Le guide : GUIDE DE L'ŒNOTOURISME : Beaujolais

Beaujolais

Vignoble du Beaujolais
Vignoble du Beaujolais
Beaujolais
Beaujolais
Vue de Ville sur Jarnioux.
Vue de Ville sur Jarnioux.
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Le beaujolais, c'est avant tout des beaujolais, composés d'une gamme de vins à forte personnalité, allant du beaujolais nouveau (c'est l'appellation la plus étendue dont une partie se déguste dès novembre) aux dix crus du beaujolais (brouilly, chénas, chiroubles, côte-de-brouilly, fleurie, juliénas, morgon, moulin-à-vent, régnié, saint-amour) en passant par les beaujolais-villages (répartis sur 38 communes, ils représentent 25 % de la production totale du vignoble beaujolais). Cette gamme homogène répond à toutes les attentes d'une consommation moderne, spontanée, et vivante et ouvre bien tous les plaisirs de la dégustation, de l'apéritif à la fête entre copains, aux repas gastronomiques. La vérité du beaujolais n'est point littérature  : elle se trouve au fond du verre, nonobstant les belles pages qui lui ont été dédiées, de Thomas Jefferson, à Colette ou Bernard Pivot  ! L'appellation beaujolais concerne essentiellement trois cantons, Villefranche, Anse et Le Bois-d'Oingt, ainsi que quelques villages des cantons de l'Arbresle et Tarare. On peut rajouter quelques parcelles en limite des communes produisant beaujolais-villages et crus, soit au total 72 communes dans lesquelles le beaujolais est la production unique pour le plus grand nombre ou association d'autres appellations beaujolaises et d'autres productions comme les fruits, le maraîchage ou la polyculture. Le beaujolais se caractérise par sa robe brillante, sa couleur entre la teinte cerise rutilante et le pourpre violacé. Friands, légers, aromatiques, fruités, bouquetés, vifs, gouleyants, ils développent des arômes très frais de raisin pressé ou de petits fruits rouges à dominante groseille cassis. L'appellation date de 1937 et la superficie travaillée par plus de 2 000 exploitants est de 9 700 ha pour une production de 640 000 hl. Chaque année, la moitié de cette production est commercialisée en beaujolais nouveau. L'appellation beaujolais-villages concerne trente-huit communes qui se sont alliées, il y a cinquante ans, pour constituer la première AOC française utilisant le terme " villages ". Les beaujolais-villages s'étirent sur 30 km entre la vallée de la Saône et les monts de la Haute-Azergues et du Haut-Beaujolais. C'est le texte officiel du 21 avril 1950 qui confirme le droit à l'appellation beaujolais-villages. Sur les sols maigres, filtrants, faciles à travailler, 1 500 viticulteurs produisent 350 000 hl de beaujolais-villages sur 5 700 ha, dont un tiers est commercialisé en beaujolais nouveau. La plupart de ces vins vieillissent bien et sont très prisés par les restaurateurs français. Frais, pimpants, réveillés et gaillards, malicieux et coquets, ils sont plus désaltérants que capiteux, plus discrets que pédants et plus glissants qu'importuns. L'amicale des beaujolais-villages est présidée par Pierre Deshayes, viticulteur au Perréon. Quarante-deux communes à la lisière sud du Beaujolais composent officiellement la partie du Beaujolais appelée les Pierres Dorées, productrices de l'appellation beaujolais. Ici la machine à vendanger reste encore interdite car la vinification beaujolaise exige une fermentation en grappe entière. On y élabore le beaujolais nouveau et le beaujolais des quatre saisons. Cette région, entourée par la rivière Azergues, dont les collines sont d'origine sédimentaire, porte dans son sol argilo-calcaire couleur ocre jaune la fameuse pierre dorée. Le Décret 1998 prévoit des contraintes supplémentaires en vue d'une amélioration qualitative comporte une réduction de deux yeux porteurs par pied : dix bourgeons au total dont deux de renouvellement prévus pour tous les modes de taille en vigueur. Les densités de plantation pourront désormais osciller de 7 à 13 000 pieds/ha en beaujolais et de 8 à 13 000 pieds/ha en beaujolais-villages et en crus.

Dégustation. Pour les beaujolais nouveaux et beaujolais-villages nouveaux, il est conseillé de les boire frais à une température de 12 °C. Les arômes et le vin en bouche sont à leur optimum d'expression. Pour les beaujolais et beaujolais-villages, il est recommandé de les boire à 13 °C-14 °C de façon à mettre en avant la richesse aromatique du cépage Gamay. Suivant sa richesse en matières, ils peuvent se garder 2 ans ou plus. Pour les crus du beaujolais, la température de 16 °C est recommandée. Cependant on peut envisager une température plus basse pour un cru de 1 ou 2 ans, 15 °C, par exemple, et légèrement plus haute pour un cru de 3 à 5 ans : 17 °C, par exemple.

Les crus du Beaujolais

Chénas. C'est le plus rare des crus du beaujolais, couvrant une superficie de 266 ha et côtoyant le moulin-à-vent. Sa production 3 795 hl soit 1,8 million de bouteilles. C'est en 1936, que l'appellation chénas a été reconnue. Cet excellent vin de garde conserve avec l'âge sa subtile élégance et sa finesse. Sur un terrain pauvre, léger, bien drainé, le chénas est produit sur deux communes  : Chénas, dans le Rhône, et La Chapelle-de-Guinchay, en Saône-et-Loire.

Brouilly. Haut lieu de la viticulture dès le IVe et Ve siècle, et reconnu en AOC en 1938, le cru de brouilly couvre 1 331 ha, étendus sur 6 communes, aux sols maigres, acides, secs et peu fertiles  : Cercié, Saint-Lager, Charentay, Odenas, Saint-Etienne-la-Varenne et Quincié. On le caractérise par un corps vineux et puissant, dans une robe de couleur intense. Equilibré et harmonieux, il exprime le bouquet fruité du gamay. Séducteur et agréable, le brouilly est un vin de bistrot. En témoigne, son succès sur les comptoirs parisiens  : 20 % de la production totale du cru est vendue dans le réseau C.H.R. parisien.

Chiroubles. Classé en AOC depuis 1936, il est cité comme le plus féminin des crus du Beaujolais. Aromatique, tendre, élégant et fruité, il développe des arômes très fins à dominantes florales. C'est le cru le plus élevé avec une altitude allant jusqu'à 450 m. Il est actuellement cultivé sur 358 ha sur une superficie communale totale de 750 ha. Le sol maigre, peu profond, léger, acide, perméable, permet la production d'un vin de qualité, mais en rendement limité en raison du relief accentué, et des coteaux abrupts. A Chiroubles, une confrérie féminine est née le 13 avril 1996, les Damoiselles de Chiroubles qui, aidées de leurs chevaliers, le font connaître en France et à l'étranger. Par son côté aromatique et friand, chiroubles est souvent considéré comme le plus beaujolais des crus. L'appellation est particulièrement typique de ce que le gamay peut produire de plus expressif.

Côte-de-Brouilly. D'après Bernard Frangin, une vente de 800 bouteilles avait eu lieu au XVIe siècle. L'appellation côte-de-brouilly, née en 1938, réunit 4 communes : Saint-Lager, Odenas, Quincié, Cercié, produisant 16 236 hl soit 2,15 millions de bouteilles sur 312 ha. Le terrain y est acide et bien drainé et le sol est constitué de roches d'origine volcanique (dont la fameuse pierre bleue de Brouilly appelée aussi " corne verte "), ce qui nous donne un côte-de-brouilly élégant, charnu et bien équilibré, habillé d'une belle robe pourpre brillante qui se nuance d'éclats rubis. On apprécie ses arômes de raisins frais et d'iris. C'est un vin de garde qui avec le temps évolue en finesse et en élégance. Les 80 vignerons producteurs de la côte misent depuis quelques années sur le développement de la vente directe : plus de 40 % du cru sont vendus en direct, dans les principaux pays d'Europe.

Fleurie. AOC depuis 1936, Fleurie, avec ses 140 exploitations, ses 870 ha de vignoble cultivé entre 220 m et 430 m d'altitude, est la reine des crus du Beaujolais. Depuis plusieurs années, on pratique le grillage qui permet une meilleure extraction de matière, couleur et tanin. Dans sa robe rouge carminée intense, il est élégant et subtil en bouche. Les arômes floraux et fruités, d'iris, violettes, roses, fruits rouges, pêches de vigne, s'harmonisent en un corps charnu et soyeux. Le cru possède 13 climats différents répertoriés par l'I.N.A.O. qui sont autant de terroirs produisant un type de vin bien marqué. Du nord au sud de l'appellation, se succèdent ainsi les labourons, poncié, les moriers, la roilette, les garants, montgenas, la chapelle-des-bois, la côte, le bon cru et champagne.

Morgon. Le décret de reconnaissance de l'aire d'appellation a eu lieu en 1936. Sur une superficie de 1 112 ha, on produit 63 000 hl. Le morgon a une belle robe pourpre profond avec des éclats rubis. Charpenté, riche, puissant et charnu, ses arômes sont à rechercher parmi l'abricot, la pêche, la cerise, la prune. Il peut vieillir 5 à 10 ans et davantage. Un plan des climats datant de 1985 permet de distinguer chacun des six de l'appellation, par exemple le grand-cras qui donne des vins ronds, friands et aromatiques. Les vins des Micouds sont souples avec des notes florales et fruitées à la fois. Sur Corcelette domine la groseille, tandis que la côte du Py, lieu où le terroir s'affirme le mieux, donne un vin charpenté aux arômes de kirsch. Les " charmes " produisent un vin de bonne structure, flatteur, plus framboise que pêche. Lors de la foire du 11 novembre, très importante manifestation, autrefois foire de la louée des domestiques, les vins du nouveau millésime sont présentés, regroupés selon les différents climats.

Vin de Pays des Gaules. Eclairage inédit de la production beaujolaise, ce vin de pays produit dans le Rhône et la Saône-et-Loire n'est pas tout de gamay vêtu, contrairement à ses cousins d'appellation AOP (l'AOC, appellation d'origine contrôlée s'est muée en appellation d'origine protégée depuis la récolte 2009). Nous trouverons donc pour les rouges des gamays bien sûr, mais aussi des pinots gris et noirs, de la syrah. Quand aux blancs, ces sont les marsanne, viognier, aligoté, pinot blanc et chardonnay qui mènent la danse. Pensé pour permettre aux vignerons de produire des vins faciles selon un cahier des charges moins contraignants, ce vin de pays offre un spectre qualitatif assez large et réserve aux curieux de rafraîchissantes surprises.

Juliénas. La délimitation de l'appellation juliénas (datée de 1938) s'étend sur 4 communes, Juliénas, Jullié, Emeringes dans le Rhône et Pruzilly en Saône-et-Loire. Le sol est constitué à l'ouest, des terrains granitiques maigres et arides, infiltrés de veines de manganèse et de porphyres  ; à l'est, des formations de l'ère secondaire, alluvions anciennes, sols plus profonds et plus argileux. Cent vingt vignerons produisent environ 4 300 bouteilles de vin de garde, meilleur avec les années. Le juliénas au corps musclé est un vin de garde viril dans sa robe de rubis intense et profond.

Moulin-à-vent. Dès 1924, pour éviter les contrefaçons de ce vin réputé, le tribunal civil de Mâcon a défini les limites du moulin-à-vent, consacrant définitivement cette dénomination. Elle s'étend sur deux communes, Romanèche-Thorins et Chénas, mais seul le hameau (entre les deux communes) porte son nom. Le moulin (propriété privée) posé sur une butte de granit, domine les coteaux plantés de vignes qui s'étalent en pente douce entre 230 m et 390 m d'altitude, et se situe sur le hameau Moulin-à-Vent direction de Chénas, commune de Romanèche-Thorins. Le terrain perméable maigre et acide est particulièrement propice à la vigne. La superficie de 650 ha permet une production de plus de 35 000 hl soit 4,6 millions de bouteilles.

Régnié. Le dernier-né des crus du Beaujolais (1988) et largement promu par les sportifs. Il est produit presque en totalité sur la commune de Régnié-Durette, s'étageant entre 200 m et 800 m d'altitude réalisé par 120 vignerons pour 20 016 hl soit 2,6 millions de bouteilles. Les sols sont légers, superficiels, bien drainés, très pauvres. D'une belle robe rouge cerise à rouge rubis, il est aromatique avec des dominantes de petits fruits rouges, framboise, groseille, cassis ou pêche bien mûre. C'est un vin pulpeux avec des tanins bien fondus.

Saint-Amour. En 1838, 268 ha sur les 509 que compte la commune sont occupés par la vigne, et le resteront. Entièrement situé en Saône-et-Loire, il est avec Chénas, le plus exigu en superficie. Le saint-amour peut donner des bouteilles de garde grâce à la nature de son terroir mais certains viticulteurs obtiennent des vins plus légers en écourtant la macération. L'appellation date de 1946 et la superficie de 310 ha de la commune de Saint-Amour-Bellevue produit 17 500 hl avec 46 exploitations. 12 climats dont certains ont un nom qui sied particulièrement bien au cru : ainsi, les lieux-dits " A la folie " et " En paradis " qui produisent des vins charnus, avec une robuste constitution et de délicats arômes.

Vignes devant la Roche de Solutré
Vignes devant la Roche de Solutré
Fêtes – Salons – ÉvénementsHaut de page
Le beaujolais nouveau et ses fêtes

Partout en France, les vignerons ne sont autorisés à commercialiser leurs vins qu'à partir du 15 décembre, car, avant cette date, ceux-ci seraient trop jeunes et ne répondraient pas aux critères de qualité requis. Exception faite pour certains vins primeurs dont les producteurs ont fait valoir que leur vin n'était pas un vin de garde et devait se consommer rapidement. Ce fut le cas pour les producteurs de ce type de vins en Beaujolais, ceux-ci étant répartis sur l'ensemble de l'aire d'appellation des beaujolais et beaujolais-villages, c'est-à-dire une zone de 55 kilomètres de long entre Mâcon au nord et L'Arbresle, près de Lyon, au sud. Depuis 1985, la date prévue pour la sortie du ce vin qu'on appelle traditionnellement le " Beaujolais Nouveau " est donc fixée au 3e jeudi du mois de novembre. L'attrait de ce vin est constaté universellement, puisqu'il représente aujourd'hui plus de la moitié de la consommation de Beaujolais à l'étranger, toutes appellations confondues, le Japon, les États-Unis et l'Allemagne en étant les premiers importateurs. Cet attrait semble tenir à sa fraîcheur de vin jeune, issue des caractéristiques du gamay noir à jus blanc favorisant les vins primeurs, mais également à une volonté délibérée des producteurs de donner à leur vin, grâce aux levures sélectionnées, notamment pour l'ensemencement des cuves, un goût fruité alternant à l'origine entre un goût de banane et un goût de bonbon, mais évoluant désormais vers des arômes plus complexes. Découlant (à flots !) de la volonté des viticulteurs et négociants de faire fructifier (c'est le cas de le dire avec de tels parfums !) leur vignoble, la sortie du beaujolais nouveau, avec son inéluctable retentissement médiatique, est devenue un événement mondial. Ainsi, en de nombreux lieux de la planète, on en est averti chaque année, le troisième jeudi de novembre, à 0 h. Que dire alors des festivités qui ont lieu dans le Beaujolais même : Trophée Lyon-Beaujolais Nouveau, Nect'art Nouveau à Belleville, Beaujol'ympiades, Fête des Saveurs de Gleize, Beaujolais Gourmand, Sarmentelles de Beaujeu, Festival des Nouvelles Voix, Marathon International du Beaujolais, Villefranche en Fête ! Lors de ces festivités, vous aurez l'assurance de pouvoir déguster gratuitement du beaujolais nouveau tout votre soûl. Mais attention à ne pas l'être ! Surtout si vous conduisez !

De Villefranche-sur-Saône à BullyHaut de page

Au temps de la fondation de Lugdunum, la vigne s'implante dans les Monts d'Or. Au Moyen Age, à l'initiative des ordres religieux, elle se développe sur une terre bénie  : les coteaux-du-lyonnais. Ce terroir, au microclimat idéal, devient tout naturellement la terre d'élection d'un vignoble généreux. Au XVIe siècle, le cru descend de ses coteaux pour animer les fêtes populaires de Lyon. Les coteaux-du-lyonnais sont servis dans le fameux pot de ville ou (" pot de Lyon ") d'un litre. À partir de 1850, sa contenance est ramenée à 46 cl. La crise phylloxérique et l'expansion de l'agglomération lyonnaise mettront un frein au développement grandissant de cette zone de production qui dépassait, milieu XIXe siècle, les dix mille hectares. Aujourd'hui, l'aire de production des vins de l'appellation coteaux-du-lyonnais située sur la bordure orientale du Massif central, est limitée à l'est par le Rhône et la Saône, à l'ouest par les monts du Lyonnais, au nord et au sud par les vignobles du Beaujolais et de la vallée du Rhône. Elle s'étend sur 300 ha et six cantons à l'ouest de Lyon. Cépage gamay pour le rouge et le rosé, cépage chardonnay et aligoté pour le blanc, les coteaux-du-lyonnais sont faciles à boire et offrent de riches parfums. Le rouge exhale des arômes de cassis, mère et framboise, le blanc rappelle les senteurs de pêche blanche et de pomme  ; le rosé, fruité et floral, est quant à lui allègre, gouleyant et désaltérant. Etoffés et parfois denses sans être lourds, tous se dégustent bien frais.

Villefranche-sur-SaôneHaut de page
La collégiale des marais, Villefranche-sur-Saône.
La collégiale des marais, Villefranche-sur-Saône.
JarniouxHaut de page
Village de Jarnioux.
Village de Jarnioux.
Village de Ternand.
Village de Ternand.
Vignoble du Beaujolais près de Theizé.
Vignoble du Beaujolais près de Theizé.
Le Bois-d'OingtHaut de page
De Beaujeu à BellevilleHaut de page

À mi-chemin de Villefranche-sur-Saône et Mâcon, la ville de Belleville-sur-Saône est le point de chute idéal pour " rayonner " dans tout le Pays beaujolais. En partant vers le sud, jusqu'à Saint-Julien, on atteint les limites de l'appellation beaujolais-villages pour entrer aux portes du Lyonnais. À l'ouest, en contournant le mont Brouilly, on passe par Vaux, Quincié, Beaujeu (capitale historique de la région viticole), puis l'on pousse jusqu'à Monsols, pour savourer les superbes crus de Brouilly, Côte de Brouilly, Régnié et les séduisants beaujolais-villages... En continuant de contourner les crus du Beaujolais, on finit par atteindre, au nord, la frontière du Mâconnais et la ville de Vinzelles, point d'arrivée ou de départ de nombreuses routes des vins. Ici, peuvent se déguster aussi bien les meilleurs crus de saint-amour et juliénas (deux appellations voisines) que les plus belles pépites des environs de Mâcon : pouilly-vinzelles, pouilly-loché, pouilly-fuissé, mâcon-vinzelles, saint-véran, et même bourgogne blanc... Assurément, cette région intermédiaire entre Lyon et Mâcon est un véritable paradis pour les amateurs de vins blancs vifs et tendus comme pour les amateurs de vins rouges fruités et gouleyants. Une région de plaisir, où l'on se plaît à déguster et à trinquer en toutes circonstances.

Les vignes près de Beaujeu
Les vignes près de Beaujeu
Quincié-en-BeaujolaisHaut de page
De vignes en vignesHaut de page
Saint-Etienne-des-OullièresHaut de page
De vignes en vignesHaut de page
Salles-ArbuissonnasHaut de page
Clocher de l'église romane Saint-Martin-de-Salles
Clocher de l'église romane Saint-Martin-de-Salles
De Saint-Amour à BellevilleHaut de page

" Lyon est une ville arrosée par trois grands fleuves : le Rhône, la Saône et le Beaujolais. " Cette citation de Léon Daudet restitue bien la place centrale, vitale, viscérale et sociale du vin de Beaujolais dans les environs de Lyon. Cousin populaire du très respectable bourgogne, le beaujolais souffre toujours dans l'inconscient collectif d'une image écornée, voire négative, car associée au beaujolais nouveau d'une qualité trop souvent médiocre. Quelle erreur ! Quelle ignorance ! Le beaujolais est tellement plus qu'une opération marketing... Il vous suffira de prendre la route des vins relayant Belleville-sur-Saône à Saint-Amour pour vous en convaincre. Ici, en "plein coeur" du Beaujolais, on découvre avec bonheur, de Saint-Jean-d'Ardières à Jullié, en passant par Lancié, les dix crus qui font l'honneur de la région. À Villié-Morgon, on savoure les arômes puissants et envoûtants du Morgon, propulsé au firmament par quelques vignerons de haute volée. Puis viennent Chiroubles, Fleurie, le séduisant Moulin-à-vent à La Chapelle-de-Guinchay, Chénas, Juliénas, et enfin Saint-Amour, aux portes du Mâconnais. À l'ouest, vers Beaujeu et la Mont-Brouilly, les crus de Régnié et de Brouilly finissent de compléter ce tableau de famille bacchique. Un itinéraire de rêve pour tout épicurien, tant l'amabilité des vins va ici de pair avec la chaleur de l'accueil, la simplicité des usages et l'authenticité de l'art de vivre.

Les ArdillatsHaut de page
De vignes en vignesHaut de page
JuliénasHaut de page
Vue du village de Juliénas, entouré de son vignoble
Vue du village de Juliénas, entouré de son vignoble
La Chapelle-de-GuinchayHaut de page
Moulin et vignes de Chénas.
Moulin et vignes de Chénas.
Romanèche-ThorinsHaut de page
De vignes en vignesHaut de page
De vignes en vignesHaut de page
La chapelle de la Madone à Fleurie
La chapelle de la Madone à Fleurie
Corcelles-en-BeaujolaisHaut de page
Le château de Corcelles
Le château de Corcelles
Saint-Jean-d'ArdièresHaut de page
BellevilleHaut de page

Voir circuit " De Beaujeu à Belleville/Belleville "

Les coteaux du lyonnaisHaut de page

À une dizaine de kilomètres à l'ouest de Lyon, des environs de L'Arbresle aux portes de Givors (nous sommes presque en Isère, à un jet de pierre de Vienne et Ampuis, de leurs condrieu et côte-rôtie), s'étend le vignoble des Coteaux du Lyonnais, appellation d'origine contrôlée depuis 1984. Bien que le climat se révèle ici d'influence plus " rhôdanienne " ou, pour tout dire, méditerranéenne qu'aux environs de Villefranche, l'influence du Beaujolais est tout à fait prégnante. Le gamay et le chardonnay sont ici les cépages rois, avec une petite place pour l'aligoté et le pinot blanc. L'aire d'appellation, qui s'étend sur une cinquantaine de communes, englobe environ 400 hectares de vignes. Dans cette région à forte identité gastronomique, l'importance du plaisir de la table est élevée au rang d'art de vivre. On aime ouvrir une bouteille ou poser le pot sur la table comme on aime partager un saucisson chaud entre amis. Les vins sont avant tout des vins de convivialité, des vins de soif qui se boivent sans protocole. Autant dire qu'il vous sera très agréable de parcourir la distance séparant Fleurieux-sur-l'Arbresle (au nord-ouest de Lyon) de Saint-Andéol-le-Château (à quelques kilomètres de Givors).

Saint-Andéol-le-ChâteauHaut de page
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