Le guide : FRANCE BIO : L’agriculture biologique

L’agriculture biologique

L'agriculture biologique en chiffres

Pour mesurer l'évolution de la part d'agriculture biologique en France en 2017, voici quelques repères essentiels :

32 264 exploitations engagées en bio, soit +32 % entre 2013 et 2016.

14 840 transformateurs, distributeurs, importateurs engagés en bio.

1,5 million d'hectares en agriculture biologique soit +50 % entre 2013 et 2016. Cela représente 5,7 % de la surface agricole utile française. C'est la 3e surface de l'Union européenne.

71 % des produits bio consommés proviennent de France.

7 milliard d'euros de consommation de produits bio, soit +21 % en 2016.

L'agriculture bio représente en France :

33 % des cultures de légumes secs.

17 % des cultures de fruits.

18 % des cultures de plantes à parfum aromatique et médicinales.

9% des vignes.

L'agriculture biologique, c'est le passé... et l'avenir ! Il est temps d'opérer un retour aux sources salutaire pour préserver la planète et nous alimenter sainement. Ce n'est pas juste une tendance ou une lubie mais bien un mode de production qui représente des avantages économiques et écologiques. Le but est de revenir aux pratiques ancestrales, de cultiver et d'élever dans le respect de la nature et de l'environnement afin d'obtenir une agriculture raisonnable et raisonnée. La réglementation en vigueur pour obtenir le label est très stricte et interdit rigoureusement le recours aux produits chimiques, aux organismes génétiquement modifiés (OGM) et limite considérablement l'utilisation d'intrants. La finalité est de développer une agriculture durable qui respecte le rythme des saisons jusque dans nos assiettes sans maltraiter l'équilibre naturel. De plus en plus d'agriculteurs ou de personnes reconverties dans l'agriculture depuis l'augmentation considérable du marché des aliments bio, sont passés à une agriculture pérenne et raisonnée. Pour ne pas se tromper, deux symboles officiels garantissent un produit respectueux de l'environnement et du bien-être animal, le logo français AB et le logo européen en forme de feuille. Ouvrez l'oeil et consommez intelligent !

Les originesHaut de page

En France, il existe six signes distinctifs apposés sur les produits de consommation concernant la qualité et l'origine. Seuls ces labels officiels sont garantis par l'Etat et contrôlés à ce titre. Pour sélectionner ses produits en fonction de ces signes, encore faut-il les connaître. L'appellation d'origine protégée (AOP), l'appellation d'origine contrôlée (AOC) et l'indication géographique protégée (IGP) désignent un produit dont toutes les étapes d'élaboration sont mises en place selon un savoir-faire particulier reconnu dans un terroir. Le Label rouge démarque un produit de qualité supérieure par rapport à d'autres produits identiques. La spécialité traditionnelle garantie (STG) protège une recette traditionnelle. Enfin, l'agriculture biologique (AB), vous assure que le mode de production du produit respecte l'environnement, le bien-être animal et promeuve la biodiversité. Qu'il s'agisse d'un produit français ou importé, les exigences sont les mêmes dans toute l'Europe et chaque produit est soumis aux mêmes exigences dictées par le CE 834/2007. Originellement en France, l'agriculture biologique a été reconnue par les pouvoirs publics depuis la loi d'orientation agricole de 1980. Elle a fait l'objet de cahiers des charges nationaux avant d'être régie à l'échelle européenne par le règlement CEE n°2091/92 du Conseil du 24 juin 1991. A compter du 1er janvier 2009, c'est le règlement européen 834/2007 du Conseil du 28 juin 2007 qui s'applique. Il reprend les grands principes de l'agriculture biologique et couvre également l'étiquetage, le transport et la commercialisation des produits biologiques. Le logo européen est désormais obligatoire pour les produits contenant au moins 95 % d'ingrédients bio, et l'origine géographique du produit doit impérativement figurer aux côtés du logo. Un avenant à ce règlement, le CCF, établit les règles liées à des productions spécifiquement françaises, telles que le lapin ou les escargots. Un futur règlement, actuellement en préparation, devrait prendre préséance début 2021.

HistoireHaut de page

L'agriculture biologique naît au début du XXe siècle dans l'Est et le Nord de l'Europe à l'initiative d'agronomes, de médecins, d'agriculteurs et de consommateurs. La naissance de ce nouveau mode de pensée serait dû à plusieurs facteurs parmi lesquels la parenté effrayante entre les engrais issus de l'industrie chimique et les armes chimiques utilisées dès la Première Guerre mondiale. Leurs effets sur l'environnement et la santé ont fait s'alarmer de nombreux scientifiques. Aussi l'avènement de l'agrochimie, autrement dit le développement de l'industrie chimique à destination du monde agricole, des engrais et pesticides chimiques ont suscité des réactions. L'une d'entre elle fut la mise en oeuvre d'un mode de production agricole alternatif, respectant des principes éthiques et écologiques, que l'on appelle aujourd'hui le "bio".

Les fondateursHaut de page

Dans les années 1920, en Autriche, Rudolph Steiner définit les principes de l'agriculture biodynamique (Demeter), basée sur la prise en compte des forces telluriques et cosmiques dans les pratiques agricoles ainsi que sur le compostage. De leur côté, les Suisses Hans et Maria Müller et l'Autrichien Hans Peter Rusch prônent l'autonomie des producteurs, le respect de la terre et la mise en place de filières les plus courtes possibles. En Angleterre, l'agronome Albert Howard recommande la fertilisation des sols par l'humus et l'utilisation d'engrais et amendements issus de substances renouvelables et compostées. Ces théoriciens critiquent l'abandon d'une vision holistique de la nature et des pratiques traditionnelles ; la dégradation des liens sociaux et des libertés paysannes qu'ils relient au développement des grands groupes agro-industriels ; l'autorité d'une science agronomique déconnectée des réalités du terrain ; la prédominance des intérêts financiers et commerciaux dans la conception des exploitations agricoles rendant les agriculteurs dépendants de l'industrie chimique...

HistoriqueHaut de page

Après s'être développée en Autriche, en Allemagne, en Suisse et en Angleterre dès les années 1920, l'agriculture biologique apparaît en France au début des années 1950. Equivalent de l'expression " organic farming ", l'expression " agriculture biologique " commence à être utilisée à cette période pour différencier cette agriculture de l'agriculture dite " conventionnelle ", recourant aux intrants chimiques et aux pesticides phytosanitaires, polluants pour la santé et l'environnement. Les premières mises en garde contre les conséquences sur la santé et l'environnement de l'agriculture intensive et des pesticides sont formulées au début des années 1960. En France, le Groupement d'Agriculture biologique de l'Ouest (GABO) est créé en 1958. Il deviendra l'AFAB (association française d'agriculture biologique) en 1961. Un courant affranchi de toute attache commerciale se développe en son sein : l'association Nature et Progrès, créée en 1964, qui se veut ouverte à toutes les méthodes d'agriculture biologique. Avec 1968 s'amorce le rejet de la société de consommation et de l'économie productiviste par les mouvements contestataires. Après les crises pétrolières, on aspire à une autre qualité de vie, on commence à prendre en compte la nécessité de respecter l'environnement. L'agriculture productiviste est vivement critiquée pour sa consommation d'énergie fossile et son caractère polluant. Le premier Congrès de l'Agriculture biologique se tient en 1969 à Bordeaux. Un projet de cahier des charges est établi : on pose les bases écrites d'une agriculture dite " biologique ". En 1972, Nature et Progrès présente le premier cahier des charges bio français et impulse la création de la fédération internationale des mouvements d'agriculture biologique (IFOAM) la même année, chargée de gérer la coordination des organisations du secteur. Son cahier des charges fixe les normes minimales que doivent respecter toutes les organisations adhérentes, et servira de référence au niveau mondial. Le mouvement bio français se divise en plus d'une dizaine d'organisations dotées chacune d'un cahier des charges spécifique. La FNAB (fédération nationale d'agriculture biologique des régions de France) est créée en 1978 par des agriculteurs biologiques, afin de rassembler les producteurs biologiques au niveau géographique au travers des GAB et GRAB, et de fédérer l'ensemble de la production. Elle a pour objet " l'étude et la défense des intérêts économiques, matériels, juridiques et moraux de la profession d'agrobiologiste dont elle assure la représentation nationale et internationale ". En 1979, l'agriculture biologique est évoquée au Sénat via un projet de loi sur les matières fertilisantes. La loi d'orientation agricole du 4 juillet 1980 reconnaît la bio sans la citer explicitement. Un décret du 10 mars 1981 définit le cadre des cahiers des charges (production et contrôle) et met en place une commission nationale d'homologation. En 1991, la FNAB est reconnue par le ministère de l'Agriculture comme une organisation professionnelle à vocation syndicale. À partir de 1995, elle s'emploie à faire sortir la bio de sa marginalité et à la développer. L'organisme de certification Ecocert, spécialisé en agriculture biologique, est créé la même année. En 1998, le ministère de l'Agriculture et de la Pêche lance le premier plan pluriannuel de développement de l'agriculture biologique (PPDAB). En 2007, le Grenelle de l'Environnement réunit pour la première fois l'Etat et les représentants de la société civile afin de définir une feuille de route en faveur de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables, à l'origine des " lois Grenelle " : la loi dite Grenelle I (qui propose, à travers 57 articles, des mesures touchant les secteurs de l'énergie et du bâtiment, des transports, de la biodiversité et des milieux naturels, de la gouvernance et enfin des risques pour l'environnement et la santé), la loi sur la responsabilité environnementale, la loi OGM, la loi d'organisation et de régulation des transports ferroviaires, et la loi dite Grenelle II (248 articles déclinant des mesures concernant les bâtiments et l'urbanisme, les transports, l'énergie, la biodiversité, les risques, la santé, les déchets et la gouvernance). Créé en 2008, le fonds Avenir bio s'est inscrit depuis 2012 dans le cadre du plan de développement de l'agriculture et de l'alimentation biologiques. Il soutient des entreprises et des producteurs s'engageant pour un développement harmonieux de l'offre et de la demande de produits issus de l'agriculture biologique en France, afin de satisfaire les attentes des consommateurs et des collectivités publiques.

En mai 2013, le ministre de l'Agriculture a lancé le programme " Ambition bio 2017 " afin de donner une nouvelle dynamique au développement de la filière bio en doublant les surfaces dédiées et en augmentant notablement la consommation française de produits issus de l'agriculture biologique. Le nombre d'exploitations en agriculture biologique est passé de 1 million d'hectares en 2012 à 1,5 million d'hectares en 2015, soit une progression de 50 %. Le programme " Ambition Bio " a donc été renouvelé avec un objectif de 10 % des surfaces agricoles passées en agriculture biologique d'ici à 2021.

Les grands principesHaut de page

Le mode de production biologique repose notamment sur :

L'interdiction d'utiliser des produits chimiques de synthèse, des OGM et des produits obtenus à partir d'OGM et la limitation des intrants

Le respect du rythme des saisons et des cycles de vie des plantes

Le respect du bien-être animal dans les conditions d'élevage

Le recyclage de matières organiques

La rotation des cultures et le respect des sols pour un système agricole durable

La lutte pour le maintien de la biodiversité végétale comme animale

Les Jardins de Cocagne

On peut choisir, en tant que consommateur, de manger bio en se pourvoyant dans des enseignes de produits bio, on peut choisir, en tant qu'agriculteur, de s'engager dans une production biologique, on peut, en tant que propriétaire ou locataire d'un lopin de terre, cultiver son potager et son verger bio. Quant aux Jardins de Cocagne, ils allient une production bio respectueuse de l'environnement et de notre santé, à un projet social d'insertion. Un double enjeu à saluer. Les Jardins de Cocagne sont des jardins maraîchers biologiques à vocation d'insertion sociale et professionnelle. A travers la production et la distribution de légumes biologiques, sous forme de paniers hebdomadaires fournis à des adhérents-consommateurs, ces Jardins permettent à des adultes cabossés par la vie de retrouver un emploi et de (re) construire un projet personnel. Le réseau regroupe aujourd'hui 106 jardins en activité, 4 000 jardiniers, 20 000 adhérents, 750 encadrants et 1 200 bénévoles pour une production totale de 19 900 paniers hebdomadaires. Ce réseau s'est inspiré d'un modèle suisse, auquel a été ajouté un volet social. Le premier Jardin de Cocagne a démarré en 1991, porté par l'association Julienne Javel à Chalezeule, dans le Doubs. A l'époque, l'association souhaite diversifier ses activités d'insertion en étendant son offre de remise au travail pour publics en difficulté, au moyen de jardins collectifs. Le constat était que dans les années 1980, peu de réponses étaient apportées à l'exclusion qui touchait les personnes ayant une culture rurale et agricole. Ainsi démarre le premier Jardin de Cocagne, à l'initiative de Jean-Guy Henckel. Rapidement, le principe suscite l'intérêt de nombreuses personnes dans toute la France. Pour faire face à des demandes de plus en plus importantes de particuliers, d'associations, de collectivités, qui souhaitent monter le même type de projet, une stratégie d'essaimage est mise en place et portée par l'association Julienne Javel, à partir de 1994. De 1996 à 1999, le nombre de jardins passe de 20 à 50. En 1999, les Jardins de Cocagne décident de se doter d'une structure d'envergure nationale pour répondre à ce besoin de développement du concept et d'animation et de coordination de leurs actions : le réseau Cocagne (www.reseaucocagne.asso.fr) est créé en juillet 1999.

Culture et élevageHaut de page

Semences et plants doivent être issus de l'agriculture biologique, sauf dérogations exceptionnelles, et non issus d'OGM. La fertilité du sol doit être entretenue ou augmentée par des rotations pluriannuelles ; la culture d'engrais verts et de légumineuses ; le recyclage et le compostage de matières organiques ; l'apport de matières organiques provenant de l'exploitation elle-même ou d'exploitations voisines en agriculture biologique.

ÉlevageHaut de page

L'élevage en agriculture biologique établit des normes très strictes en ce qui concerne le bien-être des animaux, qui devient une priorité absolue. En bio, l'élevage hors sol est interdit et tous les animaux doivent avoir accès à une zone extérieure. Il est notamment précisé que les ruminants doivent pâturer dès que les conditions climatiques le permettent. Chaque animal doit disposer d'un espace aéré, lumineux et d'une surface minimum afin qu'il puisse se déplacer librement. Une faible densité d'animaux à l'hectare doit être respectée. Les traitements hormonaux ainsi que le clonage et toute manipulation génétique sont strictement interdits. En ce qui concerne l'alimentation, elle aussi doit être issue de l'agriculture biologique : gavage interdit, jeunes mammifères nourris au lait naturel et de préférence maternel et utilisation maximale des pâturages avec un complément si besoin d'autres fourrages en provenance de l'exploitation. Les races des animaux, qui doivent être nés sur l'exploitation ou provenir d'une exploitation en agriculture biologique, sont de préférence indigènes ou locales. La santé des animaux est axée sur la prévention avec un élevage qui privilégie le bien-être et qui stimule les défenses naturelles. En cas de maladie, les animaux sont traités en priorité avec des remèdes naturels ou homéopathiques. Les médicaments vétérinaires sont toutefois autorisés mais dans un cadre très strict et à titre exclusivement curatif. A noter également que tout membre du personnel accompagnant les animaux en agriculture biologique doit avoir acquis des compétences très spécifiques. Les contrôles ont lieu régulièrement pour s'assurer du respect des règles.

Du foin bio dont on nourrit les pur-sangs arabes

Le foin de la Crau, plaine du soleil, près d'Arles dans le sud-est de la France, est réputé de longue date pour ses qualités nutritives. Ici pâturent les troupeaux de brebis avant de partir en alpage, engraissant la terre qui donnera du foin, que l'on pourra couper trois fois. En 1997, ce foin fut le premier au monde à bénéficier d'une AOC. Elles sont quelques exploitations à produire ce foin dont la première coupe est dédiée aux chevaux de course des Émirats arabes. Une aberration écologique, mais un revenu important pour ces paysans de Crau engagés, pour la plupart, dans des productions biologiques de foin, mais aussi de céréales pour nourrir les animaux d'élevage dont on fera de la viande biologique. Les filières se renforcent les unes les autres, même si certains dénoncent le fait qu'un foin bio qui voyage pour rejoindre des élevages dans le nord de la France... Ce n'est pas vraiment une démarche écolo ! Il n'en reste pas moins qu'élever le foin à un tel niveau de reconnaissance mérite bien un petit clin d'oeil...

TransformationHaut de page

Le processus de transformation doit utiliser des ingrédients biologiques, privilégier un emploi restreint d'additifs et d'auxiliaires de fabrication, et le recours à des procédés respectueux de l'environnement et non polluants. Au moins 95 % des ingrédients d'origine agricole (en dehors de l'eau, du sel et des additifs) d'un produit vendu comme biologique doivent être bio. Les 5 % restants doivent figurer dans la liste des ingrédients non bio autorisés à l'annexe XI du règlement (CE) n°889/2008 en tant qu'ingrédients non disponibles en bio. Les arômes doivent être naturels, seuls certains additifs et auxiliaires sont autorisés et figurent dans une liste positive. OGM et dérivés d'OGM sont interdits, tout comme les traitements ionisants.

Une filière contrôléeHaut de page

L'agriculture biologique est structurée en filières végétales et animales. Les filières végétales comprennent les fruits et légumes, les grandes cultures (céréales, oléagineux, protéagineux), les exploitations viticoles, les plantes à parfum, aromatiques et médicinales. Les filières animales comprennent les exploitations laitières, de viande (bovine, ovine et porcine), avicoles, apicoles et aquacoles. Chaque filière fait intervenir de nombreux acteurs : producteurs, préparateurs, importateurs, distributeurs voient leurs pratiques régulièrement contrôlées par des organismes agréés de façon aléatoire et approfondie. Chaque étape, des matières premières jusqu'au produit fini, a subi un contrôle, afin d'offrir aux consommateurs des garanties. Le nom ou le code de l'organisme certificateur figure obligatoirement sur tous les produits issus de l'agriculture biologique.

Labels et logosHaut de page

Un label sert à informer le consommateur que le produit concerné respecte des critères définis par un cahier des charges. Pour le bio, il s'agit de ne contenir aucun élément chimique ou génétiquement modifié. La culture ou la fabrication doivent être naturelles. Le label peut également certifier une qualité ou une origine. C'est en général une récompense pour un produit jugé respectueux de son environnement. Son identification passe par un logo sur l'emballage ou sur l'étiquette, qui avise le public. Mais la procédure n'est pas si simple : à travers ce guide vous trouverez plusieurs indications concernant les différents labels pour vous éclairer dans vos choix.

SICABA et Cœur de Terroir : la viande les yeux fermés

Tous les amateurs de bio ne sont pas tous végétariens. Loin s'en faut ! Alors, les magasins bio et les bonnes boucheries de quartier mettent en rayon des produits carnés de qualité. Ils sont nombreux, à travers toute la France, à se fournir dans l'Allier chez la SICABA, Société d'Intérêt Collectif Agricole de Bourbon-l'Archambault, vénérable coopérative d'éleveurs fondée en 1963. Cette maison réputée distribue depuis 1974 les deux Labels rouges emblématiques du pays : l'agneau fermier du Bourbonnais et le charolais du Bourbonnais. SICABA est devenu, en 1992, le premier distributeur de viande estampillée bio à être certifié par Qualité France. En 2011, 38 % de sa production était issue de l'agriculture biologique. Forte de son savoir-faire, la SICABA lance en 2012 l'appellation Coeur de Terroir. La viande Coeur de terroir est non seulement issue de l'agriculture biologique, mais garantit aussi une origine géographique (Allier et départements limitrophes), une sélection de races et des critères bouchers. Sont concernées les viandes de boeuf et d'agneau, mais aussi de veau et de porc. Vous allez pouvoir mijoter des tajines et des pots-au-feu, des ragoûts et des rôtis en toute confiance.

AB (Agriculture Biologique)Haut de page

Créé en 1985, le label AB, propriété du ministère de l'Agriculture, certifie les produits d'origine agricole destinés à l'alimentation humaine ou animale et issus de l'agriculture biologique, c'est-à-dire produits sans OGM, sans engrais chimiques et sans pesticides. Ses critères sont alignés depuis 2009 sur ceux du label bio européen. La marque AB garantit un produit 100 % bio ou que l'aliment est composé d'au moins 95 % d'ingrédients issus du mode de production agricole biologique pour les ingrédients transformés. Il garantit également la mise en oeuvre des pratiques agronomiques et d'élevage respectueuses des équilibres naturels, de l'environnement et du bien-être animal. Les 5 % restants sont composés de produits non disponibles en bio en quantité suffisante (certaines épices ou de nombreux produits exotiques, par exemple). La certification est placée sous le contrôle d'un organisme agréé par les pouvoirs publics. Plus d'infos sur www.agencebio.org

Label Européen Agriculture BiologiqueHaut de page

Depuis le 1er juillet 2012, après une période de mise en application de deux ans, l'utilisation du logo bio européen " Eurofeuille " qui se reconnaît à sa couleur verte et à ses étoiles blanches qui forment une feuille, est obligatoire pour les denrées pré-emballées d'origine européenne remplissant les conditions de l'agriculture biologique. Cependant, il n'est pas obligatoire pour les produits d'importation en provenance du reste du monde. Ce label certifie que les produits contiennent 100% d'ingrédients issus de l'agriculture biologique et qu'au moins 95 % des ingrédients des produits transformés sont issus de l'agriculture biologique. Il est accompagné de l'indication du lieu de production des matières premières agricoles ainsi que des noms du producteur, du préparateur ou du distributeur et de l'organisme d'inspection. Une teneur maximale de 0,9 % d'OGM par ingrédient est tolérée et ne doit pas être indiquée, si leur présence est fortuite ou techniquement inévitable. Plus d'infos sur www.ec.europa.eu/agriculture/organic/home_fr

Nature & ProgrèsHaut de page

Créée en 1964, l'association Nature & Progrès est aujourd'hui une fédération internationale qui rassemble des agriculteurs, des transformateurs, des fournisseurs, des distributeurs et des consommateurs. Elle défend une agriculture cohérente (" les paysans n'exploitent pas la terre, ils la cultivent ") et un projet de société humaniste, écologique et alternatif. Le label repose sur deux grands principes : les produits certifiés doivent être sains et de qualité, donc respectueux du bien-être de l'homme, mais aussi contribuer à la préservation de l'environnement et respecter la planète. Adaptation des productions au climat et à l'environnement, défense de la polyculture, préservation de l'équilibre animal-culture-forêt, maintien dans chaque exploitation d'une zone sauvage représentant au moins 5 % de la surface agricole, gestion raisonnée des ressources en eau, utilisation de matières premières locales, prise en compte de la biodiversité dans le choix des semences sont quelques-unes des exigences environnementales de la charte Nature & Progrès. Sur les plans sociétal et économique, les adhérents s'engagent notamment à la solidarité, au soutien moral et physique, au respect du tissu social et rural et à une meilleure répartition des marges de revenu entre producteurs, transformateurs et distributeurs. Le label Nature & Progrès concerne les produits alimentaires, les cosmétiques, les produits d'entretien, le sel marin et les fertilisants et supports de culture. L'association édite également une revue d'information sur l'écologie, l'agriculture bio et l'altermondialisation. Plus d'infos sur www.natureetprogres.org

Organisme international et marque déposée depuis 1932, le label Demeter, présent dans près de 60 pays, permet d'identifier les produits issus de l'agriculture biodynamique, dont les principes ont été définis par le philosophe et scientifique autrichien Rudolf Steiner en 1924. Les domaines agricoles et entreprises labellisés Demeter sont obligatoirement certifiés en agriculture biologique. Demeter obéit à un cahier des charges très spécifique, qui impose notamment l'utilisation de préparations biodynamiques sur tout le domaine, la rotation des cultures, l'utilisation d'engrais verts et de semences auto-produites, la non-utilisation d'arômes, la nécessité pour tout le domaine d'être cultivé selon les méthodes de la biodynamie et le respect des animaux. En France, plus de 600 producteurs et viticulteurs et 115 autres entreprises sont engagés auprès de Demeter. Demeter appose sa marque sur des fruits et légumes, laits ou viandes, fromages, yaourts, jus de fruits, pains et biscuits mais aussi sur des vins. En effet, actuellement, Demeter est la seule marque qui certifie au consommateur l'utilisation de raisins et de vins biodynamiques. Pour reconnaître les vins Demeter, soit la marque est apposée sur l'étiquette, soit la mention " vin biodynamique " apparaît avec une référence à la marque. A savoir que dans la mythologie grecque, Déméter est la déesse de l'agriculture et des moissons. Plus d'infos sur www.demeter.fr

Bio PartenaireHaut de page

Fondée en 2002, l'association Bio Partenaire est née suite au constat que le cahier des charges du label " équitable " qui garantit un commerce équitable avec les producteurs des pays lointains, n'était pas suffisant. En effet, à l'époque, le label ne garantissait pas la relation directe avec les producteurs, n'instaurait pas de pérennité dans l'échange et n'avait pas d'exigence par rapport à l'agriculture biologique. Le cahier des charges de Bio Partenaire va donc plus loin avec une garantie du développement des produits et des marques dans des partenariats éthiques avec les producteurs et dans le respect de l'agriculture biologique. Aujourd'hui, Bio Partenaire fédère et accompagne les entreprises dans l'instauration du label dans leurs différentes filières. Parmi les engagements signés par les entreprises figurent notamment l'obligation d'être en conformité avec la réglementation bio, l'obligation d'assurer un revenu juste aux producteurs, dynamiser l'économie locale par le biais d'un programme de développement et, entre autres, s'engager dans une politique sociale et environnementale. Des contrôles sont effectués à toutes les étapes afin de s'assurer du respect strict des règles établies. Les produits labellisés bio partenaire sont aussi bien de l'alimentation que des produits de bien-être, d'hygiène, de beauté et de santé. Tous les produits sont à retrouver dans les magasins bio spécialisés. Plus d'infos sur : www.biopartenaire.com

Bio cohérenceHaut de page

Lancé en 2010 par l'association Alternative Bio (composée notamment de la FNAB, du réseau Biocoop, de BioMonde, de ProNatura, de Demeter France, de Bio Bourgogne...) le label privé Bio Cohérence a vocation à compléter le label bio européen pour une plus grande cohérence technique, économique, sociale et environnementale. Chaque produit portant la mention " Bio Cohérence " doit faire l'objet d'une certification européenne au préalable. La charte du label Bio Cohérence reprend les fondamentaux de l'agriculture bio française. Un cahier des charges exigeant a été établi : refus de la mixité bio/non bio des fermes, alimentation 100 % bio des animaux (produite pour l'essentiel sur la ferme afin de minimiser l'impact environnemental du transport), refus des produits comportant plus de 0,1 % d'OGM (seuil de détection)... La marque se concentre aujourd'hui sur la certification des produits alimentaires, mais envisage à terme d'élargir son champ d'application. Plus d'infos sur www.biocoherence.fr

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