Le guide : CHEMINS COMPOSTELLE - CAMINO FRANCES : Étape 18 : Sebrayo - Gijón (34 km)

Guide
+LE CAMINO FRANCES
Étape 1 - Saint-Jean-Pied-de-Port / Roncevaux (26 km)Étape 2 - Roncevaux / Larrasoaña (27 km)Étape 3 - Larrasoaña / Pampelune (16,5 km)Étape 4 - Pampelune / Puente de la Reina (24 km)Étape 5 - Puente la Reina / Estella (22 km)Étape 6 - Estella / Los Arcos (22 km)Étape 7 – Los Arcos / Logroño (28 km)Étape 8 - Logroño – Nájera (31 km)Étape 9 - Nájera / Santo Domingo de la Calzada (21 km)Étape 10 - Santo Domingo de la Calzada / Belorado (23 km)Étape 11 - Belorado / San Juan de Ortega (24 km)Étape 12 - San Juan de Ortega / Burgos (27 km)Étape 13 - Burgos / Hontanas (31 km)Étape 14 - Hontanas / Boadilla del Camino (28 km)Étape 15 - Boadilla del Camino / Carrión de los Condes (25 km)Étape 16 - Carrión de los Condes / Terradillos de los Templarios (27 km)Étape 17 - Terradillos de los Templarios / El Burgo Ranero (30 km)Étape 18 - El Burgo Ranero / León (37 km)Étape 19 - León / Villadangos del Paramo (22 km)Étape 20 - Villadangos del Paramo / Astorga (28 km)Étape 21 - Astorga / Rabanal del Camino (20 km)Étape 22 - Rabanal del Camino / Ponferrada (32 km)Étape 23 - Ponferrada / Villafranca del Bierzo (23 km)Étape 24 - Villafranca del Bierzo / O Cebreiro (28 km)Étape 25 – O Cebreiro – Triacastela (21 km)Étape 26 – Triacastela – Sarria (21 km)Étape 27 – Sarria / Portomarin (22,5 km)Étape 28 – Portomarin / Palas de Rei (25 km)Étape 29 – Palais de Rei / Arzua (26 km)Étape 30 – Arzúa / O Pedrouzo (19 km)Étape 31 – O Pedrouzo / Saint-Jacques de Compostelle (20 KM)

Étape 18 : Sebrayo - Gijón (34 km)

Sebrayo - Gijon
Sebrayo - Gijon
LE JOURNAL DE L’ÉTAPEHaut de page

0 km : On quitte Sebrayo en suivant la route principale. Au bout d'1 km, on passe sous l'A-8. On tourne immédiatement à droite pour suivre une piste goudronnée en montée, puis on descend un sentier qui longe l'A-8 jusqu'à La Estrada. Attention à la boue lors des jours de pluie. On continue sur la piste jusqu'à ce qu'on traverse un pont qui passe au-dessus de l'autoroute. Un peu plus loin, on tombe sur la N-632 et on continue tout droit jusqu'à Villaviciosa.

6 km : On traverse Villaviciosa en rejoignant l'AS-255 en direction d'Infiesto. Puis, sur notre gauche, on passe à travers le parc de La Alameda et on atteint le pont en pierre de San Juan. On suit la VV-10 et on arrive à Casquita. Ici, le chemin se sépare en deux, poursuivant vers Oviedo ou vers Gijón. Nous continuons vers Gijón en suivant les signalisations. Au bout d'environ 1 km, on atteint Grases de Abajo puis Niévares, en suivant la VV-9. Plusieurs kilomètres de rude montée sur sentier nous attendent jusqu'à l'Alto de la Cruz. La descente jusqu'à Peón se fait en suivant la VV-8. On passe devant l'église de Santiago et on se dirige vers Gijón en suivant une piste sur notre gauche. Une montée nous mène à Curbiello et nous tombons à nouveau sur l'A-331. A partir de là, on descend vers l'A-8 puis on rejoint la N-632 pour atteindre Deva. On abandonne la nationale sur la droite, Gijón est indiqué. Une longue et agréable descente nous attend jusqu'à la fin de l'étape. On passe d'abord par Cabueñes. Une aire de repos se trouve sur notre route. En chemin, on croise une statue de la mythologie asturienne. Le chemin jusqu'à Somió est bien indiqué. Lorsqu'on atteint le rond-point sur la rivière Piles, à l'entrée de Gijón, on préférera longer le stade Moliñón et entrer dans la ville par la promenade maritime.

34 km : Arrivée à Gijon.

Carnet de route

Lors de cette étape, le pèlerin devra choisir s'il continue sa route le long du Camino del Norte (vers Gijón) ou s'il souhaite rejoindre le Camino Primitivo (entre Oviedo et Palas del Rei), un chemin emprunté par Alphonse II des Asturies au IXe siècle pour rejoindre Compostelle. Nous choisissons quant à nous l'option vers Gijón, qui nous réserve une sérieuse montée après Niévares, qui n'est pas sans rappeler les premiers jours du pèlerinage à travers la côte basque.

Jour 18 - 34 km.

Cumulé : 468 km.

Profil de l'étape : difficulté moyenne.

Durée : 8 heures 30 de marche.

La pensée du jour

L'humanité est à un croisement : un chemin mène au désespoir, l'autre à l'extinction totale. Espérons que nous aurons la sagesse de savoir choisir.

Woody Allen (réalisateur, scénariste américain)

SUR LE CHEMINHaut de page
VILLAVICIOSAHaut de page

Si ce bourg de 15 000 habitants, encaissé au fond de la ría (estuaire), a pu conserver un si joli quartier historique, c'est, dit-on ici, parce qu'il n'a pas de plage proche. L'ambiance de Villaviciosa est très particulière : au détour d'une façade blasonnée ou d'une maison d'Indianos, on se croirait revenus à la fin du XIXe siècle, dans une atmosphère de colonie. Les murs de la ville semblent imprégnés d'histoire et, en effet, la ville se targue de son prestigieux passé pendant la Renaissance. Cette nostalgie d'une grandeur passée se ressent fortement et Villaviciosa séduit par son charme de ville devenue secondaire contre son gré.

Monsatère San Salvador de Valdediós.
Monsatère San Salvador de Valdediós.
office du tourismeHaut de page
A voir / A visiterHaut de page

Villaviciosa fait partie de la Comarca de la sidra, la " région du cidre ". Ici, les cidreries se visitent, à l'instar des caves à vins en Rioja. Pour plus d'informations, demandez la liste à l'office du tourisme.

Le couvertHaut de page

La calle del Sol, tortueuse et variée, compte de nombreux établissements, toutes gammes confondues. En plus, les terrasses y sont légion. N'oubliez pas de goûter au cidre et aux compotes, spécialités de Villaviciosa.

Dynamique, jeune, maritime, la deuxième ville asturienne a ravi la première place à Oviedo grâce à sa population de près de 280 000 habitants et à son caractère bien trempé. L'ancien petit port de pêcheurs, aujourd'hui ville la plus active des Asturies et capitale de la Costa Verde, a pourtant été presque entièrement détruit à la fin du XIVe siècle, à l'occasion des guerres impliquant la dynastie des Trastámara. À partir du XVIe siècle, la ville a connu une importante transformation avec la construction du bassin et des chantiers navals. Enfin, au siècle dernier, le développement de l'industrie sidérurgique et des bassins houillers a fait de son port, El Musel, le second port industriel d'Espagne (après Bilbao). Certes, l'urbanisation croissante à l'arrière de la ville n'est pas toujours du meilleur effet, mais la croisette qui borde la longue plage de San Lorenzo, les multiples musées et, surtout, le très vieux quartier de pêcheurs, accroché à la péninsule de Cimavilla, font de Gijón une cité maritime surprenante et réjouissante, où il fait bon passer quelques jours, à l'issue desquels vous serez tombé sous le charme des lieux.

Orientation : Assez étendue, la ville est divisée en six districts (Centre, Est, Ouest, Sud, El Llano et la zone rurale), mais c'est dans le centre que se concentrent les nombreuses visites, les activités et les boutiques, centre lui-même articulé autour de quartiers comme El Carmen, Cimavilla et Laviada. Comme points de référence, vous pouvez vous fixer, de part et d'autre du quartier de Cimavilla, le paseo de la plage de San Lorenzo, idéal pour la marche et la bicyclette (vers la droite) et la Calle Rodríguez San Pedro qui mène vers la plage du Poniente, à gauche. Quelques places peuvent rythmer une balade plus dédiée à la découverte urbaine : la Plaza Mayor, à l'entrée de Cimavilla, puis Plaza de Italia, Plaza del Carmen, Plaza del Seis de Agosto, Plaza de Europa, Plaza de Nicanor Piñole et Plaza de San Miguel. Au sud, l'Avenida de la Costa traverse cette zone d'ouest en est, jusqu'au Biblioparc et au parc d'Isabelle la Catholique, le poumont vert de Gijón.

Les Asturies, pays du cidre

Le cidre a son royaume, les Asturies. C'est une boisson mais aussi tout un rituel qui accompagne sa consommation et qui sera pratiqué dans tous les établissements. Voici quelques conseils pour vous permettre d'éviter certaines erreurs, qui seraient de toute façon vite corrigées par le serveur.

Étape n° 1 : on ne commande pas un verre de cidre mais presque toujours une bouteille.

Étape n° 2 : laissez toujours le serveur vous servir et vous resservir ; s'il le faut demandez-lui.

Étape n° 3 : admirez la technique du serveur (l'escanciar) car le cidre est toujours versé d'un bon mètre de hauteur dans un verre penché à 45 degrés, ce qui explique pourquoi il faut laisser un expert le faire. Le cidre s'oxygène ainsi juste le temps qu'il faut pour arriver dans votre verre, légèrement mousseux et avec le meilleur goût possible.

Étape n° 4 : on ne boit par un cidre comme on déguste un vin, il se boit d'un coup, en laissant une dernière goutte. Celle-ci est supposée laver le verre et est jetée par terre ou dans des rigoles ad hoc avant de remplir de nouveau le verre et de le passer à quelqu'un d'autre.

Le cidre dispose de son appellation d'origine et est servi dans des cidreries (chigre en asturien). Profitez de votre passage pour visiter aussi des llagares (pressoirs et hangars à cidre).

Le centre de Gijon
Le centre de Gijon
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Le couvertHaut de page

À l'honneur bien sûr, les fruits de mer (langoustes, homards, pousse-pieds, crabes, langoustines, araignées de mer ou tourteaux, palourdes...) et les poissons, mais avec des " petites " spécialités : les chicharrinos (petits chinchards), les parrochines (petites sardines) ou les panchinos (petites daurades) qui se dégustent plutôt en tapas, avec une bouteille de cidre. Au moment du repas, il y aura de la lotte (pixin), de la daurade au cidre et du merlu, mais peut-être aussi deux espèces de poissons de roche, plus rares mais exquises : le tiñosu (rascasse rouge) ou le golondru (grondin) qui sont à la base de spécialités mijotées avec des pommes de terre, de l'ail, de l'oignon, de l'huile d'olive, du persil, du paprika et du vin blanc. Côté plats, profitez aussi de votre séjour pour déguster la daurade rouge, avec sa sauce d'oursins, le congre aux arbeyinos (petits pois), la limande farcie aux fruits de mer, et bien sûr le pulpin con patatines (petit poulpe de roche), sorte de ragoût généralement ajouté le mercredi aux menus des hôtels, respectueux de la tradition asturienne, ou sa variante aux fruits de mer ou aux choux (pulpu con berces et pulpu amariscao). Côté fruits de mer, les deux plus emblématiques de la ville sont les patelles (llampares) et surtout les oursins de mer (oricios), que l'on mange seuls, en ragoût ou avec du riz. Une recette purement gijonnaise ? Le gâteau aux oursins. Enfin à la carte des desserts, la charlotte, la tarte gijonnaise, les frixuelos (crêpes), les casadielles (chaussons farcis aux amandes) et le riz au lait.

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