Le guide : MARATHONS / SEMI MARATHONS / TRAILS : Les grands noms du marathon

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Les grands noms du marathon

les records du monde du marathon sont actuellement détenus par le Kényan Dennis Kimetto avec le temps de 2 heures 2 min 57 s, établi le 28 septembre 2014 lors du marathon de Berlin, en Allemagne, et par la Britannique Paula Radcliffe, créditée de 2 heures 15 min 25 s le 13 avril 2003 lors du marathon de Londres au Royaume-Uni. Avant d'en arriver là, d'autres champions se sont illustrés...

Cette rubrique a été élaborée avec l'appui du site Marathoninfo qui propose, notamment, un panorama complet des coureurs toutes distances et toutes nationalités confondues. Une véritable mine d'or pour tous les fondus de course à pied qui est également l'une des rares sources à évoquer le marathon dans une perspective historique.

La légende ZátopekHaut de page

Emil Zatopek est né le 19 septembre 1922 à Koprivnice, en Tchécoslovaquie. A l'âge de 16 ans, il quitte la maison pour travailler dans une fabrique de chaussures. Il découvre la course à pied lors d'un cross, ou il finit deuxième. Ne voulant pas rentrer dans des entraînements classiques, il se mit à s'entraîner très durement ce qui forgea sa légende.

Là où les autres militaient pour les deux entraînements hebdomadaires, Zatopek plébiscitait la multiplication des exercices : travaux physiques, sprints et longues distances. Il associa le quantitatif au qualitatif, de l'interval training cher aux allemands à l'entraînement naturel des Suédois. Pour Paul Martin, auteur de " 100 ans de Jeux olympiques ", " l'entraînement de Zatopek est poussé à un tel degré qu'il pourrait couvrir une distance double de celle qu'il vient de parcourir victorieusement ".
Il enchaînait les distances à n'en plus finir. Des séances telles que 40 x 400 m avec 2 minutes de récupération ou 50 x 200 m étaient monnaie courante. Cette préparation lui avait été inspirée par Nurmi. " J'ai entendu que Paavo Nurmi était capable de courir 4 x 400 m dans de très bons temps ", expliquera-t-il plus tard, " je pensais que si je faisais 6 x 400 m, plus que Nurmi, et si je courais une plus courte distance, 100 m, à pleine vitesse en récupérant non pas assis mais en trottant et ceci plusieurs fois de suite, je serais fort en course. (...) Quand j'étais jeune, j'étais très lent. Je pensais que je devais apprendre à courir vite en faisant des 100 m, alors j'ai commencé par faire 20 x 100 m, je revenais lentement, très lentement. Les gens m'ont dit Emil, tu es fou, tu t'entraînes comme un sprinter ! "

A propos de sa méthode d'entraînement, Zatopek disait : " pourquoi devrais-je courir lentement ? Je sais déjà courir lentement. Je veux apprendre à courir vite. Tout le monde m'a dit : " Emil, tu es un imbécile ". Mais quand j'ai gagné mes premiers championnats d'Europe, les gens dirent : " Emil, tu es un génie ! "
Il est un fait que le succès de Zatopek venait de cet entraînement de forcené et à sa force de caractère hors du commun. Zatopek se contentait de ce qu'il avait, il ne cherchait pas forcément la gloire et encore moins l'argent. A l'heure où l'argent envahit le sport avec les effets pervers qui l'accompagnent, il serait bon de se rappeler cette phrase d'Emil Zatopek : " Un coureur doit courir avec des rêves dans son coeur, et non pas de l'argent dans sa poche ".

Emil Zatopek est le seul coureur à avoir remporté le 5 000 m, le 10 000 m et le marathon au cours d'une même édition des Jeux olympiques. De 1948 à 1954, il est resté invaincu sur 10 000 mètres. En 1956, il participe aux Jeux olympiques de Melbourne six semaines seulement après avoir été opéré d'une hernie. Lors du marathon, il est distancé à partir de la mi-course et finit 6e, éloigné du vainqueur Alain Mimoun.

Il meurt le 22 novembre 2000 à Prague.

Alain Mimoun, la fierté françaiseHaut de page

Alain Mimoun est né en 1921. Il débute la course à pied à Bourg-en-Bresse à l'occasion de son service militaire ; il a 19 ans. Mais la guerre va différer le déroulement de sa carrière sportive. Replié en Afrique du Nord avec son régiment de tirailleurs algériens, il prend une licence au Gallia Sports Algérois et commence à cumuler de très nombreuses victoires dans les principales épreuves de la région. Il a déjà 25 ans lorsqu'il est rendu à la vie civile. Une carrière exceptionnelle et incomparable commence malgré une jambe gauche hachée par trois éclats d'obus lors de la bataille de Cassino, en Italie. Licencié en métropole, sous les couleurs du Racing Club de France, il devient en 1947 champion de France du 5 000 m. En 1948, aux Jeux olympiques de Londres, il termine deuxième derrière Zatopek et obtient la même place sur 10 000 m, toujours derrière le champion tchèque.

Il remporte le Cross des Nations en 1949, 1952, 1954 et 1956. Devenant moniteur d'éducation physique dans un lycée parisien, il bénéficie de meilleures conditions pour s'entraîner et sera deuxième du Championnat d'Europe en 1950 sur 5 000 m toujours derrière Zatopek. Aux jeux olympiques d'Helsinki, en 1952, sur 5 000 m et sur 10 000 m les résultats sont identiques : second derrière l'éternel Emile Zatopek, son grand rival et ami mais l'écart entre eux diminue.

Au sujet du 5 000 m d'Helsinki, Mimoun a dit : " Je n'étais pas fâché d'avoir perdu cette course, car si j'avais gagné, je n'aurais pas fait le marathon de Melbourne, et je n'aurais pas été champion olympique ". Mimoun avait caché à tout le monde qu'il désirait faire ce marathon, et lorsqu'il annonce la nouvelle, beaucoup de personnes l'ont raillé : on le dit trop âgé (35 ans à l'époque), qu'il est fini, qu'il n'a jamais fait de marathon et qu'il commence par un marathon olympique, on met aussi en avant son inconscience ou sa prétention. Seul son ami et rival Emil Zatopek le prend au sérieux, lui disant : " je n'ai pas peur de Mihalic, mais les Russes m'inquiètent... Les Russes et toi ! " Aucune phrase ne pouvait faire plus plaisir à Mimoun, lui qui avait toujours subi la loi du Tchèque, finissant à chaque fois dans l'ombre de ce formidable athlète. Aussi, chaque marque d'estime de Zatopek est pour Mimoun une grande fierté, car leur rivalité ne les a pas séparés, bien au contraire, ils sont de grands amis et s'estiment.

Alain Mimoun, qui s'est éteint en juin 2013 à l'âge de 91 ans, a toujours alimenté sa passion pour la course à pied. Les habitants des abords du parc Montsouris à Paris le surprenaient encore à faire un petit footing quelques jours avant sa disparition.

Abebe Bikila, le coureur aux pieds nusHaut de page

Abebe Bikila est né en 1932 à Jato, une ville à 130 km d'Addis-Abeba. Conformément à la tradition, il passa la plupart de son enfance à être berger et à étudier en même temps. En 1952, le jeune Abebe fut engagé pour être garde du corps impérial. En 1954, il se maria. Quatre enfants naquirent de cette union. Abebe Bikila resta garde impérial pendant quelques années avant de se distinguer en tant qu'athlète de qualité. Il eut une " révélation " lorsqu'il regarda les athlètes éthiopiens défiler aux Jeux olympiques de Melbourne. En regardant ces athlètes qui portaient des survêtements avec le nom de son pays " Ethiopie " marqué dans le dos, il décida qu'il serait, lui aussi, un athlète olympique.

En 1956, à l'âge de 24 ans, Abebe Bikila participe aux Championnats nationaux des Forces Armées. Abebe Bikila remporta facilement sa première course majeure. Grâce ces résultats impressionnants, Abebe Bikila se qualifia pour les Jeux olympiques de Rome. Deux mois avant les J.O. de Rome en 1960, Bikila gagna son premier marathon en 2h 39min 50s, un temps qui n'avait rien d'exceptionnel. Un mois plus tard, il en gagna un second en 2h 21min 23s. Le temps, cette fois ci, lui laissait espérer quelques chances aux Jeux olympiques. Onni Niskanen son entraîneur disait " Je n'avais jamais vu un coureur aussi doué naturellement pour l'effort prolongé. C'est tout juste si ses pulsations cardiaques augmentaient en dépit de l'altitude. Il s'agissait d'un cas exceptionnel. Il n'était jamais fatigué et éprouvait même rarement le besoin de boire un verre d'eau après une séance d'entraînement. " Avant le départ pour Rome, il lui avait fait faire un dernier test sur 32 km, Bikila avait réalisé 1h 42min 36s, en extrapolant on obtenait environ 2h15, ce qui représentait le meilleur temps de l'époque réalisé par le Russe Sergei Popov (2h 15min 17s) que Popov avait réalisé sur le parcours Windsor-Chiswick. Bikila s'imposa à Rome en courant pieds nus.

Il parait logique de le mettre favori lors des J.O. de Tokyo, pourtant certains événements ne plaident pas en sa faveur. Ainsi, à la suite d'une sombre affaire politique, une révolte de palais fomentée par le fils du négus, le sergent-major Bikila fut tout d'abord jeté au cachot pendant plusieurs mois. Il y aurait pourri si la clémence impériale, qui lui avait déjà évité la corde, n'avait fini par lui rendre raison. Dans ce lamentable complot, obéissant sans discernement, il n'avait été effectivement qu'un jouet. Ensuite trente-cinq jours avant le départ du marathon, il fut opéré d'une appendicite, et resta dix jours sans entraînement sans compter bien sûr les séquelles qu'il reste toujours d'une opération.

Quoi qu'il en soit, Bikila a beaucoup changé entre les deux marathons olympiques. Il a d'abord appris à lire et à écrire, et il court maintenant avec des chaussures aux pieds et soigne son look. Suite aux voyages qu'il a faits à l'étranger, il a pu en effet apprécier les tenues portées par les stars de l'athlétisme. Ces événements et ces changements vont-ils lui faire perdre pour autant son titre ? Bikila va vite montrer sa supériorité et franchir la ligne d'arrivée en 2h 12min 11s, surclassant ses adversaires. Abebe Bikila s'entraîna dur pour les Jeux olympiques de Mexico en 1968. Malheureusement, il dut abandonner après 15 km de course à cause d'une fracture à la jambe. Son compatriote, Mamo Wolde, remporta la course. Abebe Bikila a participé à plus de 26 marathons majeurs durant sa carrière athlétique. Il est mort le 25 octobre 1973 à Addis-Abeba à l'âge de 41 ans.

Frank Shorter : le vainqueur des sanglants Jeux Olympiques de MunichHaut de page

Frank Shorter est un coureur américain né le 31 octobre 1947 et vainqueur au marathon lors des Jeux olympiques de 1972. Né à Munich, Allemagne, où son père est militaire, Frank Shorter est diplômé de Mount Hermon School et de Yale. Sa première victoire en 1969 est un titre universitaire sur 10 000 m. Ensuite il gagne le titre national en 1970 au 5 000 m et au 10 000 m. Il obtient aussi le titre au 10 000 m en 1971, 1974, 1975 et 1977. Shorter gagne le championnat national de cross-country quatre fois (1970-1973). Il est champion militaire des USA au 10 000 m et du marathon en 1972 et 1976. Il gagne aussi deux fois le 10 000 m et le marathon en 1971 aux Jeux Panaméricains. Il est aussi quatre fois vainqueur du prestigieux marathon de Fukuoka (1971-1974). Mais sa plus grande victoire est la médaille d'or au marathon olympique de 1972. La même année, il termine 5e du 10 000 m olympique. Shorter obtient par la suite le grade de docteur en droit en 1975 à l'université de Floride. Il termine deuxième au marathon des Jeux Olympiques d'été de 1976 derrière le surprenant vainqueur : Waldemar Cierpinski, Allemand de l'est.

Frank Shorter décide de se retirer de la compétition athlétique en 1977, il crée sa propre société et travaille aussi comme commentateur sportif à la télévision. Il est très engagé contre le dopage. Il est ensuite champion du monde de biathlon en 1989.

Les J.O. de Munich devaient être ceux de la paix, pourtant un événement terrible va venir les endeuiller ; en effet le matin du 5 septembre, huit terroristes palestiniens s'introduisirent dans le village olympique, tuèrent deux membres de l'équipe israélienne, et en prirent neuf en otage. Au cours de la lutte qui s'ensuivit, les neuf otages furent assassinés ainsi que cinq des terroristes et un policier. Les Jeux olympiques furent suspendus, et un hommage à la mémoire des disparus eut lieu dans le stade olympique. Par défi devant le terrorisme, le comité international olympique ordonna la poursuite des compétitions après une pause de 34 heures. Le marathon n'avait pas encore eu lieu mais les Jeux devaient continuer, et le départ du marathon fut donné. Shorter en sortit vainqueur, devenant ainsi un symbole contre la violence et le terrorisme.

Joan Benoit, première championne olympique de la disciplineHaut de page

Nous sommes en 1984, jusqu'à cette date, les femmes n'avaient pas d'épreuves de fond supérieures au 1 500 mètres. Il y avait pourtant longtemps que les femmes s'étaient mêlées de courir le marathon, avec en 1926 la Britannique Violet Piercy, chronométrée en 3h 40min 22s. Mais les règlements de l'athlétisme les obligeaient alors à courir dans la clandestinité ; l'événement le plus célèbre s'était déroulé en 1967 à Boston où l'américaine Kathie Switzer avait été découverte dans le peloton après 3 km de course. Immédiatement, John Semple s'était mis en devoir de l'expulser, en sa qualité de bénévole, mais il avait été à son tour éjecté à grands coups d'épaule par le fiancé de l'intruse, sous les applaudissements du peloton et l'objectif d'un photographe. Ce qui fit beaucoup pour la cause des femmes, de même que les écrits du médecin allemand Ernst van Aaken qui avait balayé toutes les objections contre l'endurance dans le sport féminin. Sous la pression du mouvement féministe américain et les résultats de marathoniennes américaines, anglaises, françaises, japonaises ou tchèques, la fédération internationale d'athlétisme avait en 1981 ouvert le 5 000 m et le 10 000 m pour les femmes. Puis en 1982 le marathon fut ouvert aux femmes pour les championnats d'Europe. Los Angeles est la suite logique de ce mouvement.

La première championne olympique de l'histoire franchit la ligne en 2h 24min 52s : il s'agissait de l'américaine Joan Benoît qui battait d'un tour de piste la favorite Grete Waits la norvégienne. Avant cela, le 18 avril 1983, Joan Benoit s'imposa au marathon de Boston en 2h 22min 43s. Elle détenait toujours le record du monde lorsqu'eut lieu le premier marathon olympique féminin le 5 août 1984. Joan Benoit se qualifia pour les Jeux olympiques en remportant les épreuves de qualification aux Etats-Unis, dix-sept jours seulement après avoir subi une arthroscopie du genou.
Elle remporta ensuite, le marathon de Boston en 2h 35min 15s. Elle déclara après la course : " J'avais décidé de faire ma propre course sans m'occuper de mes adversaires. Dans ce genre d'épreuve, il faut trouver sa propre cadence. Si vous courez en peloton, à moins d'en prendre résolument la tête et de faire le travail, vous avez souvent des changements de rythme et, dans un marathon, cela ne pardonne pas. Mieux vaut se dégager, courir à train régulier, ça paie toujours ".

Haile Gebreselassie : le dernier géantHaut de page

Haile Gebreselassie est un coureur éthiopien né à Assella le 18 avril 1973. Véritable icône du marathon autant pour ses performances que pour sa disponibilité, il a remporté deux médailles d'or au Jeux olympiques et huit Championnats du monde d'Athlétisme sur les distances de 1 500 m au 10 000 m. Il participe à son premier marathon à 16 ans et termine la course en 2h42.

Gebreselassie fait ses débuts comme marathonien lors du marathon de Londres en 2002. Il est l'un des trois coureurs en tête de la course, avec l'Américain Khalid Khannouchi, triple vainqueur du marathon de Chicago et détenteur du record du monde de la spécialité, et son ancien adversaire des pistes, le Kenyan Paul Tergat, deuxième de ses premiers marathons disputés l'année précédente, à Londres et à Chicago. L'Ethiopien, qui souffre de crampes pour avoir négligé des ravitaillements, ne peut répondre à l'accélération de l'Américain. Tergat essaye pour sa part de revenir sur le leader mais doit de nouveau se contenter d'une seconde place. Khannouchi bat son record de quatre secondes. Gebreselassie réalise 2h 6min 35s et termine à la troisième place.

En 2005, il établit la meilleure performance mondiale sur la distance lors de la 30e édition du marathon de Rotterdam.

Entre septembre 2007 et septembre 2011, il détient le record du marathon qu'il porte à 2h 3min 59s établi à Berlin en 2008. Il est également victorieux aux marathons d'Amsterdam, de Fukuoka et deux fois au marathon de Dubaï.

Après avoir passé une large partie de sa carrière à faire de la compétition sur diverses distances aux côtés des plus grands coureurs du monde, le 7 novembre 2010, Haïle Gebreselassie annonce mettre un terme à sa carrière sportive après avoir été contraint sur blessure à l'abandon lors du marathon de New York. " Je me retire. Il est temps de prendre du recul et de laisser leur chance aux jeunes " déclare l'Ethiopien après la course. Mais quelques jours après, il revient sur sa décision. En avril 2011, Haile Gebreselassie fait un retour remarqué à la compétition lors du semi-marathon de Vienne en s'imposant avec le meilleur temps jamais réalisé dans la capitale autrichienne en 1h 0min 18s. Le 25 septembre 2011, son record du marathon tombe à Berlin, battu de 21 secondes par le Kényan Patrick Makau. Toujours en septembre 2011, il reçoit le prix Prince des Asturies des sports.

Après bien des hésitations, il renonce au marathon olympique de Londres en 2012, où l'Ougandais Kiprotich crée la surprise. Haïle Gebreselassie a dit aurevoir au haut niveau à Manchester en 2015.

Le palmarès et les performances font de Haïle Gebreselassie l'un des plus grands coureurs de tous les temps.

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