Le guide thématique Petit Futé FRANCE BIO : Le bio non alimentaire

Le bio non alimentaire

Beauté – Bien-êtreHaut de page

Au quotidien, du matin au soir, nous utilisons des produits cosmétiques qui peuvent s'avérer toxiques, chargés en substances indésirables parfois identifiées comme carrément cancérigènes ou classées en tant que perturbateurs endocriniens. Les cosmétiques bio proposent une solution alternative aux produits chimiques en utilisant des produits naturels. Mais attention aux étiquettes marketing, une seule façon d'être sûr d'acheter le bon produit : se fier aux labels reconnus et lire attentivement la liste des composants. Les recettes à base de miel, d'avoine, d'amande, d'avocat, de beurre de karité et autres fleurs et plantes généreusement créées par la nature, se multiplient. Ces produits biologiques s'avèrent bien plus efficaces que les produits habituels à l'image des teintures naturelles qui protègent bien mieux les cheveux. Et les professionnels, eux aussi, l'ont bien compris. Pour notre bien-être, les spa, instituts de beauté et salons de coiffure sont de plus en plus nombreux à afficher leur souci écologique. Une bonne nouvelle pour l'impact écologique et pour notre santé !

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Contre les tests sur les animaux, le label One Voice

Si vous aimez la vie, la nature, la terre, vous aimez aussi les animaux. Malheureusement, la plupart des cosmétiques vendus sont encore testés sur les animaux dans des conditions ignobles. Ces tests s'apparentent trop souvent à de la torture et de la cruauté entraînant la souffrance et la mort. Pour ne pas participer à ce système et s'assurer que le produit acheté n'est pas testé sur les animaux, un seul label : One Voice. Il se présente soit de couleur orange, soit bleu, soit sous forme de tigre avec l'inscription One Voice. D'ici à 2020, il n'existera plus qu'une seule identification, un totem tigre. Vous aussi, engagez-vous contre la cruauté. Plus d'infos sur www.one-voice.fr

Les labels et les logos qui garantissent un cosmétique naturel sont indiqués directement sur le produit de beauté. Ils sont relativement faciles à reconnaître et attestent une fabrication selon des règles définies dans l'un de ces cahiers des charges privés reconnus : Ecocert, Qualité France, Nature & progrès, BDIH, Cosmebio, Natrue, Cosmos, l'écolabel européen et Demeter. La filière biologique étant en pleine évolution, la liste n'est pas exhaustive. Ils suivent tous cinq règles principales : des principes de fabrication respectueux de l'homme et de l'environnement, l'interdiction d'utiliser des substances comme les conservateurs, triclosan, parabens, phénoxyéthanol, les colorants, les filtres chimiques, les sels d'aluminium, etc, l'emploi d'un maximum d'ingrédients végétaux employés, l'autorisation du strict minimum d'ingrédients synthétiques autorisés, l'interdiction d'utiliser des matières premières entraînant la mort d'un animal ou de faire tester les produits sur des animaux vivants. Il est important de savoir que les labels ne garantissent pas le 100 % bio ou 100 % naturel. Une seule solution : lire la liste des composants.

Le monde de la mode est éphémère, futile, parfois scandaleux, notamment lorsque l'on voit des mannequins faméliques utilisés comme porte-manteau, ou lorsque des enfants des pays en difficulté travaillent pour une misère et dans des conditions terribles, à façonner des pièces qui seront vendues pour une fortune aux très riches consommateurs des pays riches. Mais la mode peut aussi se montrer plus juste et plus déontologique. Avec l'émergence de la mode éthique, certains créateurs foisonnent d'idées et d'innovations intelligentes pour rendre la mode plus juste. La mode dite éthique a deux préoccupations principales : le respect de l'environnement et le respect de l'humain. Certains créateurs font le choix de travailler exclusivement des matières écologiques, biologiques ou recyclées : coton, lin, bambou, chanvre, fibre de bananier ou d'ortie, soie... Ceux sont généralement les mêmes qui se soucient, en outre, de faire travailler les artisans des pays du sud dans de bonnes conditions, dans le cadre d'un commerce équitable. Certains créateurs s'associent dans des concepts stores affichant nettement leur engagement pour une certaine éthique et pour le commerce équitable. On peut donc aussi s'habiller en toute connaissance de cause et en toute bonne conscience. Le choix de sa garde-robe est une prise de position claire pour signifier que l'on refuse de subir la société de consommation. Aux consommateurs de plébisciter ces créateurs et ces boutiques qui ont le souci d'un monde meilleur, plus humain et plus respectueux de l'environnement. L'autre manière de lutter contre la société de consommation et contre le gaspillage, c'est le recyclage ! N'oubliez pas d'aller farfouiller dans les dépôt-ventes, les magasins de vêtements d'occasion, les puces, les vide-greniers...

Les différents labelsHaut de page

Le secteur de la mode est l'une des industries les plus mondialisées, soumise à des échanges incessants et à une chaîne de fabrication complexe. Actuellement, le textile concentre une soixantaine de labels dans le monde. Il est parfois difficile de différencier les vraies marques de celles engagées des filières opportunistes qui jonglent habilement avec les labels et les faux-semblants pour tirer à elles la couverture du marché vert. Un vrai méli-mélo pour les green fashion addicts qui ne savent plus à quel saint écolo se vouer ! Tout d'abord, clarifions les choses. Ce sont les organismes indépendants de certification et de contrôle, reconnus par l'État, qui accordent les labels. Un label bio considère à la base les techniques de production de la fibre (coton principalement, mais aussi chanvre, soie...). Au-delà d'une forte majorité de substances naturelles, c'est l'impact de cette production sur l'environnement qui est pris en compte : une utilisation raisonnée des ressources naturelles, le respect des espèces et de la condition animale, un usage réduit et responsable des produits chimiques, des efforts de production et de recyclage, une recherche de la qualité du produit sont autant de paramètres qui pèsent dans la balance de la certification. L'environnement social n'est pas oublié : les conditions sanitaires, sociales et économiques des acteurs sont examinées. Ces critères de certification varient selon les pays. Voici notre sélection futée.

Le label EKO est délivré par la société Skal. Cet organisme hollandais de renommée internationale se soucie de la transformation du coton ou de son emballage. L'utilisation du chlore est bannie ainsi que les teintures à base de colorants cancérigènes, de substances allergènes ou de métaux lourds. La fabrication doit se dérouler dans le respect des droits de l'homme. L'entreprise suisse Remei AG a inclus dans sa labellisation une composante originale : la notion de commerce équitable.

Le label bioRe a élaboré un cahier des charges sur le plan social pour le coton. Il garantit l'interdiction du travail des enfants, la fixation de minima sociaux et l'encadrement des horaires de travail. L'achat de sa récolte au cultivateur se fait à un prix supérieur de 20 % à celui du marché pendant cinq ans. Depuis 1996, bioRe s'est vu remettre plusieurs prix pour ses initiatives, en particulier concernant le développement durable.

Eco-label est le label écologique de l'Union européenne. Son système d'homologation unique est destiné à aider les consommateurs européens à discerner les produits et services favorables à l'environnement en dehors des denrées alimentaires et des médicaments.

Le label Textile biologique est contrôlé depuis 2006 par Ecocert, l'organisme français de certification biologique internationale. Il concerne les tissus dont 95 % au moins des fibres sont issues de l'agriculture biologique (coton, laine, soie, chanvre). Le label Textile à base de fibres biologiques n'en requiert que 70 à 95 %. Dans les deux cas, 5 % de fibres synthétiques maximum sont acceptées. En l'absence de norme de commerce équitable, il existe des normes produits et services françaises (Iso 9001 et Iso 14001) ou des référentiels internationaux comme SA 8000, WRAP (la plus répandue pour l'industrie textile). Ces normes sont fondées sur une évaluation de la qualité environnementale et sociale.

Le Label Fairtrade de Max Havelaar n'est pas uniquement spécialisé dans les produits alimentaires. Ce mouvement international regroupe des ONG et des producteurs, milite pour un commerce équitable, une juste rémunération des producteurs et limite l'impact environnemental. En ce qui concerne le textile, il collabore avec des marques connues et reconnues qui doivent montrer patte blanche pour obtenir la licence. En effet, le cahier des charges prévoit des critères stricts à chaque étape de production pour espérer la labellisation. Un salaire décent est assuré pour les travailleurs, des conditions de travail décentes également et, entre autres, l'utilisation de coton certifié Fairtrade et de fibres durables. Pour retrouver les marques qui collaborent avec le label, rendez-vous sur le site www.maxhavelaarfrance.org. Quelques exemples : Armor Lux, People Tree et Nudie Jeans.

Les différents labelsHaut de page

ECOLABEL EUROPEEN : créé en 1992, l'écolabel européen est le seul label officiel certifié par l'Europe et utilisable dans tous les pays de l'Union européenne. La certification est accordée par l'AFNOR également. Pour en bénéficier, les entreprises doivent en faire la demande et favoriser le recyclage des matériaux, encourager l'utilisation de matériaux renouvelables et recyclés et réduire la pollution des sols et des eaux limitant les concentrations de métaux lourds. Sur les produits, le label garantit la réduction des risques pour l'environnement et la santé humaine, limite l'utilisation de substances dangereuses et toxiques et augmentent la biodégradabilité.

AB : label garantissant des produits fabriqués au moins pour 95 % à partir de matières premières issues de l'agriculture biologique et donc sans pesticide, sans engrais chimique ni OGM.

NF ENVIRONNEMENT : créée en 1991, la marque NF Environnement est l'écolabel français, délivré par AFNOR Certification, organisme certificateur indépendant. Ce label certifie des produits qui présentent, tout au long de leur cycle de vie, des impacts moindres sur l'environnement, une aptitude à l'usage au moins équivalente à celle d'autres produits similaires, un minimum de 60 % de matières recyclées et une limitation des métaux lourds dans les plastiques. Les entreprises qui souhaitent l'obtenir peuvent en faire la demande.

FFP (Fair Flowers Fair Plants) : une certification MPS (label hollandais) concernant les fleurs coupées et les plantes, garantissant une production respectueuse de l'environnement.

LE LOGO DU RECYCLAGE : ce label ne concerne que l'emballage qui est recyclable.

ECO-EMBALLAGE : il certifie que le fabricant verse une contribution à la société Eco-Emballage.

FSC (Forest stewardship council) et TFT : ces labels concernent les produits en bois (comme les meubles de jardin) et garantissent que le bois utilisé provient de forêts gérées de manière écologique.

Le bio non alimentaire en chiffresHaut de page

D'après le dernier baromètre de consommation de l'Agence Bio, près de la moitié des Français ont acheté au moins un produit bio non alimentaire. Il s'agit principalement de produits ménagers et de produits cosmétiques et d'hygiène. Sachez que la règlementation de l'agriculture bio ne s'applique pas aux produits non agricoles et non alimentaires. Ce qui est logique. Toutefois, l'utilisation du terme " bio " pour ces produits suppose qu'il y ait un lien direct avec des ingrédients certifiés issus de l'agriculture biologique. Les ministères en charge de l'écologie et de l'économie ont d'ailleurs édité un guide pratique des allégations environnementales à l'usage des professionnels et des consommateurs pour préciser les conditions d'emploi du terme " bio ".
En complément, pour certaines catégories de produits (cosmétiques, textiles...), il existe des démarches privées et volontaires qui peuvent faire l'objet d'un contrôle par un organisme indépendant.
Les cosmétiques biologiques font actuellement l'objet de cahiers des charges associés à des marques privées, dont certaines sont regroupées sous le référentiel COSMOS. En France quatre marques principales sont accréditées : Nature et Progrès, Cosmebio, Ecocert et Qualité-France. Chacune a ses exigences. De même la règlementation en matière de textiles biologiques ne fait pas l'objet d'une règlementation unique. De nombreuses marques existent estampillées " bio " (et souvent " commerce équitable " en plus), chacune avec ses exigences spécifiques.

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