Le guide : FRANCE BIO : Bourgogne - Franche-Comté

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BIEN MANGER PENDANT LA GROSSESSE

Durant une grossesse, l'organisme a des besoins très spécifiques. Pendant cette période, l'alimentation doit être revue non pas en quantité, mais en qualité, pour s'assurer que la future maman et le bébé se portent bien et limiter la prise de poids superflue. Pour commencer, il faut s'écouter, et s'autoriser les fameuses fraises à 4 heures du matin, mais attention, se faire plaisir ne rime pas avec gloutonnerie ! Il ne s'agit pas de manger comme deux, mais au contraire, d'être deux fois plus vigilante sur la qualité des plats. Pour un bon équilibre, continuez si possible à pratiquer un minimum de sport et adoptez une alimentation variée, qui permettra d'apporter tout les nutriments nécessaires à la croissance de votre bébé, et d'éviter les surcharges. Mangez avec plaisir, et surtout lentement, un peu de tout. Une prise de poids normal et harmonieuse se situe entre 10 et 15 kilos, ni plus ni moins. Ensuite sachez que les toxines traversent le placenta ! Alors pas de cigarette (attention le tabagisme passif est aussi nocif !) ni d'alcool. Évitez aussi les aliments contenant des colorants, additifs, conservateurs et autres pesticides. Préférez les produits frais, de saison et bio. Dans la mesure du possible, mangez une cuisine maison plutôt que des plats préparés dans le commerce ou des pâtisseries industrielles. Vous aurez besoin de protéines de bonne qualité. Alternez viandes, poissons, oeufs, mais aussi des légumineuses et céréales complètes. Pour les lipides, consommez des huiles végétales vierges de première pression à froid pour les acides gras essentiels : colza, olive, sésame, tournesol, noix, chanvre... Autorisez-vous aussi les poissons gras et le beurre, à raison d'un maximum de 20 grammes par jour. Pour les glucides, privilégiez les sucres appelés couramment sucres lents ou féculents : des céréales complètes ou semi-complètes, des pommes de terre, des légumineuses, haricots, lentilles, fèves, famille des pois, etc. Consommez des aliments riches en calcium en fer et en vitamines, les fruits secs notamment. Et surtout, buvez beaucoup d'eau, au moins un litre et demi par jour. Autre point important : les papilles du bébé se forment déjà in utero, certaines molécules supportant ce goût étant capables de passer la barrière placentaire. Alors pour réserver un futur de fin gourmet à votre bébé, usez et abusez de la diversification alimentaire, qui de plus vous rendra la grossesse plus agréable et aisée. Une démarche à poursuivre bien évidemment lors de l'allaitement. C'est parti pour 9 mois gourmands, avant que votre bébé ne croque la vie à pleines dents, version bio bien entendu !

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La fin des abeilles ?

La mortalité des abeilles ne cesse d'augmenter. En dépit des nombreuses recherches, les causes de ce phénomène de raréfaction demeurent difficiles à établir. Or l'enjeu est de taille. On sait que les abeilles sont chargées de polliniser les plantes. Faute de pollinisation, les arbres ne produisent plus de fruits et tout l'écosystème se retrouve ainsi menacé. Plusieurs pistes sont abordées par les chercheurs. Le Varroa destructor, acarien nuisible aux abeilles, prolifère de façon anormale. Ce parasite originaire d'Asie, arrivé en Europe au début des années 1980, s'attaque aux ruches déjà affaiblies. Par conséquent, il ne peut être considéré que comme le facteur aggravant d'une crise plus profonde. Sur le sol américain, des scientifiques ont ensuite mis en cause la grippe chez les abeilles, virus à traiter avec des médicaments et facile à enrayer. Mais, là encore, les morts inexpliquées des butineuses se poursuivent. La plus plausible des pistes serait plutôt... l'homme. Parmi les avancées technologiques de notre temps, nombreuses sont nocives, voire fatales pour les reines du miel. Par exemple, les impulsions électromagnétiques émises par les antennes-relais semblent agir sur les abeilles comme des brouilleurs. Les ouvrières, désorientées, incapables de se déplacer correctement, perdent le chemin de la ruche et meurent. La théorie est pertinente car ces insectes, à l'instar de nombreux autres animaux, utilisent le champ magnétique terrestre pour s'orienter. La question des pesticides est aussi à soulever. Pris séparément, les produits employés sont en théorie inoffensifs pour les abeilles, mais, combinés, les insecticides et les fongicides utilisés pour protéger les cultures se révèlent criminels. Les ouvrières sont exposées à ces substances chimiques et seules les plus solides parviennent à survivre. Mais celles-ci rapportent à la ruche des pollens contaminés, fatals pour les larves. Ceci est actuellement un sujet de discorde compréhensible entre agriculteurs et apiculteurs. Tandis que les uns dénoncent l'utilisation abusive de produits toxiques contre leurs précieuses abeilles, les autres cherchent une issue économiquement viable pour leur exploitation. Pourtant le problème concerne aussi les agriculteurs : sans abeilles, pas de pollinisation et donc une baisse sensible de la production de fruits et de légumes. Enfin les OGM (organismes génétiquement modifiés), avec toute les polémiques qu'ils engendrent ne sont pas non plus bénéfiques pour nos bourdonnantes amies. Dans la majorité des cas, l'utilisation des OGM est associée à l'usage d'un pesticide et à un modèle d'agriculture non favorable à l'écosystème et par extension, aux l'abeille. Mais il est actuellement difficile d'établir les conséquences exactes occasionnées par les OGM sur les essaims, puisque les études en laboratoire et sur le terrain portent étrangement peu sur ce sujet et que les discours concordent pour souligner que ces effets s'avèrent très difficiles à mesurer, surtout en conditions naturelles. Quoi qu'il en soit, les amateurs de miel ont raison de s'inquiéter... Et les autres feraient bien d'en faire autant !

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