Le guide : Chasse : Environnement

Environnement

Chasse et espaces protégés en France

Il existe de nombreux types d'espaces protégés en France. La chasse n'y est pas forcément proscrite, et chaque espace adopte vis-à-vis de la chasse des règlementations qui lui sont propres.

Parcs nationaux. Il existe actuellement 7 Parcs nationaux : Vanoise, Ecrins, Mercantour et Pyrénées en haute montagne ; Cévennes en moyenne montagne ; Port-Cros pour le milieu insulaire et marin ; Guadeloupe pour la forêt tropicale. Chaque Parc comporte trois types de zones : les réserves intégrales, la zone centrale où les activités traditionnelles (agricoles, pastorales et forestières) continuent à s'exercer, la zone périphérique où le parc favorise un développement durable. Chaque Parc est créé par un décret qui délimite les zones centrales et périphériques. Pour en savoir plus : www.parcsnationaux-fr.com.

Parcs naturels régionaux. Un Parc naturel régional (PNR) est un territoire classé par décret à la demande de la région. Le classement est prévu pour une durée maximale de dix ans, renouvelable par décret. Le classement est donné sur la base d'une charte. Celle-ci est un document contractuel d'objectifs de protection et de développement. Il existe 32 PNR en France. Ils couvrent tous les domaines biogéographiques et renferment tous les types de milieux : zones humides (6 parcs), milieux du littoral (3 parcs), milieux de haute montagne (1 parc), milieux de moyenne montagne (12 parcs), milieux collinaires ou de plaine (9 parcs). Pour en savoir plus : http://www.parcs-naturels-regionaux.tm.fr.

Réserves naturelles (RN) et Réserves naturelles volontaires (RNV). Le classement d'un site en Réserve naturelle nécessite un arrêté ministériel ou un décret en Conseil d'Etat. Il existe actuellement un réseau de 147 RN en France, placées sous l'autorité de l'Etat (le préfet à l'échelon départemental). Un organisme gestionnaire est responsable localement de la réalisation des actions nécessaires à la gestion de la Réserve. Ces organismes gestionnaires peuvent être des associations locales, départementales ou régionales, des établissements publics comme des Parcs nationaux, des Parcs naturels régionaux, l'Office National de la Chasse, l'Office National des Forêts, des universités, des musées et des collectivités locales. Les Réserves naturelles volontaires résultent des mêmes dispositions réglementaires que les RN. La décision d'agrément est donnée par le préfet après une démarche volontaire de propriétaires privés et pour une période de 6 ans renouvelable. Il existe actuellement 140 RNV en France. Pour en savoir plus : http://www.reserves-naturelles.org/.

Sites du Conservatoire de l'Espace littoral et des Rivages lacustres. Ce conservatoire, créé en 1975, est un organisme d'Etat placé sous la tutelle du ministère chargé de l'Environnement. Il a pour mission de mener une politique de maîtrise foncière des milieux littoraux et des grands lacs de plus de 1 000 ha. Le Conservatoire possède actuellement 420 sites qui forment 780 km de rivage. Pour en savoir plus : www.conservatoire-du-littoral.fr.

Réserves nationales de chasse et de faune sauvage. Les Réserves de chasse et de faune sauvage sont consacrées à l'étude et la conservation du gibier, mammifères et oiseaux. Elles sont gérées par l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) associé à l'Office National des Forêts (ONF). Il y a 8 Réserves nationales de chasse en France : Chambord, Chizé, Der, Arjuzanx en plaine ; Bauges, Caroux, Orlu et Petite Pierre en montagne. Ces réserves servent de lieux de recherche pour l'ONCFS et pour d'autres organismes scientifiques. Pour en savoir plus : www.oncfs.gouv.fr.

Réserves biologiques et Forêts de protection de l'Office National des Forêts. La prise en compte de la diversité biologique est une des priorités de l'Office National des Forêts dans l'aménagement et la gestion forestière. Depuis plusieurs années, l'Office a mis en place une politique de classement de certaines forêts ou de sites forestiers avec des Réserves biologiques domaniales (RBD). Il s'agit de parcelles de forêts domaniales où les activités de gestion sont exclusivement orientées vers la conservation de la biodiversité. Les Réserves biologiques peuvent être intégrales (aucune intervention humaine) ou dirigées (entretien du milieu), ou des Forêts de protection où la gestion forestière est soumise à des règles techniques particulières. Pour en savoir plus : www.onf.fr/foret/dossier/droit/3-p1.htm.

Sites relevant d'un Arrêté préfectoral de biotope (APB). L'APB permet aux préfets de département de fixer les mesures permettant la conservation des biotopes nécessaires à la survie d'espèces protégées. Cela concerne généralement des territoires restreints.

Zones naturelles d'intérêt écologique faunistique et floristique (ZNIEFF). Le programme ZNIEFF est une initiative du ministère chargé de l'Environnement. Il a débuté en 1980 et est mené parallèlement dans toutes les régions.

LE MAINTIEN DES ÉQUILIBRES NATURELSHaut de page

Aujourd'hui chasseurs et écologistes semblent s'opposer sur le devant de la scène, pour savoir à qui reviendrait la paternité de la protection de l'environnement. Depuis des siècles, la chasse, en plus d'avoir toujours eu un rôle social majeur dans les campagnes, assure la gestion et le maintien des équilibres naturels par son action.

Si la chasse représentait jadis un moyen de se nourrir et même parfois de se vêtir, le souci de gestion de l'abondance et ses dégâts était déjà entré dans les têtes, car il fallait protéger ses récoltes et son bétail des prédateurs. Sans le savoir et de manière certes un peu anarchique, le chasseur participait à une régulation nécessaire. Aujourd'hui le rôle de la chasse et des chasseurs est clairement défini, et s'appuie sur des études scientifiques pour montrer que la chasse contribue à la conservation de la biodiversité.

L’ÉTHIQUE DE LA CHASSEHaut de page

Etre chasseur, ce n'est pas une activité, un divertissement comme un autre, c'est prendre conscience du rôle que l'on joue et de la place que l'on occupe vis-à-vis du milieu naturel, du gibier que l'on chasse. Le respect est une notion que l'on ne peut dissocier de la chasse : respect des utilisateurs de la nature, respect de la nature, respect du gibier que l'on convoite, respect des chiens que l'on utilise... Le chasseur du XXIe siècle, est donc avant tout une personne responsable qui sait pourquoi il est là et dans quel but. C'est ce que l'on apprend dès le départ lorsqu'on se prépare à l'examen du permis de chasser, on cite : " Le chasseur dans la nature est un acteur responsable. Le Patrimoine culturel de la chasse demande une initiation, une éducation et une formation ". Tout est dit. Si la convivialité est l'état d'esprit qui ressort en premier lieu, on s'aperçoit qu'un chasseur ne fait pas n'importe quoi n'importe où, qu'il adopte des attitudes dans le respect des règles : de tir, de déplacement, de fréquence de chasse, d'identification des animaux (sexe, âge...).

UN RÔLE LÉGITIMEHaut de page

L'action des chasseurs ne se limite donc plus à la seule pratique de la chasse. Tout au long de l'année, ils aménagent des habitats destinés à améliorer leur chasse de demain, à savoir en replantant des haies, en constituant des zones de refuge, d'alimentation et de reproduction. En collaboration étroite avec les agriculteurs, ils agrémentent les couverts et les zones de mise en jachère pour le petit gibier. Certaines fédérations départementales de chasseurs reconduisent d'une année à l'autre ces opérations d'accompagnement pour la mise en jachère de certains territoires. A ce sujet, le réseau Agrifaune est un partenariat passé en 2006 entre l'ONCFS (Office Nationale de la Chasse et de la Faune Sauvage, la Fédération Nationale des Chasseurs, la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats des Exploitants Agricoles), et la APCA (Assemblée Permanente des Chambres d'Agriculture), qui suscite des initiatives permettant de mieux concilier l'agriculture et la préservation et le développement des populations de gibier.

Faut-il encore rappeler que le chasseur est le seul qui contribue à l'indemnisation des dégâts causés par le grand gibier aux cultures, par l'intermédiaire du timbre grand gibier dont il s'acquitte chaque année avec sa validation du permis de chasser.

La chasse en Afrique, une alternative au braconnage et bien plus

Il n'est pas usurpé de dire que la chasse en Afrique, telle qu'elle est pratiquée et encadrée aujourd'hui joue un rôle majeur tant dans le maintien des équilibres des populations de faune sauvage que dans sa protection vis-à-vis des braconniers. Sur une zone de chasse précise, les cheptels des différentes espèces sont connues à l'avance et les animaux de grande chasse à prélever sont généralement des bêtes à l'âge avancé et qui portent les plus beaux trophées. La chasse maintient aussi un équilibre dans les différentes populations qui cohabitent. Par ailleurs, l'activité cynégétique génère une certaine économie en Afrique où les ressources naturelles manquent parfois cruellement. Par son investissement dans un voyage de chasse, un chasseur participe à la fois à la diminution du braconnage en financement des gardes qui protègent et gèrent ces zones chassées, mais aussi en donnant du travail ponctuellement aux chauffeurs de 4x4, aux cuisiniers, aux personnels des camps de chasse qui vivent la plupart du temps dans les villages alentour. A titre d'exemple, la grande chasse a créé en Afrique du Sud plus de 5 500 emplois directs selon dans une étude menée par l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) en 2009.

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