Le guide : CHEMINS COMPOSTELLE - CAMINO FRANCES : Étape 3 - Larrasoaña / Pampelune (16,5 km)

Guide
+LE CAMINO FRANCES
Étape 1 - Saint-Jean-Pied-de-Port / Roncevaux (26 km)Étape 2 - Roncevaux / Larrasoaña (27 km)Étape 3 - Larrasoaña / Pampelune (16,5 km)Étape 4 - Pampelune / Puente de la Reina (24 km)Étape 5 - Puente la Reina / Estella (22 km)Étape 6 - Estella / Los Arcos (22 km)Étape 7 – Los Arcos / Logroño (28 km)Étape 8 - Logroño – Nájera (31 km)Étape 9 - Nájera / Santo Domingo de la Calzada (21 km)Étape 10 - Santo Domingo de la Calzada / Belorado (23 km)Étape 11 - Belorado / San Juan de Ortega (24 km)Étape 12 - San Juan de Ortega / Burgos (27 km)Étape 13 - Burgos / Hontanas (31 km)Étape 14 - Hontanas / Boadilla del Camino (28 km)Étape 15 - Boadilla del Camino / Carrión de los Condes (25 km)Étape 16 - Carrión de los Condes / Terradillos de los Templarios (27 km)Étape 17 - Terradillos de los Templarios / El Burgo Ranero (30 km)Étape 18 - El Burgo Ranero / León (37 km)Étape 19 - León / Villadangos del Paramo (22 km)Étape 20 - Villadangos del Paramo / Astorga (28 km)Étape 21 - Astorga / Rabanal del Camino (20 km)Étape 22 - Rabanal del Camino / Ponferrada (32 km)Étape 23 - Ponferrada / Villafranca del Bierzo (23 km)Étape 24 - Villafranca del Bierzo / O Cebreiro (28 km)Étape 25 – O Cebreiro – Triacastela (21 km)Étape 26 – Triacastela – Sarria (21 km)Étape 27 – Sarria / Portomarin (22,5 km)Étape 28 – Portomarin / Palas de Rei (25 km)Étape 29 – Palais de Rei / Arzua (26 km)Étape 30 – Arzúa / O Pedrouzo (19 km)Étape 31 – O Pedrouzo / Saint-Jacques de Compostelle (20 KM)

Étape 3 - Larrasoaña / Pampelune (16,5 km)

Larrasoaña / Pampelune
Larrasoaña / Pampelune
LE JOURNAL DE L’ÉTAPEHaut de page

0 km : Une montée de 500 m nous conduit à Akerreta. On traverse un bois de hêtres et de buis, on suit le sentier qui nous mène à un pont cimenté. On traverse la rivière Arga avant d'arriver à Zurian.

4,2 km : Suivre la N-135 pendant 600 mètres. Attention, restez bien sur le bas-côté, puis déviez sur la gauche. On traverse à nouveau l'Arga et on suit le sentier qui longe la rivière. On passe devant une carrière et on arrive à Irotz.

6,4 km : On traverse Irotz, en passant devant l'église San Pedro. On redescend vers l'Arga pour traverser le pont roman d'Iturgaiz. On suit le sentier qui longe la Nationale et on passe devant le village de Zabaldika. Il nous faut traverser à nouveau la N-135 puis continuer tout droit pour rejoindre Arleta.

10 km : Arleta est un hameau de maisons abandonnées. Un peu plus loin, un passage souterrain nous permet d'éviter une rocade (le croisement de la N-135 et la N-121) et on se trouve sur une piste qui monte vers une pinède pour ensuite se transformer en un sentier goudronné qui mène à Trinidad de Arre.

13 km : Nous voilà à Trinidad de Arre, connu pour son couvent de l'époque gothique. On traverse le pont médievial d'Arre, qui passe au-dessus de la rivière Ulzama, jusqu'à l'entrée du village de Villaba. Suivre la Calle Mayor qui traverse à son tour le village de Burlada. Avant d'arriver à la fin de l'avenue, prendre à droite la rue Larraínzar pour traverser un peu plus loin une rocade. On suit la route indiquée. Le pont de la Magdalena se trouve un peu plus loin, il nous mène aux portes de Pampelune.

16,5 km : Arrivée à Pampelune. La traversée de la ville est bien indiquée.

Carnet de route

Cette étape qui traverse la vallée de Esteribar, le long de la rivière Arga, nous fait passer de pont en pont à travers des paysages de ribera, de villages agricoles, mais aussi par la zone beaucoup moins séduisante de la banlieue de Pampelune. Une étape courte et bien plus facile que les précédentes, pour une entrée en douceur dans la ville de Pampelune.

Jour 3 - 16,5 km.

Cumulé : 69,5 km.

Profil de l'étape : facile.

Durée : 4 heures de marche.

La pensée du jour

Il y a autant de manières d'être heureux qu'il y a d'individus.

Diderot (philosophe français, XVIIIe siècle)

SUR LE CHEMINHaut de page

Petit village d'une quinzaine d'habitants dominé par son église San Millán (XVIe et XVIIe siècles), édifiée dans un style gothique.

Petit village d'une trentaine d'habitants, où se trouvait autrefois un hospice à côté du pont d'origine romane. Irotz conserve à l'intérieur de son église San Pedro un autel du XVIe siècle. Notez qu'il n'y a aucun hébergement sur place, en revanche une halte s'impose sur la jolie terrasse du bar Irotz.

Dans ce petit village presque abandonné, où vivent moins d'une dizaine de personnes, on pourra cependant observer la porte romane de l'église Santa Marina. Notez qu'il n'y a aucun point de ravitaillement sur place.

TRINIDAD DE ARREHaut de page

Trinidad de Arre est un ancien hospice du chemin de Saint-Jacques qui date du XIIIe siècle. Lors de votre passage, vous traverserez le pont à six arches qui passe au-dessus de l'Ultzama.

PAMPELUNE – PAMPLONAHaut de page
Les Sanfermines

Du 6 au 14 juillet, les rues de Pampelune se remplissent de plus d'un million de visiteurs. La journée commence tôt, à 8h précises, avec la manifestation la plus spectaculaire des fêtes : l' encierro. Sur un parcours de 848 m, les taureaux traversent la calle Santo Domingo puis la calle Estafeta jusqu'aux arènes où ils combattront dans l'après-midi. Les corredores (coureurs), vêtus de blanc et du traditionnel foulard rouge, encadrent les taureaux dans leur course folle. Ce moment de pure adrénaline est suivi avec passion dans toute l'Espagne, où il est retransmis en direct à la télévision. Mais pour se faire une place dans les rues étroites qui forment le parcours de l'encierro, il faut s'armer d'une patience à toutes épreuves en arrivant au moins 2 heures avant le début de la course. Autre option : les habitants louent leurs balcons à la journée, en moyenne de 50 à 150 € par personne, selon la visibilité. Il est également possible d'acheter une place dans les arènes pour voir l'arrivée des taureaux puis un spectacle de vachettes.

Après ce réveil en fanfare, il est de coutume d'aller manger des churros con chocolate dans les bars de la calle Estafeta ou de la plaza del Castillo. La matinée se poursuit avec le défilé des Gigantes et Cabezudos (Géants et Grosses Têtes), qui parcourent les rues du centre historique au son des txistus (typique flûte basque) et des cornemuses.

L'après-midi marque le moment très attendu des corridas. Cependant, il est très difficile d'obtenir des places pendant les Sanfermines : 90 % des places sont vendues à l'avance sous forme d'abonnements annuels. Les 10 % restants sont mis en vente aux guichets des arènes à partir de 20h30, la veille de la corrida. Pour ceux qui n'ont pas réussi à obtenir des places, il est également possible de tenter sa chance quelques heures avant le début de la corrida, dans les alentours des arènes, où s'organise la revente (mais en payant généralement le double du prix).

Vers 20h30, lorsque s'achève la corrida, les peñas quittent les arènes sur fond musical avant de rejoindre les ruelles du Vieux Pampelune, pour faire la fête jusqu'au petit matin.

Le 14 juillet, à minuit, après neuf jours de fête sans répit, Pampelune entonne son traditionnel Pobre de mí (Pauvre de moi) qui marque la fin des Sanfermines.

Hemingway à Pampelune

Prix Nobel de littérature, le célèbre romancier américain était un inconditionnel de Pampelune, en particulier de ses fêtes. Il assiste pour la première fois aux Sanfermines en 1923, alors âgé de 24 ans, et restera un visiteur assidu jusqu'à l'éclatement de la guerre civile. Son roman Le soleil se lève aussi, publié en 1926, apporte la gloire à l'écrivain ainsi qu'une renommée internationale aux fêtes de Pampelune. Après la guerre, Hemingway reviendra à deux occasions, en 1953 et en 1959, pouvant s'offrir le luxe d'une chambre à l'hôtel La Perla, sur la Plaza del Castillo. Du balcon de la chambre 217 (actuellement 201), qui donne sur la calle Estafeta, il admirait l'encierro matinal avant de rejoindre les arènes dans l'après-midi, aux côtés de son ami le torero Luis Miguel Dominguin et de l'actrice Ava Gardner. Aujourd'hui encore, le souvenir d'Hemingway demeure inébranlable, tout comme le buste en bronze de l'écrivain qui trône dans les arènes. De nombreuses visites guidées permettent de revenir sur les lieux chers à cet illustre visiteur, qui fit découvrir Pampelune au monde entier.

Pampelune
Pampelune

200 000 habitants. Pampelune est une ville située dans une plaine entourée de montagnes. Ville moderne et universitaire, elle s'est développée bien au-delà de ses fortifications originelles. La cité est aussi connue pour avoir hébergé l'écrivain Ernest Hemingway, dont la fascination pour les fêtes de la San Fermín n'a jamais faibli. Bien que le coeur de Pampelune, avec ses ruelles et ses remparts, reste inchangé, tout autour, des quartiers modernes et peu esthétiques se sont édifiés pour répondre aux besoins de la capitale de la Navarre. Son nom basque (Iruña) signifie " ville des dieux ". Pampelune vient de Pompaelo (ou ville de Pompée). On dit qu'un général romain baptisa ainsi ce qui était un petit village, en 75 av. J.-C. Au Ier siècle apr. J.-C., l'évêque de Toulouse, saint Saturnin, envoya un représentant pour christianiser la Pampelune romaine. L'un de ses premiers baptisés, un certain Firmin, mourut en martyr à Amiens et devint saint Firmin (San Fermín), co-patron de la Navarre. Ces deux noms, Pampelune et San Firmín, ont traversé le temps pour devenir de nos jours la référence d'une fête mondialement connue, où se déroulent les célèbres encierros, courses de taureaux spectaculaires.

Sanfermines de Pampelune.
Sanfermines de Pampelune.
Sanfermines de Pampelune.
Sanfermines de Pampelune.
Sanfermines de Pampelune.
Sanfermines de Pampelune.
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Sanfermines de Pampelune.

Le kiosque au centre de la place del Castillo.
Le kiosque au centre de la place del Castillo.
office du tourismeHaut de page
Le couvertHaut de page

Tout autour de la Plaza del Castillo, les ruelles recèlent de bars à pinchos, ces tapas typiques des terres basques qui ont pour particularité d'être élaborées sur une tranche de pain. Incontournable du genre, le bar Gaucho est le meilleur ambassadeur de cette gastronomie miniature.

Les riches plaines agricoles de la Ribera, au sud de Pampelune, approvisionnent marchés et restaurants en produits réputés dans toute l'Espagne, tels que le pimiento de piquillo de Lodosa, qui fait l'objet d'une appellation d'origine contrôlée, et les asperges et artichauts de Tudela, omniprésents dans la cuisine locale.

Après un bon repas, il est de coutume de commander un petit verre de patcharán, une liqueur de prunelles qui oscille entre 25 et 30 degrés d'alcool.

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