Le guide : Stations de Ski : Principales activités proposées en station

Principales activités proposées en station

DescenteHaut de page
Ski
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Skieur
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Ski alpinHaut de page

Le ski alpin est bien évidemment la discipline la plus répandue et la plus couramment pratiquée en montagne. Il s'agit de descendre une piste avec deux skis indépendants et de la remonter grâce à des remontées mécaniques. La discipline semble être apparue dès la fin du XIXe siècle avec des techniques proches du ski nordique, mais les premiers vrais développements du ski alpin sont à situer au XXe siècle notamment avec la croissance des stations de ski et des infrastructures permettant l'accès aux sommets. En 1904 a lieu la création du Ski-Club des Alpes. Deux figures mythiques sont à l'origine du ski alpin : l'autrichien Hannes Schneider qui inventa l'enseignement d'une méthode culte, dite de l'Arlberg, basée sur le chasse-neige, et Arnold Lunn, un britannique qui s'est battu pour faire reconnaître la dimension sportive du ski alpin incarné par la descente et le slalom. Au cours des années 1930, avec son entrée dans le programme des compétitions, se profile l'avènement de la discipline. En 1924, la fondation de la Fédération internationale de ski voit le jour, donnant un essor considérable à la discipline. Autrefois basée sur le fléchissement des genoux, la technique du ski alpin est rapidement modifiée par un autrichien, Toni Seelos, quatre fois champion du monde, qui offre un nouveau style personnel combinant le parallélisme des skis et une nouvelle position avec rotation du buste, technique approfondie par Émile Allais et Paul Gignoux comme méthode du ski français et adoptée par l'École nationale : une méthode très proche de la technique actuelle.

L'équipement du ski alpin est le plus basique : des skis, des fixations, des chaussures composées d'une coque, d'un chausson et de crochets, et deux bâtons, normalement un pour chaque main, munis chacun d'une poignée, d'une dragonne, d'un tube et d'une rondelle. Autrefois en bois, la sensibilité des premiers skis avec l'humidité fait orienter le matériel vers une technicité alliant performance, légèreté et plaisir en passant par les étapes du ski métal, du combiné métal-bois, ou du bois lamellé. Puis, c'est la découverte de la fibre de verre, avec renforcement du noyau du ski en métal puis en plastique, jusqu'aux plus récentes améliorations permettant d'éliminer les vibrations nuisibles au comportement du ski. De nos jours, le ski possède un talon et une spatule (l'avant du ski) plus larges que le patin (le milieu du ski). La structure du ski est composée de la semelle au contact de la neige, la carre, de chaque côté du ski, en acier et très résistant qui permet de le contrôler sur la neige, ainsi que le noyau, au coeur du ski, et enfin le dessus de ski, protecteur et décoratif. Le décor du ski est considérable par sa valeur commerciale et un grand soin y est porté. Depuis 2000, les progrès ont permis la conception d'ensembles cohérents d'un point de vue esthétique et technique, associant skis, chaussures et fixations. Les bâtons sont en alliage léger (fibre de carbone) pour permettre un maniement facile. Il existe désormais des bootfitters, spécialisés dans l'adaptation de la chaussure de ski à l'anatomie du pied et auxquels font de plus en plus appel les skieurs. À noter que l'utilisation d'un casque est judicieux pour éviter les impacts. Il est d'ailleurs obligatoire lors des compétitions.

SnowboardHaut de page

Le surf des neiges ou snowboard est une activité récente bien que les premiers essais remontent au début du siècle. Mélange de surf et de ski, cette discipline est le cousin du skateboard. Les deux pieds sont sur la même planche en position latérale et sans bâton, avec une position du surfeur soit "regular", le pied gauche en avant, soit "goofy", le pied droit à l'avant. L'idée d'amener le surf à la montagne est apparue aux États-Unis dans les années 1960. Ainsi n'oublions pas que les premiers snowboarders n'étaient pas des skieurs. C'est à la fin des années 1970 que la discipline arrive en France - premier pays d'Europe à le pratiquer grâce à un moniteur français Régis Rolland - avec depuis lors, un essor remarque et exceptionnel qui, du fait de la nouveauté de la discipline, attire les jeunes générations en quête de sensations différentes. Le snowboard se pratique souvent dans des snowparks. Entre sauts et figures dans le style freestyle (qui dérive du skate) ou auprès des sommets aux neiges fraîches accompagnés de rochers, avec le free ride, le snowboard possède donc des variantes alliant liberté, plaisir et technique, tout en combinant un côté spectaculaire. Quant au jib, c'est une technique consistant à glisser sur une barre en fer. Le snowboader peut être en position d'appui frontside (sur les orteils) ou backside (sur les talons). La discipline du snowboard évoque davantage la notion de style que de performance. Ainsi, il n'existe pas d'école. Le summum du snowboard reste la combinaison du freestyle et du free ride sur des pentes à plus de 45°. La discipline est entrée aux Jeux Olympiques en 1998 avec le slalom, la slalom parallèle, le géant et le géant parallèle et le half-pipe, discipline reine. Le boardercross est une discipline impressionnante où les coureurs s'élancent à plusieurs sur une piste au relief varié.

Concernant le matériel du snowboarder, cela variera en fonction de la pratique et de l'utilisation du snowboard. Un freestyler choisira une planche parfaitement équilibrée entre l'avant et l'arrière afin de se déplacer aussi bien dans un sens que dans l'autre. Ce type de planche est appelée "twin-tip", mais il existe également des planches dites polyvalentes pour les débutants. Il existe aussi des planches en forme de queue d'hirondelle appelée swallow tail. Ce sont des planches longues et à la spatule également étirée qui conviennent à la pratique en poudreuse pour leur rapidité et leur contrôle. La variété des modèles est donc conséquente : alpin, freestyle, freeride, boardercross, split board... Les fixations varient aussi selon le type de glisse. Du côté de la chaussure, le choix se jouera au niveau de la rigidité des boots : flexibles pour le freestyle et rigides pour le free ride et l'alpin. Pareillement que pour le ski alpin, le port du casque est fortement recommandé et peut inclure un système audio. Il existe également des dorsales sous forme de gilet ou à scratcher.

L'Association française de snowboard, créée en 1987, a été remplacée par la Fédération française de ski en 2007. En france, il n'existe pas de brevet d'état de snowboard. En général, les moniteurs sont diplomés en ski. Pour autant, depuis 1992, les brevet d'état européen sont valables en France. Depuis 2010, la situation semble évoluer avec l'apparition des premières cartes professionnelles de moniteur de snowboard. Vous pouvez donc depuis apprendre la discipline auprès de véritables professionnels.

Snowboard
Snowboard

Le monoski, une variante du snowboard, trouve ses sources dans les années 60 avec le premier monoski connu, inventé par Jacques Marchand. Le Monoski se pratique avec une planche, où les deux pieds se positionnent de façon parallèle, côte à côte, et pointent dans la même direction que la planche. En 1969, le surfeur Mike Doyle est fixé sur l'idée de surfer la neige et il crée son propre single-ski. Au début des années 70, le surfer sera l'un des pionniers de la discipline en équipant ses amis. L'âge d'or du Monoski se sont les années 80 avec Pierre Poncet, un Chamoniard. Le premier monoski de production, nommé le "Pierre Poncet" est réalisé en 1979 par la société française Duret. Les années 90 verront le déclin de cette discipline et il faudra attendre le nouveau millénaire pour voir réapparaitre le monoski sur les pistes. Depuis, cette pratique a retrouvé bien des adeptes et en avril 2006, un nouveau record du monde de vitesse en monoski est enregistré par Xavier Cousseau à 212,30 km/h.

Le skwal, un autre dérivé proche du snowboard et du monoski, est quant à lui une planche où les deux pieds sont cette fois-ci l'un devant l'autre dans une position frontale similaire à celle du monoski. Il est apparu pour la première fois en 1992 dans les Alpes françaises. Plus proche du plaisir de la glisse que de la performance, le skwal reste une discipline plus confidentielle. Les techniques permettent d'appréhender les virages avec fluidité, dans forcer. Face à la piste, le débutant aura d'abord à coeur de savoir tenir en équilibre sur cette planche.

Ski parabolique ou carvingHaut de page

Le ski parabolique incarne une glisse libre et ludique. Il est également appelé carving. Le ski en lui-même offre des lignes de côtes creusées, des appuis élargis aux extrémités, permettant une meilleure efficacité en courbe, lors de virages perpendiculaires à la pente. On attribue l'invention de ce ski à taille de guêpe à Sondre Nordheim, un norvégien. Pourtant, le principe du ski parabolique semble exister avant cette invention. Le ski, en exerçant une pression suffisante, permet alors au skieur d'épouser la courbe dans le virage en taillant la neige. Le ski gagne ainsi en vitesse puisque le ski ne dérape plus sur la neige pendant le virage. Les premiers skis paraboliques ont été lancés par l'entreprise Elan. Le ski parabolique a la particularité d'être plus court que le ski alpin classique. À l'heure actuelle, tous les skis sont plus ou moins paraboliques. La technique du carving nécessite de ne pas avoir les deux skis serrés afin de rentrer le genou en temps voulu, et d'adopter une attitude plus fléchie. À vous donc de tailler vos virages !

Ski de randonnéeHaut de page

Le ski de randonnée est aussi appelé ski d'alpinisme lorsque celui-ci fait appel à des techniques de montagne. Le but recherché par le skieur de randonnée est à la fois sportif et contemplatif. Mêlant ski alpin lors des descentes et montées des pentes par la force physique, le ski de randonnée s'affranchit des remontées mécaniques et offre une proximité d'autant plus grande avec la nature. À la montée, des peaux de phoques synthétiques sont utilisées et collées sous les spatules de manière à glisser vers l'avant en empêchant les skis de repartir vers l'arrière. Il est impératif de connaître les conditions de la montagne avant de partir randonner à skis. La recherche de la difficulté fait partie du plaisir des skieurs de randonnée. Autrefois, cette discipline était réservée à l'exploration de massifs. Aujourd'hui, sa pratique se diversifie entre raid de plusieurs jours ou demi-journée d'effort.

Côté matériel, les chaussures sont plus légères que celles du ski alpin, avec un système modifiant la rigidité de la coque : souples pour l'ascension et rigides pour la descente. Les fixations ont elles aussi plusieurs positions puisque la montée nécessite un talon libre. Les skis offrent un compromis entre ski de fond et ski alpin. Un matériel de sécurité est aussi à prévoir (balise de repérage, pelle et sonde).

Disciplines nordiquesHaut de page
Ski de fondHaut de page

Le ski de fond ou ski nordique fait partie des disciplines "scandinaves". Avec l'avènement du ski alpin au début du siècle, le ski de fond est vite éclipsé et demeure en France, dans les années 1960, une activité confidentielle et pratiquée presque exclusivement dans les Vosges et le Jura. Jusqu'en 1970 environ, le ski de fond se pratique suivant la technique classique du pas alternatif. Comme la marche, cette technique consiste à avancer par une petite impulsion en faisant glisser un ski puis l'autre dans des traces parallèles. Les bras participent également à l'impulsion avec un balancement opposé à celui des pieds. Son aspect saccadé a du mal à s'adapter aux parties descendantes. La poussée simultanée est une technique faisant travailler considérablement le torse, les abdominaux et les bras, puisqu'elle consiste à pousser avec les deux bâtons simultanément en gardant les skis parallèles. Le pas de un est une variante consistant à effectuer une poussée simultanée alternativement par une propulsion avec un pied. Parmi les grandes figures marquantes de l'histoire du ski de fond, citons Jean-Paul Pierrat, le premier français a avoir remporté la célèbre course longue distance de Vasaloppet (Suède) en 1978. Peu à peu, par sa présence aux Jeux et aux compétitions, la popularité de la discipline regagne du terrain et n'est plus l'exclusivité des Scandinaves ou des Soviétiques. Depuis 1985, une nouvelle technique est apparue : le skating ou pas du patineur (pas de Siitonen) qui est un pas plus exigeant et plus rapide, et qui s'apparente au niveau du style au roller ou au patin à glace. Il consiste pour sa part en une alternance de poussées latérales d'un pied à l'autre. Cette technique, plus proche de la glisse, connaît une ascension notable par les nouvelles sensations qu'elle procure. Là encore, il existe différents types de pas (pas diagonal, pas deux temps, pas un temps, pas combiné, pas de patineur sans bâton). Côté compétition, le ski nordique comprend l'épreuve de biathlon, le saut et le combiné nordique qui allie ski de fond et saut. Le ski de fond, réputé comme étant une activité plutôt douce, nécessite pourtant une grande endurance. Cette technique de ski est idéale pour découvrir et profiter des grands espaces qu'offre la montagne, avec des courses toutefois limitées à 1 800 m d'altitude et sans grands dénivelés.

Côté matériel, le ski de fond nécessite des skis légers, longs et étroits, sur lesquels le talon est libre et la fixation accrochée à l'avant du pied, permettant de se déplacer sur des terrains plutôt vallonnés. L'apparition du skating a conduit à la création d'un nouveau matériel : des skis plus courts dotés d'une cambrure adaptée au poids du coureur ainsi que de chaussures plus rigides. Le ski est généralement de 3 % à 10 % supérieur à la taille du skieur. Les chaussures de ski ont une semelle rigide et sont, pour la technique du pas alternatif, sous forme de bottines. Pour la technique du skating, la cheville nécessite un maintien supplémentaire d'où le choix d'une bottine qui montera 10 cm environ au-dessus de la cheville et intégrant une coque. Les bâtons sont quant à eux à choisir selon votre budget : en aluminium pour le bas de gamme, avec un poids et une rigidité plus médiocre, en fibre de verre ou en fibre de carbone pour une légèreté optimale, certains fabricants mélangeant les deux matériaux. Il faut alors considérer le poids de répartition de chaque matériau.

RaquettesHaut de page
Couple de randonneurs en raquettes
Couple de randonneurs en raquettes

La raquette à neige est un instrument qui permet de se déplacer sur des couches épaisses de neige molle. Autrefois mode de déplacement spécifique aux régions enneigées, puis utilisée par les militaires sur les terrains escarpés en adoptant une forme plus ovoïde et plus compacte, elle ne devient un loisir en France que dans les années 1970. C'est alors le perfectionnement des modèles et une approche plus ludique de la raquette permettant ainsi de profiter pleinement des beautés de la montagne. Mais, il faudra attendre le début des années 1990 pour que cette discipline connaisse un réel essor. L'engouement des adeptes a d'ailleurs pu inquiéter les autorités du fait de sa pratique sur un terrain en méconnaissance du milieu montagnard. Désormais encadrée, la raquette est devenue un mode de déplacement doux et qui convient à tous les âges. Il s'agit alors de le pratiquer sur des neiges poudreuses, faisant des raquettes une activité de hors piste qui ne demeure pas sans risque. Ainsi, il convient souvent de pratiquer ce loisir avec des accompagnateurs de montagne connaisseurs du terrain, dans le cadre de sorties découvertes, de raids de plusieurs jours, ou simplement de sorties nocturnes.

La raquette est un matériel à part. Tout d'abord en bois, le cadre de la raquette évolue vers des matériaux plus légers, en aluminium ou en acier inoxydable, intégrant des crampons accrocheurs. Les fixations ont, quant à elles, une résistance accrue à l'eau afin d'éviter toute distorsion. Son caractère ludique ou performant se traduit au travers de l'emploi de formes et de couleurs diverses contribuant à l'essor et à la popularité de l'activité. Le choix de vos raquettes dépendra de l'usage que vous en ferez : type course (raquette petite et légère, non destinée à la randonnée), loisir (un peu plus large pour des marches modérées de 5 à 8 km), ou alpinisme (la plus large, pour le hors-piste et les pentes raides). Sauf si vous l'utilisez dans un but familial et ludique, la raquette doit vraiment offrir légèreté, solidité et technicité. Des raquettes larges sont en général recommandées. Les raquettes possèdent des fixations de plusieurs types qu'il est préférable de manipuler aisément car à attacher en extérieur. L'utilisation de bâtons est facultative. Aidant toutefois à s'équilibrer, ils peuvent être utiles lors des pentes et des montées raides en assurant une stabilité et une meilleure progression. Ce sont alors des bâtons de randonnée simples ou des bâtons dédiés à la raquette avec des rondelles plus larges pour un meilleur appui dans la neige (des modèles avec rondelles interchangeables existent). Prévoyez, si vous ciblez les terrains de neiges profondes, d'utiliser des guêtres empêchant ainsi la neige de pénétrer dans les chaussures par le haut. Les après-ski sont à proscrire car de faible étanchéité : chaussures de randonnée ou d'alpinisme et bottes sont idéales. Côté accessoires, une housse de transport pour les raquettes peut s'avérer très utile lors des portions effectuées sans elles, et complétée d'une paire de chaussures supplémentaires. De simples sacs à dos avec des boucles de sangles feront l'affaire. Prévoyez bien sûr un équipement chaud pour parer au froid. Les écarts thermiques avec effet de chaud et de froid doivent vous faire penser à prendre des vêtements superposables et pratiques.

Raquettes
Raquettes
TélémarkHaut de page

Le télémark est la technique ancestrale du ski alpin. La descente se fait le talon libre permettant des virages harmonieux avec fléchissement de la jambe intérieure. Le nom de la discipline provient de la région nordique dont elle est issue : le comté de Telemark en Norvège. Une des grandes figures à l'origine de cette disciple est celle du norvégien Sondre Norheim qui étonna les foules avec ses élégantes courbes au milieu de XIXe siècle. Avec le développement du ski de masse au début du XXe siècle, le télémark connut une disparition presque complète dans les années 1930. Plus ardu, le télémark séduit cependant par sa technique de virage très esthétique qui se distingue du virage christiania du ski alpin moderne, plus facile. Le virage de base du télémark s'effectue presque genoux au sol, ce qui rend ce mouvement très esthétique. L'enseignement du télémark accorde une grande importante à la liberté et aux mouvements avec de nombreux exercices d'équilibre, et se différencie de la sorte du ski alpin où les méthodes sont beaucoup plus fastidieuses et rigides. Cette pratique est un bon moyen de tester sa sensibilité à l'espace et à la neige. L'alliance de la liberté et l'indépendance des deux jambes font du télémark une alternative intéressante permettant de remonter les pentes là où le snowboard limite sa manoeuvre aux seules descentes. Pouvant être considérée comme désuète ou "rétro", la pratique du télémark n'en reste ainsi pas moins porteuse d'avenir. Signalons que le télémark s'est porté candidat pour être un sport olympique. Affaire à suivre...

La chaussure de ski en télémark est nettement plus souple que celle que l'on porte en ski alpin. Elle comporte un bec à l'avant qui permet de fixer la chaussure au ski. Le plastique a pris le pas sur la coque en cuir, même si cette dernière reste prisée pour sa souplesse et son confort. Il existe des skis dédiés au télémark dont certaines ressemblances avec le ski de fond le font s'apparenter à la même famille de sport. Enfin, ce sont aussi des fixations (la fixation est une partie "rétro", une mâchoire dans laquelle se bloque l'avant du pied avec un système à câble qui peut prendre le talon) et des bâtons comme pour les pratiques qui s'y apparentent. Le bâton, à son origine, mesurait 2 mètres, l'alpenstock, mais il est aujourd'hui remplacé par des bâtons de ski alpin voire même des bâtons plus courts, le centre de gravité étant situé nettement plus bas, au niveau des coudes.

Traîneau à chiensHaut de page

L'utilisation des chiens pour les déplacements existent depuis la nuit des temps. La lecture des romans de Jack London (l'Appel de la forêt ou Croc-Blanc) donne une bonne représentation de ces chiens qui parcouraient des contrées sauvages, associant l'exploit à l'aventure. Autrefois, pour parcourir les étendues balayées par le froid et la neige, les populations des régions septentrionales nécessitaient d'animaux rapides, endurants et résistants. Les mushers entretiennent des relations parfois fusionnelles avec leurs chiens. La majorité des stations fait découvrir cette activité afin de voyager autrement. Chaque chien a sa place et son rôle dans l'équipage. Le musher reste le dominant par sa voix qui fait se diriger la meute. L'échange entre chiens et musher est un élément fondamental et c'est ainsi beaucoup de préparation afin de fixer un langage et d'obtenir des résultats. L'utilisation des chiens de traîneaux a fait l'objet de nombreuses aventures humaines. Citons par exemple Paul-Émile Victor qui, en 1938, ramena des chiens du Groëland et traversa les Alpes en trois semaines. Jean-Louis Étienne a quant à lui effectué la première traversée de l'Antarctique en 1990, soit un parcours de 6 000 km. La distance effectuée par un chien de traîneau peut varier, par jour, de 8 à 130 km, avec une vitesse pouvant aller, au plus soutenu et sur de courtes distances, jusqu'à plus de 30 km/h. Les races de chiens de traîneaux les plus connues et autorisées pour les courses sont : les alaskans malamutes (les plus grands et les plus forts), les groenlandais (peu répandus en France et très sauvages), les samoyèdes dont l'origine provient des tribus de Russie septentrionale et de Sibérie (chiens robustes, gracieux et à la queue en panache) et les siberians huskys (de taille moyenne, résistants et à la démarche vive et légère). Certains mushers se consacrent à produire des races toujours plus performantes en effectuant des croisements. L'approche du traîneau à chiens se fait de différentes manières : randonnées, courses de vitesse ou longue distance.

La préparation du matériel d'attelage est impérative lors de balades en traîneaux à chiens. Lors des raids de plusieurs jours, prévoir tente et duvet ainsi que le nécessaire pour s'alimenter. Le froid n'est pas le seul paramètre à prendre en compte lors d'une randonnée en traîneau à chiens. L'humidité est aussi à combattre, voilà pourquoi le choix de vêtements et sous-vêtements adaptés à la randonnée seront les bienvenus. Évitez le coton, pensez à des polaires fines pour dormir et des sacs étanches pour conserver vos autres habits. Gants (évitez les gants de ski fourrés impossibles à sécher et pensez à trois couches de gants : soie, polaire puis sur-moufles étanches), guêtres et chaussures de randonnée sont à prévoir, ainsi qu'une protection pour la tête.

Signalons la course de chiens de traîneaux la plus difficile au monde, La Grande Odyssée Savoie-Mont-Blanc (du 11 au 22 janvier 2014 en direct de plusieurs stations-étapes. En 2014, La Grande Odyssée Mont-Blanc fêtera son 10e anniversaire. Les attelages parcourront les pistes du Grand Massif, l'Espace Diamant, Praz de Lys Sommand et Megève, la vallée de Haute Maurienne Vanoise, : www.grandeodyssee.com

Traîneau à chiens
Traîneau à chiens

La luge reste une activité très accessible où chacun peut trouver son plaisir. On peut la pratiquer à son rythme sur la moindre pente de neige. Toutes les stations possèdent une ou deux pistes réservées à cette pratique qui fait la joie des enfants mais ne leur est bien sûr pas exclusivement réservée. La luge est aussi une disciple de compétition où le lugeur a une position bien spécifique (le lugeur a les pieds en avant, contrairement au skeleton où la tête est à l'avant). La glisse est la sensation unique de la luge. Il existe également de la luge sur rails, peu répandue en France, mais que l'on découvre dans quelques stations. L'apparition de la luge est très ancienne puisque les Vikings l'utilisaient pour se déplacer. Devenue aujourd'hui discipline olympique (depuis 1964 en France), les compétitions internationales de luge étaient déjà attestées en Suisse dès 1883, en faisant l'un des sports d'hiver les plus anciens. En compétition, la technique de la luge consiste à descendre une pente le plus rapidement possible, les pieds devant et allongé sur le dos. En loisir, la donne est toute autre : le lugeur peut contrôler sa vitesse grâce à un frein et peut faire dévier la course de la luge en se penchant d'un côté ou de l'autre.

En compétition, le lugeur est équipé d'un matériel adéquat : un casque, une combinaison plastifiée et des gants spéciaux lui permettant de diriger la luge en tenant une double courroie, d'une main.

Sachez en outre que le snake-gliss, serpentin de luges, est désormais à la mode dans de nombreuses stations : venez découvrir cette activité ludique sur www.snake-gliss.com.

Sports de l'extrêmeHaut de page
FreestyleHaut de page

Le freestyle ou ski libre est une activité souvent individuelle où le participant est libre de choisir son style. Il s'épanouit dans la réalisation de sauts depuis des structures en neige ou en métal appelées modules. Une fois en l'air le freestyler peut effectuer des figures libres, dites tricks, avant de replaquer (retomber correctement). L'ambition du freestyle est multiple, alliant esthétisme, spectacle, prouesse technique, et sensations... Il offre une marge de manoeuvre importante et associe à la fois rigueur et liberté. Il donne accès à un espace d'expression considérable, où chacun peut apporter son innovation, d'où une discipline en perpétuelle évolution. Habitués à leurs champs de bosses, les freestylers sont rapidement allés voir du côté des tremplins conçus pour les snowboarders et y ont trouvé matière à réaliser des figures encore plus impressionnantes. Le freestyle était né. Il découle également d'un autre phénomène : le ski de bosses, qui s'est vu décliner au début des années 1990. De nombreuses compétitions présentent les prouesses stylistiques de ces adeptes de figures en l'air. Ce sport et les spots dédiés à sa pratique ont d'ailleurs généré une véritable usine à champions parmi lesquels figure Edgar Grospiron, plusieurs fois champion du monde et champion olympique du ski de bosses. Le freestyle convient également au snowboard et dérive alors du skate. Le freestyle se pratique dans des zones spéciales, les snowparks, ou en hors piste.

Sport extrême et liberté dans la recherche des prouesses techniques ne sont pas sans risque, voilà pourquoi le freestyler doit vraiment penser sa tenue. Évitez les lunettes et prévoyez masque, dorsale et casque - indispensable - pour vous protéger des chocs violents et des mauvaises réceptions. Enfin, des planches sont dorénavant spécialement conçues pour le freestyle mais des skis ou un snowboard sont aussi couramment utilisés.

Quasiment toutes les stations sont équipées d'un snowpark avec modules, certaines même poussant le jeu en développant des structures similaires pour les enfants.

Skieur à La Plagne
Skieur à La Plagne
Ski
Ski
Freeride et freeride touringHaut de page
Ski
Ski

Le freeride est une discipline qui se dissocie à la base par son absence de compétitions, même si elles existent ! C'est ce que l'on appelle en France le ski hors piste. Le freeride se pratique dans de grands espaces. Il évoque une extrême liberté et un dépassement de soi dans la conquête d'une nature vierge et sans traces et ce sur de longues distances. Les freeriders cherchent des terrains avec de la poudreuse, en hors piste, et souvent avec des sauts de barres rocheuses et des lignes pentues. Les freeriders sont en quête de sensations fortes et d'adrénaline et s'aventurent ainsi sur ces terrains sauvages. Une extrême connaissance des risques, des lieux et de ses propres limites, est indispensable pour pratiquer ce sport. Facile est la tentation de sortir des chemins balisés des pistes, mais plus ardu est le rapport à la neige une fois la liberté acquise ! Pour découvrir cette pratique, il convient ainsi de vous faire accompagner par un moniteur expérimenté ou un guide de montagne afin de connaître votre niveau et de considérer les risques d'avalanche. Pour les adeptes et les passionnés, Le Freeride World Tour fait partie des compétitions mesurant la vitesse, la fluidité, le contrôle, la technique et l'agressivité des freeriders... Tout un programme ! Contrairement au freestyle où le saut est l'élément recherché, le freeride reste avant tout une pratique qui privilégie la descente, la recherche de la neige parfaite, et une symbiose totale avec la nature environnante.

Le matériel a connu un progrès considérable dans le domaine de ces sports de l'extrême et des nouvelles glisses. Les skis sont ainsi aujourd'hui très larges et portent mieux dans la neige profonde. Outre l'attention portée à votre équipement, pensez aussi à regarder les prévisions météorologiques avant de partir rider. Il convient de savoir où l'on va et de connaître le spot. L'équipement est celui du hors piste : une balise de repérage de type Arva, une sonde et une pelle assurent d'une sécurité optimale et impérative.

Frissons de plaisir pour un vol éphémère
Frissons de plaisir pour un vol éphémère
Ski de pentes raidesHaut de page

Cette discipline est pratiquée en haute montagne, en milieu naturel non aménagé. Elle allie les techniques de l'alpinisme et du ski. Ce sport combine un effort d'endurance avec une prise de risque importante. On parle de pente raide lorsque celle-ci possède des passages à 45° ou une inclinaison moyenne supérieure à 40° sur des dénivellations importantes. Le ski de pentes raides est un sport paradoxal car il s'agit de contrôler un instrument normalement conçu pour glisser. Cette technique de ski se diffuse peu à peu, tout d'abord, dans les années 1980, par l'ouverture d'itinéraires toujours plus complexes, puis, en haute altitude, où l'on note de remarquables réalisations de descente depuis les plus grands sommets. Le virage peut s'effectuer de diverses manières, comme un pivotement simultané sur deux pieds (sauté classique), mais le buste doit rester face à la pente de manière à garder le contrôle. Plus la neige sera dure, plus la difficulté sera accrue pour le skieur de pentes raides. La neige poudreuse constitue ainsi le premier degré de difficulté et la neige glacée, le summum à ce niveau envisageable. La connaissance du terrain est elle aussi primordiale dans l'approche de la descente. Le skieur doit penser son terrain avant toute manoeuvre.

Côté matériel, les grands itinéraires en haute montagne nécessitent l'emploi d'un équipement de ski de randonnée classique. Optez pour la légèreté, la fiabilité et la technicité. Comme les vitesses sont réduites, les chaussures de ski de randonnée ne sont pas contre-indiquées. Le ski demeure l'élément essentiel et se doit d'être très rigide en torsion pour ne pas se déformer. Il existe des skis de randonnée assez larges et offrant une bonne rigidité. N'oubliez pas le matériel d'alpinisme (crampons, piolet, corde, et de quoi poser un rappel), avec les incontournables : pelle, sonde et Arva.

Ski
Ski
Speed ridingHaut de page

Le speed riding, également appelé speed flying, est une discipline associant ski, parapente et parachutisme. De quoi ravir les amateurs de sensations fortes ! Son principe réside dans la descente de pentes sur une sellette avec une alternance de passages skiés ou en vol. Ainsi, mêlant glisse et voile, il séduit un bon nombre d'adeptes par la vitesse qu'il procure (jusqu'à 80 voire 100 km/h). Lors de déplacements rapides en vol à proximité du sol, on parle alors de speed flying. L'objectif du speed riding n'est pas de voler le plus longtemps possible mais bien de jouer avec le relief afin de contourner les pièges et les zones dangereuses en alternant les deux techniques. Il s'agit d'une discipline jeune et en plein essor permettant de s'affranchir d'obstacles qui arrêtent les skieurs comme par exemple les barrières rocheuses trop hautes pour être sautées.

L'équipement se compose ainsi : une sellette de parapente, un masque, un casque, une protection dorsale, et une voile de faible dimension (entre 10 m2 et 14 m2). Plus la voile sera réduite, plus le rider aura acquis de la technique.

Pour plus de renseignements, consulter le site de la Fédération française de vol libre : http : //parapente.ffvl.fr/pratique_speed_riding.

SnowkiteHaut de page

Le snowkite est une planche à neige aérotractée par un kite (un cerf-volant). Le kitesurf, une variante, consiste quant à lui à remplacer la planche par un snowboard ou des skis. Il se pratique dans des endroits vierges et dégagés de type champs, plateaux, cols ou vallons, voire même lacs ou mers gelés, et nécessite une bonne condition physique associée à une connaissance technique du maniement de la voile. Le snowkite est apparu pour la première fois au Canada en 1990 où sa pratique est très répandue du fait de la topologie des lieux. Il séduit par la grande liberté qu'il offre en affranchissant le pilote de la nécessité de prendre les remontées mécaniques.

Le matériel d'équipement se résume à celui du snowboarder. N'oubliez pas le port du casque ! La variante en snowkite se situera au niveau de l'aile : une aile de kitesurf marine peut faire l'affaire, mais il est recommandé d'utiliser une aile à caissons terrestre, autonome en décollage et atterrissage, ou une aile à boudins (plus rapide, mais plus lourde car constituée d'une seule "peau" avec armature).

Parapente
Parapente

Le skimbat ou kitewing est une discipline qui se différencie par son aile delta ultra-légère inspirée de celle de la planche à voile. Son avantage réside dans une manipulation ouverte à toutes les surfaces et la proximité de l'aile - que l'on tient dans les mains - permet une pratique sur de petits terrains. Son invention par un finlandais remonte à 1987. La vitesse peut atteindre parfois 90 km/h, permettant l'accomplissement de sauts spectaculaires faisant du skimbat un sport de l'extrême, même si son apprentissage demeure très facile et rapide. Casque et protections aux genoux peuvent ainsi s'avérer très utiles !

HéliskiHaut de page

L'héliski est apparu afin de faciliter l'accès des hauts sommets aux skieurs. Un hélicoptère se charge alors de déposer le skieur en haute montagne afin qu'il bénéficie d'itinéraires hors pistes totalement vierges et sauvages. Accéder aux plus beaux sommets, avoir des caprices d'exotisme, avec des configurations de pentes spéciales, sont désormais choses possibles. Le skieur profite alors d'une poudreuse à l'état pur - inconcevable en station auprès des remontées mécaniques - et peut effectuer des descentes à loisir. L'héliski est le summum du luxe en ski : s'offrir les plus belles descentes d'une manière unique et originale. L'héliski demeure interdit dans les Alpes françaises mais de nombreuses stations effectuent des liaisons avec la Suisse.

Skicross et boardercrossHaut de page

Le skicross est une discipline sportive du ski acrobatique. Son origine doit se regarder du côté du snowboard où le saut fut rapidement introduit. Le boardercross est un parcours d'obstacles comprenant bosses, portes et virages relevés... De nombreuses stations possèdent un espace réservé à cette pratique (zone de snowpark ou boardercross) où skieurs et snowboarders découvrent la liberté et le plaisir du jeu. Le boardercross est une discipline introduite en 2006 aux Jeux Olympiques d'hiver (contre 2010 pour l'introduction du skicross). Le principe du skicross s'apparente à celui du moto cross, avec un parcours composé de différents éléments naturels ou artificiels. Son invention remonte aux années 1990, aux États-Unis, où furent créés les premiers Winter X Games. Il s'agit d'un sport de rapidité et d'agilité parfois très spectaculaire et donnant lieu à de belles courses.

Escalade sur glaceHaut de page

On parle ici d'escalade glacière ou de cascade de glace. Il s'agit d'une activité dérivée de l'escalade. La discipline consiste à grimper le long de murs de glace (couloirs, goulotte de glace, ou cascades gelées) à l'aide de piolets-traction et de crampons à pointe-avant. L'assurage se fait dans la glace elle-même à l'aide de broches à glace. Les précurseurs de cette activité ont commencé à apparaître dans les années 1970. Le grimpeur doit absolument évaluer l'état de la glace avant toute montée. De nombreuses stations proposent de s'initier à ce loisir.

SnowscootHaut de page

Le snowscoot est un sport d'hiver apparu dans les années 1990. Il s'agit d'un sport de descente qui se pratique dans un environnement de ski alpin ou en hors piste, et ce dans toutes les conditions de neige. Le snowscoot se compose d'un cadre et de deux planches similaires à des snowboards mais de longueur et de largeur différentes, ainsi que d'une fourche et d'un guidon. Il peut s'utiliser sur les remontées mécaniques. Spectaculaire et facile, il permet une glisse ludique.

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