Le guide : FRANCE BIO : Le bio non alimentaire

Le bio non alimentaire

Beauté – Bien-êtreHaut de page

Au quotidien, du matin au soir, nous utilisons des produits cosmétiques qui peuvent s'avérer toxiques, chargés en substances indésirables parfois identifiées comme carrément cancérigènes ou classées en tant que perturbateurs endocriniens. Les cosmétiques bio proposent une solution alternative aux produits chimiques en utilisant des produits naturels. Mais attention aux étiquettes marketing, une seule façon d'être sûr d'acheter le bon produit : se fier aux labels reconnus et lire attentivement la liste des composants. Les recettes à base de miel, d'avoine, d'amande, d'avocat, de beurre de karité, d'aloe vera, d'huile de coco et autres fleurs et plantes généreusement créées par la nature, se multiplient. Ces produits biologiques s'avèrent bien plus efficaces que les produits habituels à l'image des teintures naturelles qui protègent bien mieux les cheveux. Et les professionnels, eux aussi, l'ont bien compris. Pour notre bien-être, les spa, instituts de beauté et salons de coiffure sont de plus en plus nombreux à afficher leur souci écologique. Une bonne nouvelle pour l'impact écologique et pour notre santé !

Les différents labelsHaut de page

Les labels et les logos qui garantissent un cosmétique à base d'ingrédients naturels et issus de l'agriculture biologique sont indiqués directement sur l'emballage ou le flacon du produit cosmétique afin d'être reconnus. Ils attestent d'une fabrication selon des critères définis selon l'un des cahiers des charges privés reconnus en France et au niveau européen. L'industrie du cosmétique bio étant en pleine explosion, c'est un paysage qui change rapidement, quelques labels sont cependant incontournables pour s'y repérer : Ecocert, Qualité France, Nature & progrès, BDIH, Cosmebio, Natrue, Cosmos, l'écolabel européen et Demeter. La filière biologique étant en pleine évolution, la liste n'est pas exhaustive. Ils suivent tous cinq règles principales : des principes de fabrication respectueux de l'homme et de l'environnement, l'interdiction d'utiliser des substances comme les conservateurs, triclosan, parabens, phénoxyéthanol, les colorants, les filtres chimiques, les sels d'aluminium, etc, l'emploi d'un maximum d'ingrédients végétaux employés, l'autorisation du strict minimum d'ingrédients synthétiques autorisés, l'interdiction d'utiliser des matières premières entraînant la mort d'un animal ou de faire tester les produits sur des animaux vivants. Il est important de savoir que les labels ne garantissent pas tous le 100 % bio ou 100 % naturel, loin de là. Une seule solution : lire la liste des composants.

Il existe une longue liste de labels européens qui sont également présents sur le marché français et proposent des produits de qualité, pour n'en citer que quelques-uns : Natrue et BDIH sont d'importants regroupements de marques et de produits bio. Il existe certains labels moins connus, comme le label Wild Harvest, qui signale un produit à base d'ingrédients poussant dans la nature d'eux-mêmes (donc non cultivés) et récoltés à la main !

Pour le bien être animal

La démarche de l'agriculture biologique s'engage également pour le bien-être animal. Ce n'est malheureusement pas le cas de la plupart des cosmétiques vendus, qui sont encore testés sur les animaux dans des conditions ignobles. Ces tests s'apparentent trop souvent à de la torture et de la cruauté entraînant la souffrance et la mort. Pour ne pas participer à ce système et s'assurer que le produit acheté n'est pas testé sur les animaux, le label One Voice offre une véritable garantie et lutte également contre l'exploitation animale, par exemple celle des singes pour le ramassage des noix de coco. Il se présente soit de couleur orange, soit bleue, soit sous forme de tigre avec l'inscription One Voice. D'ici à 2020, il n'existera plus qu'une seule identification, un totem tigre. Vous aussi, engagez-vous contre la cruauté. Plus d'infos sur www.one-voice.fr

D'autres labels tels que PETA Cruelty-Free, IHTK, Choose Cruelty-Free et Leaping Bunny permettent d'identifier des produits non testés sur les animaux. Si vous recherchez un produit ne contenant aucune substance animale, vous pourrez vous tourner vers les produits labellisés Eve Vegan ou Vegan Society.

La slow cosmétique

On en entend parler de plus en plus, c'est la tendance montante, dont l'appellation fait un clin d'oeil à la slow food. Qu'est-ce donc ? Créée en 2012 par Julien Kaibeck, le concept s'est transformé en une association de consommateurs actifs engagés dans la lutte pour une production cosmétique intelligente. La mention slow cosmétique n'est pas un label, mais une récompense attribuée par l'association qui indique un produit réalisé par une marque répondant à des critères qui prennent en compte le bio, mais pas seulement. La slow cosmétique est avant tout un mouvement qui cherche à amener le public à comprendre les besoins de sa peau et de son corps, et à y répondre de manière adéquate. Il propose des solutions simples et efficaces souvent à contre-courant de la course aux cosmétiques et propose quelques produits de base, non transformés, qui fonctionnent mieux qu'une crème hors de prix ! Le label est décernés aux entreprises qui créent des produits répondant à cette approche et ce, en utilisant un minimum d'ingrédients pour une efficacité maximale. Le concept de la slow cosmétique vise également une approche raisonnée et éthique de la cosmétique, dans tous les aspects de la création et de la distribution de la marque. Ainsi l'entreprise qui reçoit la récompense, en plus de proposer des produits respectueux de la nature, portera un soin particulier à ses employés, au packaging de ses produits afin de limiter les déchets qui pourraient en être issus, et doit réaliser des produits qui répondent à de vrais besoins et ne font pas de fausses promesses !

Plus d'informations sur : www.slow-cosmetique.org

Le monde de la mode est éphémère, futile, parfois scandaleux, notamment lorsque l'on voit des mannequins faméliques utilisés comme porte-manteau, ou lorsque des enfants des pays en difficulté travaillent pour une misère et dans des conditions terribles, à façonner des pièces qui seront vendues pour une fortune aux très riches consommateurs des pays riches. Sans parler des matériaux textiles et de leurs colorants qui suscitent de plus en plus de réactions allergiques, qui agressent la peau et l'empêchent de respirer, ou de l'exploitation animale pour créer nos chers chandails en angora ou nos cols en fourrure... Mais la mode peut aussi se montrer plus juste et plus déontologique. Avec l'émergence de la mode éthique, certains créateurs foisonnent d'idées et d'innovations intelligentes pour rendre la mode plus juste. La mode dite éthique a deux préoccupations principales : le respect de l'environnement, de l'animal et le respect de l'humain. Certains créateurs font le choix de travailler exclusivement des matières écologiques, biologiques ou recyclées : coton, lin, bambou, chanvre, fibre de bananier ou d'ortie, soie... Ceux sont généralement les mêmes qui se soucient, en outre, de faire travailler les artisans des pays du sud dans de bonnes conditions, dans le cadre d'un commerce équitable. Certains créateurs s'associent dans des concepts stores affichant nettement leur engagement pour une certaine éthique et pour le commerce équitable. On peut donc aussi s'habiller en toute connaissance de cause et en toute bonne conscience. Le choix de sa garde-robe est une prise de position claire pour signifier que l'on refuse de subir la société de consommation. Aux consommateurs de plébisciter ces créateurs et ces boutiques qui ont le souci d'un monde meilleur, plus humain et plus respectueux de l'environnement. L'autre manière de lutter contre la société de consommation et contre le gaspillage, c'est le recyclage ! N'oubliez pas d'aller farfouiller dans les dépôt-ventes, les magasins de vêtements d'occasion, les puces, les vide-greniers...

Les différents labelsHaut de page

Le secteur de la mode est l'une des industries les plus mondialisées, soumise à des échanges incessants et à une chaîne de fabrication complexe. Actuellement, le textile concentre une soixantaine de labels dans le monde. Il est parfois difficile de différencier les vraies marques de celles engagées des filières opportunistes qui jonglent habilement avec les labels et les faux-semblants pour tirer à elles la couverture du marché vert. Un vrai méli-mélo pour les green fashion addicts qui ne savent plus à quel saint écolo se vouer ! Tout d'abord, clarifions les choses. Ce sont les organismes indépendants de certification et de contrôle, reconnus par l'État, qui accordent les labels. Un label bio considère à la base les techniques de production de la fibre (coton principalement, mais aussi chanvre, soie, lin...). Au-delà d'une forte majorité de substances naturelles, c'est l'impact de cette production sur l'environnement qui est pris en compte : une utilisation raisonnée des ressources naturelles, le respect des espèces et de la condition animale, un usage réduit et responsable des produits chimiques, des efforts de production et de recyclage, une recherche de la qualité du produit sont autant de paramètres qui pèsent dans la balance de la certification. L'environnement social n'est pas oublié : les conditions sanitaires, sociales et économiques des acteurs sont examinées. Ces critères de certification varient selon les pays. Voici notre sélection futée.

GOTS ou Global Organic Textile Standard est un label qui tend à instaurer une norme mondiale de fabrication textile écologique. Il associe de nombreuses organisations internationales, comme IVN (International Association Natural Textile Industry) pour l'Allemagne, la Soil Association au Royaume-Uni, l'Organic Trade Association pour les États-Unis, la Japan Organic Cotton Association, le Control Union des Pays-bas, Ecocert en France, ICEA pour l'Italie et ETKO pour la Turquie.

Le label EKO est délivré par la société Skal. Cet organisme hollandais de renommée internationale se soucie de la transformation du coton ou de son emballage. L'utilisation du chlore est bannie ainsi que les teintures à base de colorants cancérigènes, de substances allergènes ou de métaux lourds. La fabrication doit se dérouler dans le respect des droits de l'homme. L'entreprise suisse Remei AG a inclus dans sa labellisation une composante originale : la notion de commerce équitable.

Le label bioRe a élaboré un cahier des charges sur le plan social pour le coton. Il garantit l'interdiction du travail des enfants, la fixation de minima sociaux et l'encadrement des horaires de travail. L'achat de sa récolte au cultivateur se fait à un prix supérieur de 20 % à celui du marché pendant cinq ans. Depuis 1996, bioRe s'est vu remettre plusieurs prix pour ses initiatives, en particulier concernant le développement durable.

Eco-label est le label écologique de l'Union européenne. Son système d'homologation unique est destiné à aider les consommateurs européens à discerner les produits et services favorables à l'environnement en dehors des denrées alimentaires et des médicaments.

Le label Textile biologique est contrôlé depuis 2006 par Ecocert, l'organisme français de certification biologique internationale. Il concerne les tissus dont 95 % au moins des fibres sont issues de l'agriculture biologique (coton, laine, soie, chanvre). Le label Textile à base de fibres biologiques n'en requiert que 70 à 95 %. Dans les deux cas, 5 % de fibres synthétiques maximum sont acceptées. En l'absence de norme de commerce équitable, il existe des normes produits et services françaises (Iso 9001 et Iso 14001) ou des référentiels internationaux comme SA 8000, WRAP (la plus répandue pour l'industrie textile). Ces normes sont fondées sur une évaluation de la qualité environnementale et sociale.

Le Label Fairtrade de Max Havelaar n'est pas uniquement spécialisé dans les produits alimentaires. Ce mouvement international regroupe des ONG et des producteurs, milite pour un commerce équitable, une juste rémunération des producteurs et limite l'impact environnemental. En ce qui concerne le textile, il collabore avec des marques connues et reconnues qui doivent montrer patte blanche pour obtenir la licence. En effet, le cahier des charges prévoit des critères stricts à chaque étape de production pour espérer la labellisation. Un salaire décent est assuré pour les travailleurs, des conditions de travail décentes également et, entre autres, l'utilisation de coton certifié Fairtrade et de fibres durables. Pour retrouver les marques qui collaborent avec le label, rendez-vous sur le site www.maxhavelaarfrance.org. Quelques exemples : Armor Lux, People Tree et Nudie Jeans.

Naturleder est depuis 2008 le premier label, qui garantit au niveau international un cuir réalisé de manière biologique. Il garantit notamment la fabrication du cuir à base de produits naturels ou biodégradables, de colorants sans métaux lourds, de condition de travail éthiques, et veille à ne pas fabriquer de cuir issu d'animaux protégés ou d'espèces menacées.

La crise du logement face à la croissance de la population pose depuis quelques années la question de l'éco-construction. On parle de maisons autonomes, de normes écologiques, mais qu'en est-il vraiment, dans la construction, le fonctionnement quotidien et aussi la destruction, si elle devient nécessaire ? Il existe énormément de labels, de mentions indicatives concernant la production plus ou moins écologique des matériaux de construction, de techniques de chauffage et de production de l'énergie, et pléthore de réglementations spécifiques.

Voici quelques labels qui prennent en compte la totalité du processus.

Les différents labelsHaut de page

ECOLABEL EUROPEEN : créé en 1992, l'écolabel européen est le seul label officiel certifié par l'Europe et utilisable dans tous les pays de l'Union européenne. La certification est accordée par l'AFNOR également. Pour en bénéficier, les entreprises doivent en faire la demande et favoriser le recyclage des matériaux, encourager l'utilisation de matériaux renouvelables et recyclés et réduire la pollution des sols et des eaux limitant les concentrations de métaux lourds. Sur les produits, le label garantit la réduction des risques pour l'environnement et la santé humaine, limite l'utilisation de substances dangereuses et toxiques et augmentent la biodégradabilité.

AB : label garantissant des produits fabriqués au moins pour 95 % à partir de matières premières issues de l'agriculture biologique et donc sans pesticide, sans engrais chimique ni OGM.

NF ENVIRONNEMENT : créée en 1991, la marque NF Environnement est l'écolabel français, délivré par AFNOR Certification, organisme certificateur indépendant. Ce label certifie des produits qui présentent, tout au long de leur cycle de vie, des impacts moindres sur l'environnement, une aptitude à l'usage au moins équivalente à celle d'autres produits similaires, un minimum de 60 % de matières recyclées et une limitation des métaux lourds dans les plastiques. Les entreprises qui souhaitent l'obtenir peuvent en faire la demande.

FFP (Fair Flowers Fair Plants) : une certification MPS (label hollandais) concernant les fleurs coupées et les plantes, garantissant une production respectueuse de l'environnement.

LE LOGO DU RECYCLAGE : ce label ne concerne que l'emballage qui est recyclable.

ECO-EMBALLAGE : il certifie que le fabricant verse une contribution à la société Eco-Emballage.

FSC (Forest stewardship council) et TFT : ces labels concernent les produits en bois (comme les meubles de jardin) et garantissent que le bois utilisé provient de forêts gérées de manière écologique.

Kokopelli

Fondée en 1999, cette association lutte contre l'hégémonie des géants de la production de semences sélectives et stériles, et s'engage par différentes actions pour la restauration d'une agriculture fertile et pour une refertilisation du sol. Par un système de parrainage et de tuyaux d'adhérents et de recettes vieilles comme le monde, ils ont réussi à rassembler une collection inégalée de semences de variétés anciennes, pour une libération des diktats du commerce dit " vert ". Ils organisent également des stages et séminaires afin de former le public à des techniques de culture et de production des semences non toxiques et écologiques. Ils proposent à la vente des semences fertiles et produites de manière écologique, et ont plus de 1 500 variétés de légumes, fruits, fleurs, plantes médicinales, graminées, etc. Une initiative à saluer dans la lutte pour le maintien de la biodiversité.

kokopelli-semences.fr

Le bio non alimentaire en chiffresHaut de page

Quand on parle de bio non alimentaire il faut être vigilent. Comme nous l'avons vu dans les pages précédentes, les labels qui estampillent un produit " bio " varient en termes d'exigence sur le pourcentage d'ingrédients ou matériaux issus de l'agriculture biologique, afin de donner la dénomination " bio " à un produit de beauté ou un produit textile. C'est cependant une démarche en constante évolution qui tend à se rigidifier afin de proposer des produits de plus en plus en accord avec les exigences écologiques en vigueur. Certains labels reconnus par les autorités tels que le label européen de l'agriculture biologique, ou le label Ecocert, ont des mentions et critères spécifiques dans leurs chartes pour les produits non alimentaires, ils sont cependant officiels et en accord avec la législation. Et quand bien même un produit non alimentaire dit " biologique " ne serait pas composé à 100 % de matériaux bio, il semble toutefois que l'on se trouve sur la bonne voie, par rapport à un produit 100 % issu de l'industrie pétrochimique... Le monde ne changera pas en un jour ! Il tend à évoluer cependant et les mentalités s'éveillent, comme le prouvent les statistiques. En effet aux dernières nouvelles plus des deux tiers des Français consomment des produits bio issus d'autres domaines que l'alimentaire. On note une explosion de la consommation en France près d'un français sur deux aurait acheté un produit d'entretien ou ménager labelisé bio, 43 % des français auraient acheté des produits cosmétiques ou d'hygiène bio, et un cinquième de la population déclare avoir acheté du textile bio. Des données plus qu'encourageantes et révélant une nette prise de conscience quant à l'urgence de changer ses habitudes de consommation !

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