Le guide : CHEMINS COMPOSTELLE - CAMINO FRANCES : Politique et économie

Guide
+LE CAMINO FRANCES
Étape 1 - Saint-Jean-Pied-de-Port / Roncevaux (26 km)Étape 2 - Roncevaux / Larrasoaña (27 km)Étape 3 - Larrasoaña / Pampelune (16,5 km)Étape 4 - Pampelune / Puente de la Reina (24 km)Étape 5 - Puente la Reina / Estella (22 km)Étape 6 - Estella / Los Arcos (22 km)Étape 7 – Los Arcos / Logroño (28 km)Étape 8 - Logroño – Nájera (31 km)Étape 9 - Nájera / Santo Domingo de la Calzada (21 km)Étape 10 - Santo Domingo de la Calzada / Belorado (23 km)Étape 11 - Belorado / San Juan de Ortega (24 km)Étape 12 - San Juan de Ortega / Burgos (27 km)Étape 13 - Burgos / Hontanas (31 km)Étape 14 - Hontanas / Boadilla del Camino (28 km)Étape 15 - Boadilla del Camino / Carrión de los Condes (25 km)Étape 16 - Carrión de los Condes / Terradillos de los Templarios (27 km)Étape 17 - Terradillos de los Templarios / El Burgo Ranero (30 km)Étape 18 - El Burgo Ranero / León (37 km)Étape 19 - León / Villadangos del Paramo (22 km)Étape 20 - Villadangos del Paramo / Astorga (28 km)Étape 21 - Astorga / Rabanal del Camino (20 km)Étape 22 - Rabanal del Camino / Ponferrada (32 km)Étape 23 - Ponferrada / Villafranca del Bierzo (23 km)Étape 24 - Villafranca del Bierzo / O Cebreiro (28 km)Étape 25 – O Cebreiro – Triacastela (21 km)Étape 26 – Triacastela – Sarria (21 km)Étape 27 – Sarria / Portomarin (22,5 km)Étape 28 – Portomarin / Palas de Rei (25 km)Étape 29 – Palais de Rei / Arzua (26 km)Étape 30 – Arzúa / O Pedrouzo (19 km)Étape 31 – O Pedrouzo / Saint-Jacques de Compostelle (20 KM)

Politique et économie

PolitiqueHaut de page
Structure étatiqueHaut de page

Une monarchie constitutionnelle. Juan Carlos est roi d'Espagne depuis le 22 novembre 1975. Son titre officiel est " Sa Majesté Don Juan Carlos Ier de Bourbon ". Avec la Constitution de 1978, l'Espagne devient une monarchie constitutionnelle et un Etat social démocratique de droit reconnaissant la pluralité des partis politiques. Le roi est le chef de l'Etat. Mais, bien qu'il règne, il ne gouverne pas, ses compétences étant limitées. Il est chef des armées, il ratifie les lois, nomme le président du gouvernement et peut dissoudre le gouvernement. La politique intérieure et extérieure est conduite par le gouvernement central, qui opère sur différents champs d'action : administration civile et militaire, défense, exercice du pouvoir exécutif et réglementation, élaboration des budgets généraux de l'Etat... Le président du gouvernement (équivalent de notre Premier ministre) est à la tête de l'exécutif et nommé pour 4 ans. Le pouvoir législatif appartient au Parlement, ou Cortes generales. Il est composé du congreso de los diputados (Congrès des députés) et du senado (Sénat).

Le gouvernement central. Les plus importantes missions du gouvernement central concernent l'élaboration et la conduite de la politique intérieure et extérieure, l'administration civile et militaire et la défense de l'Etat, l'exercice du pouvoir exécutif et la réglementation conformément à la Constitution et aux lois, et, enfin, l'élaboration des budgets généraux de l'Etat. Le pays est dirigé par le leader de la majorité parlementaire, appelé jefe del gobierno. Depuis décembre 2011, Mariano Rajoy, leader du PP, dirige le gouvernement.

Les communautés autonomes. Optant pour un système intermédiaire entre centralisme et fédéralisme, la Constitution de 1978 institue des gouvernements régionaux. La Catalogne et le Pays basque sont les premiers à y accéder en 1979. En dix mois, c'est l'ensemble des Espagnols qui demandent un statut pour leur région. 17 communautés voient le jour, disposant chacune d'un statut d'autonomie propre. Aragon, Navarre, Valence, Castille et León, Castille la Manche, Andalousie, Murcie, Estrémadure, Galice, Asturies obtiennent un statut d'autonomie en 1981. Madrid, La Rioja et la Cantabrie obtiennent leur statut en 1983. La Communauté autonome a été définie selon des critères historiques, culturels et linguistiques. Les critères géographiques, voire démographiques, n'ont pas été retenus comme critères pertinents de cette division communautaire. Ainsi, l'Espagne a des communautés qui peuvent être très disparates (La Rioja représente 1 % du territoire en termes de superficie, contre 18,5 % pour la Castille et León).

L'exception basque et de Navarre. La communauté autonome du Pays basque et la communauté forale de Navarre sont les seules régions espagnoles à bénéficier d'une autonomie fiscale. Elles disposent d'une capacité pour réglementer les impôts et d'une autonomie pour leur gestion. En contrepartie, l'Accord économique établit une quote-part que la Navarre et le Pays basque doivent verser à l'Etat espagnol pour faire face aux charges générales qui sont de la compétence exclusive du gouvernement central, telles que les relations internationales, la défense et les forces armées.

Principaux partis nationauxHaut de page

Les deux principaux sont le PSOE et le PP. Mais deux nouveaux partis politiques, Podemos, à gauche et Ciudadanos, au centre droit, ont fait irruption sur la scène politique, avec l'ambition de remettre en cause le traditionnel bipartisme d'exercice du pouvoir.

Le PP (Partido popular). Le Parti populaire s'appelait " Alliance populaire ", parti héritier du franquisme dont le chef n'était autre que Manuel Fraga, ancien ministre du général Franco. Aujourd'hui, parti traditionnel de droite, conservateur et ancré sur la démocratie chrétienne, il est dirigé par Mariano Rajoy, successeur d'Aznar et actuel chef du gouvernement.

Le PSOE. Le Parti socialiste ouvrier espagnol, parti de l'opposition, a été fondé de manière clandestine à Madrid, le 2 mai 1879, à l'initiative d'un noyau d'intellectuels et d'ouvriers dirigé par Pablo Iglesias. De 1982 à 1996, Felipe González sera le leader du premier gouvernement socialiste. Depuis 2004, le parti de José Luis Rodríguez Zapatero tenait les rênes du pouvoir, avant de céder sa place à la droite en 2011. Depuis le 13 juillet 2014 Pedro Sánchez est à la tête du Parti socialiste.

Podemos. Fondé en janvier 2014, ce parti est la traduction politique du mouvement des indignés (indignados) du 15 M (15 mai 2011). Il a fait irruption sur la scène politique espagnole en remportant cinq sièges aux élections européennes en 2014. Depuis sa création, son secrétaire général est Pablo Iglesias Turrión.

Ciudadanos. Fondé le 1er juin 2006 à Barcelone, avec comme point de départ la plateforme civique Ciutadans de Catalunya, ce parti s'est progressivement étendu à l'ensemble de l'Espagne pour devenir la deuxième force montante remettant en cause le traditionnel bipartisme d'exercice du pouvoir en Espagne. Dirigé par Albert Rivera, il se définit comme un parti constitutionnaliste, progressiste et libéral, plutôt de centre droit.

Principaux partis régionauxHaut de page

Au niveau régional, les principaux partis du nord de l'Espagne sont les suivants :

Parti nationaliste basque (PNV) : parti nationaliste centriste, qui bénéficie de la plus grande représentation au Parlement basque (27 sièges). Exception faite de Patxi López (au pouvoir entre 2009 et 2012), tous les présidents du gouvernement basque depuis 1980 sont issus de ce parti. Depuis le 15 décembre 2012, Iñigo Urkullu est le nouveau lendakari.

Euskal Herria Bildu : coalition politique nationaliste et indépendantiste créée en 2012 qui rassemble les partis de la gauche " abertzale " du Pays basque et de Navarre. Avec 21 sièges au Parlement basque, il s'agit actuellement de la deuxième force politique d'Euskadi.

Parti socialiste Euskadi Euskadiko Ezkerra (PSE-EE), un parti de centre gauche socialiste, troisième force politique au Pays basque avec un total de 16 sièges.

Bloque Nacionalista Galego (Bloc nationaliste galicien) : parti nationaliste de gauche. Il s'agit de la troisième force politique en Galice, après le PP et le PSOE.

Enjeux actuelsHaut de page

La gestion du regain indépendantiste catalan est restée l'un des problèmes majeurs du gouvernement de Mariano Rajoy en 2015. Un an après l'invalidation de la consultation catalane du 9 novembre par le Tribunal constitutionnel, le nouveau Parlement catalan issu des élections de septembre 2015 a voté un texte engageant un processus de sécession de la région avec l'État espagnol, demandant au prochain gouvernement catalan d'initier une politique de déconnexion avec l'Espagne. Autre grand défi au plan politique, le surgissement sur la scène politique de nouveaux venus, Podemos et Ciudadanos, qui ont notamment modifié le classique bipartisme lors des élections régionales et municipales et encore plus aux législatives de décembre 2015, puisque le parti gagnant, le PP n'obtient que 123 députés, loin des 176 requis pour la majorité absolue, et que ces élections confirment l'entrée de Podemos (69 députés) et Ciudadanos (40), devenus incontournables pour toute négociation de gouvernement. Ce développement intervient sous fond de discrédit majeur de la classe politique espagnole via de nombreux cas de corruption, touchant notamment la famille Pujol et une sortie officielle de la crise qui ne se traduit pas encore au plan social.

ÉconomieHaut de page
Principales ressourcesHaut de page

Agriculture et élevage. Au nord de l'Espagne, l'agriculture demeure une activité importante. L'élevage également, dont celui des bovins dans les régions humides du nord-ouest. Quant à la côte atlantique, la pêche y est très active (sardine, thon, morue), qui alimente de nombreuses industries. En Rioja, le secteur primaire représente 7 % du PIB de la région, principalement grâce à la culture du vin (plus de 40 % de la production agricole). Il s'agit de la troisième région agricole d'Espagne après l'Estrémadure et la Castille - La Manche.

Industrie. La production d'électricité, qui a décuplé entre 1950 et 1970, est due pour plus de la moitié aux centrales hydrauliques, nombreuses dans l'ensemble du pays et notamment dans les vallées pyrénéennes. Depuis 1960, l'industrie s'est très rapidement développée. Ses principaux centres sont la Catalogne (industries mécaniques et chimiques), le Nord du pays (sidérurgie, industries mécaniques et chimiques dans les Asturies ; fabriques d'armes et papeteries dans les provinces basques), la région de Madrid (industries mécaniques notamment) et les provinces du Levant (industries mécaniques, textiles et alimentaires). Dans la région du Levant, le développement industriel a permis la création de grands ports le long de la côte. Par ailleurs, le Levant est riche en plomb, en zinc, en cuivre et en argent. Valence et Alicante sont des villes où les industries métallurgique et sidérurgique se sont répandues à partir des années 1970. La Communauté de Valence est également la première productrice de chaussures d'Espagne et de gaz butane.

L'industrie textile, valeur sûre de l'économie nationale, a su renforcer sa position extérieure, en gagnant d'importantes parts de marché à l'exportation. De nombreuses entreprises d'habillement, comme Inditex (l'un des premiers groupes mondiaux dans la confection et la distribution d'habillement), Mango, Springfield ou Camper ont étonné par leurs performances. Ces sociétés ont su se démarquer en misant sur la mode à bas prix. C'est le cas en particulier de la société galicienne Inditex, qui possède les marques Zara, Pull and Bear, Bershka, Stradivarius, Oysho, Zara Home et Kiddy's Class. Actuellement Inditex regroupe plus de 6 000 boutiques dans le monde entier.

Depuis la crise financière de 2008, l'industrie espagnole du bâtiment est en berne. Son déclin est lié au manque de confiance des investisseurs dans les placements immobiliers. Ce secteur était pourtant jusqu'en 2007, un facteur essentiel de la prospérité économique du pays. Même schéma pour l'industrie automobile, durement touchée par la crise économique et financière.

Ressources. Le sous-sol, exploité depuis l'Antiquité, est très riche. On trouve du charbon dans les Asturies et du minerai de fer dans la province de Biscaye et dans le Sud du pays, du plomb et du zinc dans les monts Cantabriques... Pauvre en hydrocarbures, l'Espagne dispose de raffineries qui lui permettent de traiter le pétrole qu'elle importe.

Place du tourismeHaut de page

Depuis longtemps, l'énorme importance de l'industrie du tourisme dans l'économie nationale n'échappe plus à personne. Rappelons que l'Espagne est le deuxième pays le plus visité au monde, après la France, mais le premier en termes de recettes économiques liées à cette industrie. Cependant, le tourisme dans le nord-ouest de l'Espagne s'est développé plus tardivement que dans le reste du pays. Il mise sur le tourisme vert, culturel, gastronomique et oenologique.

Le tourisme en chiffresHaut de page

(2014, source : Frontur)

Pays basque : plus de 1 500 000 visiteurs étrangers par an.

Galice : plus de 1 million de visiteurs étrangers par an.

Castille et León : près de 1 million de visiteurs étrangers par an.

Cantabrie : 370 000 visiteurs étrangers par an.

Asturies : plus de 230 000 visiteurs étrangers par an.

Navarre : plus de 260 000 visiteurs étrangers par an.

La Rioja : plus de 60 000 visiteurs étrangers par an.

Enjeux actuelsHaut de page

Si le taux de chômage continue de baisser en Espagne, avec une prévision de 21,5 % pour l'année 2016, ce taux reste beaucoup plus élevé que le taux français, souvent envié en Espagne, et constitue toujours l'un des défis majeurs de ce pays. La situation reste particulièrement préoccupante pour les jeunes, car même si ce chiffre baisse lui aussi légèrement, plus d'un jeune sur deux se retrouve au chômage. Pour eux notamment, la sortie de la récession enregistrée au plan macro-économique, annoncée officiellement depuis 2012, ne s'est pas encore traduite par une sortie de crise. En 2015, les " bons " résultats au plan économique ont toutefois conduit l'agence Standard & Poor's à rehausser la note de l'Espagne. Mais dans le même temps, le FMI a estimé que les incertitudes politiques pesant sur la gestion du pays risquaient de ralentir le retour de sa croissance.

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