Le guide : GUIDE DE L'ŒNOTOURISME : Vallée de la Loire

Vallée de la Loire

Vallée de la Loire
Vallée de la Loire
Saumur.
Saumur.
Vignoble dans les environs d'Angers.
Vignoble dans les environs d'Angers.
Vallée de la LoireHaut de page

Cheminement au paroxysme de l'art de vivre à la française, prendre la route des vins de Loire, c'est effectuer le parcours total, et remonter le fil du fleuve sur plus de 1 000 km, jusque dans le Massif central, près des côtes roannaises. C'est commencer à l'ouest donc, en territoire poissonneux, où les huîtres et autres coquillages se marient si bien avec un muscadet ou un gros-plan-du-pays-nantais. Puis c'est entrer dans les terres et se laisser guider de châteaux en vignobles. L'Anjou d'abord, avec le cabernet (rouge) et le vin rosé : longtemps victime de sa réputation, ce vin est aujourd'hui en pleine révolution durable ! Même Gérard Depardieu, en son château de Tigné, y penserait, dit-on. Sans trop s'éloigner d'Angers, il suffit d'évoquer les coteaux-du-layon, et leur enclave de bonnezeaux ou encore les quarts-de-chaume, situés à quelques kilomètres de la préfecture, pour que le sourire ne revienne aux lèvres. Direction Saumur ensuite, sans passer par la case cheval et en fermant les yeux sur le foisonnement incroyable des blancs, rouges, rosés, secs, crémants, moelleux, ou mousseux... Rendez-vous au château de Brézé, producteur de saumur-champigny, offrant au-delà d'un bon vin une visite de ses sept kilomètres de galeries souterraines, absolument extraordinaires, avant d'atteindre Bourgueil et Chinon. Plus à l'est encore, c'est le triangle d'or des châteaux de la Loire avec Azay-le-Rideau, Chenonceaux et Chambord, où se cultive le plus fameux des vins effervescents : le vouvray. Et la route est longue : jusque dans le Puy-de-Dôme pour les côtes-d'auvergne ou la Loire pour les côtes-du-forez ; dans l'Allier pour découvrir le saint-pourçain et pourquoi pas, entre Nièvre et Loiret, se lancer dans la dégustation d'un pouilly-fumé, ou d'un sancerre d'exception...

Autour de NantesHaut de page

Des frontières de l'Anjou aux confins de la Loire-Atlantique, le vignoble nantais se déroule sous vos yeux. La vigne escalade le flanc des coteaux, longe les rivières et encercle les villages. Au sud de la Loire, la route touristique est balisée par des panneaux identifiables à une grappe de raisin jaune pâle et une feuille verte.

Le patrimoine viticole se conjugue à merveille avec le patrimoine historique. Des petites faims et des soifs seront apaisées grâce aux spécialités locales. En allant jusqu'à Clisson, vous vous offrirez un détour par l'Italie grâce à son architecture inspirée du modèle Toscan. Le pays du vignoble est aussi extrêmement riche du point de vue gastronomique. Il suffit de se laisser guider pour découvrir le vignoble nantais au travers de sa route touristique. En effet, la renommée de ce pays a dépassé les limites du territoire, tant par sa beauté que par la réputation de ses vins.

Les vignerons ouvrent volontiers les portes de leur cave à tous ceux qui désirent venir y déguster leurs trésors. C'est encore le meilleur moyen de découvrir terres et habitants. Le vignoble nantais est avant tout une région de saveurs où il fait bon déguster anguilles, cuisses de grenouilles, sandre au beurre blanc et différents produits maraîchers, accompagnés d'un verre de frais muscadet. En résumé, une route tant touristique que gastronomique.

Le vignoble nantais. En septembre, impossible de reconnaître la campagne du sud Loire qui connaît une effervescence inhabituelle. Hommes, tracteurs parcourent sans relâche les 15 000 ha du vignoble nantais. Selon les historiens, la vigne y aurait été introduite au IIIe siècle après Jésus-Christ. La terrible gelée de 1709 détruisit la majeure partie du vignoble à l'exception du melon de Bourgogne. Ce cépage, importé vers le XVIe siècle, et dont le premier cep aurait été planté dit-on à La Chapelle-Heulin, fut donc replanté. Aujourd'hui, le muscadet couvre à lui tout seul 13 000 ha et c'est le blanc le plus vendu au monde. L'AOC muscadet-sèvre-et-maine tient d'ailleurs son nom des deux rivières qui traversent le vignoble  : la Petite-Maine et la Sèvre nantaise. Il existe par ailleurs un autre cépage. Le gros-plant, un AOVDQS, vient d'un cep nommé folle-blanche, introduit dans la région au XIVe siècle. C'est à son pied, plus épais et plus charnu qu'il doit son appellation.

Côtes de Grand-Lieu. Dernier-né des appellations du muscadet, sa production se répartit sur 19 communes, soit un peu plus de 1 200 ha, dont 400 ha environ en AOC Muscadet-côtes-de-grand-lieu. On reconnaît ce vin à sa robe nuancée d'un or bronze élégant. La dégustation confirme ces qualités avec en plus, quelques arômes complexes qui ne sont pas sans évoquer la richesse minérale de son site naturel. Chaque année se tient à Nantes, le palmarès du grand concours des vins. La rigueur de son organisation, le nombre d'échantillons en compétition font de cette manifestation la véritable référence des professionnels.

Vue sur vieux pont à Clisson.
Vue sur vieux pont à Clisson.
Randonnée dans la vallée de Clisson.
Randonnée dans la vallée de Clisson.
De vignes en vignesHaut de page
Fiefs VendéensHaut de page

L'AOC enfin ! Les vignobles de Brem, Mareuil, Vix, Pissotte et Chantonnay attendaient l'appellation d'origine contrôlée depuis 20 ans. En février 2011, l'Institut national de la qualité a donné son accord. Un petit rappel : c'est en 1974, que les fiefs vendéens furent d'abord reconnus " vins de pays ". Dix ans plus tard, ils obtenaient l'appellation d'origine vins de qualité supérieure (AOVDQS). En 1991, le syndicat des Fiefs vendéens dépose son premier dossier de candidature à l'AOC. Vingt ans plus tard : l'AOC, mais avec comme obligation de poursuivre et amplifier les efforts de qualité. L'aire d'appellation, approuvée par l'INAO, se concentre sur 1 215 ha, englobe 16 communes, dont la nouvelle venue Chantonnay. Et se décline en cinq terroirs : Mareuil, Brem, Vix, Pissotte et Chantonnay. Par exemple, les producteurs devront planter davantage de cabernet franc et diminuer la part de gamay pour fondre les notes fruitées, caractéristiques des fiefs vendéens rouges dans une bouche un peu plus longue. Une place de choix sera réservée à la négrette, cépage emblématique et " fil conducteur " du vignoble vendéen. Les cinq régions se partageant les vignobles  :

Le vignoble de Mareuil : les cépages dominants gamay, cabernet ou pinot noir sans oublier la négrette donnent des vins gouleyants au nez fruité, des vins fins, bouquetés. Le chenin et le chardonnay sont en assemblage pour des blancs riches et de bonne structure.

Le vignoble de Brem, le long de la mer, se compose des cépages de grolleau gris, donnant des vins limpides et frais avec un discret arôme de pomme. Le vin blanc de Brem est assez étonnant et soutient la comparaison.

Les petits vignobles de Vix et de Pissotte, situés plus au sud-est, produisent des vins de généreuse nature provenant des mêmes cépages que ceux des autres régions, auxquels il faut ajouter le sauvignon et le melon.

A Chantonnay, un seul domaine de propriétaires-récoltants : le domaine de la Barbinière. Le blanc est aromatique et doté d'une acidité marquée. Pour les rouges, des assemblages originaux et la diversité des terroirs confèrent un vin de garde d'une belle complexité.

Brem-sur-MerHaut de page
chevaux et éoliennes.
chevaux et éoliennes.
Carrelets sur la Gachère.
Carrelets sur la Gachère.
Mareuil-sur-Lay-DissaisHaut de page
Eglise de Mareuil-sur-Lay-Dissais.
Eglise de Mareuil-sur-Lay-Dissais.
Château de Mareuil-sur-Lay.
Château de Mareuil-sur-Lay.
Maison sur les rives de Mareuil-sur-Lay.
Maison sur les rives de Mareuil-sur-Lay.
De vignes en vignesHaut de page
PissotteHaut de page
De vignes en vignesHaut de page
Au sud d'AngersHaut de page

En Anjou aussi, on peut prendre de la hauteur. La Corniche angevine, qui borde la rive gauche de la Loire de Mûrs à Montjean sur une trentaine de kilomètres, est assurément un des plus pittoresques sites de l'Anjou, reflétant à merveille l'âme angevine, avec ses prairies bocagères et ses villages de caractère où le schiste se mêle au tuffeau. Le terme géographique de corniche prend tout son sens sur la partie entre Rochefort et Chalonnes, où la route panoramique est littéralement taillée dans le roc. Ce coteau raide délimite la vallée avec netteté. D'un côté, une vallée douce, de l'autre le talus qui met fin au moutonnement des coteaux du Layon. Serpentant en maints lacets, la départementale 751 offre d'exceptionnelles vues plongeantes sur la vallée de la Loire, le fleuve débutant là sa longue traversée du massif armoricain. Se divisant en bras, il divague l'été entre des îles verdoyantes, bien évidemment recouvertes en périodes de crue, seul l'îlot rocheux de Saint-Offange, à Rochefort, osant le défier à 25 m de hauteur. A peine la Maine s'est-elle abandonnée à la Loire, à Bouchemaine, qu'on est déjà au pays du savennières, ce vignoble d'exception étant considéré comme l'un fleuron de l'Anjou. Curnonsky, (élu prince des gastronomes), classa même son meilleur cru, la célèbre Coulée de Serrant, parmi les cinq plus grands vins blancs du monde. De ces 80 ha de coteaux escarpés, faits de schistes et de sables, sont en effet tirées des cuvées d'une belle élégance, vinifiées en sec, la minéralité de ce terroir apportant en bouche une délicieuse pointe d'amertume. Cet itinéraire à fleur de Loire permet aussi de découvrir une autre appellation, trop peu exploitée mais pourtant fameuse pour tout amateur de moelleux  : celle des anjou-coteaux-de-la-loire. Lesquels coteaux offrent d'ailleurs çà et là de superbes panoramas, notamment à Montjean, Saint-Florent-le-Vieil, Champtoceaux et au hameau de la Varenne, à l'extrémité ouest du département. A partir de là, place au muscadet  : la Loire se fait Atlantique.

Les Coteaux de l'AubanceHaut de page

La douceur angevine chantée par Joachim du Bellay est bien une réalité, tous les climatologues vous le diront. Porte d'entrée de la vallée de la Loire, la région d'Angers ne connaît pas de forts contrastes de températures et les pluies y sont faibles. C'est même l'une des contrées de France les moins arrosées. Ajoutez tout cela à la quiétude provinciale et vous comprendrez que la jolie capitale de l'Anjou est assurément l'une des villes les plus agréables à vivre. Seule grandes agglomérations du Val de Loire à n'être pas située sur le fleuve royal, mais à 5 km en retrait, Angers a sa propre rivière  : la plus petite de France longue de 7 km. Formée de la Mayenne et de la Sarthe grossie du Loir, la Maine sépare la cité en deux "  villes  ", en un lieu qui fut habité dès le néolithique. Un emplacement qui lui confère un grand patrimoine  ! Du massif château fort aux dix-sept tours à la délicate tapisserie de l'Apocalypse, en passant par des logis médiévaux ou encore des hôtels Renaissance, l'Histoire a ainsi laissé maintes empreintes dans la cité du bon roi René qui chérissait aussi les vins des coteaux alentour. La vigne n'est en effet pas très loin. Passée les Ponts-de-Cé, les ceps entrent en scène. Une fois encore, il y en aura pour tous les goûts. Cabernet et chenin cohabitent là à merveille. Rosé de soif ou de gourmandise, rouge de fruit ou de garde, blancs secs ou liquoreux. Laissez-vous porter par cet itinéraire qui prend le temps de flâner. Par monts et par vignes, d'Angers à Brissac, via l'ancien port de Port-de-Vallée, le beau village de Blaison-Gohier, le château de Montsabert, la troglo-galerie de Coutures, les cabanes de vignes de Vauchrétien... Visitez mille et une caves où coulent surtout l'anjou-villages et l'anjou-villages-brissac, et ce liquoreux coteaux-de-l'aubance d'une subtile fraîcheur qui le distingue du plus opulent coteaux-du-layon voisin. Les grandes années, c'est aussi de l'or en bouteille !

Place Sainte-Croix.
Place Sainte-Croix.
Place du Ralliement.
Place du Ralliement.
Place du Ralliement.
Place du Ralliement.
Vue sur la ville d'Angers.
Vue sur la ville d'Angers.
Façades à colombages, Angers.
Façades à colombages, Angers.
Office du tourismeHaut de page
Brissac-QuincéHaut de page
Les Coteaux du LayonHaut de page

" Le vin, c'est de l'or ", disait-on au Moyen Age. Dès lors, comment ne pas se ruer vers l'or de ce bachique pays qu'est le Layon. "  Savourez ce breuvage divin qui rend l'anjou fameux nectar comme le donne mon doux vignoble angevin  ", s'enflammait Joachim du Bellay, homme de lettres qui s'enthousiasmait pour les vins de ces coteaux du Layon. Lesquels tirent aujourd'hui leur nom de celui de cette sinueuse rivière née à la limite du Maine-et-Loire et des Deux-Sèvres. S'écoulant le long d'une falaise, et creusant dans son cours supérieur une vallée profonde de 25 m à 30 m, ce cours d'eau aux abords sauvages louvoie entre les obstacles qui lui barrent la route sur une cinquantaine de kilomètres avant d'atteindre la Loire. Entre Mauges et Saumurois, ce pays de moutonnements gracieux s'est depuis longtemps fait un nom pour ses vineux coteaux, superbement exposés. On est d'ailleurs là dans le plus grand vignoble de l'Anjou, quelque 10 000 ha de ceps prospérant sur ce terroir schisteux. Le chenin, surtout, s'y épanouit mieux que partout ailleurs sur la planète, non seulement parce que le microclimat de cette région lui offre un ensoleillement bénéfique, mais aussi parce la proximité du Layon entraîne des brouillards matinaux qui, à l'automne, favorisent le développement du Botrytis cinerea, un champignon qui enrichit le raisin en sucre. C'est cette pourriture noble qui, les bonnes années, donne ces grands liquoreux, quintessence même de ce cépage. Nulle part ailleurs, si ce n'est à Vouvray et Montlouis, le chenin n'offrira un aussi bel équilibre entre sucré et acidité. Vingt-cinq communes exploitent cette appellation et le chenin s'exprime encore dans cette région à travers deux autres prestigieuses appellations, qui répondent, elles aussi, à des terroirs bien délimités  : quarts-de-chaume et bonnezeaux.

Beaulieu-sur-LayonHaut de page
De vignes en vignesHaut de page
Autour de SaumurHaut de page

Tout y est  ! La Loire et les troglos, les châteaux et les manoirs, les abbayes et les églises, les moulins et les beaux villages, les bonnes tables et les vins  ! Blanc sec ou moelleux, rouge de soif ou de garde, rosé vif ou doucereux, crémant ou mousseux... Que d'expressions en ce Saumurois béni des dieux  ! Difficile de trouver un pays touristique d'une telle richesse. De la monumentale abbaye de Fontevraud à la petite église romane de Chêne-hutte et de l'insolite château de Brézé aux superbes troglos de Turquant, en passant par le vénérable amphithéâtre gallo-romain de Gennes et les pittoresques caves des producteurs de saumur brut... Les sites touristiques foisonnent en ce pays. Le sud de ce pays a sa propre identité, les trois vieilles cités de Montreuil-Bellay, du Puy-Notre-Dame et de Doué-la-Fontaine offrent en effet un remarquable patrimoine. Plus à l'ouest, les sites troglodytiques de Louresse-Rochemenier et Dénezé-sous-Doué constituent un autre attrait majeur de cette région bénie des dieux. Et puisqu'en Saumurois, on revient toujours à la Loire, pourquoi ne pas se la couler douce là où le fleuve se fait peut-être le plus nonchalant et le plus romantique, entre Le Thoureil et Saint-Mathurin. Dernier pont avant Angers  ! Le Saumurois a déjà fait place à l'Anjou. Aux trois appellations phare de cette région, saumur-champigny, saumur (rouge et blanc) et saumur brut, s'en ajoutent trois autres, vinifiées en rosé, cabernet de saumur, rosé-d'anjou et rosé-de-loire, ainsi que la discrète appellation coteaux-de-saumur, d'autant plus méconnue qu'elle n'est souvent exploitée que dans les bons millésimes  : la meilleure des garanties pour un beau chenin liquoreux.

MontsoreauHaut de page
Vignes près de Montsoreau.
Vignes près de Montsoreau.
Vue aérienne sur la ville de Saumur.
Vue aérienne sur la ville de Saumur.
Autour de BourgueilHaut de page

Partout des ceps  ! 900 ha en saint-nicolas et 1 200 ha en bourgueil. C'est une véritable mer de vignes qui cerne le visiteur arrivant par l'ouest dans cette autre douce province, la Touraine, dont les contours rappellent d'ailleurs ceux d'une feuille de vigne. Vous êtes ici dans le Bourgueillois. Cette terrasse de 15 km de long sur 3 de large, bien abritée des vents du nord par une épaisse forêt, est constituée d'alluvions et d'éboulis du coteau calcaire. Huit communes se partagent le privilège de produire des vins dont la notoriété n'est plus à faire Qu'il s'agisse du bourgueil, rouge ou rosé, ou du saint-nicolas-de-bourgueil  ! Ces deux grands vins sont produits sur des terroirs semblables. Si les alluvions récentes, communément appelées sables et les alluvions anciennes, appelées graviers, donnent des vins de fruit très souples et aromatiques, à boire dans leur jeunesse, les terres calcaires des coteaux, appelés tufs, offrent des vins de matière plus tanniques et d'une charpente solide, destinés à s'épanouir en cave. Etape incontournable, Bourgueil ou la Terre promise  ! Jean Carmet ne manquait jamais une occasion d'évoquer à un micro ou sur un plateau de télévision, ainsi qu'à table, la chère cité de son enfance. Le fils du bourrelier sellier de la place de l'Eglise avait quitté Bourgueil à l'âge de 11 ans, pour suivre ses études secondaires à Tours et y jouer le Géronte des Fourberies de Scapin sur la scène du Grand Théâtre.

Et ce fut bientôt Paris  : en piste pour un demi-siècle de cinéma  ! Le plus populaire peut-être des seconds rôles français a donné son nom à la salle du cinéma de l'Abbaye, là où il vit son premier film. Sa demeure natale, elle, a été rachetée par le syndicat des vins du cru, qui en a fait une maison à leur gloire.

Elle constitue un des pôles d'intérêt de ce chef-lieu de canton qu'il est préférable de découvrir un mardi ou un samedi, quand les superbes halles de tuffeau, coiffées d'une solide charpente, sont le cadre d'un marché fleurant bon le terroir.

AOC Bourgueil. Situé au nord de la Loire, le vignoble de Bourgueil s'étend sur 1 300 ha et 7 communes. Bien abrité des vents du nord, le vignoble jouit d'un microclimat doux et produit environ 60 000 à 70 000 hectolitres, essentiellement des vins rouges et, plus rarement, des rosés (rendement  : 55 hl/ha). Issu du cabernet franc, le bourgueil rouge se caractérise par une robe presque pourpre et des arômes intenses. Les fragrances de fruits rouges, de framboise surtout, dominent. Deux familles de vins coexistent  : les vins de graviers, souples et fruités, atteignent rapidement leur maturité, alors que les vins de tuffeau, corsés et tanniques, plus charpentés, peuvent se conserver de nombreuses années.

AOC Saint-Nicolas-de-Bourgueil. Voisin de l'appellation bourgueil, ce vignoble s'étend sur 920 ha qui épousent les contours de la commune de Saint-Nicolas-de-Bourgueil. Le vignoble, bien exposé au sud, s'étend entre les sables de la Loire et la forêt, sur des sols de graviers ou des aubuis qui recouvrent le tuffeau, et produit en moyenne 50 000 hectolitres, essentiellement des vins rouges (faible production de rosés) à partir du cabernet franc (rendement  : 55 hl/ha). Comme pour le bourgueil, on distingue là des vins de graviers, aux arômes de fruits rouges.

BourgueilHaut de page
Vignoble de Bourgueil
Vignoble de Bourgueil
Ingrandes-de-TouraineHaut de page
Tonneau pique-nique à Ingrandes de Touraine au Mont Sigou.
Tonneau pique-nique à Ingrandes de Touraine au Mont Sigou.
Les poules dans les vignes.
Les poules dans les vignes.
LangeaisHaut de page
Vue aérienne de Langeais
Vue aérienne de Langeais
Autour de ChinonHaut de page

Une ville chef-d'oeuvre  ! "  Ah  ! Que belle est donc cette ville de si peu de poids aujourd'hui, hier lourde de tout l'avenir de notre pays  ", s'extasiait Maurice Bedel à propos de l'ancien fief des rois Plantagenêt, devenue plus tard la capitale du royaume de France. Ce fut là que Jeanne d'Arc, le 8 mars 1429, vint y arracher à sa torpeur le dauphin, futur Charles VII, aux jours les plus sombres de l'invasion anglaise.

Près de six siècles plus tard, l'ancestrale cité étire toujours ses tourelles et ses hauts pignons pointus le long des rives ombragées de la vienne. Quelle sérénité d'ailleurs au sein de la seule sous-préfecture sans le moindre feu rouge  ! Quelque 9 000 Chinonais vivent aujourd'hui autour des solides et hautaines ruines de la forteresse médiévale qui domine la ville, tandis que François Rabelais, le dos à la vienne, regarde sa cité, qu'il vanta tant  : Chinon. Petite ville, grand renom. Assise sur une pierre ancienne.

En haut le bois, en bas la Vienne. Précieux Rabelais  ! Un allié qui reste la meilleure caution de Chinon et du chinon, qui coule de part et d'autre de la Vienne, dans le vignoble sûrement le plus français. Si la France ne devait plus n'en posséder qu'un seul, dont les vins pourraient encore exprimer son esprit, témoigner de son génie et réunir sur eux l'unanimité de ses concitoyens... Ne faudrait-il pas choisir celui de Chinon  ?

Au-delà des caves, qui constituent là un patrimoine majeur, les vieux logis, de la médiévale Maison Rouge, en bois et brique, à l'hôtel des Gouverneurs et de la maison Poirier de Beauvais, où résida Tallien, au palais du Bailliage, où plaida le père de Rabelais et devenu l'hostellerie Gargantua.

Car ici, de caves en demeures et au fil des enseignes, on revient toujours à la star du pays, dont on peut voir la maison où il grandit, rue de la Lamproie.

AOC Chinon

Le vignoble chinonais s'épanouit sur 2 300 ha et 19 communes réparties de part et d'autre de la Vienne, presque jusqu'à la Loire, sur des sables argilo-siliceux ou argilo-calcaires. Il jouit d'une exposition au sud très favorable à la culture de la vigne et produit en moyenne 100 000 hl, majoritairement des vins rouges, et, en quantité limitée, des rosés (quelques centaines d'hectolitres) et des blancs (600 hl).

Le chinon rouge est issu essentiellement du cabernet franc, appelé localement breton, et se caractérise par sa robe rubis et ses arômes prononcés de violette (rendement  : 55 hl/ha). La personnalité du chinon s'exprime en fonction des divers terroirs  : produit sur les terrasses graveleuses le long de la vienne, c'est un vin léger, fruité, très aromatique et agréable dès sa prime jeunesse, alors que les coteaux et plateaux argilo-siliceux ou argilo-calcaires donnent plutôt de grands vins de garde, qui vivent facilement vingt ans et plus, suivant les millésimes. Ce sont alors des vins corsés, charpentés, aux arômes complexes (notes empyreumatiques et animales).

Paysage de vigne et de champs près de Chinon
Paysage de vigne et de champs près de Chinon
Vignes de Chinon.
Vignes de Chinon.
De vignes en vignesHaut de page
Azay-le-RideauHaut de page
Le château d'Azay-le-Rideau.
Le château d'Azay-le-Rideau.
Autour de VouvrayHaut de page

A travers le tendre feuillage des îles, au fond du tableau, Tours semble, comme Venise, sortir du sein des eaux, s'extasiait Balzac à propos de sa cité natale. Une ville-carrefour par droit de naissance géographique, Tours ayant en quelque sorte jailli des eaux, entre Loire et Cher. Dès lors, que de ponts pour accéder à la cité. Capitale du royaume sous Louis XI et de la République en fuite aux sombres heures de 1870 et 1940, cette aimable ville fut un haut lieu de la chrétienté, le tombeau de saint Martin ayant attiré là des millions de pèlerins, y compris des papes. Devenue le centre même de la Renaissance française, Tours fut alors une des cités les plus riches du pays. Nées de ces riches heures ou de la fièvre bâtisseuse que connut la ville à la fin du XVIIIe siècle, ses hôtels particuliers et autres fières maisons de pierres de taille justifiaient que Boylesve l'ait décrite comme la ville bien bâtie et si vite ruinée. Un inestimable patrimoine partit ainsi en fumée lors des incendies de juin 1940, qui eurent raison d'une grande partie du centre-ville.

De l'historique cité où avait battu le coeur de la France, ne subsistent guère que deux vieux quartiers, il est vrai d'exception. Coeur de ce remarquable vieux Tours sauvegardé par la loi Malraux, la place Plumereau a aujourd'hui valeur d'image d'Epinal. Elle est l'image même de cette ville, au même titre que ce fameux pont sur la Loire dont parlait Stendhal. Un monumental pont de pierre qui fit dire à Balzac  : "  J'ose dire qu'il est peu de capitales dont l'abord ait tant de dignité.  "

Comment enfin évoquer Tours sans rappeler qu'elle est la capitale du bon français  : c'est là que notre langue est parlée en son plus bel et son plus pur accent, soulignait Michelet, un texte de 1569 signalant déjà que le vieux parler tourangeois, le temps passé, se disait la "  cresme  " de la langue française.

Les vins AOC de Touraine. Le fleuve, critère d'unité entre des sous-régions particulières, confère au climat une douceur favorable à la vigne. Rouge ou blanc, le touraine, issu de terroirs plutôt calcaires, est un vin très parfumé. Il n'y a pas d'appellation touraine-villages, mais trois sous appellations  : touraine-amboise, touraine-azay-le-rideau et touraine-mesland.

De vignes en vignesHaut de page
Autour de Montlouis-sur-LoireHaut de page

Reconnu appellation d'origine contrôlée depuis 1938, le vin de Montlouis-sur-Loire est un secret jalousement gardé des vrais connaisseurs. On est ici au coeur des grands vins blancs de la vallée de la Loire, où le cépage chenin blanc règne en maître, donnant naissance à de subtils nectars riches, onctueux et savoureux. Etendue sur un peu moins de 400 hectares, l'appellation se répartit principalement entre trois communes d'Indre-et-Loire : Lussault-sur-Loire, Saint-Martin-le-Beau et, bien sûr, Montlouis-sur-Loire. La cité ligérienne s'est développé à partir du Moyen Age avec l'expansion du commerce fluvial. Mais, comme toutes les cités de Touraine, elle a connu son âge d'or avec la Renaissance. Le château de la Bourdaisière et, à quelques encablures, le célèbre château de Chenonceau sont des témoignages encore vivaces de cette période exceptionnelle.

Amboise au coucher du soleil.
Amboise au coucher du soleil.
Vue sur la ville d'Amboise.
Vue sur la ville d'Amboise.
Le Clos Lucé - Parc Léonardo da Vinci.
Le Clos Lucé - Parc Léonardo da Vinci.
Vue aérienne sur le Château du Clos Lucé - Parc Léonardo Da Vinci.
Vue aérienne sur le Château du Clos Lucé - Parc Léonardo Da Vinci.
Montgolfière survolant Amboise.
Montgolfière survolant Amboise.
De vignes en vignesHaut de page
ChenonceauxHaut de page
Les vitraux de la chapelle du château de Chenonceau.
Les vitraux de la chapelle du château de Chenonceau.
MontrichardHaut de page
Le donjon, l'église Sainte-Croix et le village au bord du Cher - Montrichard
Le donjon, l'église Sainte-Croix et le village au bord du Cher - Montrichard
La Côte Roannaise et la Côte du ForezHaut de page

Sur la côte roannaise, les traces écrites de la culture de la vigne remontent au haut Moyen Age, avec l'installation des ordres monastiques. Leurs écrits témoignent d'un important vignoble et d'un commerce actif. Toutefois, ce n'est qu'au XIIIe siècle que les mentions deviennent plus nombreuses. Entre 1620 et 1670, la superficie du vignoble double. Peu avant la Révolution, et grâce aux possibilités de navigation sur la Loire, 40 à 50 000 pièces de vin partent pour la capitale. Le phylloxéra stoppera l'extension du vignoble, qui s'accroche depuis sur les meilleurs coteaux. AOC depuis quelques années déjà, la côte roannaise séduit, avec ses 200 hectares de vignes répartis sur 14 communes. Le vignoble est situé à l'ouest de la rive gauche de la Loire, sur une série de coteaux orientés au levant. Les vins rouges (cépage gamay en majorité), élaborés par macération semi-carbonique, sont des vins aux arômes de fruits offrant fraîcheur et agréable souplesse. Certaines cuvées, issues de vieilles vignes plantées sur les meilleurs coteaux, donnent des vins plus riches et plus corsés. Ils sont généralement à boire jeunes, plutôt dans l'année. Ils s'adaptent parfaitement à la cuisine simple, mais aussi aux mets les plus recherchés tel que le filet de sandre à la côte roannaise et à la moelle fumée (création de Michel Troisgros). Les cuvées plus tanniques peuvent se conserver de 2 à 3 ans et accompagnent à merveille la cuisine de terroir. Les rosés (gamay toujours), plus rares, sont surtout élaborés par la méthode dite de saignée. Ils présentent une belle couleur et expriment la fraîcheur caractéristique du cépage. Ils sont à consommer dans l'année et peuvent être appréciés en apéritif ou tout au long d'un repas d'été. Ces vins originaux et de caractère intéressent les chefs les plus prestigieux de la région. Créé par les ordres monastiques, développé par les comtes du Forez, le vignoble des côtes du Forez atteint sa superficie maximale en 1885, en pleine crise phylloxérique. Grâce aux efforts tenaces et intelligemment raisonnés par les vignerons, le vignoble a pu se maintenir pour atteindre aujourd'hui 200 hectares. Classé AOC en 1999, son aire de production s'étend sur 17 communes, entre Montbrison et Boïn-sur-Lignon. Les excellents vins rosés et rouges sont issus exclusivement du gamay, planté sur des terrains du tertiaire pour la partie nord, et du primaire côté sud. Les vins, provenant en majorité de la cave coopérative " Les Vignerons Foréziens " (150 ha) sont, pour les rouges, à boire jeunes. Ces nectars à la robe vive, aux arômes de fruits rouges, présentent une grande souplesse. Les rosés, quant à eux, offrent une belle couleur et ont la fraîcheur caractéristique du cépage gamay.

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Arc-boutants, verrières et tuiles vernissées du prieuré d'Ambierle.
Arc-boutants, verrières et tuiles vernissées du prieuré d'Ambierle.
Le village d'Ambierle.
Le village d'Ambierle.
Prieuré d'Ambierle.
Prieuré d'Ambierle.
Saint-Haon-le-VieuxHaut de page
De vignes en vignesHaut de page
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Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-LoireHaut de page
Gorges de La Loire depuis St-Jean St-Maurice sur Loire.
Gorges de La Loire depuis St-Jean St-Maurice sur Loire.
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