Le guide : GUIDE DE L'ŒNOTOURISME : L'œnotourisme

L'œnotourisme

Vin et gastronomie bordelaise.
Vin et gastronomie bordelaise.
Qu'est-ce que l'œnotourisme ?Haut de page

Il était une fois un monde où la France était LE pays du bon vin. Un monde où l'on ne pouvait boire de bon vin que FRANÇAIS. Seulement voilà : ce monde s'est... " mondialisé ". À l'étranger, on a appris à faire du vin et même du bon et on a su le vendre à travers la planète ! Et les exportations de vins français ont baissé au profit des vins d'Australie, du Chili ou de Californie. En outre, la Californie justement, non contente de développer une viticulture conquérante, a créé des structures proposant un " plus " par rapport à la simple vente : les " wineries " (de l'anglais " wine " pour vin), lieux fonctionnant toute l'année même pendant les vendanges et la vinification et proposant des dégustations/visites payantes. On ne sait pas assez qu'avec ses 4,7 millions de visiteurs annuels, la Napa Valley, en Californie, est la première région du monde dans le domaine de l'oenotourisme, mot qui désigne l'activité touristique tournant autour du vin (du grec oinos), c'est-à-dire : visites d'exploitations, circuits et séjours dans le vignoble, route des vins, sentiers et chemins de randonnées viticoles, maisons du vin, fêtes, salons et foires, musées du Vin, ventes aux enchères... Bientôt, si l'on n'y prend garde, les Japonais ou les Chinois (l'Asie est un gigantesque marché d'avenir pour les vins et spiritueux) iront faire de l'oenotourisme dans les wineries californiennes au lieu de visiter la Bourgogne ou le Bordelais ! (Car on sait que les ressortissants des pays émergents n'ont pas de préjugés et ne font pas grand cas de l'ancienneté d'un produit, si vénérable soit-il pour le pays producteur !) Mais, heureusement, la filière vinicole française a décidé de réagir et elle a des armes pour cela : les paysages uniques au monde de notre pays à climat tempéré et un patrimoine et des traditions façonnés par des siècles d'histoire, toutes choses que les Américains ne peuvent nous prendre ! Ces armes, historiquement, les domaines, vignerons et exploitants s'en servent depuis longtemps pour faire de l'oenotourisme, certains d'entre eux ayant ouvert leurs domaines aux visites ou bien créé des chambres d'hôtes. Mais ils faisaient alors de l'oenotourisme " sans le savoir ", du moins sans mettre ce mot sur leurs initiatives. Ce mot est né et a pris une consistance réelle en 2009, avec un effort de l'État : le lancement du label officiel de l'oenotourisme en France : " Vignobles et Découvertes ", attribué pour une durée de 3 ans par les ministères du Tourisme et de l'Agriculture à une destination à vocation touristique et viticole proposant une offre de produits multiples et complémentaires (hébergement, restauration, visite de cave et dégustation, musée, événement... répondant à des normes très strictes) telle que la destination " Terre & Vins au Pays de Colmar ", en Alsace ou " Dijon Côte de Nuits ", en Bourgogne, ou encore " Montagne de Reims " en Champagne, pour ne citer qu'elles. L'Etat, les collectivités locales et les communes investissent beaucoup d'argent dans la filière vinicole et c'est ainsi que s'est développé un tourisme nouveau qui fait une large place aux nouvelles technologies (forte présence sur Internet - animations audiovisuelles sophistiquées), animé par des nouveaux acteurs telles les agences réceptives, qui proposent séjours et circuits en vignobles en s'appuyant sur un réseau de relations qu'elles ont établies avec le monde des exploitants et négociants, spécialisation que n'offrent pas les agences de voyages classiques. Ces produits s'adressent à une clientèle constituée soit de particuliers, soit de groupes (associations - comités d'entreprise) soit des personnels de sociétés désirant donner les vignobles comme cadre à leurs séminaires ou y organiser leurs incentives (incentive est un mot d'origine anglaise qui signifie " motivation ". L'incentive permet à des groupes professionnels d'être motivés, souvent en recevant une récompense en échange d'une action effectuée. Récompense et motivation se conjuguent dans les activités tournant autour du vin : ce produit relaxant et euphorisant qui rend aimable et bienveillant, fait voir la vie en rose et son collègue de travail aussi, en donnant envie de travailler avec lui ! C'est ce nouveau monde, avec ses richesses et ses plaisirs, que ce guide vous propose d'explorer.

Le label « Vignobles & Découvertes »

Lors de vos séjours dans les vignobles, vous avez sûrement remarqué la présence de logos plus ou moins mystérieux. Ce sont des signes de labellisation d'un domaine, d'une route des vins ou de tout autre lieu oenotouristique, ce qui signifie que ce lieu est en conformité avec la charte édictée par une instance touristique autorisée qui appose ainsi un " certificat de qualité " sur ce lieu. Le label national officiel de l'oenotourisme en France est le label " Vignobles & Découvertes " : lancé en 2009 par le ministère du Tourisme et de l'Agriculture, il est attribué pour une durée de 3 ans par les ministres chargés du tourisme et de l'agriculture - après recommandation du Conseil supérieur de l'oenotourisme présidé par Paul Dubrule - à une destination à vocation touristique et viticole proposant une offre de produits touristiques multiples et complémentaires (hébergement, restauration, visite de cave et dégustation, musée, événement...). 36 destinations ont été labellisées. En voici la liste, à raison d'un lieu labellisé par région à titre d'exemple :

Alsace : Coeur d'Alsace

Beaujolais : Le Beaujolais, de Crus en Villages

Bergerac : Pays de Bergerac

Bordeaux : La route des Vins de Bordeaux en Graves et Sauternes

Bourgogne : Le vignoble de Chablis

Champagne : Vallée de la Marne

Cognac : Le vignoble de Cognac

Ile d'Oléron : Le vignoble de l'Ile d'Oléron

Jura : Le vignoble du Jura

Languedoc : Le vignoble des Cévennes

Provence : La Provence Verte

Roussillon : Perpignan Méditerranée Rivesaltes

Savoie : Coeur de Savoie

Sud-Ouest : Les Bons Crus d'Artagnan

Val de Loire : Chinon, Bourgueil, Azay

Vallée du Rhône : Destination Costières de Nîmes

Les œnotouristesHaut de page
Xavier, œnotouriste en BourgogneHaut de page

Xavier, quel est votre métier ?

Je suis Business Development Manager dans une multinationale américaine qui produit des équipements médicaux.

Comment est-ce que l'envie de faire ce circuit dans les vignobles vous est venue, comment est-ce que vous y avez pensé ?

En fait, avec ma femme, on a l'habitude de ne pas faire faire des vacances " plage ", mais plutôt des vacances à la découverte... Nous voulions faire une semaine de vacances actives, alors on a fait des recherches sur Internet de société organisatrice des circuits dont le nom comprenait le mot " active ", c'est comme ça qu'on a trouvé " Active tours " !

Quel âge avez-vous ?

J'ai 35 ans et mon épouse 33. On voulait faire une randonnée pédestre et que ce soit en France. On a déjà fait des randonnées dans des régions de France un peu pittoresques. Par exemple, on a fait les Volcans d'Auvergne, des choses comme ça... Et là, on voulait le faire dans un vignoble, en fait...

Pourquoi un vignoble ?

Parce que moi, je suis originaire du Beaujolais et puis ma femmes est russe, donc elle aime bien découvrir un peu les vignobles de France...

Oui, parce que le vin, c'est la caractéristique principale de la France à l'étranger !

Oui, vous savez, il n'y a pas de vigne là-bas, alors... Voilà, c'était pour lui faire découvrir un peu les régions françaises...

Pas seulement pour les paysages, mais aussi pour lui faire goûter les vins français...

Exactement ! (rire) Et en plus, je suis d'une famille de viticulteurs, alors on aime bien combiner la bonne cuisine et les vins...

Est-ce que votre femme n'a pas eu peur que ce soit un peu monotone : toujours des vignes ?

Non, non, pas du tout, parce que ce qu'elle aime, elle, c'est marcher et puis c'est assez varié, les vignobles, il y a des villages différents, etc. Et puis là on passe vraiment dans les vignobles, à travers les vignes, on ne marche pas sur les routes...

Alors justement : comment est-ce que ça s'est passé ? Est-ce que l'agence vous avait organisé un circuit avec des balises sur le chemin, tels que les GR (Grande Randonnée) ou les PR (Petite Randonnée) ?

Oui, c'était sur des PR. Ils nous avaient imprimé un roadmap avec le détail du parcours et on suivait des sentiers balisés qui existent déjà dans le vignoble, sauf par moment où on quittait le sentier pour le reprendre un peu plus loin...

Donc vous étiez amenés à faire un petit peu de marche sur la route...

Oui, mais pas beaucoup. Ils nous avaient donné aussi une carte IGN et ça nous aidait pour ces parties-là. On est arrivés à Dijon, on a laissé la voiture à Dijon, on a dormi dans un hôtel. Pendant cinq jours, on était dans des hôtels différents dans lesquels ils nous avaient fait des réservations et l'agence s'occupait de transférer nos bagages d'un hôtel à l'autre.

Donc le circuit était établi de façon à ce que vous arriviez le soir à l'endroit où vous alliez dormir...

Exactement.

Je suppose que des dégustations de vin étaient prévues. Était-ce le soir, lorsque vous arriviez, ou bien en chemin ? Comment est-ce que ça se passait ?

Ça dépendait. En général, au repas du soir, on avait une dégustation de vin et il y avait des choses prévues en cours de route. Le moment que nous avons préféré, c'est quand nous sommes allés chez un producteur de truffes. Ils nous ont montré comment le chien travaille et puis on a dégusté des produits à base de truffes, aussi.

Arrosés de bons vins ?

Voilà ! (rires)

À propos de vin, est-ce qu'il y en a dont vous vous souvenez, qui vous ont marqués au cours de cette promenade ?

Pas particulièrement, mais on était dans une région de vins remarquables et on en a goûté beaucoup. Moi je connaissais déjà un peu, parce que je viens du Beaujolais et dans le Beaujolais, on connaît les vins de Bourgogne...

Comment est-ce que votre femme, qui est russe, donc, a réagi à tout ça ? Qu'est-ce qu'elle en a retenu ?

Comme je vous le disais, le moment que j'ai aimé et elle aussi, ça a été de voir travailler le chien truffier... Et puis elle a aimé marcher parmi les vignes et on a aussi visité une cave. On est allé chez un viticulteur et on a vu les fûts, les pressoirs, le travail dans la cave... Donc ça, elle a bien aimé aussi...

Ça vous a paru pittoresque ?

Moi, ça m'a paru assez moderne, je ne dirai pas que ça m'a paru pittoresque. Mais c'était un vignoble déjà assez important, donc je pense que ceci explique cela... Ce n'était pas un petit viticulteur, c'était déjà un gros domaine, avec six ou sept employés. À côté de ce que fait mon père ou ce que fait mon oncle, ce n'était pas du tout la même chose...

Questions d'organisation pratique : le soir, donc, vous mangiez à l'hôtel, mais le midi, où est-ce que vous mangiez ?

Quand arrivait l'heure de midi, on s'arrêtait dans un village et on mangeait le menu du jour dans le petit bar ou resto du coin...

Et ça, ce n'était pas compris dans le forfait ?

On aurait pu prendre la pension complète, mais nous, on avait préféré pas. On voulait avoir un peu de liberté...

Oui, et puis on peut aussi s'acheter soi-même à manger, ce qui revient un petit peu moins cher...

Exactement.

Quel circuit avez-vous fait exactement ?

Ça s'appelle " La randonnée gourmande en Côte de Nuit - mid-week " C'était un circuit de cinq jours et quatre nuits, mais avec trois jours de randonnée seulement. On est allés de Dijon jusqu'à Vougeot. On est arrivé le lundi, ils nous ont retrouvés à l'hôtel et nous ont donné le dossier, etc. On est partis le mardi, et on a fait Dijon/Gevrey-Chambertin à pied. Le soir, on a mangé et dormi à Gevrey-Chambertin. Le mercredi, on a fait Gevrey /Vougeot et le jeudi, on a fait une boucle Vougeot/Vougeot.

Quel était le prix ?

C'était 395 € par personne.

Au final, qu'est-ce que vous diriez de cette randonnée ?

Eh bien, moi, je la conseillerais aux gens... Parce que les paysages étaient vraiment sympathiques et puis, pour les gens qui aiment bien boire et bien manger, la Bourgogne, c'est une bonne destination. En plus, le prix était très raisonnable et c'était très bien organisé. On n'a pas à se soucier de transporter les valises ou quoi que ce soit, tout est organisé. On a le projet de refaire une de leurs randonnées. C'est une agence bourguignonne, basée à Merceuil, mais ils couvrent plusieurs régions : ils ont un circuit à vélo en Alsace et ça, on aimerait bien le faire, justement.

Comment est-ce que vous aviez l'information sur les lieux que vous traversiez ?

Ils nous avaient donné tout un dossier très épais avec plein d'informations et puis, sur le roadmap, on en avait aussi. Par exemple, on nous prévenait : " Là, vous avez une petite chapelle, etc. " Mais c'est vrai que, pour des informations historiques, il faut regarder dans les villages : il y a des plaques, des choses comme ça...

Je pense plutôt aux vins : est-ce que vous étiez informés sur les crus, les cépages ? Est-ce qu'il y avait une pédagogie du vin ?

En Bourgogne, chaque vignoble affiche une plaque qui permet de savoir dans quel domaine on est. Par contre, pour ce qui est des cépages, ce n'est pas marqué, mais nous, on s'est arrêtés et on a posé des questions, parce que c'était en avril et il y avait encore des vignerons dans les vignes, alors on s'arrêtait et on leur posait des questions.

Pour ça, il faut être curieux, ouvert et en pleine forme physique, comme vous... Sinon il existe une formule très classique où l'on promène les gens en minibus à travers les vignes avec un guide dans le minibus qui fait un commentaire bilingue pour les étrangers...

Là, c'est sûr que ce n'était pas comme ça. Personnellement, ça ne m'intéresse pas du tout de prendre un minibus. On avait déjà beaucoup d'information au départ, mais, si on voulait, on pouvait aller la chercher nous-mêmes en posant des questions. Ça privilégie le contact humain et les vignerons, quand on leur pose des questions, sont vraiment très contents de répondre et peuvent même payer un petit coup à boire... Et puis l'information que l'on recueille comme ça, sur le terrain, on " l'imprime " mieux que si on écoutait un guide, dans la moiteur du minibus...

C'est très bien, mais vous êtes conscients de ne pas représenter la grande majorité des gens ?

Vous savez, on a fait des randonnées en Norvège, là il n'y a vraiment personne, et on a le projet d'en faire une en Islande, alors vous voyez...

Daisy, œnotouriste en BordelaisHaut de page

Daisy, vous avez 79 ans, vous êtes retraitée et vous avez exercé l'activité de femme au foyer durant votre vie active. Vous avez effectué récemment un circuit dans les vignobles du Bordelais dont vous n'êtes guère éloignée puisque vous habitez Arcachon. Vous avez fait appel aux services d'une agence réceptive bordelaise, l'agence Bordovino...

Oui, j'habite Arcachon depuis 30 ans, nous sommes souvent allés dans le Bordelais, mon mari et moi, mais je ne savais pas comment faire pour visiter les châteaux. Eh bien j'ai été enchantée des services de Bordovino : ces gens-là sont adorables, ils font très bien leur métier et connaissent exactement ce dont ils s'occupent. Ils sont très bien organisés ! D'ailleurs je les connaissais déjà, parce qu'ils ne font pas que de l'oenotourisme : j'habite sur Arcachon et je les vois piloter des touristes sur la dune du Pyla, etc.

Est-ce que vous aviez envie de découvrir le vin de Bordeaux avant de faire ce circuit ou bien est-ce que ça s'est fait par hasard ? Comment est-ce que ça s'est passé ?

J'ai un fils de 65 ans, qui habite à Vienne, en Autriche, et qui vient souvent me voir à Arcachon. Il m'a dit : " J'aimerais bien faire les châteaux du Bordelais et déguster du vin... " Donc j'ai cherché sur Internet et je suis tombé sur Bordovino.

Vous vous êtes servie de Google ? Quels mots avez-vous tapés ?

J'ai tapé sur Google " visite des châteaux du Bordelais ". J'ai vu Bordovino dans les résultats, j'ai visité leur site qui était très bien fait et j'ai réservé pour ce séjour, que j'ai fait avec mon fils. Voilà le point de départ de la chose. On est partis le matin, on est revenu sur Bordeaux le midi et on est reparti l'après-midi pour un autre circuit. Tout était organisé et j'ai pu voir la différence avec un séjour d'initiative individuelle, car, quinze jours après, je suis allé à Pauillac pour des concerts dans les châteaux. J'ai pris des tickets pour visiter ces châteaux par la même occasion, mais " il n'y a pas photo ", comme on dit : ça n'a rien à voir avec la visite organisée !

Qu'est-ce qui est différent ?

Eh bien d'abord, dans le cadre d'une visite organisée, les gens des châteaux ne vous embêtent pas pour vous vendre du vin... Et pourtant ils expliquent toute la vinification, ils vous font visiter leur cave. Alors que, quand vous allez acheter du vin, on ne vous montre pas les caves. Là, on vous explique comment ça marche, on a vu des caves qui étaient magnifiques, décorées par de grands décorateurs, comme par exemple au Château Chasse-Spleen... Parce qu'on vous emmène uniquement dans des grands châteaux ! Le matin, on est allés dans les Graves, dans la région de Pessac-Léognan, et on a vu les Châteaux Haut-Bailly et Carbonnieux... Et l'après-midi, dans le Médoc, on a fait Chasse-Spleen et Gruaud Larose... Mais je suppose que, si je me présente au Château Gruaud Larose pour visiter, ils vont me dire qu'ils n'ont pas que ça à faire, qu'ils n'ont pas de personnel pour ça, etc. alors que, là, je pense que l'agence a des connexions pour faire des choses qui sont vraiment très bien...

Vous avez pris un circuit d'une journée ?

Non, j'ai pris un circuit le matin et un autre l'après-midi. Il faut dire que je n'avais pas bien compris les choses sur leur site. Vous savez : j'ai 80 ans, alors Internet, pour moi, ce n'est pas toujours évident... Je n'avais pas compris qu'on pouvait faire un circuit sur une journée entière, donc j'ai pris deux circuits différents. C'est ma faute : j'aurais dû les appeler au téléphone et m'expliquer avec eux, alors que là, j'ai effectué ma réservation par Internet. Cette mésaventure montre que rien ne remplace le contact direct avec une personne réelle. C'est peut-être le seul conseil que je donnerais à Bordovino : mettre davantage en évidence sur leur site la possibilité de les joindre directement par téléphone pour discuter avec eux avant de choisir sa prestation. Mais finalement, ça n'était pas si mal que je me sois trompée, parce que comme ça, on a vu deux régions complètement différentes dans la même journée !

Comment se sont faits vos déplacements au cours du circuit ?

C'était très bien : on était dans un minibus pour 8 personnes, climatisé, très confortable, très agréable, et la jeune femme qui donnait les explications conduisait. On est partis de Bordeaux. On avait rendez-vous à 9 h à côté du syndicat d'initiative de Bordeaux. Ils sont arrivés pile à l'heure, ils nous ont fait un petit topo sur ce qui allait se passer et on est partis. On a roulé à travers les vignes, on est passés devant les châteaux et elle nous a fait les commentaires. L'architecture des châteaux est magnifique et il y en a beaucoup qui avaient souffert et qui ont été complètement réhabilités. En plus, on a eu de la chance en les visitant : c'était somptueux car les châteaux étaient impeccables, avec des bouquets de fleurs partout, parce que nous avons fait ce circuit en juin, au moment de Vinexpo, une manifestation à l'occasion de laquelle on montre les châteaux sous leur meilleur jour à des gens qui viennent du monde entier. Dans les châteaux, on a été reçus par des jeunes femmes qui remplissent la fonction de guides dans le cadre de leur formation aux métiers du tourisme et qui sont engagées par les châteaux pendant la période touristique. Elles connaissent leur matière de façon très approfondie. Est-ce que les cuves du domaine sont en acier ? Est-ce qu'ils utilisent encore des cuves en bois ? Dans ce domaine-là, elles connaissent tout sur tout !

Est-ce qu'il y avait des étrangers parmi les gens qui effectuaient le circuit avec vous ?

Ce n'était que des étrangers. Le matin, nous étions trois : mon fils et moi étions en compagnie d'un Asiatique. Et l'après-midi, nous étions avec quatre Américaines...

Donc le commentaire était bilingue ?

Oui, elle nous faisait un commentaire en français, mais la plupart du temps notre guide parlait en anglais. Ces quatre Américaines étaient ensemble, elles formaient un groupe et, malheureusement, il y avait entre elles et nous la barrière de la langue, mais ça n'empêchait pas que l'ambiance était très sympathique...

Où avez-vous déjeuné ?

Qu'il y ait deux circuits ou un seul, la journée est si bien remplie qu'on n'a pas le temps pour un long déjeuner, alors ils nous font revenir à Bordeaux et l'agence offre une formule pique-nique non payante qu'on peut consommer dans leurs locaux qui sont à côté du Syndicat d'initiative ou à l'extérieur, dans un des parcs et jardins du quartier du Triangle d'or où il sont installés et qui est très joli.

Dans les châteaux, avez-vous bénéficié d'un dégustation ?

Oui, au Château Chasse-Spleen, ils nous ont fait goûter leur vin classique et leur premier cru. C'était très sympathique : ils nous ont mis autour d'une grande table et ils nous ont donné des petits testeurs de goût, des petite bouteilles et aussi un cercle avec un nuancier de toutes les couleurs des vins de Bordeaux. Ils nous ont expliqué à quelle région correspondait chaque couleur et en fonction de ce que l'on dégustait, on devait dire les arômes que l'on ressentait... Après ça, on est allés à Gruaud Larose où ils nous avaient préparé des petits sandwiches avec des produits du terroir, qu'on a dégustés, assis confortablement sur des chaises devant le château... C'était très convivial !

Est-ce qu'il y a un vin qui vous a marquée au cours de votre circuit ?

Le vin que j'ai préféré au cours de cette journée, c'est celui du Château Haut-Bailly.

Vous êtres rentrés à Bordeaux à quelle heure ?

Oh tard ! Il était presque huit heures ! L'emploi du temps a été extrêmement bien rempli ! J'ai passé une très bonne journée et, vous savez, à mon âge, des bonnes journées, j'en ai passé quelques-unes et je craignais, à vrai dire, de m'ennuyer un peu au cours de cette balade, mais j'ai été enchantée de l'avoir faite !

En conclusion, que diriez-vous de ce circuit ?

Que j'en suis vraiment ravie ! Que si j'en avais l'occasion, je le referais et que je conseille à tout le monde de faire appel aux services de Bordovino pour ce qui touche au vignoble bordelais ! D'ailleurs je veux fêter mes 80 ans l'année prochaine et je voudrais faire appel à eux pour m'organiser mon repas d'anniversaire dans un château et venir me chercher en bus avec ma famille et mes copines de bridge ! Ce sera parfait ! (rires)

Les acteurs de l'œnotourismeHaut de page
Vendanges près de Bordeaux.
Vendanges près de Bordeaux.
Sur toute la FranceHaut de page
Daisy, oenotouriste en Bordelais

Daisy, vous avez près de 80 ans, vous êtes retraitée et vous avez exercé l'activité de femme au foyer durant votre vie active. Vous avez effectué récemment un circuit dans les vignobles du Bordelais dont vous n'êtes guère éloignée puisque vous habitez Arcachon. Vous avez fait appel aux services d'une agence réceptive bordelaise, l'agence Bordovino...

Oui, j'habite Arcachon depuis 30 ans, nous sommes souvent allés dans le Bordelais, mon mari et moi, mais je ne savais pas comment faire pour visiter les châteaux. Eh bien j'ai été enchantée des services de Bordovino : ces gens-là sont adorables, ils font très bien leur métier et connaissent exactement ce dont ils s'occupent. Ils sont très bien organisés ! D'ailleurs je les connaissais déjà, parce qu'ils ne font pas que de l'oenotourisme : j'habite sur Arcachon et je les vois piloter des touristes sur la dune du Pyla, etc.

Est-ce que vous aviez envie de découvrir le vin de Bordeaux avant de faire ce circuit ou bien est-ce que ça s'est fait par hasard ? Comment est-ce que ça s'est passé ?

J'ai un fils, qui habite à Vienne, en Autriche, et qui vient souvent me voir à Arcachon. Il m'a dit : " J'aimerais bien faire les châteaux du Bordelais et déguster du vin... ". Donc j'ai cherché sur Internet et je suis tombée sur Bordovino.

Vous vous êtes servie de Google ? Quels mots avez-vous tapés ?

J'ai tapé sur Google " visite des châteaux du Bordelais ". J'ai vu Bordovino dans les résultats, j'ai visité leur site qui était très bien fait et j'ai réservé pour ce séjour, que j'ai fait avec mon fils. Voilà le point de départ de la chose. On est partis le matin, on est revenus sur Bordeaux le midi et on est repartis l'après-midi pour un autre circuit. Tout était organisé et j'ai pu voir la différence avec un séjour d'initiative individuelle, car, quinze jours après, je suis allée à Pauillac pour des concerts dans les châteaux. J'ai pris des tickets pour visiter ces châteaux par la même occasion, mais " il n'y a pas photo " comme on dit : ça n'a rien à voir avec la visite organisée !

Qu'est-ce qui est différent ?

Eh bien d'abord, dans le cadre d'une visite organisée, les gens des châteaux ne vous embêtent pas pour vous vendre du vin... Et pourtant ils expliquent toute la vinification, ils vous font visiter leur cave. Alors que, quand vous allez acheter du vin, on ne vous montre pas les caves. Là, on vous explique comment ça marche, on a vu des caves qui étaient magnifiques, décorées par de grands décorateurs, comme par exemple au château Chasse-Spleen... Parce qu'on vous emmène uniquement dans des grands châteaux ! Le matin, on est allés dans les Graves, dans la région de Pessac-Léognan, et on a vu les châteaux Haut-Bailly et Carbonnieux... Et l'après-midi, dans le Médoc, on a fait Chasse-Spleen et Gruaud Larose... Mais je suppose que, si je me présente au château Gruaud Larose pour visiter, ils vont me dire qu'ils n'ont pas que ça à faire, qu'ils n'ont pas de personnel pour ça, etc., alors que là, je pense que l'agence a des connexions pour faire des choses qui sont vraiment très bien...

Vous avez pris un circuit d'une journée ?

Non, j'ai pris un circuit le matin et un autre l'après-midi. Il faut dire que je n'avais pas bien compris les choses sur leur site. Vous savez : j'ai 80 ans, alors Internet, pour moi, ce n'est pas toujours évident... Je n'avais pas compris qu'on pouvait faire un circuit sur une journée entière, donc j'ai pris deux circuits différents. C'est ma faute : j'aurais dû les appeler au téléphone et m'expliquer avec eux, alors que là, j'ai effectué ma réservation par Internet. Cette mésaventure montre que rien ne remplace le contact direct avec une personne réelle. C'est peut-être le seul conseil que je donnerais à Bordovino : mettre davantage en évidence sur leur site la possibilité de les joindre directement par téléphone pour discuter avec eux avant de choisir sa prestation. Mais finalement, ça n'était pas si mal que je me sois trompée, parce que comme ça, on a vu deux régions complètement différentes dans la même journée !

Comment se sont faits vos déplacements au cours du circuit ?

C'était très bien : on était dans un minibus pour 8 personnes, climatisé, très confortable, très agréable, et la jeune femme qui donnait les explications conduisait. On est partis de Bordeaux. On avait rendez-vous à 9h à côté du syndicat d'initiative de Bordeaux. Ils sont arrivés pile à l'heure, ils nous ont fait un petit topo sur ce qui allait se passer et on est partis. On a roulé à travers les vignes, on est passés devant les châteaux et elle nous a fait les commentaires. L'architecture des châteaux est magnifique et il y en a beaucoup qui avaient souffert et qui ont été complètement réhabilités. En plus, on a eu de la chance en les visitant : c'était somptueux car les châteaux étaient impeccables, avec des bouquets de fleurs partout, parce que nous avons fait ce circuit en juin, au moment de Vinexpo, une manifestation à l'occasion de laquelle on montre les châteaux sous leur meilleur jour à des gens qui viennent du monde entier. Dans les châteaux, on a été reçus par des jeunes femmes qui remplissent la fonction de guides dans le cadre de leur formation aux métiers du tourisme et qui sont engagées par les châteaux pendant la période touristique. Elles connaissent leur matière de façon très approfondie. Est-ce que les cuves du domaine sont en acier ? Est-ce qu'ils utilisent encore des cuves en bois ? Dans ce domaine-là, elles connaissent tout sur tout !

Est-ce qu'il y avait des étrangers parmi les gens qui effectuaient le circuit avec vous ?

Ce n'était que des étrangers. Le matin, nous étions trois : mon fils et moi étions en compagnie d'un Asiatique. Et l'après-midi, nous étions avec quatre Américaines...

Donc le commentaire était bilingue ?

Oui, elle nous faisait un commentaire en français, mais la plupart du temps notre guide parlait en anglais. Ces quatre Américaines étaient ensemble, elles formaient un groupe et, malheureusement, il y avait entre elles et nous la barrière de la langue, mais ça n'empêchait pas que l'ambiance était très sympathique...

Où avez-vous déjeuné ?

Qu'il y ait deux circuits ou un seul, la journée est si bien remplie qu'on n'a pas le temps pour un long déjeuner, alors ils nous font revenir à Bordeaux et l'agence offre une formule pique-nique non payante qu'on peut consommer dans leurs locaux qui sont à côté du syndicat d'initiative ou à l'extérieur, dans un des parcs et jardins du quartier du Triangle d'or où il sont installés et qui est très joli.

Dans les châteaux, avez-vous bénéficié d'une dégustation ?

Oui, au château Chasse-Spleen, ils nous ont fait goûter leur vin classique et leur premier cru. C'était très sympathique : ils nous ont mis autour d'une grande table et ils nous ont donné des petits testeurs de goût, des petites bouteilles et aussi un cercle avec un nuancier de toutes les couleurs des vins de Bordeaux. Ils nous ont expliqué à quelle région correspondait chaque couleur et en fonction de ce que l'on dégustait, on devait dire les arômes que l'on ressentait... Après ça, on est allés à Gruaud Larose où ils nous avaient préparé des petits sandwiches avec des produits du terroir, qu'on a dégustés, assis confortablement sur des chaises devant le château... C'était très convivial !

Est-ce qu'il y a un vin qui vous a marquée au cours de votre circuit ?

Le vin que j'ai préféré au cours de cette journée, c'est celui du château Haut-Bailly.

Vous êtes rentrés à Bordeaux à quelle heure ?

Oh tard ! Il était presque huit heures ! L'emploi du temps a été extrêmement bien rempli ! J'ai passé une très bonne journée et, vous savez, à mon âge, des bonnes journées, j'en ai passé quelques-unes et je craignais, à vrai dire, de m'ennuyer un peu au cours de cette balade, mais j'ai été enchantée de l'avoir faite !

En conclusion, que diriez-vous de ce circuit ?

Que j'en suis vraiment ravie ! Que si j'en avais l'occasion, je le referais et que je conseille à tout le monde de faire appel aux services de Bordovino pour ce qui touche au vignoble bordelais ! (rires)

Xavier, oenotouriste en Bourgogne

Xavier, quel est votre métier ?

Je suis Business Development Manager dans une multinationale américaine qui produit des équipements médicaux.

Comment est-ce que l'envie de faire ce circuit dans les vignobles vous est venue, comment est-ce que vous y avez pensé ?

En fait, avec ma femme, on a l'habitude de ne pas faire faire des vacances " plage ", mais plutôt des vacances découverte... Nous voulions faire une semaine de vacances actives, alors on a fait des recherches sur Internet de sociétés organisatrices des circuits dont le nom comprenait le mot " active ", c'est comme ça qu'on a trouvé " Active tours " !

Quel âge avez-vous ?

J'ai 35 ans et mon épouse 33. On voulait faire une randonnée pédestre et que ce soit en France. On a déjà fait des randonnées dans des régions de France un peu pittoresques. Par exemple, on a fait les volcans d'Auvergne, des choses comme ça... Et là, on voulait le faire dans un vignoble en fait...

Pourquoi un vignoble ?

Parce que moi, je suis originaire du Beaujolais et puis ma femme est russe, donc elle aime bien découvrir un peu les vignobles de France...

Oui, parce que le vin, c'est la caractéristique principale de la France à l'étranger !

Oui, vous savez, il n'y a pas de vigne là-bas, alors... Voilà, c'était pour lui faire découvrir un peu les régions françaises...

Pas seulement pour les paysages, mais aussi pour lui faire goûter les vins français...

Exactement ! (rire) Et en plus, je suis d'une famille de viticulteurs, alors on aime bien combiner la bonne cuisine et les vins...

Est-ce que votre femme n'a pas eu peur que ce soit un peu monotone : toujours des vignes ?

Non, non, pas du tout, parce que ce qu'elle aime, elle, c'est marcher et puis c'est assez varié, les vignobles, il y a des villages différents, etc. Et puis là on passe vraiment dans les vignobles, à travers les vignes, on ne marche pas sur les routes...

Alors justement : comment est-ce que ça s'est passé ? Est-ce que l'agence vous avait organisé un circuit avec des balises sur le chemin, tels que les GR (Grande Randonnée) ou les PR (Petite Randonnée) ?

Oui, c'était sur des PR. Ils nous avaient imprimé un roadmap avec le détail du parcours et on suivait des sentiers balisés qui existent déjà dans le vignoble, sauf par moments où on quittait le sentier pour le reprendre un peu plus loin...

Donc vous étiez amenés à faire un petit peu de marche sur la route...

Oui, mais pas beaucoup. Ils nous avaient donné aussi une carte IGN et ça nous aidait pour ces parties-là. On est arrivés à Dijon, on a laissé la voiture à Dijon, on a dormi dans un hôtel. Pendant cinq jours, on était dans des hôtels différents dans lesquels ils nous avaient fait des réservations et l'agence s'occupait de transférer nos bagages d'un hôtel à l'autre.

Donc le circuit était établi de façon à ce que vous arriviez le soir à l'endroit où vous alliez dormir...

Exactement.

Je suppose que des dégustations de vin étaient prévues. Était-ce le soir, lorsque vous arriviez, ou bien en chemin ? Comment est-ce que ça se passait ?

Ça dépendait. En général, au repas du soir, on avait une dégustation de vin et il y avait des choses prévues en cours de route. Le moment que nous avons préféré, c'est quand nous sommes allés chez un producteur de truffes. Ils nous ont montré comment le chien travaille et puis on a dégusté des produits à base de truffes aussi.

Arrosés de bons vins ?

Voilà ! (rires)

À propos de vin, est-ce qu'il y en a dont vous vous souvenez, qui vous ont marqués au cours de cette promenade ?

Pas particulièrement, mais on était dans une région de vins remarquables et on en a goûté beaucoup. Moi je connaissais déjà un peu, parce que je viens du Beaujolais et dans le Beaujolais, on connaît les vins de Bourgogne...

Comment est-ce que votre femme, qui est russe donc, a réagi à tout ça ? Qu'est-ce qu'elle en a retenu ?

Comme je vous le disais, le moment que j'ai aimé, et elle aussi, ça a été de voir travailler le chien truffier... Et puis elle a aimé marcher parmi les vignes et on a aussi visité une cave. On est allés chez un viticulteur et on a vu les fûts, les pressoirs, le travail dans la cave... Donc ça, elle a bien aimé aussi...

Ça vous a paru pittoresque ?

Moi, ça m'a paru assez moderne, je ne dirais pas que ça m'a paru pittoresque. Mais c'était un vignoble déjà assez important, donc je pense que ceci explique cela... Ce n'était pas un petit viticulteur, c'était déjà un gros domaine, avec six ou sept employés. À côté de ce que fait mon père ou ce que fait mon oncle, ce n'était pas du tout la même chose...

Questions d'organisation pratique : le soir, donc, vous mangiez à l'hôtel, mais le midi, où est-ce que vous mangiez ?

Quand arrivait l'heure de midi, on s'arrêtait dans un village et on mangeait le menu du jour dans le petit bar ou le resto du coin...

Et ça, ce n'était pas compris dans le forfait ?

On aurait pu prendre la pension complète, mais nous, on avait préféré ne pas le faire. On voulait avoir un peu de liberté...

Oui, et puis on peut aussi s'acheter soi-même à manger, ce qui revient un petit peu moins cher...

Exactement.

Quel circuit avez-vous fait exactement ?

Ça s'appelle " La randonnée gourmande en Côte de Nuit - mid-week " C'était un circuit de cinq jours et quatre nuits, mais avec trois jours de randonnée seulement. On est allés de Dijon jusqu'à Vougeot. On est arrivés le lundi, ils nous ont retrouvés à l'hôtel et nous ont donné le dossier, etc. On est partis le mardi, et on a fait Dijon/Gevrey-Chambertin à pied. Le soir, on a mangé et dormi à Gevrey-Chambertin. Le mercredi, on a fait Gevrey/Vougeot et le jeudi on a fait une boucle Vougeot/Vougeot.

Quel était le prix ?

C'était 395 € par personne.

Au final, qu'est-ce que vous diriez de cette randonnée ?

Eh bien, moi, je la conseillerais aux gens... Parce que les paysages étaient vraiment sympathiques et puis, pour les gens qui aiment bien boire et bien manger, la Bourgogne, c'est une bonne destination. En plus, le prix était très raisonnable et c'était très bien organisé. On n'a pas à se soucier de transporter les valises ou quoi que ce soit, tout est organisé. On a le projet de refaire une de leurs randonnées. C'est une agence bourguignonne, basée à Merceuil, mais ils couvrent plusieurs régions : ils ont un circuit à vélo en Alsace et ça, on aimerait bien le faire, justement.

Comment est-ce que vous aviez l'information sur les lieux que vous traversiez ?

Ils nous avaient donné tout un dossier très épais avec plein d'informations et puis, sur le roadmap, on en avait aussi. Par exemple, on nous prévenait : " Là, vous avez une petite chapelle, etc. ". Mais c'est vrai que, pour des informations historiques, il faut regarder dans les villages : il y a des plaques, des choses comme ça...

Je pense plutôt aux vins : est-ce que vous étiez informés sur les crus, les cépages ? Est-ce qu'il y avait une pédagogie du vin ?

En Bourgogne, chaque vignoble affiche une plaque qui permet de savoir dans quel domaine on est. Par contre, pour ce qui est des cépages, ce n'est pas marqué, mais nous, on s'est arrêtés et on a posé des questions, parce que c'était en avril et il y avait encore des vignerons dans les vignes, alors on s'arrêtait et on leur posait des questions.

Pour ça, il faut être curieux, ouvert et en pleine forme physique, comme vous... Sinon, il existe une formule très classique où l'on promène les gens en minibus à travers les vignes avec un guide dans le minibus qui fait un commentaire bilingue pour les étrangers...

Là, c'est sûr que ce n'était pas comme ça. Personnellement, ça ne m'intéresse pas du tout de prendre un minibus. On avait déjà beaucoup d'informations au départ, mais, si on voulait, on pouvait aller la chercher nous-mêmes en posant des questions. Ça privilégie le contact humain et les vignerons, quand on leur pose des questions, sont vraiment très contents de répondre et peuvent même payer un petit coup à boire... Et puis l'information que l'on recueille comme ça, sur le terrain, on " l'imprime " mieux que si on écoutait un guide, dans la moiteur du minibus...

C'est très bien, mais vous êtes conscients de ne pas représenter la grande majorité des gens ?

Vous savez, on a fait des randonnées en Norvège, là il n'y a vraiment personne, et on a le projet d'en faire une en Islande, alors vous voyez...

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