Résidence Yria pour son accueil chaleureux, ainsi qu'à Nando... Merci également à Henri du Residencial Jenny à Mindelo, à Françoise de Capvertdesign pour son engagement, à Paola, Laurent et Sarah du Sakaroulé à Santa Maria et enfin à Fatima à Fogo. Obrigado à tous les Cap-Verdiens pour leur accueil, leur gentillesse et leurs sourires !

Galerie photo CAP-VERT

Idées de séjour CAP-VERT

Séjours courtsHaut de page
L'eau à la bouche (10 jours)Haut de page

Un séjour de dix jours peut inclure un parcours de deux ou trois îles au maximum. Par exemple, une visite du volcan de Fogo, un incontournable du Cap-Vert (3 jours sur place) en passant par Santiago (3 jours si vous souhaitez visiter l'île, une journée sinon), ou une étape à Mindelo, la ville " brésilienne " du Cap-Vert et à Santo Antão (2 jours à Mindelo et trois jours à Santo Antão). Le voyage pouvant se terminer par un arrêt sur l'île de Sal pour profiter de la plage et se reposer des visites ou des treks. Au choix donc, d'une part de l'écotourisme et d'autre part du tourisme culturel.

Jour 1 : arrivée sur l'île de Sal, détente et baignade au programme. Pour les aventuriers, partez en mer pour une séance de pêche avec des professionnels ou initiez vous aux sports nautiques tels que le surf, le kitesurf ou le windsurf.

Jour 2 : départ pour São Vicente. Visite de Mindelo (ses marchés, son port, ses plages et son carnaval).

Jour 3 : ascension du Monte Verde au nord ou tour de l'île.

Jour 4 : découverte du village de Calhau vers l'est et des plages. Vous découvrirez deux cratères éteints sur votre route.

Jour 5 : départ pour Santo Antão, en bateau le matin. Séjour à Ponta do Sol.

Jour 6 : aller jusqu'à Cova et descente, à pied à travers la Ribeira do Paúl.

Jour 7 : balade autour de Ponta do Sol, en prenant le chemin côtier vers Cruzinha da Graça.

Jour 8 : retour à Mindelo et soirée dans un restaurant local. Vous pourrez aussi apprécier le côté festif de la ville et la musique capverdienne qui résonne à tous les coins de rue.

Jour 9 : retour sur l'île de Sal. Détente, plage et excursion jusqu'aux salines de Pedra de Lume.

Jour 10 : retour.

Autre possibilitéHaut de page

Jour 1 : arrivée à Praia, visite du Platô, dîner en écoutant de la musique locale dans un des restaurants de la ville.

Jour 2 : visite de l'île, en passant par la route d'Assomada. S'arrêter dans les villages et dormir à Tarrafal pour profiter de la belle plage.

Jour 3 : retour à Praia par la route de l'est en passant par les villages de Chao de Junco et de Mato Brasil.

Jour 4 : départ pour Fogo et visite de la ville coloniale de Sao Filipe le long de ses rues pavées qui vous mèneront jusqu'aux plages de sable noir.

Jour 5 : départ pour le cratère et balades dans Chã das Caldeiras avec une dégustation de café et du vin local.

Jour 6 : ascension du Grand Pico (environ 6 heures avec un guide) et du Petit Pico (une heure de plus).

Jour 7 : descente jusqu'à Mosteiros (environ 5 heures) et y passer la nuit.

Jour 8 : retour à São Filipe et départ pour Praia. Nuit à Cidade Velha.

Jour 9 : Visite de Cidade Velha, l'ancienne capitale et du village de Porto Mosquito.

Jour 10 : départ.

Si ces itinéraires vous semblent trop sportifs, vous pouvez envisager de vous prélasser sur les îles de Sal, Boa Vista ou Maio, tout en suivant un circuit personnalisé pour découvrir ces îles. Nous vous conseillons l'île de Maio, la moins touristique, pour vous détendre : un véritable havre de paix.

Cap-Vert Côté NatureHaut de page

Le parcours proposé comblera les amateurs de randonnée et de nature, il se concentre sur les îles Barlavento, îles du nord de l'archipel, São Vicente, São Nicolau et Santo Antão. Une condition physique moyenne suffit pour apprécier la beauté de ces îles. Bivouac ou petite randonnée de 4 heures sont envisageables selon vos envies et votre condition physique.

Jour 1 : Arrivée à São Vicente, détente et baignade sur la jolie plage de Laginha et/ou visite de Mindelo.

Jour 2 : Découverte de la plage Baias das Gatas et du village de Calhau et son volcan.

Jour 3 : Départ en ferry pour São Nicolau, arrivée à Tarrafal, détente sur les plages de sable noir et dîner au Casa aquario, chez Henny.

Jour 4 : Découverte des plus beaux endroits de Tarrafal, Carberinho (l'une des 7 merveilles de l'archipel), visite des jolis villages de Quemada, Estância de brás, Lompeloda, Hortela, Cabecalinho, de belles surprises vous attendent.

Jour 5 : Ascension du Monte Gordo (différents niveaux de parcours), redescente du côté de la vallée verdoyante de Cachaço, vous croiserez sur votre chemin les plus beaux spécimens de dragonniers.

Jour 6 : Départ pour Santo Antão, déjeuner à Porto Novo, départ pour la vallée de Paul, dîner et coucher dans la vallée.

Jour 7 : Découverte de la route de la Corde, " la route aux cent visages ", l'un des itinéraires les plus spectaculaires de l'île, randonnées et découverte, visite des alambics...

Jour 8 : Arrivée et repos à Ponto do Sol, jolie village.

Jour9 : Départ pour São Vicente, excursions nocturnes pour les fêtards dans les endroits les plus branchés de Mindelo, les amateurs de musiques auront l'embarras du choix.

Jour 10 : Départ.

Ce parcours peut aussi se faire sur 15 jours. Il faut svoir que São Nicolau est l'une des îles les plus sauvages. Le contraste entre São Nicolau et Santo Antão peut être intéressant. Sachez aussi qu'avec les vols multi-destinations, il est possible d'arriver à São Vicente et de repartir de Sal pour profiter des plages de sables blancs pour clôturer votre voyage en douceur.

Séjours longsHaut de page
Séjour découverte (15 jours)Haut de page

Deux semaines permettent de visiter quatre îles voire cinq pour les plus rapides. Il est possible de passer 5 jours sur les îles de São Vicente et Santo Antão, puis 5 à 6 jours sur celles de Santiago et de Fogo. Avant de repartir pour l'île de Sal nous vous conseillons de vous arrêter 2 jours à Maio, un véritable paradis encore peu touristique. Vous serez tenté de rajouter d'autres îles à votre périple, mais n'oubliez pas le temps perdu dans les déplacements en avion ou en bateau. Le séjour peut s'avérer très frustrant si vous le passez dans les aéroports. Mieux vaut vous limiter pour apprécier ces deux semaines de vacances.

Jour 1 : arrivée sur l'île de Sal. Baignade, farniente.

Jour 2 : départ pour l'île de São Vicente. Visite de Mindelo, la capitale culturelle.

Jours 3 à 5 : découverte de l'île de Santo Antão. Au programme Cova, Ribeira do Paúl, villages de Janela, Ponta do Sol, Cruzinha da Garça.

Jour 6 : retour en ferry à Mindelo. Découverte du village de Calhau et des plages.

Jour 7 : départ pour l'île de Santiago. Visite du Platô le matin et de Cidade Velha l'après-midi.

Jours 8 à 10 : départ pour l'île de Fogo. Chã das Caldeiras (dormir dans ce village), Ascension du volcan ou Mosteiros pour les plus sportifs, São Filipe.

Jours 11 à 13 : départ pour Maio, l'île des pêcheurs où il fait bon vivre et où les plages sont magnifiques.

Jour 14 : Retour sur l'île de Sal ou retour sur l'île de Santiago pour un départ depuis l'aéroport de Praia.

Jour 15 : retour. S'il y a trop de marche dans ce parcours, vous pouvez préférer un séjour sur l'île de Boa Vista avec des excursions dans l'île en 4x4. Une autre possibilité est de rester plus longtemps sur l'île de Santiago, en passant au moins une nuit à Assomada, et en séjournant dans les villages de la côte est.

À la rencontre de la diversitéHaut de page

Trois à quatre semaines sont suffisantes voire incontournables pour permettre un saut dans les îles ou îlots beaucoup plus retirés, cités par ordre décroissant de fréquentation touristique : São Nicolau, Maio, Brava (uniquement accessible par bateau).

Sur ce type de séjour, nous vous conseillons fortement de prévoir une marge importante entre chaque vol, en cas de décalage. Si la visite du pays tout entier vous tente, envisagez un voyage de deux mois minimum.

Si vous avez du temps, partez directement pour les îles les moins accessibles, notamment Brava, et finissez par les îles les plus accessibles afin de ne pas subir le stress engendré par tous les changements de date et d'horaire des bateaux.

Séjours thématiquesHaut de page

Les îles du Cap-Vert offrent de nombreuses possibilités pour les voyageurs en tous genres. Vacance relax et farniente, culturelle ou encore sportive, chacun trouve ici son petit paradis.

Bronzage et détenteHaut de page

Il est possible de partir au Cap-Vert dans le seul but de profiter des plages désertes, magnifiques, aux eaux claires. Les îles de Sal et Boa Vista sont les plus prisées, ce qui explique les constructions immobilières, encore concentrées aujourd'hui et la présence massive de touristes étrangers. Moins touristique, car difficilement accessible, l'île de Maio est un autre paradis pour le farniente. Les plages de l'île sont presque désertes, un véritable bonheur. Les plages de l'île de São Vicente sont également superbes. Toutefois, ne restez jamais seul sur une plage déserte, en laissant imprudemment vos affaires sans surveillance car la petite délinquance s'accroît.

Voiles et glissesHaut de page

Les conditions de voiles sont excellentes une bonne partie de l'année. Les périodes les plus propices pour la glisse au Cap-Vert se situent entre novembre et juin avec un alizé bien présent. L'île de Sal est une destination idéale. Grands bords de slalom ou freeride dans la baie de Santa Maria et à Murdeira, vagues tranquilles à Ponta Leme Bedje ou plus sérieuses à Rife et Canoa : chacun y trouvera un spot à sa mesure. Mais l'île de Sal est aussi devenue en peu de temps un endroit reconnu pour la qualité exceptionnelle de la fameuse vague de Ponta Preta. Sur l'île de Boa Vista, les conditions sont excellentes, toutefois le plan d'eau, moins agité que sur l'île de Sal, convient mieux aux débutants. Il y a des spots plus remuants tout autour de l'île.
Sur l'île de São Vicente, c'est sur le spot de São Pedro que les aficionados de vitesse se retrouvent pour tenter de battre le record du monde. La puissance de l'alizé est vraiment exceptionnelle à cet endroit précis grâce à un couloir de vent qui circule entre deux montagnes. Les belles vagues de Calhau vous attendent aussi pour quelques jumps et slaloms. Sur l'île de Maio, la pratique du windsurf est agréable, mais il faut en revanche apporter planches et matériel car il n'existe pas encore de loueur.

Plongée sous-marineHaut de page

Dans les fonds marins de l'archipel, les amateurs de plongée vont découvrir un horizon infini de beauté et une grande variété d'espèces de poissons exotiques : des raies manta géantes, des requins dormeurs, tigres, marteaux... évoluent dans des eaux d'une température très agréable. Les profondeurs de l'océan sont également jonchées de centaines d'épaves vieilles de plusieurs siècles, dont l'exploration est néanmoins interdite. Des tombants et des éboulis volcaniques abritant des grottes et des cavernes, des failles, des massifs et des récifs rocheux d'une beauté stupéfiante, finiront de vous émerveiller.

Les eaux poissonneuses du Cap-Vert garantissent des prises de qualité, à tous les amateurs de pêche sportive ou sous-marine. Il existe de nombreuses variétés de poissons : marlins, thons, sérioles, rougets, requins, sars, wahoos, bonites, coryphènes, dentis, corbs, carangues noires... qui font le bonheur des pêcheurs. Les îles qui se prêtent bien à cette activité sont celles de São Vicente, Santo Antão, Sal, Brava, Fogo, Maio et Boa Vista.

Culture et musiqueHaut de page

Le Cap-Vert vous étonnera culturellement. Venez découvrir les habitudes, les coutumes, la gastronomie, les fêtes traditionnelles, le carnaval et surtout la musique capverdienne. Elle est omniprésente, dans la rue, aux fenêtres des maison et bien sûr dans les bars et clubs : laissez-vous aller aux rythmes langoureux de la morna ou à ceux, endiablés, du funana. São Vicente est le berceau de la musique capverdienne. Rendez-vous donc à Mindelo pour un séjour culturel au gré des concerts mais aussi à la découverte d'artistes en tout genre (peintres, sculpteurs, poètes, etc.). São Filipe, sur l'île de Fogo, vous étonnera par son architecture coloniale. A Santiago, découvrez le musée archéologique, le musée ethnologique, le Palais de la culture ou encore l'emblématique Cidade Velha (ancienne capitale), inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco.

Trekking et randonnées au Cap VertHaut de page

Par Daniel Geevers, info@echanges-voyages.com

Les randonnées présentées ici ont été réalisées par Daniel Geevers, en plusieurs saisons de repérage depuis l'hiver 2005-2006 jusqu'à ce jour.

Daniel Geevers est un professionnel du trek en zones tropicales, il travaille le sujet depuis plus de 25 ans. Cuba, Venezuela, Equateur, Guatemala, Cap-Vert, Dominique... Il a réalisé de nombreux repérages tant pour sa propre agence, que pour de grands TO de la planète trek ; il coopère avec certains gouvernements pour le développement de l'éco-tourisme, et la formation de guides ; il travaille également depuis quelques années avec " Le Petit Futé ", sur ces mêmes thèmes (voir les guides Cuba, l'île de la Dominique, Sao Tomé, Maroc).

Parmi les 10 îles principales du Cap Vert, nous en avons retenu quatre ; celle de Santo Antão, le royaume du randonneur ; la formidable île de Fogo et son volcan ; Santiago et sa capitale Praia ; enfin Brava, " l'île fleur ". Ces îles à la végétation luxuriante offrent des paysages tout en contraste : côtes déchiquetées, vallées profondes, montagnes basaltiques aux flancs verdoyants.

Traversant de belles vallées sauvages, nous rejoindrons les vertigineuses falaises qui dominent l'océan pour atteindre de charmants villages de pêcheurs, bercés par la rumeur des vagues et la Morna portugaise. L'ascension du superbe cône du volcan de l'île de Fogo est également un des moments-clés de ce voyage. Des randonnées au rythme des sons de Cesaria Evora, la Sodade, à la rencontre d'une population chaleureuse. S'agissant d'îles volcaniques, aux paysages accidentés et aux nombreuses ruptures de dénivelés, les randonnées présentées ci-dessous peuvent se révéler ardues pour des néophytes du trekking. Il existe de très bonnes cartes des îles principales au 1 : 50 000, éditées par les allemands AB-Verlag Karlsruhe, que l'on peut se procurer sur le net www.bela-vista.net.

Ile de Santo AntãoHaut de page

Comme nous le disions c'est vraiment une île fantastique pour le trek : des paysages fabuleux, la place et le travail de l'homme pour dominer ces montagnes, des centaines de kilomètres de chemins et routes empierrés, des terrasses verdoyantes à l'assaut des pentes les plus vertigineuses, enfin la mer, bordant ces côtes déchiquetées, bien souvent démontée qui confère à cette île un caractère tout à fait particulier. Une autre particularité notable, c'est le contraste entre le versant Sud, aride et semi-désertique et le versant Nord et Nord Ouest, particulièrement verdoyant car soumis aux embruns réguliers de l'Atlantique, d'où le nom de tout l'archipel, Cap-Vert. C'est d'ailleurs sur ces deux derniers versants que se situent nos propositions de randonnées. Pour se rendre à Santo Antão, il faut passer par l'île de São Vicente et prendre un ferry à Mindelo. Il y en a deux par jour, un le matin, l'autre l'après-midi, durée de la traversée, 45 minutes. Ambiance garantie, avec parfois une traversée mouvementée (roulis). Au débarcadère de nombreux taxis collectifs, ou " alluguers " vous attendent pour vous transporter jusqu'aux différents villes et villages de l'île. Vous pouvez réaliser toutes ces randonnées en étoile à partir de votre lieu d'hébergement. L'île est relativement petite, et le système des " alluguers " est très performant ; ce sont des taxis collectifs, minibus, qui desservent toute l'île, de manière très régulière. On peut aussi les privatiser, se renseigner auprès de votre hébergeur.

Comme camp de base je vous conseillerais le petit village de Ponta do Sol, et particulièrement la résidence Beira Mar, charmante pension de famille tenue par Fatima juste en bord de mer.

Cratère de Cova de Paul - Ribeira do Paul - Paul (4 à 5 heures de marche, dénivelé 900 m).

Le cratère de Cova, c'est ce que je vous conseillerais comme première randonnée. Il faut la prendre dans le sens de la descente, car la montée se révèle particulièrement ardue. Vous pouvez la réaliser, soit depuis votre lieu d'hébergement, soit dès votre arrivée à Porto Novo, en prenant le premier ferry. Après votre dépose au bord du cratère, sur la route qui relie Porto Novo à Ribeira Grande, il faut contourner le cratère par la gauche, jusqu'à une brèche évidente au nord, formidable point de vue sur toute la vallée. Très souvent ces montagnes se trouvent accrochées par un brouillard épais, il peut même y faire très frais le matin. Nous redescendrons du cratère dans les paysages grandioses de la Ribeira do Paul. La descente est très tonique, attention aux genoux. Au premier village, là où finit la route qui remonte toute la Ribeira, descendre, sur la droite, par une petite sente jusqu'au fond de la vallée. Traverser le petit torrent et aborder votre descente rive droite, par les petits chemins qui bordent les terrasses cultivées : cannes à sucre, potagers, goyaves, papayes... A hauteur de Quintal, vous pouvez en prenant à gauche rejoindre la route et votre " alluguer ", au niveau du luxuriant jardin de Pasagem ; ou bien poursuivre encore votre descente jusqu'à Boca de Figueiral ou Vila das Pombas. De là vous retrouverez le taxi avec qui vous aurez pris rendez-vous pour vous ramener à votre lieu d'hébergement.

Sur deux jours : Bien que pouvant se faire à la journée, en vous faisant déposer ou reprendre par un " alluguer " à Cha de Igreja, nous vous proposons plutôt, ci-après, un trek de deux jours : emportez avec vous juste le nécessaire pour une nuit, ainsi que vos vivres de course ; à Cruzina da Garça il y a une charmante pension, " Sona Fish ", que je vous recommande.

1er jour : Ponta do Sol - Boca de Ambas - Cruzinha da Garça (4 à 5 heures de marche, ascension 500 m, dénivelé 750 m). Transfert, depuis votre lieu d'hébergement en " alluguer ", jusqu'à Boca de Ambas. A l'entrée de Boca de Ambas, sur votre droite, début de notre randonnée par un chemin pavé, qui vous mènera jusqu'aux crêtes pour passer le col de Selada de Mocho avant de redescendre vers la Ribeira da Garça. Vous aurez une vue superbe sur le village de Cha da Igreja et sa blanche église, s'il vous reste des forces, faites le détour avant de continuer votre descente vers l'océan et le petit port de pêche de Cruzinha da Garça. Nuit et dîner en pension à Sona Fish chez Isualina (tél. + 238 226 1027 ; sonafish@live.com)

2e jour : Cruzinha da Garça - Fontainhas - Ponta do sol (4 à 5 heures de marche, ascension et descente 500 m). Le lendemain, probablement. Cette randonnée est une des plus belles qui m'ait été donnée de faire, un parcours d'une grande beauté entre mer et falaises, à la découverte de hameaux du bout du monde. Nous alternerons montées et descentes sur un sentier en balcon jusqu'à Ponta do Sol, en traversant Fontainhas, sans conteste le plus beau village de l'île. Un dernier col et nous voici surplombant le petit aéroport désuet et pratiquement inutilisé de Ponta do Sol.

Chão de Barro - Pinhão - Mote Joana - Lombo Branco - Ciano (4 heures de marche, ascension 500 m + et dénivelé 500 m). Bien que relativement courte en temps, cette randonnée est assez " casse pattes ", due à la succession de passage de crêtes ; j'en ai compté six ; monter, descendre, monter... Le point de départ est le village de Chão de Barro. De celui-ci, nous traverserons les trois vallées verdoyantes de Pinhão, de Monte Joana et de Lombo Branco, grâce à un petit sentier montant sur les crêtes vertigineuses et descendant au coeur de ces vallées à la découverte de villages perchés à flancs de montagne, encore uniquement accessibles à pied.

Attention, après votre troisième passage de crêtes, (altitude 540 m), au niveau de l'école, remonter sur votre droite et le caféier ; à la quatrième crête descendre dans un canyon profond et très marqué, jusqu'à l'altitude de 460 mètres, mon point de repère ici était un superbe arbre, appelé dragonnier. De là suivre, encore un peu cette ligne de crête, puis redescendre pour attaquer vos deux derniers passages vers Lombo Branco. Juste à la hauteur de Ciano, vous retrouverez l'asphalte de la route, qui vous ramènera jusqu'à la route principale qui relie Ribeira Grande à Sinagoga. Mais là encore je vous propose une légère variante, préférez la descente par un chemin à droite assez évident, juste avant la route goudronnée, qui passe par Lombo de Santo et qui vous mènera directement au bord de l'océan, à Sinagoga.

Corda - Poço da Corda - Ribeira de Duque. (3-4 heures de marche, dénivelé 900 m). Voici une randonnée quelque peu insolite et pouvant combler une bonne demi-journée. Faites-vous conduire par la route principale jusqu'à Corda. De là prendre à gauche, à hauteur de l'école le superbe sentier qui redescend sur Coucouli. Après 20 minutes, une demi-heure de marche, à l'altitude de 750 mètres, sur la ligne de crête entre deux élégants pitons vous verrez sur votre droite en descendant, le très remarquable cirque " Poço da Corda ". Vous prendrez en contrebas le chemin qui se dirige vers des ruines, en veillant à bien suivre les traces laissées par l'homme depuis des décennies ; les à-pic peuvent être vertigineux et les pentes herbeuses particulièrement glissantes par temps de pluie. Faites le tour du cirque, pour descendre, rive droite vers le fond de ce canyon très étroit, mais déjà dominé et maîtrisé par l'homme. Vous traverserez des micro-exploitations d'igname, bananier, papaye, caféier.... Bien que s'élargissant au fur et à mesure de la descente, le canyon va de nouveau se resserrer, (vers les 350 mètres d'altitude), à hauteur d'un mini barrage ; là je vous conseille de ne pas suivre le chemin évident qui part à gauche dans la bananeraie, mais plutôt prendre à droite la rigole d'irrigation. A hauteur de Meio de Questin, le canyon s'élargit tout à fait pour rejoindre la route goudronnée qui vous mènera jusqu'à Ribeira da Grande.

Dans la zone centrale de Chã da Pedras de nombreuses randonnées à la journée ou à la demi-journée sont possibles et toujours très attrayantes, vu la configuration volcanique de l'île avec toujours de fortes déclivités. Je vous en propose une ci-dessous plutôt longue avec une très grande diversité de paysages.

Plateau de Lagoa - Cova de Goteira - Cha da Pedras (6-7 heures de marche, ascension 600 m + et dénivelé 1 200 mètres cumulés).

Transfert tôt le matin en véhicule jusqu'au plateau de Lagoa, zone intermédiaire de pâturages, de forêts et de cultures très vivantes. Suite de la piste à pied, descente de la Lombo Gudo jusqu'à Cova de Goteira. Pour cette première partie compter deux à trois heures de marche, environ et 400 mètres de dénivelé positif et 200 mètres de dénivelé négatif. Au niveau de Cova Goteira prendre à droite le chemin en ascension qui vous mènera au pied du Gudo de Mantino que vous contournerez par la gauche, et au bout de quelques heures à un fantastique point de vue " REAL ", dominant toute la Ribeira de Chã da Pedras. Cette deuxième partie deviendra une très belle journée de marche dans une grande variété de paysages : ribeiras désertiques, rebords d'anciens cratères déchiquetés, ribeiras verdoyantes. Par un des nombreux et spectaculaires sentiers, vous plongerez dans la Ribeira luxuriante de Cha de Pedra, avec comme point de mire le village de Pia de Cima. On rejoint la route à hauteur de Pia de Baixo. Pour cette partie, compter 4 à 5 heures de marche, 200 mètres de montée, 800 mètres de descente.

Pour terminer sur Santo Antão, je vous propose un dernier trekking, très peu parcouru, dans une zone beaucoup plus sauvage et très peu habitée, nécessitant deux à trois jours d'autonomie et de bivouacs imposés par le caractère désertique du terrain. L'objectif de ce trek est l'ascension, à l'ouest de l'île, du " Tope de Coroa ", point culminant de l'île de Santo Antao (1 979 m).

Après la verdure des cultures en terrasse du nord de l'île, c'est à un parcours très dépaysant que je vous invite, dans le cadre minéral et désert de ce volcan inactif.

Curral das Vacas - Tampa. (4-5 heures de marche ; ascension 600m + et dénivelé 300 m -). Comme d'habitude vous faire emmener jusqu'à Curral das Vacas. Selon l'endroit où vous êtes hébergé il vous faut pratiquement faire le tour de l'île en passant par Porto Novo. Prévoir donc le temps nécessaire. Pour cette dernière, je ne saurais trop vous conseiller de privatiser un " alluguer " tant, pour l'aller que pour le retour ; vous pouvez également vous loger sur Porto Novo, cela raccourcira les distances. Départ matinal, donc en minibus pour Curral das Vacas. Ensuite continuer le sentier jusqu'à Tampa, après une première grosse ascension jusqu'à " Bordeira de Norte ", vous aborderez ensuite un long plateau jusqu'à Tampa en passant par Monte Cebola. Là, on installe le bivouac un peu plus loin sur le plateau. Attention, comme partout dans le monde, le bivouac au Cap-Vert est tout juste toléré, à condition qu'il soit discret et qu'il ait un impact nul au niveau de l'environnement.

Tampa - Tope de Coroa et retour. (5-6 heures de marche ; ascension 700m + et dénivelé 700 m -). Jour de l'ascension du Tope de Coroa (1 979 m), moment fort du trekking. La montée au cratère est régulière, avec de superbes points de vue, comme celui de " Escaregador de Ribeira Larga ", à l'altitude de 1 864 mètres. A la montée prendre toujours le chemin de gauche. Une fois au sommet (1 979 m) je vous conseille d'en profiter un maximum et d'en faire le tour, avec des points de vue spectaculaires sur la côte Ouest et le Nord de l'île.

Redescendre en continuant de le contourner par le nord par Pedra de Vaca et Agua de Cidra ; vous retrouverez alors le chemin que vous avez pris à la montée beaucoup plus loin, qui vous ramènera à Tampa. De là, plusieurs solutions s'offrent à vous : soit une deuxième nuit en bivouac et un retour vers Curral da Vacas ; soit, vous avez réussi à convaincre un chauffeur de taxi collectif, d'avoir fait le grand tour, pour vous reprendre à Norte ou à Tampa même. Comme vous pourrez le voir sur la carte, de nombreuses autres randonnées ou trekkings sur plusieurs jours sont possibles sur Santo Antão. Cette île est devenue un des musts mondiaux du trekking ; des itinéraires fabuleux restent à faire, comme l'intégrale de la côte ouest et nord, de Tarrafal de Monte Trigo à Ponta do Sol. Alors, à vos sacs à dos, et chaussures de marche !

Ile de SantiagoHaut de page

C'est la plus grande île du Cap-Vert avec sa capitale, Praia. C'est aussi l'île la plus africaine, la plus peuplée, avec un grand taux de densification, ce qui explique qu'il existe peu de zones de randonnées. Elles se concentrent toutes dans la partie centrale de l'île autour du Pico Antonia, de la ville d'Assomada. Je vous en indiquerais aussi deux petites, l'une au nord, près de Tarrafal, et l'autre dans la Ribeira Grande, près de Cidade Velha.

Cidade Velha. Comme il est déjà décrit dans le guide, Cidade Velha est l'ancienne capitale de l'île, avec sa forteresse San Felipe. A partir de la place du pilori, vous pouvez remonter, rive droite, la Ribeira Grande, jusqu'à Salineiro, et redescendre, rive gauche, jusqu'à la mer. Vous traverserez de petites zones de cultures et d'habitats dispersés, et bien sûr ne manquerez pas de visiter le Forte Real.

Assomada. Pour la randonnée que je vous propose, il vous faudra prendre un " alluguer " près de la place du marché, pour vous rendre à Chao de Tanque. De là suivre le chemin référencé 403, 404 et 405, sur la carte de Santiago de AB-Verlag Karlsruhe, (voir référence au début de notre présentation). Elle vous conduira, en longeant la côte Ouest, jusqu'à Ribeira da Barca. De là il vous faudra retrouver un " alluguer " pour vous remonter à Assomada.

Tarrafal. La dernière randonnée que je vous propose sur cette île, démarre depuis Tarrafal et fait le tour du Monte Graciosa. Avec des ambiances maritimes dans sa partie Ouest et très minérales dans sa partie Est. Elle est référencée sur la carte en 601.

Mon conseil pour apprécier Santiago et son ambiance africaine : une année, alors que j'étais bloqué sur place en attente d'un vol pour Fogo, j'en ai profité pour faire le tour de l'île, uniquement avec les " alluguers ", et m'arrêter au gré de mes envies, quel plaisir !

Pour cela à Praia, en bas du plateau, vous trouverez tous les " alluguers " pouvant vous transporter vers n'importe quel point de l'île.

Traversez cette île du Sud au Nord ; arrêtez vous à Assomada et ne manquez surtout pas le marché, tous les jours. Montez jusqu'à Tarrafal et son aspect balnéaire suranné, ses clubs de plongée. Enfin je vous conseille de redescendre depuis Tarrafal par la côte Est, jusqu'à Praia.

Emprunter ces " alluguers " à différentes heures de la journée vous permet de rencontrer le spectre le plus large de cette population très chaleureuse. Tôt le matin, les mamas africaines se rendant au marché pour y vendre leurs produits, en milieu d'après midi les collégiens et lycéens braillards, s'entassant à plus d'une vingtaine dans des mini-bus prévus pour 15 passagers, et le soir quelques forestiers et paysans rentrant chez eux.

Le court vol de Praia à San Felipe, la capitale de Fogo, est déjà un enchantement. Il vous permettra de découvrir dans toute sa splendeur ce magnifique volcan, encore en activité, culminant à 2 829 mètres. Ce n'est pas une ascension facile, en raison de la nature du terrain, une montagne de cendres, très ludique à la descente mais très pénible à la montée, un pas en avant, deux en arrière. Mais c'est aussi un paysage fantastique, un aspect quasi lunaire ; un immense cratère, Chã da Caldeiras, entourant un cône parfaitement dessiné, le Pico do Fogo. Je vous propose une randonnée sur 2, 3 ou bien 4 jours. L'ascension du volcan, la descente vers Mosteiros, puis le retour en " alluguer " mais fractionné, en vous arrêtant souvent, jusqu'à Sao Felipe

1er jour. Je vous conseille dès votre arrivée à l'aéroport de trouver une petite " posada " à Saõ Felipe ; il y en a de charmantes décrites dans ce guide ; y laisser l'essentiel de vos bagages, pour pouvoir randonner plus léger. Ensuite, comme à chaque fois au Cap-Vert, il faudra vous trouver un " alluguer " qui vous conduira jusqu'à Chã das Caldeiras (que l'on pourrait aisément traduire par chaudière ou chaudron, tellement il en a la forme). L'entrée dans cet immense cratère, dominé par le pic central, est tout simplement impressionnante : tout est noir, les parois du cratère, le sol tapissé de cendres volcaniques. Vous y trouverez quelques posadas, je vous conseillerais celle de Marisa et Mustafa, vous pourrez toujours vous recommander de votre guide " Le Petit Futé " ou de moi-même. Si vous n'arrivez pas trop tard dans la journée vous pourrez faire l'ascension du Pico Pequeño (1 920 m) ; pour cela, depuis le village revenir un peu en arrière sur la route, il est facilement repérable sur votre gauche.

2e jour : Pico Fogo. Partir très tôt le matin, pour bénéficier du formidable lever de soleil, réfléchissant l'ombre gigantesque du volcan sur les parois du cratère de la Caldeiras. Pour ma part je ne partais pas plus tard que 6h, pour arriver au sommet avant 10 h. Le départ se trouve juste après l'église adventiste, par une piste à droite, (altitude 1 695 m). De chaque côté de la piste, vous verrez d'étonnants petits cratères individuels contenants un cep de vigne. Ce type de culture de la vigne se retrouve dans beaucoup d'îles volcaniques comme aux Canaries par exemple.

Après une quinzaine de minutes, à l'altitude de 1 740 mètres, vous verrez sur votre droite des cairns sur un pierrier ; très rapidement vous entrerez dans un chant de lave, suivre plein sud, puis en regardant le sommet du pic, au centre-est vous verrez assez nettement dessinés des affleurements rocheux ; progresser sur ceux-ci jusqu'à 2 200 mètres, pour atteindre le pierrier sommital. En fait " le Pico " est un cône avec un très grand cratère. On arrive dans un premier temps au bord du cratère, avec une forte odeur de soufre ; on peut bien sûr, avec beaucoup de précaution descendre au fond du cratère, mais je préfère quant à moi continuer à m'élever. En montant côté SW, ou depuis le bord du cratère, légèrement plus bas à votre gauche, vous verrez une cheminée de gros blocs évidents qui vous mènera à l'ultime pierrier. Les vues depuis le sommet sont hallucinantes. La descente est assez simple ; comme je vous l'ai dit, elle peut être très ludique, mais aussi éprouvante, car vous dévalerez ces pentes composées quasi exclusivement de cendres, on peut s'y enfoncer jusqu'à mi-mollets. Attention aux chutes et glissades, cela râpe ! Vous pouvez, si vous ne l'avez pas fait la veille, vous diriger vers l'ouest pour atteindre le Pico Pequeño, et ensuite retrouver votre camp de base. Chã das Caldeiras est un incroyable cratère, la dernière éruption date de 1995, et l'homme chaque fois est venu reconquérir cet espace ; on trouve, comme je vous le disais plus haut, de la vigne, mais également des figuiers, des pommiers, toujours avec la même méthode de culture, un cratère individuel creusé dans la cendre. Si vous avez la chance de tomber sur une nuit de pleine lune, le spectacle est encore plus saisissant.

3e jour : Vous le consacrerez à descendre vers Mosteiros, par le Parc de Monte Velha. Lors de ma première visite, j'ai enchaîné l'ascension du Pico avec cette très longue descente jusqu'à Mosteiros, compter 4-5 heures, je suis arrivé au niveau de la mer vers 19h, après une douzaine d'heures de marche, et 1 300 mètres de dénivelé positif et près de 3 000 mètres de dénivelé négatif, j'ai donc dû terminer à la frontale, épuisé. Au départ vous devez sortir de Chã das Caldeiras, à l'opposé de l'endroit par lequel vous êtes arrivé la veille en voiture. A la sortie du cratère, vous tomberez sur une barrière et une petite maison forestière ; c'est l'entrée du parc du Monte Velha (1 700 m) ; vous devrez certainement vous acquitter auprès du garde forestier d'un droit d'entrée.

Juste avant la maison forestière, prendre un chemin évident sur votre droite (référencé 3 sur votre carte). D'abord vous traverserez une forêt d'eucalyptus, d'acacias et de sisals ; plus on descend, plus on retrouve très vite de petites exploitations, caféiers, bananeraies, plantation d'ignames, manioc... Si vous êtes parti de bonne heure, vous pouvez poursuivre votre route en prenant un des " alluguers " qui vous ramènera vers São Felipe, ou rester l'après-midi et la soirée en bord de mer ; là aussi on trouve toujours quelques maisons d'hôtes.

4e jour : Là vous privilégierez comme mode de transport " l'alluguer ", la marche, bien sûr, mais aussi le stop. Pour ce retour tranquille, j'avais choisi un thème, celui de suivre les traces du comte de Montrond, gentilhomme français du XIXe siècle, qui à l'issue d'un duel, se réfugia sur Fogo. Il y introduisit la vigne, mais pas seulement, car de nombreux petits métis, blonds, aux yeux verts, seraient dit-on, ses descendants. Sur la route, faites-vous déposer vers Campanas da Baixo et descendez au bord de la mer jusqu'à Ponta Salinas, étonnant site, du bout du monde, site merveilleux, quoique isolé pour une base de plongée sous-marine. Après ces superbes journées, je vous conseille de vous poser au moins une soirée à São Felipe ; cette cité a beaucoup de charme, et reste assez animée le soir.

La dernière de nos suggestions pour la randonnée, mais pas la moins inintéressante, est Brava. Comme vous pourrez le lire plus avant dans le guide, Brava est la plus petite île habitée de l'archipel, elle est aussi surnommée " l'île aux fleurs ".

Longue d'à peine 9 kilomètres, 65 km², et bien qu'elle soit bien accidentée, je ne saurais trop vous conseiller de la découvrir par vous-même au gré de votre forme et de vos envies. Nova Cintra, la ville principale, Nossa Senhora do Monte, Fajã d'Agua, le petit port de Furma... Vu la taille de l'île, vous ne risquez pas de vous perdre, c'est aussi cela la magie du voyage, découvrir par soi-même.

Pour vous y rendre, voir à la fin du guide le chapitre concernant cette charmante petite île. Ce n'est pas toujours très simple d'y arriver, par ferry depuis Fogo, mais peut-être un peu plus aisé par Praia.

Petite digression botanique : lors de mes périples au Cap-Vert, j'ai toujours été très étonné par l'extrême ressemblance entre les différents " aloès ", rencontrés, au point de me mettre à les dessiner. A commencer par l'Aloé Vera, très utile comme antiseptique, elle soignera efficacement vos démangeaisons et coups de soleil ; il vous suffira pour cela de couper une de ses feuilles charnues et d'appliquer sur les plaies sa sève grasse et verte. Elle est bien plus petite que le " sisal " avec son vert clair et ses fleurs jaunes retombantes portant de petits fruits ; ou bien encore, " l'agave ", plus élancé avec sa longue tige et, lui aussi avec ses fleurs jaunes bien dressées. Très courant aussi au Cap-Vert, le " dragonnier ", il s'agit là d'un arbre pas très haut et facilement reconnaissable, s'élargissant sur les côtés, avec ses petites feuilles pointues ressemblantes par leur forme à des cactées.

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