Le guide : LIEUX DE MÉMOIRE EN FRANCE : Première Guerre mondiale

Première Guerre mondiale

La Première Guerre mondiale a opposé deux principaux blocs : la Triple-Entente composée de la France, du Royaume-Uni et de la Russie rejoints par les Etats-Unis, le Canada, la Serbie, la Belgique, le Japon et l'Italie et l'alliance des Empires centraux avec l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie, l'Empire ottoman et la Bulgarie. Les nationalismes exacerbés coulés à des contraintes passées entre les puissances via des accords militaires d'intervention sont à l'origine des hostilités. L'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand, héritier du trône austro-hongrois, par un nationaliste serbe à Sarajevo le 28 juin 1914 en est le point de départ. En France, la mobilisation générale est décrétée le 1er août 1914. Le front ouest va s'étendre sur le territoire français de la mer du Nord jusqu'à l'Alsace. Cette guerre est rythmée par plusieurs temps forts : batailles de la Marne, bataille de Verdun, bataille de la Somme, offensive du Chemin des Dames... Ces attaques font des millions de morts dans les tranchées où les soldats vivent un enfer. Durant le conflit sont employés des armes nouvelles : gaz, avions, chars... En 1917, l'entrée en guerre des Etats-Unis aux côtés de l'Entente constitue l'un des éléments décisifs qui conduiront à l'armistice du 11 novembre 1918. Les conséquences de la Première Guerre Mondiale sont immenses : Révolution Russe, génocide arménien, abdication de l'Empereur allemand Guillaume II, effondrement des Empires austro-hongrois et ottoman, création de nouveaux Etats comme la Yougoslavie et la Tchécoslovaquie, retour de l'Alsace-Lorraine dans la nation Française... Dès 1918, les Allemands ont considéré que leur défaite était le résultat d'une trahison de ses Gouvernants, que le pays n'était pas vaincu et que les contraintes imposées par le Traité de Versailles étaient infamantes et injustes. La ligne de front Française est aujourd'hui parsemée de lieux de mémoire divers - cimetières, nécropoles, forts ou musées - qui sont visités par un public conséquent malgré le recul du temps. Rares sont les familles en France qui n'ont pas compté un de leurs membres parmi les " poilus " de la Grande Guerre.

Figures historiquesHaut de page
Archiduc François-Ferdinand (1863-1914)Haut de page

Archiduc d'Autriche et prince héritier de l'empire austro-hongrois, l'attentat par un nationaliste serbe dont il est victime à Sarajevo le 28 juin 1914 déclenche la Première Guerre mondiale.

Georges Clemenceau, " Le Tigre " en raison de son tempérament (1841-1929)Haut de page

D'abord sceptique dans l'affaire Dreyfus, Clemenceau soutint la publication de la lettre " J'accuse " écrite en janvier 1898 par Emile Zola et publiée par L'Aurore, journal pour lequel travaillait Clemenceau. Il devint ensuite un ardent dreyfusard. Socialiste mais anti-bolchevique, républicain radical nommé ministre de l'Intérieur et président du Conseil de 1906 à 1909, il créa les Brigades du Tigre, le ministère du Travail, travailla à l'application de la loi de séparation des Eglises et de l'Etat (votée en 1905) ainsi qu'à la réalisation de la loi sur les retraites ouvrières parmi de nombreux autres chantiers. De nouveau président du Conseil en 1917, il contribua au redressement de la situation qui mena à l'issue de la guerre d'où son surnom de " Père la Victoire ". Pendant toutes ces années de guerre, que ce soit en sa qualité de président de la Commission de l'Armée puis comme président du Conseil, il effectua des visites au front dans les tranchées. Une fois l'armistice signé le 11 novembre 1918, il fut élu à l'Académie française mais n'y siégea pas. Il eut aussi un rôle très actif dans la signature du Traité de Versailles. En 1920, il se présenta aux élections présidentielles mais son échec le conduisit à se retirer de la scène politique.

Guillaume II (1859-1941)Haut de page

Neuvième et dernier roi de Prusse ; troisième et dernier empereur d'Allemagne de 1888 à 1918. Frédéric-Guillaume-Victor-Albert de Hohenzollern, petit-fils de Guillaume Ier fut un souverain militariste, impulsif, cyclothymique et fanfaron. Impatient de régner, il accéda au trône au bout des trois mois de règne de son père Frédéric III, frappé d'un cancer du larynx. S'il n'a pas forcément une responsabilité directe dans la déclaration de guerre en 1914, il n'en a cependant pas empêché le déclenchement. Il attendit la guerre pensant qu'elle était inévitable et laissa l'Autriche sombrer dans ce processus, notamment dans la guerre contre la Serbie. Pas vraiment à l'aise dans ses fonctions de commandant en chef des armées, il perdit de son autorité politique et militaire. Favorable à la guerre sous-marine à outrance, il doit néanmoins aux mutineries dans la marine allemande - en même temps qu'à des conseils d'ouvriers et de soldats dans toute l'Allemagne - la chute de son régime. Le Kaiser abdiqua en novembre 1918 laissant la place à la République. Il s'exila aux Pays-Bas où il bénéficia de la protection de la reine Wilhelmine échappant ainsi aux Alliés qui voulaient le juger comme responsable et criminel de guerre. Il se prononça très tôt contre le nazisme et les lois anti-juives et mourut en juin 1941.

Thomas Woodrow Wilson (1856-1924)Haut de page

Homme politique américain démocrate, il fut le vingt-huitième président des Etats-Unis de 1913 à 1921, et successeur de Roosevelt. Lors de son premier mandat, il instaura la prohibition, interdit le travail des enfants et accorda le droit de vote aux femmes. Réélu en 1916, il décida de l'entrée en guerre des Etats-Unis aux côtés des Alliés en 1917. Lors de la signature du Traité de Versailles en 1919, il fit accepter ses " 14 points " incluant le libre-échange, la limitation de l'armement, l'indépendance de la Pologne, le retour de l'Alsace-Lorraine à la France et la création de la SDN - la Société des Nations - une organisation internationale pour la sécurité collective. Il reçut également le Prix Nobel de la Paix mais ne parvint pas à faire ratifier le Traité par le Congrès américain ni à faire adhérer son pays à la SDN. Il fut désavoué et céda le pouvoir aux républicains en 1921.

Raymond Poincaré (1860-1934)Haut de page

Cet avocat et journaliste fut à la tête de divers ministères entre 1895 et 1924 avant de devenir par deux fois président du Conseil des ministres entre 1912 et 1913. Président de la République française entre 1913 et 1920, il n'hésita pas à visiter les militaires sur le front de l'Est se rendant même dans les tranchées. En 1917, il nomma Clemenceau à la tête du gouvernement afin de mener le pays vers une sortie de la guerre.

Maréchal Ferdinand Foch (1851-1929)Haut de page

Maréchal de France, de Grande-Bretagne et de Pologne, il participa à la bataille de Lorraine en tant que commandant du 20e corps d'armée de Nancy puis aux batailles de la Marne, de l'Artois et de la Somme. Après divers échecs et des pertes humaines lourdes, il fut quelque temps mis de côté. Il fut néanmoins promu maréchal en 1918. En tant que commandant en chef des armées alliées, il conduisit la contre-offensive qui mena à la victoire. Il compta parmi les négociateurs de la paix lors du Traité de Versailles et fut ensuite élu comme secrétaire perpétuel à l'Académie française ainsi qu'à l'Académie des sciences.

Joseph-Jacques-Césaire Joffre (1852-1931)Haut de page

Artisan de la victoire alliée lors de la première bataille de la Marne, il fut élevé au rang de maréchal en 1916, même si sa conception de la guerre à outrance coûta la vie à un nombre effroyable de soldats pour une efficacité contestée ; ce fut la source de désaccords et de polémiques, à tel point qu'il dut quitter ses fonctions au milieu de la guerre, ce qui n'empêcha pas son élection à l'Académie française en 1918.

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