Le guide : Chasse : Les différents types de gibier en France

Les différents types de gibier en France

La richesse et la grande diversité de la faune sauvage en France expliquent l'engouement de plus d'un million de chasseurs sur tout l'hexagone. Si toutes les chasses sont différentes, c'est qu'il existe une grande variété d'espèces qui se sont adaptées au biotope dans lequel elles évoluent : plaine, forêt, montagne, zone côtière... Au total, on estime à près de 90 le nombre d'espèces chassables sur tout l'hexagone. Si les impératifs de la gestion ne doivent pas empiéter sur le plaisir de l'action de chasse, il convient à tout bon chasseur d'avoir un minimum de connaissance des espèces qu'il sera amené à rencontrer au cours de ses pérégrinations. Pour cela, nous avons décidé de classer les espèces dans les cinq grandes catégories qui suivent. Une sixième catégorie plus spéciale traitera des prédateurs ou des espèces accusées de déprédation souvent considérées en France comme nuisibles.

Sanglier
Sanglier
GRAND GIBIER DE PLAINEHaut de page
Le sanglierHaut de page

Animal qui nourrit encore l'imaginaire de l'homme, le sanglier est un gibier à part, qui intrigue, fascine et qui rend mordus les chasseurs qui le chassent. Les dénominations sont nombreuses et dépendent souvent des régions : sanglier, cochon, goret, bête noire, singlar, techou... Le sanglier voit son nom évoluer au fil des âges. Les premiers mois de sa vie, il prend le nom de marcassin ; quand il perd son pelage rayé, il s'appelle bête rousse, enfin la femelle devient laie à l'âge adulte et le mâle, un ragot.

Cet animal massif au pelage brun foncé impressionne quiconque le rencontre. Essentiellement nocturne, il s'est adapté à l'activité humaine pour avoir à la rencontrer le moins souvent possible. Pour ce qui est de son alimentation, on dit de lui que c'est un omnivore opportuniste, il mange pratiquement tout ce qui lui tombe sous la dent : fourrage, fruits forestiers, céréales, et même nourriture d'origine animale. Cependant sa préférence va aux glands et aux faines.

Le dimorphisme sexuel n'est pas flagrant, on peut juste constater que la laie a une tête plus fine et plus allongée et que ses épaules sont moins hautes et le dos moins arrondi que le mâle. C'est surtout au niveau du bas ventre que l'on pourra différencier sans se tromper le mâle de la femelle ; l'un portant un pinceau pénien pourvu d'une touffe de poils et l'autre portant des tétines (allaites) plus ou moins visibles si la laie a déjà mis bas. Généralement c'est à l'âge adulte et au niveau du poids que la différence morphologique peut se faire. Alors qu'une vieille laie peut atteindre la barre des 100 kilos, on peut exceptionnellement rencontrer des mâles dont le poids oscille autour des 150 kilos. Le vieillissement des populations étant sérieusement remis en cause par la pression exercée par la chasse, le sanglier est un animal qui atteint rarement sa pleine maturité morphologique et physiologique. Un individu vieux n'est pas pour autant gros, et il en est de même pour le contraire, on peut rencontrer des sangliers gras qui n'ont que quelques années.

Pour estimer l'âge d'un individu, on se tournera vers sa dentition. La présence d'un certain nombre de molaires et l'usure de ses défenses et ses grès indiqueront si la bête noire a plus de trois ans ou non. Pour une évaluation réelle de l'âge, seule la pesée du cristallin, seul organe ayant une croissance continue, livrera la réponse.

Doté d'une grande facilité d'adaptation, on retrouve le sanglier dans tous les biotopes, que ce soit en montagne, dans la vallée, dans les marais, dans les cultures. Tant qu'il y a de l'espace pour vivre tranquillement et de la nourriture et de l'eau à proximité, tout est bon pour cet animal hirsute. Toutefois, on estime son espace vital à près d'une dizaine de milliers d'hectares.

Pour ce qui est de sa reproduction, une laie peut aujourd'hui avoir jusqu'à deux portées dans l'année et trois tous les deux ans de quatre à six marcassins. Sa période de gestation est semblable au porc domestique, lointain cousin, elle dure trois mois, trois semaines et trois jours. Cette intense activité explique que l'activité cynégétique a une grande responsabilité dans la gestion de l'espèce qui ne connaît à part l'homme, aucun prédateur.

La pression de la chasse sur le sanglier est de plus en raisonnée. Les populations sont gérées d'un point de vue quantitatif et qualitatif, on cherche à faire diminuer les populations en épargnant les animaux dans la force de l'âge et qui peuvent perpétuer l'espèce. Pendant la saison 2012-2013, il a été prélevé en France près de 600 000 sangliers.

La chasse ne fait pas tout, le point noir du sanglier en France comme ailleurs vient de sa faculté à commettre d'importants dégâts aux cultures. On estime chaque année à plusieurs millions d'euros, l'addition des dégâts qui est uniquement payée par les chasseurs eux-mêmes. Le plan national de maîtrise du sanglier a été initié par le ministre de l'Ecologie et du Développement durable, M. Jean-Louis Borloo, en 2009 pour répondre aux problèmes de la surabondance de l'espèce et des dégâts qu'elle occasionne aux cultures. Il instaure un cadre d'actions techniques pour agir au plan départemental sur le sanglier.

Le cerf élapheHaut de page

Seigneur de la forêt, le cerf élaphe (lat. Cervus elaphus) fascine par son élégance, sa grandeur, la puissance de son brame et par son couronnement de bois sur la tête. Par conséquent, sa chasse est empreinte de respect et d'éthique. On ne prélève pas un cerf comme l'on peut aligner les coups de carabine sur une compagnie de sangliers. Un cerf coiffé inspire le respect du chasseur qui apprécie le trophée selon des critères bien établis. Le nombre de pointes ou andouillers, appelés " cors ", peut atteindre parfois 20 cors chez les vieux animaux. La teinte des pointes, la masse et la régularité des bois font également partie de ces critères sélectifs.

Le domaine vital d'un cerf élaphe est très grand, parfois de l'ordre de quelques milliers d'hectares. C'est pour cette raison qu'il ne peut s'établir partout et on le retrouve en France dans les régions pourvues de massifs forestiers de moyenne altitude et dotées de grandes plaines. Friand de petits feuillus, d'herbage, ou encore de céréales ou de colza, sa présence peut être la cause de nombreux dégâts. Côté mensuration, on se demande comment il peut encore passer inaperçu dans les bois : entre 1,20 m et 1,40 m au garrot pour un poids excédant la plupart du temps les 100 kilos !

Le brame est certainement ce que l'on connaît le plus du cerf, qui peut se reproduire jusqu'à la mort (environ 20 ans). Quand il entre en période de reproduction, il quitte ses lieux de replis au fond des bois pour se rapprocher des places de brame connues et pour attirer l'attention sur lui des biches. Dès le début du mois de septembre, ce sont les plus vieux mâles qui entrent d'abord en action. Ce processus bruyant intervient dès la tombée de la nuit et c'est l'occasion pour de nombreux amoureux de la nature de l'observer sans le gêner pendant son brame. A cette occasion, les biches en chaleur sont saillies et entrent en gestation pour une période de huit mois. Les premières naissances ont alors lieu dès la fin du mois de mai. Chaque biche met bas un seul faon, un mâle qui deviendra daguet dès la première pousse des bois puis cerf, ou une femelle que l'on appellera bichette les deux premières années de sa vie, puis biche.

Côté prélèvement, les chiffres sont en constante augmentation chaque année depuis trente ans. Soumis à plan de chasse, on estime que pour la bonne gestion et le maintien des populations de cerf, il convient de prélever un tiers de faons, un tiers de biches et bichettes et un tiers de daguets et de cerfs. Le réseau " Ongulés Sauvages " qui communique annuellement sur la réalisation des tableaux de chasse du grand gibier, indique un prélèvement de l'ordre de 56 000 cerfs pour la saison 2012-2013, c'est plus du double des prélèvements effectués en 1996. Ceux-ci sont importants là où les effectifs sont importants, c'est-à-dire dans la région de la Sologne, dans les Vosges et l'Alsace, et dans le massif pyrénéen.

Le cerf sikaHaut de page

Originaire d'Extrême-Orient, ce cerf asiatique (lat. Cervus nippon) est plus petit que le cerf élaphe que l'on rencontre dans nos forêts. Si sa présence en France n'est qu'anecdotique, on cherche cependant à empêcher son développement à l'état sauvage puisqu'il a été rapporté des faits de pollution génétique avec son cousin le cerf élaphe. Introduits en France au début du siècle dernier par le mikado japonais, certains individus se sont échappés des enclos dans lesquels ils se trouvaient et se sont reproduits à l'état sauvage. Plus d'une centaine d'individus sont prélevés chaque saison hors par cet enclos et ce principalement dans quelques départements au nord de l'hexagone.

D'un pelage qui va du brun à plus sombre durant les saisons, et assorti de tâches blanches, le cerf sika se différencie du cerf élaphe. Egalement sa taille n'a rien en commun avec lui puisque le mâle mesure environ 80 cm au garrot pour un poids d'une cinquantaine de kilos, et porte des bois qui n'excèdent pas huit andouillers. Les mâles sont solitaires quand les femelles vivent en harde avec leur faon. Les biotopes privilégiés du cerf sika sont les grands milieux forestiers denses ainsi que les zones humides.

Le chevreuilHaut de page

Le plus petit des cervidés mais pas le moins rusé, le chevreuil (lat. Capreolus capreolus) est un herbivore comme le reste de sa famille. Très sociable, on le trouve souvent à proximité d'autres de ses congénères. Le mâle qui est appelé brocard, vit en marge de sa famille sans jamais trop s'en éloigner, quant à la femelle, la chevrette, elle est tout le temps suivie de près pour son ou ses jeunes faons de l'année jusqu'à la gestation suivante. La chevrette met bas chaque année autour du mois de mai, un ou deux faons. Il faut dire que sa reproduction repose sur un mécanisme peu commun qui débute dès le rut au mois de juillet-août. Lorsque la chevrette entre en chaleur durant une courte période, elle est aussi fécondée par le brocard le plus chanceux mais connaît une diapause embryonnaire qui va durer presque 6 mois. Ce n'est qu'après cette pause que les ovules (ou l'ovule) fécondés commenceront leur développement pour une gestation de 5 mois. Ce phénomène concerne d'autres espèces comme le blaireau.

D'un point de vue morphologique, le chevreuil est un animal frêle mais agile d'environ 1 mètre de long pour 75 cm au garrot. En partie à cause de ses pattes fines, son corps ne dépasse pas les 30 kilos. Son pelage va du brun roux en été et tire vers le gris en hiver. Si sa vue n'est pas bonne, il est doté d'une ouïe et d'un odorat très fins et d'un sens de la ruse très développé en action de chasse.

Le chevreuil a pour habitude de marquer son territoire qui n'excède pas une cinquantaine d'hectares, en poussant un genre d'aboiement rauque, qui repousse les étrangers inattendus et prévient ses congénères de sa présence et du danger.

Les chasseurs friands de trophées de chasse, s'intéressent de plus en plus à la chasse du brocard à l'approche car ses bois, tous différents, sont convoités. De taille différente selon l'âge de l'animal et le taux hormonal de l'animal, la pousse des bois est parfois entravée par un dérèglement hormonal ou un accident qui provoque des têtes dites " bizardes ". Ces têtes sont les plus recherchées car aucune d'entre elles ne ressemble à une autre. Chaque année, le brocard perd ses bois à la tombée de l'hiver et s'engage dans les jours qui suivent la repousse. Tout le reste de l'hiver, le brocard aura des bois recouverts de velours en attendant les beaux jours. Ce velours se détachera grâce aux frottements répétés des bois comme les arbres.

En France, il est de plus en plus chassé en battue car soumis à plan de chasse dans des zones où il commet de nombreux dégâts aux cultures et jeunes arbres ; mais sa chasse de prédilection reste l'approche. Dès le 1er juin, il lance les débats. Grâce à sa bonne gestion, il est devenu un gibier très populaire qui compte des effectifs de plus d'un million. Au cours de la saison 2012-2013, il a été prélevé en France plus de 540 000 chevreuils avec une dominante pour les régions Est et Aquitaine. Sa présence et sa bonne santé ne s'arrête pas aux frontières de l'hexagone mais s'étend à toute l'Europe centrale où les chasseurs aussi se passionnent pour sa chasse.

Issu de la famille des cervidés, le daim est en réalité très peu chassé en France (moins de 1 000 prélèvements par an hors parcs et enclos) car ses populations sont peu nombreuses et sa capacité à coloniser des terrains nouveaux n'est pas grande et sa gestion délicate. C'est dans la région Alsace que se cantonne la grande majorité des prélèvements. Espèce sociable vivant en harde, on distingue le mâle appelé daim dont le poids oscille entre 50 kg et 100 kg et porte de courts bois plats bien échancrés et palmés. Quant à la femelle, la daine, elle est nettement moins grosse, environ une quarantaine de kilos et donne une seule portée d'un faon par an à la fin du printemps.

Bel animal, le daim se reconnaît à son pelage tacheté roux et blanc. Ce n'est qu'à l'hiver que celui-ci devient plus sombre. Comme pour le cerf ou le chevreuil, le daim est herbivore et se nourrit de jeunes pousses, fruits ou encore écorces.

PETIT GIBIER DE PLAINEHaut de page
Le lapinHaut de page

Plus petit que le lièvre par sa corpulence et la taille de ses oreilles, il pèse à peine un peu plus d'un kilo. La distinction entre mâle et femelle est impossible à l'oeil nu sans palpation de ses organes génitaux, de même concernant l'âge puisqu'un lapin atteint sa taille adulte au bout d'une dizaine de semaines.

D'un point de vue alimentaire, le lapin est un herbivore qui trouve sa pitance en fonction de son lieu d'habitation même si sa préférence va aux graminées. Parmi les particularismes alimentaires du lapin, il utilise un mécanisme nommé caecotrophie qui consiste à ingérer un première fois ses déjections, lesquelles se sont enrichies lors du passage dans l'organisme de vitamines. Le lièvre fait exactement la même chose.

Si on le trouve un peu partout sur l'ensemble du territoire, le lapin de garenne ne vit que très peu en forêt ou à la montagne, il privilégie les sols meubles où il est à l'aise pour construire ses terriers où on le retrouve en compagnie de plusieurs adultes qui vivent avec lui. Egalement les zones de couvert lui sont adaptées car elles lui permettent d'être à l'abri des prédateurs.

La gestion du lapin de garenne s'impose puisque nous sommes en présence d'un formidable reproducteur : chaque lapine fait de 3 à 5 portées par an pour environ une vingtaine de naissances au total. Cette forte reproduction explique aussi un taux de mortalité élevé chez les jeunes entre la prédation et les maladies. Malgré tout, une compagnie de lapins parvient à croître de manière exponentielle si le chasseur ne remplit pas son rôle. Sa chasse se fait à tir avec ou sans chien, mais aussi avec un furet lorsque l'on doit réguler une garenne.

Au milieu du siècle dernier, cette espèce a connu une hécatombe sans précédant avec la myxomatose en 1952 qui a tué plus de 90 % des garennes existants. Introduite ponctuellement et volontairement pour tuer une compagnie, elle a contaminé accidentellement autour d'elle d'autres populations, menaçant la pérennité de l'espèce et déséquilibrant de fait toute la chaîne alimentaire.

Le lièvreHaut de page

Impossible de le confondre avec le lapin ! Plus grand et longiligne, ses longues oreilles finiront de le trahir. Si on trouve encore qu'il ressemble à ce dernier, le lièvre n'a pas du tout la même façon de vivre. Commençons tout d'abord par sa vie sociale.

Seul le jour dans son gîte, il retrouve ses semblables la nuit dans les champs cultivés pour festoyer ensemble. Face au vent pour flairer les dangers, le lièvre passe le plus clair de sa journée dans son gîte. Dans un talus ou à l'ombre d'une haie, il se repose et patiente jusqu'à la nuit tombée pour s'alimenter et retrouver ses congénères. Chaque matin, son gîte change et son domaine vital s'adapte aux saisons et à la pitance qui se trouve à proximité. Pareillement au lapin, si on le trouve presque partout, sa présence est grande dans les régions où l'on cultive les sols sur terrain plat et à perte de vue.

Comme l'on se plaît à observer le rut chez le cerf, les parades nuptiales pendant la reproduction du lièvre sont elles aussi un formidable spectacle. La femelle, la hase et le mâle, dit bouquin, se livrent campés sur leurs pattes arrière à un combat de boxe avec leurs pattes avant. Intervient alors furtivement, la reproduction qui met fin au combat. Chaque année, une hase met bas plusieurs fois de un à quatre levrauts qui sont autonomes dès la naissance. Chez le lièvre, la hase peut être fécondée quelques jours avant d'avoir mis bas de la précédente ; on appelle cela la superfétation.

La chasse du lièvre est un réel savoir-faire et nécessite souvent une chasse exclusive. L'emploi de chiens courants est l'une des facettes de cette chasse. Les chiens débusquent l'animal tapi dans son gîte, et le lance pendant de longues minutes pour le faire passer à distance du chasseur. Généralement, elle requiert de très bons chiens car la légèreté de la voie et les ruses des lièvres mettent à mal l'odorat des compagnons canins.

Dans certains départements, des quotas sont établis sous la forme de plan de chasse afin de limiter les prélèvements.

Le faisan communHaut de page

Le plus connu de la famille des phasianidés, le faisan commun peuple l'ensemble des campagnes françaises alors pourtant que ses origines sont lointaines du côté de l'Asie. Magnifique gibier à plume, on distingue le mâle de la femelle. Le coq est sans conteste le plus beau avec sa tête bleutée et son oeil serti de rouge tandis que sa robe se pare de couleurs rouille aux reflets brillants. Quant à la poule faisane plus petite, son plumage est beaucoup plus discret, tirant vers le brun clair.

C'est une espèce sédentaire au comportement alimentaire varié qui dépend des saisons. Les insectes, larves et autres vers composent le menu en période humide, alors que céréales, baies et bourgeons font le repas des beaux jours. Pour cela, le faisan affectionne les cultures et les haies attenantes, ainsi que le milieu forestier à petite échelle, la garrigue et les marécages.

Peu rapide au sol, un peu lourd au démarrage, c'est une proie facile pour les prédateurs sauvages tel que le renard. La nuit, pour se reposer en toute quiétude, il se perche dans les branches d'un arbre. La prédation n'est la seule cause de mortalité que le faisan commun rencontre. Les pontes sont parfois perturbées par les mauvaises conditions climatiques qui détruisent les nids ainsi que par l'activité agricole. Dans ce cas, il est très difficile de garantir des populations sauvages. Très souvent les sociétés de chasse font des lâchers en début de saison pour satisfaire les exigences de tir des chasseurs et de chasse des chiens.

A la chasse, il ne fait par partie des animaux les plus durs à chasser. Les jeunes chiens d'arrêt s'y entraînent souvent, car ils arrivent à bien les bloquer et peuvent prendre le temps de les voir s'envoler sous leurs yeux. Le coup de fusil n'est pour autant une formalité puisqu'une fois lancé, il atteint de grandes vitesses.

Si la plupart du temps, on le chasse devant soi au chien d'arrêt, le faisan fait également partie des gibiers à plume que l'on chasse en battue, principalement après de grands lâchers.

Le faisan vénéréHaut de page

Contrairement au faisan commun, le vénéré vit essentiellement en milieu forestier. Il a été importé de Chine au XIXe siècle et ses populations naturelles sont malheureusement peu présentes en France (dans le Nord et dans l'Ouest). Sa faible capacité à se reproduire à l'état naturel fait qu'on assiste surtout à des lâchers, notamment lors de battues.

Le mâle possède une queue extrêmement longue (jusqu'à 2 m), blanche, et une robe dorée magnifique bordée de noir. De son côté, la femelle est beaucoup plus terne, semblable à la poule du faisan commun.

La perdrixHaut de page

On distingue dans le petit gibier à plume de plaine, deux types de perdrix bien distinctes : la perdrix grise et la perdrix rouge, qui font toutes deux partie de la famille des phasianidés. Quand la première se chasse majoritairement dans la partie nord de la France, l'autre est plus au chaud dans le sud. De morphologie semblable, elles ont des couleurs et des caractéristiques bien marquées.

La perdrix grise. Plus grosse que la caille, la perdrix grise est un oiseau trapu de couleur brune avec quelques fins traits blancs dans le sens des plumes. Sa queue et ses ailes sont courtes, ce qui lui permet un décollage express du sol. Si elles vivent en couple durant l'hiver et au printemps pendant la saison des amours, on les retrouve pendant la période de chasse, en compagnie pouvant aller jusqu'à une quinzaine d'oiseaux. Comme pour le faisan, on appelle coq le mâle, et poule la femelle, cependant il n'est pas aisé de faire la distinction à l'oeil nu car c'est la formes des rayures de ses plumes qui le révèlera.

Dès le printemps, la nidification a lieu en bordure de champ pendant 24 jours et donne naissance à une quinzaine de poussins. Etant donné les risques liés à la prédation et aux mauvais temps, les pertes sont importantes, et on assiste souvent à une deuxième ponte dans les jours qui suivent.

En plaine céréalière ou dans un biotope vallonné, la perdrix grise s'établit là où on lui garantit le gîte et le couvert dans une relative sérénité. Son régime alimentaire est fait de petits insectes, de vers et bien sûr de céréales et autres herbages.

Sa chasse se fait la plupart du temps au chien d'arrêt et face au vent pour ne pas éveiller les soupçons de ces oiseaux qui ne tarderont pas à quitter les lieux à la moindre alerte.

Très souvent, lorsque le chien marque l'arrêt, la perdrix en profite pour piéter, c'est-à-dire qu'elle va parcourir plusieurs mètres avant de prendre son envol, d'où l'impression de ne jamais l'avoir à portée de fusil. Pour cela, il est recommandé de vite coller aux chiens.

La perdrix rouge. Contrairement à sa voisine la grise, la perdrix rouge est un oiseau haut en couleurs : d'un plumage clair blanc bleuté et tacheté de noir et de roux sur le torse, il est brun qui tire au roux sur le dos. Ses pattes et son bec finiront réellement de la différencier de la perdrix grise. Plus grosse également, la perdrix rouge adulte avoisine les 600 grammes.

C'est un oiseau qui respire le soleil et les chasses sportives. Sa présence est trahie par ses chants matinaux et au soleil couchant où les compagnies se rappellent et se rassemblent près des haies dans lesquelles elle trouve un abri de choix.

Une première ponte de 10 à 15 oeufs a lieu dès le printemps. Fragilisée par tous les facteurs externes et aléatoires d'une saison à une autre, une seconde ponte de remplacement est fréquente mais moins productive. Les populations de perdrix rouges connaissent des hauts et des bas, et pour cette raison sa chasse n'est autorisée que sur une courte période. Les efforts pour sa gestion sont appréciables quand on sait que le repeuplement comporte des risques d'échecs avérés.

Sa chasse peut être très sportive selon le relief. Avec un chien d'arrêt, il faut être bon marcheur et suffisamment vigilant pour l'intercepter au vol, sinon il ne faudra pas compter les kilomètres que l'on passe à courir derrière. Elle reste malgré tout passionnante à chasser à la fin de l'été et au début de l'automne, au milieu de la garrigue ou aux abords de rangées de vigne.

GIBIER DE MONTAGNEHaut de page
Les ongulés sauvagesHaut de page

Le chamois. Petit herbivore agile, le chamois des Alpes est issu de la famille des bovidés. Ressemblant fortement à une chèvre trapue, le chamois porte sur sa tête de fines cornes d'une vingtaine de centimètres qui se terminent par un crochet recourbé vers l'arrière de la tête. Sa nourriture est composée de graminées, de feuillus et de plantes qui composent son domaine vital, aussi bien en été qu'en hiver quand le relief a mis son manteau neigeux.

Sociable, le chamois vit en harde de plusieurs individus où seuls les mâles se tiennent à l'écart hors de la période du rut du mois de novembre. Chaque année, la femelle met bas après 160 jours de gestation à un chevreau. Plus que l'homme, les conditions climatiques hivernales ou la prédation des loups peuvent fragiliser les effectifs de chamois dont le taux de reproduction n'assure qu'en partie la préservation. Espèce sensible, le chamois est soumis à plan de chasse ou entre dans une zone de réserve tels que les parcs nationaux.

En France, on note la présence du chamois dont les zones d'altitude de l'Est du pays, que ce soit dans les Alpes, le Jura et même un peu dans les Vosges. Le massif Central est lui aussi concerné mais dans de faibles proportions.

L'isard. Plus petit que son cousin alpin, l'isard ne se rencontre que dans le massif pyrénéen. Il mesure de 70 cm à 80 cm au garrot pour un poids allant de 20 kilos à 40 kilos pour les boucs les plus âgés. D'été en hiver, le pelage change de teinte passant d'une dominante ocre à un manteau plus brun. Seule la tête garde sa couleur blanc cassé et sa double bande brunâtre. Au niveau du comportement, il se rapproche grandement du chamois : les forêts ouvertes et les pâturages entrecoupés de reliefs accidentés sont ses terrains de jeu et d'habitat. Les effectifs sont stables depuis plusieurs saisons.

Soumis au plan de chasse, l'isard se cantonne plus ou moins sur trois départements que sont l'Ariège, les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Orientales. Les prélèvements effectués chaque année restent tout de même assez faibles, entre 2 000 et 3 000.

Le mouflon. Ovin sauvage d'une cinquantaine de kilos, le mouflon est identifiable à son pelage chocolat et à ses deux grandes cornes. Le mouflon de Corse a été réintroduit dans tout l'arc méditerranéen à partir du milieu du XXe siècle, et s'est parfaitement acclimaté depuis aux massifs de moyenne montagne et de faible enneigement et humidité.

Avec ses deux cornes imposantes qui s'enroulent le mouflon est devenu un trophée de choix pour le chasseur amateur d'approche en montagne. De plus, ses cornes permettent à l'examen de ses anneaux d'estimer l'âge du mouflon de manière assez précise.

Soumis à plan de chasse, les chasseurs utilisent l'approche dans son habitat naturel montagneux. Comme toute chasse en montagne, elle demande d'être aguerri physiquement et de bien maîtriser son arme. Due à sa présence dans certains massifs de moyennes montagne, la chasse du mouflon connaît de plus en plus de passionnés.

Le petit gibier de montagneHaut de page

Le grand tétras. Une allure élégante, un plumage noir bleuté avec des ailes tirant vers le marron, une virgule au-dessus de l'oeil rouge, et une queue en éventail noir tacheté de blanc, le coq de bruyère (mâle du grand tétras) impressionne lorsqu'il parade au petit matin dans une clairière. Pouvant peser jusqu'à 6 kilos, il se nourrit de tous types de végétaux et de fruits forestiers.

Ses origines scandinaves ne l'empêchent pas d'être présent en petite proportion tout de même dans les Vosges, le Jura et les Pyrénées.

Le petit tétras. Aussi nommé " tétras-lyre ", le petit tétras affectionne les lisières des forêts de montagne, notamment les petites coupes. Ses doigts de pied en forme de peigne à plumes lui servent à évoluer sur un manteau neigeux. Bien moins grand et gros que le grand tétras, le mâle est noir avec un dessous de queue blanc et un épais sourcil rouge.

En France, on le retrouve exclusivement dans les Alpes, (chassable), et les Ardennes où sa chasse est interdite. Il faut dire que ce petit animal a du mal à développer ses populations et est sujet à la prédation naturelle.

La perdrix bartavelle. La bartavelle, c'est le graal de la perdrix. Beaucoup plus grosse que la grise ou la rouge, elle pèse environ 600 à 700 grammes pour les mâles et 500 à 600 grammes pour les femelles bien que leurs couleurs soient identiques. Une poitrine et un dos gris-bleu, un bec rouge et un plumage des ailes tricolore roux-noir-blanc. De plus, un large collier noir habille sa tête blanche du cou jusqu'aux yeux. On la trouve exclusivement dans les départements alpins, sur les reliefs caillouteux et les landes à moyenne altitude, où sa chasse n'est pas partout autorisée

La gélinotte des bois. Oiseau massif et trapu de la famille de la poule, la gélinotte des bois ne se rencontre qu'en montagne. Les petits massifs forestiers de montagne plaisent à la gélinotte qui établit sa cachette dans les couverts comme les taillis. Sédentaire, elle vit avec discrétion et se nourrit de petites pousses sur les feuillus et adapte sa consommation au gré des saisons. Si on a la chance de l'observer, son plumage multicolore brun, roux, noir et blanc vous sautera aux yeux. Du fait de ses faibles populations et soumise au plan de chasse, la gélinotte n'est chassée en France que dans le massif alpin et le Jura.

Le lagopède alpin. Cette perdrix des neiges a la particularité de changer trois fois de plumage au cours de l'année ; gris brun au printemps et assez panaché, mi-blanc mi-brun à l'automne, et tout blanc l'hiver. Ainsi à chaque période de l'année, son plumage est en accord avec la couleur du milieu dans lequel il vit. Comme une perdrix, le lagopède piète dans la basse végétation de montagne et les éboulis, mais ne dédaigne pas évoluer sous un couvert de pins. Si son tir n'est pas dur, sa chasse dans ce milieu-là est éprouvante.

Le lièvre variable. Avec un corps plus ramassé que celui des campagnes, le lièvre variable pourrait ressembler au lapin de garenne avec ses oreilles courtes. Animal nocturne, il est cependant très dur de le repérer et change de couleur deux fois par an, en passant de gris l'été à blanc l'hiver où seul le bout des oreilles reste noir. C'est ainsi qu'il est dit variable. Mousses, lichens et graminées constituent sa nourriture de base, et les périodes de neige le contraignent à parcourir de grands déplacements pour continuer à s'alimenter.

GIBIER MIGRATEURHaut de page
Les grives et merlesHaut de page

Dans la famille des turdidés, grives et merles se rencontrent très fréquemment dès l'automne dans toutes les haies de campagne, à la recherche de baies, de fruits forestiers ou de céréales. Bien que petites, toutes ces espèces présentent un grand intérêt pour la chasse, car il s'agit du gibier le plus prélevé.

La grive draine. La plus grosse des quatre espèces de grives, elle ne pèse pourtant qu'à peine plus de 100 grammes. La draine, oiseau solitaire, niche assez haut dans les arbres et se nourrit aussi bien d'insectes, que de végétaux ou de fruits. Sa poitrine d'un blanc légèrement jaunâtre est tachée de noir. Il est dit que cette espèce joue un rôle dans la propagation du gui, ces boules parasitaires.

La grive musicienne. La plus chanteuse comme son nom le sous-entend, la grive musicienne lance des " tchic-tchic " d'un arbre à l'autre où se trouve un congénère. Dans les buissons et les fourrés, elle établit son nid et se gave de mûres ou d'aubépines et bien sûr de grains de raisin quand l'automne pointe le bout du nez. Son plumage sur le dos va de châtain foncé à brun alors que sa poitrine blanche tire vers le jaune. Deux à trois couvées de cinq oeufs par an, lui permettent d'avoir des effectifs à la hausse ces dernières années.

La grive litorne. La litorne est celle qui se rapproche morphologiquement le plus du merle. Ses ailes, son dos et sa queue sont gris, alors que la poitrine est orangée pourvue de quelques traits noirs. Côté chant, elle a aussi son mot à dire, et ses " tchac-tchac " interpellent lorsqu'elle est en vol. Sa migration est la plus tardive à l'orée de l'hiver et des premières vagues de froid, où elle se réfugie dans les bordures des grandes zones ouvertes. Présente un peu partout en France.

La grive mauvis. La mauvis est quand à elle la plus petite des grives : une vingtaine de centimètres pour 60 grammes environ. D'un plumage grisâtre et d'une poitrine blanche à trait noir, elle est assez discrète mais se caractérise réellement par son long sourcil jaune et le dessous de ses ailes orangé. Elle transite dans le pays au beau milieu de l'automne mais n'y niche pas, ce qui ne l'empêche pas de profiter du gîte et du couvert quelques semaines où baies, fruits forestiers, vers et larves la ravissent.

Le merle. Le merle noir est un oiseau d'automne que l'on chasse à peu près partout dans les haies et buissons, en même temps que la grive. Il existe un dimorphisme sexuel bien marqué qui implique la couleur du plumage : le mâle tout noir au bec jaune et la femelle, brune plus terne. Bien qu'il semble peu sensible aux dérangements humains, le merle colonise aujourd'hui assez bien les parcs urbains que les haies reculées de la campagne. La migration de nuit s'effectue à l'automne.

La bécasse des boisHaut de page

La bécasse des bois, c'est l'oiseau mystérieux par excellence, celui qui fascine. De nombreux chasseurs y vouent plus qu'un culte, une philosophie. Ce limicole terrestre, tout en rondeur, est pourvu de pattes courtes et d'un long bec de près de 5 cm dont il se sert pour se nourrir de vers de terre et d'insectes en tout genre. D'un poids aux alentours de 300 g et d'une taille de 35 cm, il n'y a pas de dimorphisme sexuel entre mâle et femelle, où chacun porte un plumage multicolore mêlant blanc, noir et roux. Cet habillage lui permet un mimétisme presque parfait avec le sol sur lequel elle se tapie. A l'oeil nu, il est très difficile de la déceler.

Oiseau migrateur, la bécasse des bois arrive des pays baltes et notamment de Russie dès la fin du mois d'automne en compagnie des premières gelées, et se retrouve un peu partout à travers l'hexagone. Annuellement les mêmes remises sont visitées, soit par le même oiseau, soit par un oiseau différent si celui-ci a été prélevé au cours de la saison passée. Plus de 50 % des bécasses baguées une année sont retrouvés sur le même site l'année suivante.

Elle vit en sous-bois et fréquente les milieux boisés et affectionne les sols de mousses et de lichens entre conifères et buis. Si son activité le jour reste très limitée, la nuit elle parcourt les prairies à la recherche de nourriture. Des conditions de froid extrême peuvent l'empêcher de s'alimenter, ce qui peut poser un grave problème. Des bécasses souvent amaigries peuvent alors périr. Au mois de mars, les bécasses font le chemin inverse et c'est le moment qu'elles choisissent pour se reproduire. Pendant leur voyage, les mâles croulent matin et soir à la recherche d'une partenaire. La croule est un chant en vol particulier qui a lieu pendant trois à quatre mois. La femelle pond chaque année quatre oeufs qu'elle va couver durant un peu plus de trois semaines. Dans les paramètres démographiques de l'espèce, il faut constater que le taux de survie des jeunes est d'environ un tiers.

La pression de la chasse à la bécasse des bois doit plus que tout être raisonnée quand on sait que l'on est en présence d'un oiseau sensible. Ainsi, un PMA (prélèvement maximal autorisé) qui se traduit par un système de quotas et de marquage a été instauré afin de prévenir tout déclin de l'espèce.

Les pigeons et tourterellesHaut de page

Les colombidés apprécient le climat de notre pays, ou du moins le fréquentent à un moment donné de l'année. D'un corps assez compact et d'un vol vif, c'est un gibier à plume qui plait beaucoup aux chasseurs avec une préférence particulière pour le pigeon ramier, le plus gros d'entre eux.

Le pigeon ramier. Avec un poids moyen de 500 grammes, c'est le plus gros pigeon européen. Son dos et ses ailes sont gris-bleu et sa poitrine tire vers le gris-rose, alors que son bec est d'un rouge orangé vif. Son fort claquement d'ailes à travers les arbres, et son vol haut, sont ses principales caractéristiques et ses atouts pour tromper le chasseur. Nommée palombe dans le sud de la France, elle migre par chez nous aux premières vagues de froid. Les milieux faiblement boisés dans les plaines sont des habitats de choix.

Le pigeon colombin. D'un bleu presque uniforme, le pigeon colombin est le plus petit des trois espèces de pigeon que l'on trouve dans l'hexagone. Les seules touches de couleur qui tranchent avec ce bleu, sont le rosé de la gorge, le turquoise de son cou et le jaune orangé de son bec. Dans la nature, on le retrouve à proximité de champs cultivés et dans les petites forêts.

A la fois sédentaire ou migrateur, le pigeon colombin a pris pour habitude de nicher dans le creux des arbres, on dit qu'il est cavernicole.

Le pigeon biset. Le pigeon biset est celui que connaissent les citadins. De taille moyenne, il est bleuté sur la tête et le cou ; cou qui se termine par des reflets verts et rosés, alors que sa poitrine, son dos et ses ailes rayées de noir, sont de couleur gris clair. Très mobile en période de chasse, le pigeon biset ne fait pas l'objet d'une chasse spécifique mais dans la nature se mêle facilement aux autres espèces de pigeons et de tourterelles. Sédentaire, on remarque sa présence en Corse dans les sites rocheux.

Les tourterelles. Commune sur le territoire, la tourterelle turque est la plus grande des deux espèces que l'on connaît sur notre territoire. Très citadine, on la retrouve également dans les campagnes, perchée sur les poteaux électriques au milieu des champs. Son plumage est gris clair et sa nuque marquée d'un fin collier noir.

Impossible de la confondre avec la tourterelle des bois. Celle-ci est plus petite et plus sombre, son dos est gris qui tire vers le foncé et les plumes de ses ailes sont bicolores noir et marron. Cette espèce est migratrice et traverse la France vers la fin de l'été, au début de la saison de chasse.

Les autres migrateursHaut de page

La caille des blés. Les terres cultivées et notamment les céréales sont les terrains de jeu de prédilection de la caille des blés. Petite ronde de 100 grammes environ qui a la fin de l'été retourne vers l'Afrique profiter encore du soleil. Si elle ressemble à la caille d'élevage, elle s'en différencie quelque peu au niveau du chant et au niveau des plumes de la gorge. C'est aussi grâce au plumage que l'on distingue le mâle qui arbore des couleurs orangées quand la femelle présente sur sa poitrine une toison beige tachetée de noir.

L'alouette des champs. Oiseau chétif, poids plume de quelques dizaines de grammes, l'alouette se repère facilement à son vol fait de battements d'ailes brefs au-dessus d'un champ cultivé, et à son chant ininterrompu en l'air. Son plumage est rayé blanc brun et sa queue à une certaine longueur. L'alouette fait l'objet de plusieurs chasses spécifiques comme la chasse au miroir ou la chasse avec les pantes.

GIBIER PRÉDATEUR ET NUISIBLEHaut de page

Animal social que l'on retrouve partout en France, le renard est reconnaissable de tous avec son allure élancée, ses oreilles pointues, son pelage roux et sa longue queue touffue. Ce carnivore rusé est en réalité un gastronome opportuniste. Si le gibier à plumes constitue son met de prédilection, il ne dédaigne pas croquer dans une petit mulot, quelques insectes ou bien même se rabattre sur des fruits quand la saison le permet. Sa faculté à coloniser à peu près n'importe quel milieu, puisqu'on le retrouve aussi bien dans les champs cultivés, les petites forêts, ou aux abords des villes, lui permet d'adapter ses exigences de consommation à ce qu'il trouve à l'instant précis.

La longue espérance de vie du renard, ses rares prédateurs et une reproduction de quatre à cinq renardeaux chaque année, font de cette espèce un danger pour l'établissement durable des populations de petit gibier en plaine. Pour cette raison, le piégeage est très souvent envisagé quand on estime les dégâts qu'il cause trop importants. De gibier chassable, il devient gibier nuisible.

BlaireauHaut de page

Animal discret et nocturne, il est bien rare de tomber nez à nez avec un blaireau. Issu de la famille des mustélidés, doté de pattes courtes et d'un corps massif d'une quinzaine de kilos, le blaireau ne ressemble à aucun autre avec sa tête blanche marquée de deux larges bandes noires.

Vivant dans des terriers sous terre qu'il confectionne ou réaménage, il passe de nombreux jours à s'y reposer et à même à y hiberner. La nuit venue, il parcourt les champs cultivés ou les plaines à la recherche de nourriture végétale, et occasionne régulièrement des dégâts. Son régime alimentaire est pour le moins très varié : petits mammifères, fruits, céréales, insectes... Chaque année, la femelle donne naissance de deux à quatre petits et assure ainsi le renouvellement d'une espèce qui ne connaît que l'homme comme prédateur. Sa présence peut alors devenir gênante, c'est pour cette raison qu'il est chassé en tant que nuisible.

Les corvidésHaut de page

Corbeau freux et corneille noire sont les deux espèces les plus représentatives des corvidés. Oiseaux imposants et tout de noir, on distingue l'un de l'autre grâce à son solide bec : celui de la corneille est noir, alors que celui du corbeau freux est gris. Omnivores et charognards, ces deux espèces vivent en grandes bandes à travers le pays.

Toujours par deux, rarement seules, les pies bavardes sont très présentes dans toutes les campagnes et les villes de l'hexagone. Bruyante et audacieuse, la pie construit son nid de branchettes tout en haut des arbres. De là, elle pille et convoite les oeufs et oisillons de ses voisins. Omnivore par excellence, elle alterne oisillons avec des fruits ou des insectes. Chaque année au printemps, la pie bavarde pond de deux à huit oeufs.

Le geai des chênes est celui qui pousse des cris irritants dès que le chasseur pénètre un bosquet. En véritable gardien de la forêt, il prévient ses habitants d'un dérangement anormal. Le plumage majoritairement roux et l'extrémité des ailes tirant vers le bleutée, le geai est omniprésent en France, au même titre que la pie bavarde.

Les mustélidésHaut de page

Un tête gris clair, un corps qui tend vers le jaunâtre et une queue touffue, le putois est un petit gabarit solitaire que l'on rencontre dans les bocages où chaque nuit il part à la recherche de petits mammifères.

La martre vit essentiellement en milieu forestier à la recherche d'oisillons et de rongeurs. Son pelage brun est assez épais, et le dessous du cou marqué par une large tache jaune. A ne pas confondre avec la fouine dont le pelage tire plus vers le gris et la tache du cou semblable mais plus blanche que jaune. Courte sur pattes et allongée, la fouine est un prédateur nocturne.

Connu pour sa fourrure, le vison d'Amérique est présent au bord des milieux aquatiques. Son corps allongé est brun et luisant, et on peut le reconnaître grâce à la tache blanche qu'il porte sous le menton.

La belette ne fait qu'une centaine de grammes et elle chasse avec beaucoup d'habilité mulots et campagnols. Elle colonise abondamment les massifs forestiers.

Beaucoup plus grosse que la belette, on retrouve l'hermine. Variant du brun au blanc selon les saisons, le pelage de l'hermine est longiligne et sa queue est assez longue. Grâce à son gabarit plus conséquent elle peut s'attaquer à de petits lapins.

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