Le guide : FRANCE BIO : Le bio en 20 mots clés

Le bio en 20 mots clés

Agriculture biologiqueHaut de page

Mode de production qui repose sur des pratiques culturales et d'élevage respectueuses des équilibres naturels, l'agriculture biologique exclut l'usage de produits chimiques de synthèse et d'OGM et limite l'emploi d'intrants (produits apportés aux terres et aux cultures). L'obtention de labels est soumise au contrôle d'organismes certificateurs accrédités (Qualité France, Ecocert...).

Agriculture biodynamiqueHaut de page

C'est en 1924 que Rudolf Steiner, fondateur de l'anthroposophie, a posé les fondements de l'agriculture biodynamique. Cette dernière développe une approche particulière du vivant, en privilégiant la santé du sol et des plantes pour procurer une alimentation saine aux animaux et aux hommes, et en prenant en compte les influences de la lune, du soleil, des planètes... La ferme, considérée comme un " organisme agricole ", doit avoir la plus grande autonomie de production possible.

Agriculture raisonnéeHaut de page

L'agriculture raisonnée (traduction du concept anglo-saxon " Integrated Farming ", qui signifie " agriculture intégrée ") est le fruit de démarches globales de gestion d'une exploitation qui visent à renforcer les effets positifs des pratiques agricoles sur l'environnement et à en réduire les effets négatifs, sans menacer la rentabilité économique des exploitations. La principale différence avec l'agriculture biologique est que l'agriculture raisonnée n'interdit pas l'utilisation de produits chimiques de synthèse. Connaissance de l'environnement de l'exploitation ; santé et sécurité au travail ; contribution de l'exploitation à la protection des paysages et à la diversité biologique ; fertilisation minérale et organique ; mise en oeuvre de pratiques culturales permettant la préservation des sols et limitant les risques de pollution ; santé, bien-être et alimentation des animaux sont quelques-unes des 103 exigences qui composent le référentiel.

AnthroposophieHaut de page

Doctrine élaborée par le philosophe autrichien Rudolf Steiner, l'anthroposophie (du grec anthropos, l'homme, et sophia, sagesse) est conçue comme " une science de l'esprit ". Steiner considère l'anthroposophie comme une forme plus large de la connaissance scientifique, qui mène du " spirituel en l'homme jusqu'au spirituel dans l'univers ". Son hypothèse est que " derrière le monde visible existe un monde invisible qui est tout d'abord caché aux sens, ainsi qu'à la pensée liée à ces sens " et " qu'il est possible à l'homme de pénétrer dans ce monde caché s'il développe certaines facultés qui sommeillent en lui ". Tout un chacun peut donc acquérir les facultés lui permettant d'accéder aux mondes supérieurs. Ces principes sont notamment appliqués dans l'agriculture biodynamique et la médecine anthroposophique.

Bilan carboneHaut de page

Méthode de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre mise en place par l'ADEME, le diagnostic Bilan Carbone permet de mesurer les émissions directes ou indirectes de gaz à effet de serre des entreprises, administrations et collectivités (il s'applique également aux territoires).

BiodégradabilitéHaut de page

La biodégradabilité est la capacité intrinsèque d'un matériau à être dégradé par une attaque de micro-organismes, qui simplifie progressivement sa structure et finalement le convertit en eau, CO2 et/ou CH4 et éventuellement en sous-produits (résidus, nouvelle biomasse) non toxiques pour l'environnement.

BiodiversitéHaut de page

La biodiversité est la variété de toutes les formes du vivant, à ses différents niveaux d'organisation : écosystèmes, espèces, gènes. On parle aussi de diversité biologique. Le maintien de la biodiversité est l'une des composantes essentielles du développement durable.

Commerce équitableHaut de page

Le concept de commerce équitable a été défini en 2011. Partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, il a pour objectif de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial, en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, en particulier dans les pays du Sud. Il repose notamment sur la création d'opportunités pour les producteurs économiquement en situation en désavantage ; la transparence et la crédibilité ; le paiement d'un prix juste ; l'égalité entre les sexes ; le respect de la Convention des Nations-Unies relative aux droits des enfants ; la promotion de bonnes pratiques environnementales...

Consommation responsableHaut de page

En consommant responsable, le consommateur devient " consom'acteur " : son acte d'achat prend une dimension éthique. L'éco-consommateur ne consomme que si c'est nécessaire, et mesure les conséquences environnementales et sociales de ses achats. Cela passe par une lecture attentive des étiquettes, la consommation de produits issus du commerce équitable, une bonne information...

Cosmétique biologiqueHaut de page

Les cosmétiques bio contiennent un maximum d'ingrédients d'origine naturelle issus de l'agriculture biologique, transformés au moyen de procédés autorisés par les cahiers des charges des différents organismes de certification. Le recours aux silicones, aux parfums, colorants et pigments de synthèse est interdit, de même que les conservateurs trop puissants, les matières premières non renouvelables (comme les huiles minérales), ainsi que les ingrédients obtenus par des procédés de fabrication non respectueux de l'environnement. Les produits ne sont pas testés sur les animaux mais sur des personnes volontaires. Différents labels (aux échelles nationale et européenne) certifient le caractère écologique des cosmétiques bio et garantissent la traçabilité des ingrédients, des processus de fabrication et des produits finis.

Cycle de vieHaut de page

Le cycle de vie désigne l'ensemble des étapes que traverse un produit, depuis l'extraction des matières premières jusqu'au traitement en fin de vie (élimination ou recyclage). Les écolabels prennent en compte l'ensemble du cycle de vie du produit.

Développement durableHaut de page

C'est en 1980 qu'est né le concept de développement durable, proposé par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). En 1987, Gro Harlem Brundtland, Premier ministre en Norvège et présidente de la Commission Mondiale sur l'Environnement et le Développement, a défini le développement durable (Sustainable Development) comme : " un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ". Après la conférence de Rio (1992), la plupart des Etats se sont engagés à élaborer une stratégie nationale de développement durable. Le développement durable concilie économie, écologie et social, pour un développement économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement tolérable.

ÉcoconceptionHaut de page

Démarche préventive, l'écoconception prend en compte les impacts environnementaux induits par la conception et le développement d'un produit et intègre les aspects environnementaux tout au long de son cycle de vie. L'objectif est d'améliorer la qualité écologique du produit tout en conservant sa qualité d'usage.

Éco-responsabilitéHaut de page

L'écoresponsabilité intègre les aspects environnementaux et sociaux dans la gestion du patrimoine et le fonctionnement des administrations publiques. Les collectivités s'inscrivent ainsi dans une démarche d'exemplarité, en privilégiant les éco-produits ; en favorisant la réduction de leur consommation d'eau, d'énergie et de papier ; en améliorant la gestion de leur patrimoine bâti et non bâti, ainsi que leurs déplacements, et en sensibilisant leur personnel aux problématiques du développement durable.

ÉcolabelHaut de page

Reconnaissance officielle de la qualité écologique d'un produit, les écolabels, mis en place sous l'impulsion des pouvoirs publics, sont délivrés par des organismes certificateurs. L'écolabel peut être national (" NF-Environnement " en France, " Ange bleu ", " Blauer Engel ", en Allemagne) ou supranational (Ecolabel européen). NF-Environnement, propriété d'AFNOR Certification, garantit la " qualité du produit " et ses " performances environnementales ".

ÉcosystèmeHaut de page

Un écosystème est une communauté, à une échelle donnée, d'animaux et de végétaux en interaction entre eux et avec l'environnement dans lequel ils vivent.

Empreinte écologiqueHaut de page

L'empreinte écologique mesure la pression qu'exerce l'homme sur la nature, et évalue la surface productive nécessaire à une population pour répondre à sa consommation de ressources et à ses besoins d'absorption de déchets.

Mode éthique et bioHaut de page

La mode dite éthique s'inspire du modèle du commerce équitable : les créateurs cherchent à diminuer leur empreinte écologique en privilégiant les matières écologiques, biologiques ou recyclées, et en veillant à optimiser leurs process de production (notamment en faisant le choix d'une logistique responsable). Les aspects sociaux reprennent les principes du commerce équitable : respect des droits des travailleurs, salaire décent, interdiction du travail des enfants...

Les OGM (organismes génétiquement modifiés) sont des organismes vivants dont le patrimoine génétique a été modifié par l'homme (et non par multiplication ou recombinaison naturelle) afin de leur conférer de nouvelles propriétés. Ils peuvent être utilisés dans de nombreux secteurs : médecine, industrie, agriculture... Si l'agriculture biologique française milite pour une absence totale d'OGM dans les produits certifiés, le label bio européen autorise la présence (fortuite) d'OGM dans la limite de 0,9 %. Le seuil de détection des OGM est fixé à 0,01 %.

Le terme parabène (paraben en anglais) désigne un ensemble de molécules qui sont des esters de l'acide parahydroxybenzoïque, des conservateurs qui permettent de stabiliser les formules et d'éviter ainsi le développement des bactéries et autres champignons. Parmi les parabènes les plus couramment utilisés, on rencontre le méthylparabène (E218), l'éthylparabène (E214), le propylparabène (E216) ou le butylparabène. Sujets à polémique, tout comme le phénoxyéthanol (EGPhE), les parabènes tendent à être remplacés par des conservateurs naturels ou des formules favorisant une bonne conservation naturelle.

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