Le guide : CHEMINS COMPOSTELLE - CAMINO FRANCES : Enfants du pays

Guide
+LE CAMINO FRANCES
Étape 1 - Saint-Jean-Pied-de-Port / Roncevaux (26 km)Étape 2 - Roncevaux / Larrasoaña (27 km)Étape 3 - Larrasoaña / Pampelune (16,5 km)Étape 4 - Pampelune / Puente de la Reina (24 km)Étape 5 - Puente la Reina / Estella (22 km)Étape 6 - Estella / Los Arcos (22 km)Étape 7 – Los Arcos / Logroño (28 km)Étape 8 - Logroño – Nájera (31 km)Étape 9 - Nájera / Santo Domingo de la Calzada (21 km)Étape 10 - Santo Domingo de la Calzada / Belorado (23 km)Étape 11 - Belorado / San Juan de Ortega (24 km)Étape 12 - San Juan de Ortega / Burgos (27 km)Étape 13 - Burgos / Hontanas (31 km)Étape 14 - Hontanas / Boadilla del Camino (28 km)Étape 15 - Boadilla del Camino / Carrión de los Condes (25 km)Étape 16 - Carrión de los Condes / Terradillos de los Templarios (27 km)Étape 17 - Terradillos de los Templarios / El Burgo Ranero (30 km)Étape 18 - El Burgo Ranero / León (37 km)Étape 19 - León / Villadangos del Paramo (22 km)Étape 20 - Villadangos del Paramo / Astorga (28 km)Étape 21 - Astorga / Rabanal del Camino (20 km)Étape 22 - Rabanal del Camino / Ponferrada (32 km)Étape 23 - Ponferrada / Villafranca del Bierzo (23 km)Étape 24 - Villafranca del Bierzo / O Cebreiro (28 km)Étape 25 – O Cebreiro – Triacastela (21 km)Étape 26 – Triacastela – Sarria (21 km)Étape 27 – Sarria / Portomarin (22,5 km)Étape 28 – Portomarin / Palas de Rei (25 km)Étape 29 – Palais de Rei / Arzua (26 km)Étape 30 – Arzúa / O Pedrouzo (19 km)Étape 31 – O Pedrouzo / Saint-Jacques de Compostelle (20 KM)

Enfants du pays

Rafael AzconaHaut de page

Scénariste né à Logroño en 1926 et mort à Madrid en 2008. Après des débuts de romancier, il commence sa carrière dans le cinéma en 1959 avec l'adaptation de sa nouvelle L'Appartement, une satire de la crise du logement, pour le cinéaste italien Marco Ferreri. Cette collaboration se répète en 1960 avec La Petite Voiture, qui rencontre cette année-là un grand succès au festival de Venise. En 1961, Azcona entame une collaboration prolifique avec le réalisateur Luis Garcia Berlanga en signant le scénario de Placido (1961). Le film est nominé aux Oscars dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère. Le tandem Berlanga / Azcona revient en 1963 avec l'un des plus grands films de l'histoire du cinéma espagnol : El Verdugo, un plaidoyer satirique contre la peine de mort. Leur collaboration durera plus de 25 ans. Azcona a également écrit le scénario du film Belle Epoque (1992), réalisé par le cinéaste Fernando Trueba, qui a remporté l'Oscar du meilleur film étranger en 1994.

Avec près de cent films à son actif, Azcona est considéré comme le scénariste le plus important de l'histoire du cinéma espagnol. Il a obtenu de nombreux prix et distinctions, notamment cinq Goyas du meilleur scénario, le Prix national de la cinématographie en 1982 et la Médaille d'or du mérite dans le domaine des Beaux-Arts en 1994. Il est mort en 2008 à Madrid, à l'âge de 81 ans.

Cristóbal BalenciagaHaut de page

Couturier espagnol né à Getaria en 1895, petit village côtier de la province du Guipúzcoa, et mort à Valence en 1972. Dès son plus jeune âge, il se familiarise avec l'univers de la mode en observant le travail de sa mère, couturière pour les marquis de Casa Torres. Balenciaga découvre à cette époque les goûts des élites européennes en observant la splendide garde-robe de la marquise, qui fait ses achats dans les plus belles boutiques de Paris et de Londres. Entre 1907 et 1916, il se forme dans les plus prestigieux ateliers de l'époque, d'abord à Saint-Sébastien puis à Bordeaux. Balenciaga ouvre sa maison de mode à Saint-Sébastien en 1917 et rencontre rapidement un grand succès auprès de l'élite locale, la reine Marie-Christine et l'infante Isabelle Alphonsine devenant de fidèles clientes. En 1936, lorsque la guerre civile éclate, Balenciaga quitte Saint-Sébastien pour s'installer à Paris. La même année, il présente sa première collection haute couture qui rencontre un brillant succès. Au cours des années 1940, le style de Balenciaga se distingue par ses réminiscences du costume traditionnel espagnol et son usage des broderies. A partir des années 1950, ses créations aux lignes fluides bouleversent les codes de l'époque. Son style épuré lui vaut l'admiration de clientes fidèles issues des familles royales espagnole et belge, de la princesse Grace de Monaco, Greta Garbo ou Marlene Dietrich - cette dernière ayant affirmé que Balenciaga connaissait son corps à la perfection et que ses robes n'avaient pas besoin d'être retouchées. Nombreux de ses collaborateurs créeront leur propre griffe, les plus célèbres étant André Courrèges et Emanuel Ungaro. Le musée Balenciaga, qui a ouvert ses portes en 2011 à Getaria, présente une collection de quelque 1 200 pièces du couturier. La maison de couture Balenciaga est actuellement sous la direction de Nicolas Ghesquière.

Pío BarojaHaut de page

Romancier né à Saint-Sébastien en 1872 et mord à Madrid en 1956. Son premier roman, Vidas sombrías, sorti en 1900, est une sorte de prélude à une trilogie qu'il consacre à la terre de ses ancêtres, Tierra vasca (Terre basque) : La Casa de Aizgorri (1900), El Mayorazgo de Labraz (1903) et Zalacaín el aventurero (1909). La trilogie est un genre littéraire qu'il affectionne, la plus célèbre de son oeuvre est indiscutablement La Lucha por la vida, une étude sur les bas-fonds de Madrid, qui regroupe La Busca (1904), La Mala Hierba (1904) et Aurora roja (1905). Cet auteur brillant n'est jamais en repos et produit constamment. Entre 1913 et 1935 sortent les 22 volumes d'une saga historique, Memorias de un hombre de acción (Mémoires d'un homme d'action), saga dans laquelle il reprend le genre picaresque. Il se consacre ensuite à ses propres mémoires, entre 1944 et 1948, qui paraissent sous le titre Desde la última vuelta del camino (Mémoires). Au total, Pío Baroja a publié plus de 100 livres. Maître du portrait réaliste, son style sobre et puissant a influencé des écrivains comme Camilo José Cela ou Ernest Hemingway. Représentant de la Génération 98, il est considéré par la critique comme l'un des plus grands écrivains espagnols du XXe siècle. Le roman d'apprentissage L'Arbre de la science (1911), partiellement autobiographique, est considéré comme son chef-d'oeuvre.

Eduardo ChillidaHaut de page

Né à Saint-Sébastien, Eduardo Chillida (1924-2002) commence des études d'architecture mais les abandonne pour s'installer à Paris en 1948 et se consacrer à sa passion : la sculpture. Ses sculptures monumentales en acier lui valent bientôt le surnom de " forgeron ". Les oeuvres métalliques abstraites de Chillida entretiennent souvent une puissante connexion avec l'environnement naturel, comme en témoignent son fameux Peigne du vent - érigé sur le front de mer de Saint-Sébastien - et cette phrase prononcée lors de l'inauguration du musée Chillida-Leku en 2000 : " Un jour, j'ai rêvé d'une utopie. Trouver un espace où mes sculptures pourraient reposer et où les gens se promèneraient au milieu d'elles comme dans un bois ". La création d'un musée dédié à son oeuvre marque pour Chillida l'apothéose d'une longue carrière artistique récompensée de succès : en 1971, il est nommé professeur à l'université de Harvard ; en 1987, il reçoit le Prix Principe de Asturies des Arts ; en 1994, il est nommé académicien des Beaux-Arts de Madrid ; en 1999, le musée Reina Sofía et le Guggenheim de Bilbao lui consacrent une exposition rétrospective. Au cours de sa vie, il s'est vu décerner presque tous les prix d'architecture existants. Son oeuvre est présente dans plus de vingt musées, dans le monde entier, et elle est mentionnée dans les écrits des philosophes Martin Heidegger et Emile Cioran et du poète Octavio Paz. Chillida est mort en 2002 dans sa ville natale, Saint-Sébastien.

Álvaro Cunqueiro MoraHaut de page

Né en 1911 à Mondoñedo, en Galice. Romancier, poète, dramaturge, journaliste et gastronome, il est considéré comme l'un des piliers de la littérature galicienne. Il écrit en galicien et en castillan. Quelques titres traduits : Les Chroniques du sous-chantre, L'Année de la comète ou la bataille des quatre rois, Galiciens, corbeaux et parapluies, Gens d'ici et de là. Il est mort en 1981 à Vigo.

Julián GayarreHaut de page

Ténor navarrais né à Roncal en 1844 et mort en 1890 à Madrid. Après avoir exercé différents métiers, Julián Gayarre s'établit comme maréchal-ferrant à Pampelune, où il prend l'habitude de chanter en travaillant. Très vite, ses amis lui conseillent de s'inscrire à la chorale, où il est intégré directement comme premier ténor. Il décide alors de partir à Madrid, avec une bourse pour étudier le chant, puis à Milan, grâce à une bourse de la région. En trois mois à peine, il rencontre le succès auprès du public italien. Dès lors, les contrats s'enchaînent : Paris, Londres, Buenos Aires, La Scala de Milan, partout résonne la voix de Gayarre, que l'on surnomme " le roi du chant ". Mais en 1889, alors qu'il est malade, il se risque à chanter et se casse la voix avant de s'évanouir sur scène. Il va alors souffrir d'une profonde dépression qui se terminera par sa mort, le 2 janvier 1890. A Roncal, sa maison natale abrite la maison-musée de Julián Gayarre, inaugurée en 1990 à l'occasion du centenaire de sa mort.

Álex de la IglesiaHaut de page

Réalisateur, scénariste et producteur né à Bilbao en 1965, Álex de la Iglesia commence sa carrière dans le cinéma grâce à Pedro Almodóvar qui finance son premier long-métrage, Action mutante (1993). La consécration arrive en 1995 avec le film Le Jour de la bête, récompensé par plusieurs prix Goya. Son style décalé et son goût prononcé pour l'humour noir séduisent la critique et le grand public. Des films à grand succès comme Mes chers voisins (2000), Le Crime farpait (2004) et Balada triste, qui a gagné en 2010 le prix du meilleur scénario et du meilleur réalisateur à la 67e Mostra de Venise, complètent sa filmographie. En 2009, il est nommé à la présidence de l'Académie du Cinéma Espagnol, fonction qu'il abandonne le soir de la cérémonie des Goya en 2011 afin de protester contre l'approbation de la loi Sinde (législation contre les téléchargements illégaux) et défendre la place d'Internet dans l'économie culturelle.

Francisco LeiroHaut de page

Né à Cambados en Galice en 1957, Leiro est célèbre en Espagne et aux Etats-Unis pour ses figures en bois dont l'humour est fait de burlesque et de non-sens. " Je suis sculpteur de naissance ", affirme-t-il, et c'est presque vrai puisque c'est son grand-père Paco, ébéniste et sculpteur imagier, qui lui a passé le virus. En 1978, grâce à une bourse Fullbright, il part pour New York. " J'étais venu pour dix mois, j'y suis resté douze ans ", dit-il. Il a conservé son atelier de Cambados et passe six mois de l'année de chaque côté de l'océan. Pour une exposition au printemps à New York, les gigantesques statues de granit de prophètes ont voyagé en bateau depuis Cambados jusqu'au coeur du Manhattan. " J'essaie de raconter mes affaires à travers la sculpture. Avec les mots, je m'exprime mal. " Il parle le galicien du Sud et emploie volontairement le castrapo, ce mélange populaire de galicien et castillan, avec des jeux de mots dans les titres de ses oeuvres.

Ignace de LoyolaHaut de page

Né en 1491 dans le château de Loyola, Íñigo (qui changera par la suite son nom en Ignacio, Ignace en français) grandit au sein d'une famille de la noblesse basque. À l'âge de quinze ans, ayant perdu son père et sa mère, il rejoint la cour de Ferdinand d'Aragon où il devient page et s'initie à la vie de la cour et au métier des armes.

Ignace entre dans l'armée en 1517 et participe au siège de Pampelune en 1521. Il est alors âgé de trente ans. Lors du siège qui l'oppose à l'armée franco-navarraise, Ignace est gravement blessé : un boulet de canon lui a brisé la jambe droite, tandis que son autre jambe est très endommagée. Ramené à son château, il doit subir une longue convalescence. Lui qui rêvait d'exploits militaires se retrouve cloué au lit, incapable de se déplacer tout seul. Sa jambe droite, malmenée par diverses opérations, restera plus courte que la gauche jusqu'à la fin de sa vie. Pour tuer le temps, il ne lui reste que la lecture. À défaut de romans de chevalerie, dont il est friand, on ne lui trouve que deux ouvrages dans le château - l'un portant sur la vie des saints et l'autre sur la vie de Jésus. Ces lectures le conduisent à s'interroger sur sa vie, il se convertit et décide de suivre l'exemple de saint François d'Assise et de saint Dominique. À peine rétabli de ses blessures, il quitte Loyola pour faire un pèlerinage jusqu'en Terre sainte, à Jérusalem.

Il se rend d'abord à Arantzazu pour visiter le sanctuaire de la Vierge et poursuit sa route jusqu'à Montserrat, où il confesse tous ses péchés. Le lendemain, après une nuit de prières sur la montagne de Montserrat, il rejoint la ville de Manresa pour quelques jours. Finalement, il y passera près d'un an, priant dans une grotte et pratiquant le plus rigoureux ascétisme, tout en parlant de Dieu aux habitants de Manresa, qui l'accueillent avec générosité. Au cours de cette période d'ermite, durant laquelle il subsiste en mendiant et en priant des heures entières, il commence la rédaction des Exercices spirituels. Au terme de cette année, Ignace reprend sa route pour rejoindre Jérusalem.

À Barcelone, il embarque sur un bateau qui le conduit jusqu'à Gaète. De là, il rejoint Rome à pied, sans argent, et parvient à Jérusalem le 4 septembre 1523. En Terre sainte, Ignace souhaite nourrir sa propre dévotion et aider son prochain, mais il est obligé de quitter le pays au bout de quelques semaines sur ordre des Franciscains, qui jugent sa situation trop risquée. Il décide finalement de rentrer à Barcelone pour se consacrer aux études, considérant qu'il est indispensable d'avoir des connaissances pour être utile aux autres. L'importance des études sera, par ailleurs, une importante caractéristique du futur projet jésuite.

De retour à Barcelone en 1524, il consacre les dix années suivantes de sa vie aux études, d'abord en Espagne puis à Paris. À Barcelone, il suit d'abord des cours de grammaire et de latin, avant de se consacrer à la philosophie et la théologie à l'université d'Alcalá de Henares, puis dans la prestigieuse université de Salamanque. Mais Ignace ne s'adonne pas uniquement aux études et il profite de son contact avec les étudiants pour prêcher, partager son expérience d'ascèse à Manresa et divulguer ses " exercices spirituels " - une activité de réflexion et de prière destinée, selon lui, à éclairer les âmes et les plonger dans l'amour du Christ. Rapidement, il subit des attaques de l'Inquisition qui ne voit pas d'un bon oeil ces activités, ce qui le pousse à rejoindre Paris en 1528.

Dans la capitale française, Ignace se consacre pleinement à ses études et il obtient, en 1533, une licence ès lettres. Mais il ne peut se défaire de son zèle spirituel. Ainsi, progressivement, un petit groupe d'amis se forme autour de lui, unis dans la foi et la dévotion au Seigneur. Le 15 août 1534, à l'issue d'une messe célébrée dans la crypte du martyrium de Saint-Denis à Montmartre, le petit groupe prononce les voeux de chasteté et de pauvreté, et s'engage à rejoindre Jérusalem pour se consacrer à la gloire de Dieu. En chemin, les compagnons sont obligés de s'arrêter à Venise car la guerre les empêche de poursuivre leur route. Ignace, comme la plupart de ses compagnons, est ordonné prêtre à Venise le 24 juin 1537. Après l'ordination, le groupe d'amis se disperse dans le nord de l'Italie pour prêcher et enseigner la doctrine chrétienne en attendant de pouvoir poursuivre la route vers Jérusalem.

Ignace prend la direction de Rome pour se mettre au service du pape. Le 27 septembre 1540, le pape Paul III approuve cette " Compagnie de Jésus " et ordonne à ses membres de rester à Rome pour continuer leur mission. Ainsi, Ignace et ses compagnons abandonnent le projet de se rendre à Jérusalem pour se consacrer à leur travail apostolique. Ignace est élu premier père général de son ordre en 1541. Il consacrera le reste de sa vie à la rédaction des constitutions de l'ordre et fera officiellement reconnaître les Exercices spirituels par le pape. Le 31 juillet 1556, Ignacio meurt à Rome à l'âge de 65 ans. Il fut canonisé le 12 mars 1622 par le pape Grégoire XV, en même temps que son grand ami François Xavier.

Julián OrbónHaut de page

Né le 7 août 1925 à Avilés (Asturies), il s'initie à la musique dans les Asturies, sous la houlette de son père, compositeur et pianiste. En 1940, il part à Cuba, où il devient le disciple d'Oscar Loirée et de José Ardévol avec qui il fonde, en 1942, le groupe Renovación Musical. En 1945, il est critique de musique pour le quotidien Alerta. La même année, il part aux États-Unis où il s'inscrit au centre musical de Berkshire, avec Aaron Copland. En 1954, il reçoit le prix Juan de Landaeta, au Festival international de Caracas. En 1958 et en 1969, il est récompensé à deux reprises par le prix Guggenheim. En 1963, il s'établit définitivement aux États-Unis où il enseigne dans les universités de Washington, Miami et Princeton. En 1967, il reçoit le prix de l'Académie américaine des arts et des lettres. En 1986, il revient pour la troisième fois en Espagne, à l'occasion de l'hommage qui lui est rendu par la mairie d'Avilés. Le 21 mai 1991, il meurt à Miami.

Pablo SarasateHaut de page

Violoniste et compositeur né à Pampelune en 1844 et mort en 1908 à Biarritz. Il commence à étudier le violon dès son plus jeune âge et devient rapidement premier violon de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle et professeur à l'école de musique de cette même ville. Son talent lui permet d'obtenir une bourse, octroyée par la reine Isabelle II, pour partir étudier au Conservatoire de Paris, où il obtiendra le premier prix en 1857. Il voyage dès lors à travers toute l'Europe, aux Etats-Unis et en Amérique du Sud. Ses contemporains s'accordaient à dire qu'il était un maestro du violon et qu'il pouvait en tirer des sons divins apparemment sans aucun effort. Il a également composé des pièces, qualifiées de brillantes et subtiles, teintées d'une touche de folklore espagnol.

Miguel de UnamunoHaut de page

Ecrivain et philosophe né à Bilbao en 1864 et mort à Salamanque en 1936. Unamuno commence sa carrière en 1891 comme professeur de grec dans la prestigieuse université de Salamanque. En 1894, il adhère au parti socialiste, mais s'en détache quelques années plus tard alors qu'il souffre d'une grave crise spirituelle. Nommé recteur de l'université de Salamanque en 1901, il occupe ce poste jusqu'en 1914, date de sa destitution en raison de son hostilité à la monarchie. Contraint de s'exiler aux îles Canaries en 1924, il revient en Espagne 6 ans plus tard, après la chute de Primo de Rivera. Il retrouve son poste de recteur lors de la proclamation de la République et devient député républicain socialiste. Mais une fois encore, Unamuno déchante et décide de ne pas se présenter aux élections de 1933. Le 12 octobre 1936, date du Jour de l'Hispanité, il prononce un célèbre discours lors d'une cérémonie de l'université de Salamanque en défense du Pays basque et de la Catalogne - qualifiées de " cancer de la nation " par l'un des professeurs présents - et livre un dernier combat contre le pouvoir dictatorial. Dix jours après, Franco signe le décret de destitution de Miguel de Unamuno en tant que recteur de l'université de Salamanque. Après avoir passé ses derniers mois en résidence surveillée, il meurt le soir du 31 décembre de la même année.

Déchanté par la situation de l'Espagne et plongé dans un existentialisme chrétien, Unamuno est considéré comme l'une des figures principales de la " génération de 1898 ". Son oeuvre se compose d'essais, de romans, de poésie et de théâtre. Il imagine un nouveau genre littéraire, la nivola, qu'il expose dans son chef-d'oeuvre Niebla (1914), un roman philosophique où le personnage de fiction se révolte contre son auteur et se refuse à disparaître, évoquant le thème de l'impossible immortalité. Dans son oeuvre philosophique maîtresse, Le Sentiment tragique de la vie (1912), Unamuno oppose sa conception de l'homme et du monde à celles du rationalisme moderne et expose les fondements de sa philosophie quichottesque : " On ne peut dire que la philosophie de Don Quichotte fut exactement l'idéalisme : il ne combattait pas pour des idées. C'était le spiritualisme : il combattait pour l'esprit. "

Ignacio ZuloagaHaut de page

Né à Eibar (Pays basque) en 1870 et mort à Madrid en 1945, Ignacio Zuloaga a été l'un des peintres majeurs de son temps. Fils d'un imminent damasquineur, il se familiarise avec le dessin et la gravure dans l'atelier de son père. Il s'installe en 1890 à Paris où il fréquente les grands peintres de l'époque, notamment Toulouse-Lautrec, Gauguin et Degas, et surtout la bande catalane formée par Rusiñol, Casas et Utrillo. A partir de 1892, il se partage entre l'Andalousie, où il puise son inspiration, et Paris, où il expose ses oeuvres aux côtés de Gauguin dans plusieurs galeries. A cette époque, ses oeuvres sont peuplées de gitanes et de toreros, Zuloaga s'affirmant comme le peintre d'une Espagne folklorique. Il s'installe en 1898 à Ségovie, province de la Castille, où il puise les thèmes d'une Espagne " noire " qui le rapproche de la Génération de 98. Ses tableaux s'imprègnent d'un réalisme tragique, représentant des laboureurs, des muletiers, etc., dans des décors de châteaux forts et de villes perchées. Au début du XXe siècle, remportant un grand succès international, Zuloaga devient le peintre de la mondanité et de l'aristocratie, avec des commandes qui assurent sa fortune comme le Portrait de la Comtesse de Noailles, exposé au musée des Beaux-Arts de Bilbao. Zuloaga passera la fin de son existence à Zumaia (Pays basque), au bord de la mer. Son atelier a été transformé en musée où sont exposées plusieurs de ses oeuvres et sa collection privée.

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