Le guide : TOURISME FLUVIAL : Bourgogne – Centre

Guide

Bourgogne – Centre

Bourgogne – CentreHaut de page

Pionnière et région phare du tourisme fluvial, la Bourgogne a mis de l'eau dans son vin... pour la bonne cause. Beaux itinéraires et belles rencontres à la clé. Avec les canaux de Bourgogne vous croisez le chemin de Compostelle, des itinéraires à vélo, des châteaux, des vignobles, des escales gourmandes et pouvez faire provision de spécialités gastronomiques. Le territoire de Bourgogne Centre est doté du plus grand réseau de rivières et de canaux de France : la rivière Yonne, le canal de Bourgogne, le canal du Nivernais, le canal latéral à la Loire, le canal de Roanne à Digoin, le canal du Centre, le canal de Briare, le canal du Loing et la Seille. Autant de cours d'eau qui bordent ou sillonnent la région.

La densité des canaux sur ce réseau résulte de sa situation géographique. Le Pays d'Auxois-Morvan, au sud de la Côte-d'Or, abrite un triple point de partage naturel des eaux, limite qui divise un territoire en plusieurs bassins versants. Celui-ci alimente, par de nombreux ruisseaux et rivières, trois des cinq bassins fluviaux français : ceux de la Seine, de la Loire et de Saône-Rhône débouchant respectivement sur la Manche, l'Atlantique, et la Méditerranée.

Pour favoriser le transport de marchandises et les échanges commerciaux, il fallait relier ces trois axes majeurs. Des canaux furent construits à partir du XVIIe et jusqu'au XIXe siècles. Il s'agit de ceux de Briare et du Loing entre la Loire, la Seine et Paris ; du canal latéral à la Loire prolongé par celui du Centre pour rejoindre la Saône ; du canal de Bourgogne qui relie la Saône à l'Yonne puis la Seine et Paris. Un circuit que les plaisanciers au long cours appellent " La grande boucle ". " La petite boucle ", quant à elle, emprunte le canal du Nivernais, qui traverse la Bourgogne du nord au sud, d'Auxerre à Decize et la jonction avec le canal latéral vers la Loire.

L'intense activité de transport fluvial d'antan sur ces canaux à petit gabarit (38 m, voire 30 m par endroit) s'est progressivement éteinte dans les années 1960. Les canaux de Bourgogne et du Nivernais furent même menacés de fermeture. On imagina les recouvrir par des voies routières avant qu'ils soient sauvés par les pionniers du tourisme fluvial en France avec les premiers loueurs de bateaux habitables ou encore les sociétés de péniches-hôtels. La Bourgogne du tourisme fluviale était née ! Depuis, elle est unanimement appréciée - et particulièrement par les visiteurs américains - pour la qualité des paysages traversés, la richesse du patrimoine historique et culturel, la gastronomie, sans oublier les bons vins. Initié en Bourgogne, le tourisme fluvial s'est ensuite étendu à tout le réseau Centre et aux voies navigables de quasiment l'ensemble du pays.

La particularité et l'atout du réseau Bourgogne Centre tient à la belle diversité des parcours et la présence d'une vingtaine de bases de loueurs bien réparties. On peut jouer les marins d'eau douce en larguant les amarres en famille ou entre amis, pour une semaine ou plus, une mini-semaine, un week-end, le temps d'une demi-journée ou même passer une ou deux heures à bord de petites unités électriques qui peuvent embarquer jusqu'à quatre à cinq personnes pour explorer un site naturel ou découvrir une ville vue de l'eau. Vous pouvez aussi choisir de vous laisser guider, en bateau promenade, avec repas ou non. Et dans la version luxe, il est possible de passer un séjour sur une péniche-hôtel au confort remarquable. Vous farnientez en admirant les paysages magnifiques. On vous accompagne en excursion vers les monuments, châteaux et caves viticoles, et vous dégustez à bord les spécialités locales préparées par le chef.

Vous naviguez sur de longs biefs tranquilles et croisez de formidables ouvrages d'art. Tout au long de votre parcours, vous pourrez compter sur l'accueil, la bienveillance et les conseils avisés des agents de Voies Navigables de France.

Et pour les plus sportifs, la formule des Ecopagayeurs est parfaite. La Bourgogne a développé le concept de parcours Ecopagayeurs pour les amateurs de canoë-kayak. Les balises GPS qui ponctuent l'itinéraire déclenchent l'audio-guide embarqué qui informe dès lors les navigateurs sur la faune, la flore, le patrimoine et la vie de la voie d'eau concernée. Une belle façon de découvrir la rivière et son écosystème, tout en respectant le milieu naturel. Huit parcours sont d'ores et déjà opérationnels, sur la Loire, la Saône ou sur les lacs du Morvan. www.canoekayak-bourgogne.fr

Bassin Bourgogne - Centre
Bassin Bourgogne - Centre
Adresses utilesHaut de page
Services de navigationHaut de page

CANAL DE BOURGOGNE

Subdivision VNF de Tonnerre

Avenue Alfred Grévin
89700 - TONNERRE
Téléphone : 03 86 54 82 70

Subdivision VNF de Dijon

13, avenue Albert 1er
21062 - DIJON cedex
Téléphone : 03 45 34 13 50

VNF - Direction Territoriale Centre-Bourgogne

13, avenue Albert Premier
21000 - DIJON cedex
Téléphone : 03 45 34 13 00

Direction opérationnelle VNF Est

13, avenue Albert Premier
21062 - DIJON cedex
Téléphone : 03 45 34 13 00


CANAL DE BRIARE/CANAL DU LOING

Direction opérationnelle VNF Ouest

2, rue des Pâtis
BP 40063
58027 - NEVERS cedex
Téléphone : 03 58 80 70 70

Subdivision VNF de Briare

17, rue du Pont Canal
45250 - BRIARE
Téléphone : 02 38 31 26 20

Subdivision VNF de Montargis

14, boulevard des Belles Manières
45200 - MONTARGIS
Téléphone : 02 38 95 09 20

VNF - Direction Territoriale Centre-Bourgogne

13, avenue Albert Premier
21000 - DIJON cedex
Téléphone : 03 45 34 13 00


CANAL DE ROANNE A DIGOIN

Direction opérationnelle VNF Ouest

2, rue des Pâtis
58027 - NEVERS cedex
Téléphone : 03 58 80 70 70

Subdivision VNF de Decize

Quai de la Jonction
58300 - DECIZE
Téléphone : 03 86 77 39 40

VNF - Direction Territoriale Centre-Bourgogne

13, avenue Albert Premier
21000 - DIJON cedex
Téléphone : 03 45 34 13 00


CANAL DU CENTRE

Subdivision VNF de Montceau-les-Mines

9ème écluse Océan
71307 - MONTCEAU-LES-MINES cedex
Téléphone : 03 85 67 90 50

CANAL DU NIVERNAIS

Subdivision VNF de Corbigny

Rue au Loup
58800 - CORBIGNY
Téléphone : 03 86 20 27 05


CANAL LATÉRAL A LA LOIRE

Subdivision VNF de Decize

Quai de la Jonction
58300 - DECIZE
Téléphone : 03 86 77 39 40

Subdivision VNF de Briare

17, rue du Pont Canal
45250 - BRIARE
Téléphone : 02 38 31 26 20

CHER

Syndicat du Cher canalisé

Mairie
7, place du 8 mai 45
37270 - LARCAY
Téléphone : 02 47 45 56 74
www.cher-canalise.fr

YONNE

VNF - Direction Territoriale bassin de la Seine

18, quai d'Austerlitz
75013 - PARIS
Téléphone : 01 83 94 44 00
www.bassindelaseine.vnf.fr

Unité territoriale d'itinéraires VNF

60, quai de la Fausse Rivière
89100 - SENS
Téléphone : 03 86 83 16 32
www.bassindelaseine.vnf.fr

Ports de plaisanceHaut de page
Le tour de Bourgogne à vélo

Une autre façon de découvrir les canaux de Bourgogne. Vous profitez en pédalant d'un réseau unique de vélo-routes et de voies vertes à travers cinq itinéraires majeurs : la Voie Verte en Bourgogne du Sud, le canal du Centre, le canal du Nivernais, le canal de Bourgogne et la Voie des Vignes. Tout comme le réseau fluvial qui permet un tour complet de la Bourgogne, le " Tour de Bourgogne à vélo® " propose un itinéraire en boucle réalisable en un ou plusieurs tronçons. Le plus souvent créées le long des chemins de halage des rivières et des canaux, les Voies Vertes sont faciles, accessibles à tous, parents, enfants ou petits-enfants et interdites à tout véhicule à moteur. Pas de dénivelé, pas de risque et l'eau à côté. www.le-tour-de-bourgogne-a-velo.com

Canal de BourgogneHaut de page

C'est la voie royale des canaux en Bourgogne. Sur une longueur de 242 km, ce canal emblématique relie la vallée de l'Yonne à celle de la Saône en un itinéraire riche et contrasté franchissant la ligne de partage des eaux entre l'Atlantique et la Méditerranée. Voie d'eau à petit gabarit (Freycinet), elle démarre à Migennes, sur l'Yonne, un affluent de la Seine pour arriver à Saint-Jean-de-Losne sur la Saône, affluent du Rhône en totalisant 189 écluses et incluant un passage sous tunnel de 3,3 km de long, à Pouilly-en-Auxois.

La construction du Canal de Bourgogne avait commencé en 1775 sur le versant Yonne entre Migennes et Tonnerre, mais il fallut attendre 1781 pour que débutent les travaux sur le versant Saône, entre Dijon et Saint-Jean-de-Losne, et le 28 décembre 1832 pour son ouverture totale à la navigation. Il a connu son apogée dans le milieu du XIXe siècle, c'était alors le principal axe de communication entre le Nord et le Sud de la France. À cette époque, de nombreuses marchandises qui alimentaient Paris étaient transformées dans les usines construites le long du canal, puis commercialisées dans les ports : bois, houille, fer laminé, minerai de fer, ciment, plâtre, chaux, pierre de Bourgogne, vin, betterave à sucre, céréales, etc. Rapidement concurrencé par la ligne PLM, Paris-Lyon-Marseille, du chemin de fer, le canal de Bourgogne a cessé son activité de transport de marchandises depuis la fin des années 1960. Mais il a réussi sa reconversion, à partir des années 1980, dans le tourisme fluvial. Ouvert d'avril à fin octobre, il représente désormais un atout touristique non négligeable pour la Bourgogne. Son parcours champêtre séduit particulièrement la clientèle étrangère. Les Français, quant à eux, auront certainement une pensée émue en passant l'écluse dite de " Baugey ", entre Pont-d'Ouche et Veuvey-sur-Ouche. Le site servit de décor à la célèbre scène des Valseuses (Bertrand Tavernier) où Miou-Miou, Gérard Depardieu et Patrick Dewaere jettent Miou-Miou à l'eau...

Versant Yonne, vous découvrez un terroir rural vallonné et croisez des sites exceptionnels : le château Renaissance de Tanlay et celui d'Ancy-le-Franc, l'abbaye cistercienne de Fontenay, le Muséoparc Alésia ou encore la cité médiévale de Châteauneuf-en-Auxois.

A mi-parcours, Pouilly-en-Auxois, sur la ligne de partage des eaux, est une escale de choix.

Versant Saône, vous traversez la vallée préservée et boisée de l'Ouche, puis croisez Dijon, capitale des Ducs de Bourgogne aux toits vernissés, et pour finir Saint-Jean-de-Losne, la capitale des Mariniers précédemment traitée dans le chapitre consacré au bassin Saône-Rhône.

Le canal navigable se double d'un itinéraire à vélo très apprécié.

Pédaler en suivant le canal de Bourgogne

Des portes d'Auxerre à celles de Dijon, l'itinéraire du canal de Bourgogne à vélo dévoile tout l'esprit du patrimoine bourguignon avec des étapes culturelles et gastronomiques. Il offre à voir et visiter de nombreux châteaux et sites remarquables dont Alésia, la voûte de Pouilly, Châteauneuf-en-Auxois. La voie verte est idéale de Tonnerre à Dijon et le chemin de halage praticable (mais non balisé) de Migennes à Tonnerre. Idéal en 4 à 5 jours.

Fête du canal

Chaque année en juin se déroule la fête du canal à Pouilly-en-Auxois avec des animations festives et culturelles qui s'emparent du port de plaisance afin de promouvoir les activités le long du canal de Bourgogne et sur l'eau. Une manifestation qui ravit les petits et les grands. Duo bateau-train avec passage de la voûte et d'une écluse en bateau électro-solaire. www.cap-canal.fr

Migennes (Yonne)Haut de page

" Terminus, tout le monde descend ! " Si vous voyagez à pied ou en vélo, rien de tel que de prendre le train pour arriver à Migennes ! Gare de triage oblige, le train à Migennes est une institution. Petite ville de l'Yonne où le mot " populaire " retrouve ses lettres de noblesse, à découvrir le jeudi matin, jour de marché.

Migennes, c'est aussi ses bateaux et son cabaret l'Escale, qui marqua les débuts du plus belge des chanteurs français : Johnny Hallyday. C'est le point de départ du canal de Bourgogne.

Saint-Florentin (Yonne)Haut de page

Poste militaire gallo-romain, la ville fut construite autour du tombeau de saint Florentin, martyrisé au IIIe siècle. Dominant le confluent de l'Armançon et de l'Armance, elle fut débaptisée à la Révolution pour prendre le nom de Mont Armance. Mais rapidement, elle récupéra le nom du saint qui a depuis était également attribué à un célèbre fromage local. Rues pittoresques, monuments et gastronomie, la petite ville mérite une escale.

office de tourismeHaut de page
EmplettesHaut de page
MarchésHaut de page

Marchés le lundi matin de 9h à 12h30 dans les rues de Saint-Florentin et sous la Halle, et le samedi matin de 9h à 12h30 sous la Halle (uniquement marché alimentaire).

Tonnerre (Yonne)Haut de page

Depuis des siècles, les hommes vivent à proximité de la très profonde fosse Dionne, aujourd'hui magnifique bassin de pierre circulaire aménagé en fontaine-lavoir. Surplombée par l'église Saint-Pierre du sommet de la colline, Tonnerre se dresse dans un paysage de vignes - implantées par le smoines au moyen-âge - et de verdure. Ravagée par un incendie en 1556, la ville conserve toutefois de beaux monuments anciens et un hôtel-Dieu remarquable. Le chevalier d'Eon, à la brillante carrière militaire et diplomatique avant de tomber en disgrâce, agent secret qui avait coutume de s'habiller en femme, y naquit en 1728. Ce ne fut qu'à sa mort en 1810 que le doute sur son sexe fut définitivement levé. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville subit d'importants bombardements qui nécessita d'importantes rénovations. La capitale du Tonnerrois, 4 700 habitants, est connue pour son vignoble, ses monuments historiques et son accès au canal de Bourgogne.

Tonnerre est aujourd'hui une agréable et importante escale fluviale pour les touristes et les plaisanciers du canal : départ de croisières, location de bateaux, halte fluviale.

Tanlay (Yonne)Haut de page

Cette commune d'un millier d'habitants est surtout connue pour son château Renaissance, l'un des joyaux de Bourgogne, ayant appartenu à la famille de l'amiral de Coligny puis à un proche de Mazarin, le surintendant des finances Michel Particelli d'Émery, avant de devenir la propriété des marquis de Tanlay à la fin du XVIIIe siècle. Face au port, de l'autre côté du canal, une aire pour les cyclistes et pour les camping-cars. Si vous voulez changer de la Crêperie du Port, allez à 4 km à Argentenay, au bord de l'Armançon, par le chemin de halage, où vous trouvez un petit restaurant modeste mais convivial tenu par des Anglais amoureux de la Bourgogne : l'Auberge du Bord de l'Eau qui sert une friture d'ablettes et des cuisses de grenouille bien sympathiques.

Canal de BriareHaut de page

C'est le plus ancien canal de France et le premier de type " canal à bief de partage " c'est-à-dire qui relie deux vallées en franchissant une crête. De 54 km de long, il totalise 38 écluses et coule le long de la vallée du Loing. Au départ du hameau de Buges, à proximité de Montargis dans le Loiret, il relie le canal du Loing au canal latéral à la Loire à Briare. Ainsi assure-t-il la liaison entre la Loire et la Seine. Commandé par Sully pour développer le commerce entre les provinces de manière à lutter contre les famines, il fut construit de 1605 à 1642 et employa des milliers d'ouvriers.

Ce canal a changé la destinée de Briare qui abrite l'un des plus longs ponts-canaux du monde (663 m) à la construction duquel participa Gustave Eiffel. Port de plaisance, Briare vit de l'eau : pêche, promenade en bateau-mouche, pont-canal attirant chaque année 350 000 touristes venus du monde entier...

Autre joyau de ce canal, classé monument historique, les sept écluses accolées de Rogny sont un chef-d'oeuvre de la technique. L'ingénieur Hugues Cosnier fut le maître d'oeuvre, en 1604, de cette échelle d'écluses qui rachetait 34 m de dénivelé. Il avait été prévu le passage de bateaux de 27 m de long ; 4,80 m de large avec un tirant d'eau de 0,80 m et pouvant porter un chargement jusqu'à 100 tonnes. Pour l'époque, le gabarit était ambitieux. Ces écluses furent utilisées pour la première fois en 1642 et fonctionnèrent jusqu'en 1880, date à laquelle elles furent remplacées par les écluses actuelles au gabarit Freycinet.

Briare est aujourd'hui un port cosmopolite qui accueille des plaisanciers venus de Hollande, d'Angleterre, d'Allemagne, de Russie, de Pologne, des USA, d'Australie, de Nouvelle-Zélande... Ce qui confère à la ville et au canal une ambiance toute particulière et une convivialité qui ajoute à son charme.

Vous pouvez compter sur les conseils avisés des agents de Voies Navigables de France lors de vos passages d'écluse.

Montargis (Loiret)Haut de page

La Venise du Gâtinais avec ses rues sur l'eau, autrefois fief des quartiers pauvres, désormais admirablement réhabilités, aligne les maisons dotées d'une façade sur rue tandis que l'autre donne sur l'eau du Puiseaux ou sur des bras de décharge du canal, avec souvent un petit lavoir individuel. Le quartier de la Pêcherie, très agréable quartier piéton, est bien représentatif de cette architecture pittoresque. Montargis se distingue aussi par un nombre considérable de ponts et de passerelles : 131 au total ! Une signalétique indique le nom des ponts et l'histoire qui leur est liée. Procurez-vous le circuit des ponts de Montargis à l'office de tourisme.
En marge des ponts et des rues sur l'eau, patrimoine immuable de Montargis, la ville se modernise comme en témoignent la médiathèque, bâtiment aux lignes très contemporaines, ainsi que le nouveau parc, qui marie le caractère anglais des parcs du XIXe siècle à une touche minérale marquée, plutôt moderne. On peut découvrir un autre parc au musée Girodet, installé dans l'hôtel Durzy. Dans ce jardin, inspiré de l'esprit du XIXe siècle, une sculpture de Gustave Debrie retrace la légende du Chien de Montargis, ainsi qu'un pan d'arcades du XIIe siècle, les Arcades de Lorris issues de l'hôtel Tournemotte, ancienne maison templière qui dépendait du château des Salles, à Lorris.
Au gré des rues, vous aurez la surprise de découvrir des panneaux indicatifs concernant des personnalités chinoises, notamment de Deng Xiaoping. A l'instar de centaines d'autres compatriotes alors étudiants, l'ancien dirigeant chinois habita Montargis dans les années 1920. La ville entretient désormais des liens avec la Chine, puisqu'elle correspond à une page de l'histoire chinoise. L'Office de tourisme vous renseigne aussi sur cet étonnant circuit chinois.

On vous dévoile aussi l'histoire du Chien de Montargis. Au XIVe siècle, un gentilhomme fut assassiné dans la forêt. On dit que son chien retrouvé gémissant et grattant le sol permit la découverte de son corps. Amené à la cour, le chien y reconnut l'assassin, Macaire, et le désigna par son attitude. Le roi ordonna un jugement de dieu opposant Macaire et le chien. Le duel tourna au désavantage de Macaire qui avoua le crime. Dans le jardin en façade de l'hôtel Durzy, une statue de ce chien fidèle et intelligent est visible. Un roman d'une série policière, intitulé Le chien de Montargis, est paru en 1983.

Le Port de Plaisance de Montargis avec 12 postes d'amarrage équipés vous accueille dans un cadre verdoyant à deux pas du centre-ville, des commerces et des restaurants.

office de tourismeHaut de page
Plutôt pralines ou plutôt crottes ?

Montargis s'enorgueillit de plusieurs spécialités sucrées ou salées :

la véritable Prasline de Montargis, célèbre friandise à base d'amandes grillées enrobées de caramel, proposée à la cour du Roi Louis XIII.

la Crotte du Chien de Montargis, praliné noisette dans une coque de nougatine trempée dans du chocolat noir, spécialité créée en référence à la légende du Chien de Montargis.

le Miel du Gâtinais réputé pour sa finesse et son onctuosité.

le chocolat est roi sous toutes ses formes : Pavés Montargois, Venisettes, Amandas, Mirabos...

pour les becs salés : le Safran du Gâtinais, les bières Bell' de Loing, le Cendré de Pannes...

Durant le Mois de la Gastronomie (en octobre), organisé par l'Office de Tourisme de l'Agglomération de Montargis, des menus tout compris vous permettront de goûter à ces spécialités.

Vous trouvez les spécialités de Montargis et de sa région dans la boutique gourmande de l'office de tourisme.

Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne)Haut de page

Quel joli nom ! La commune s'étire le long de la vallée verdoyante de l'Orge. Le donjon, classé aux Monuments historiques en 1923, marque le centre de la ville et rappelle l'ancien château médiéval du XIe siècle. Les Génovéfains le savent peu, mais le nom de la ville est issue de la légende qui veut que sainte Geneviève y fit jaillir, en 448, une source miraculeuse. Ancienne ville campagnarde, son développement correspond à l'arrivée du chemin de fer à la fin du XIXe siècle. Des lotissements sont aménagés dans un urbanisme qui rayonne depuis la gare. En 1963, le premier supermarché de France y est construit, et aujourd'hui, la zone commerciale qui s'y situe est l'une des plus importantes de l'hexagone. La ville, également connue pour avoir accueilli des russes blancs lors de la révolution bolchevique, vient de passer la barre des 35 000 habitants.

Singularité de cette commune, le faubourg du Puyrault est un quartier imbriqué dans le chef-lieu de canton, Châtillon-Coligny, conséquence des luttes d'influence des seigneurs de Châtillon, afin de percevoir des droits sur le transport fluvial. Car ce faubourg encadre le canal de Briare et le Loing. Ici leurs eaux se réunissent temporairement. Baignée par ses flots calmes, sous l'ombrage de vieux platanes, s'étire la rue de la Lancière avec la charmante Eglise Réformée et la halte fluviale. L'été de nombreux bateaux y font escale apportant leur romantisme et leur exotisme en contrebas d'un plateau occupé par une immense zone artisanale. Une escale fluviale insolite !

Rogny-les-Sept-Écluses (Yonne)Haut de page

Le village (800 habitants) vous ouvre les portes de la Puisaye, région pittoresque avec ses étangs, ses châteaux, sa gastronomie... Mais c'est surtout l'ouvrage d'art dont il tire son nom qui mérite que l'on s'y attarde. Classées monument historique, les sept écluses accolées de Rogny sur le canal de Briare représentent un chef-d'oeuvre de la technique. A voir aussi le lavoir joliment restauré et l'église Saint-Loup (XIIe siècle partiellement) qui domine le site orné d'un remarquable tableau " Les Pèlerins d'Emmaüs " (1757).

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Briare (Loiret)Haut de page

Briare est un haut-lieu du tourisme fluvial. Bien sûr, il y a la Loire, omniprésente. Mais dans cette petite ville d'un peu moins de 6 000 habitants, l'ouvrage le plus impressionnant et le plus célèbre reste le pont-canal. Celui-ci offre le spectacle insolite de voir voguer des péniches perpendiculairement au fleuve royal, une dizaine de mètres au-dessus de son cours. Amarrés au quai Alexis Tchékoff, péniches et petits bateaux de plaisance. Certains battent pavillon britannique, d'autres hollandais, d'autres français, mais tous participent au charme de cette petite cité aux allures portuaires. L'atmosphère ligérienne, soigneusement mise en valeur, en prime.

Briare est une ville dont on découvre le patrimoine avec plaisir. Construit au XVIIe siècle, le château, ancienne propriété des seigneurs du canal, abrite aujourd'hui l'hôtel de ville. A l'entrée du bourg, on pourra visiter le château de Trousse-Barrière, propriété familiale au XIXe siècle des Bapterosses, fondateur de la manufacture d'émaux, édifice transformé en centre municipal d'exposition. Autour de l'église, les trottoirs pavés ajoutent au cachet de la vieille ville. Entre le canal Henri IV, le port de Briare, le canal latéral et le fleuve royal, on passe... quatorze ponts et sept écluses. Les bords de Loire et les bords des canaux offrent de belles promenades. Après le pont-canal, l'autre fleuron touristique de Briare ce sont les émaux.

Possibilité de louer des vélos à la capitainerie pour découvrir la ville et ses environs, voire suivre l'itinéraire le long des canaux et rivières.

Canal de Roanne à DigoinHaut de page

Surnommé le canal tranquille, c'est un peu le canal du Midi de la Bourgogne. Il relie la Loire au canal latéral à la Loire. Long de 55 km, il affiche 37 m de dénivelé et 10 écluses. Construit de 1832 à 1838 dans le but de compléter le cours peu navigable de la Loire, il permit de développer les relations avec le Nord et l'Est de la France pour l'expédition de tuiles, de fil et de tissus de Roanne et de Charlieu, d'eaux minérales de Saint-Galmier, Vichy ou Sail-sous-Couzan, l'importation de charbon du Nord, de coton de Rouen, de minerais, de sablons de Nemours pour les verreries... Il contribua à l'essor économique de la région avec l'implantation de nombreuses usines le long de ses rives (briqueteries, papeteries, arsenal...). Elargi au gabarit Freycinet en 1899, il a vu passer en 1938, à son apogée, 3 217 bateaux portant 459 304 tonnes de fret. Avant la motorisation, les bateaux étaient hâlés par les hommes et les chevaux (ou mulets) à raison de 12 km par jour. L'apparition du rail et le développement du réseau routier eurent peu à peu raison de lui et il fut complètement abandonné pour le transport de marchandises dans les années 1980. En revanche, il a parfaitement bien réussi sa reconversion puisqu'il est aujourd'hui très apprécié pour la navigation de plaisance. C'est que cet itinéraire charmant traverse le Brionnais, terroir de Bourgogne célèbre pour la beauté de ses églises romanes, la chaude couleur de ses villages et la qualité exceptionnelle de ses paysages doux et vallonnés. Avis aux contemplatifs et amateurs d'art sacré.

Roanne (Loire)Haut de page

Implantée sur les bords de Loire, réputée pour ses chefs étoilés et ses papillotes Révillon, capitale de la création textile, Roanne s'affiche gourmande, élégante et festive. Une promenade dans le centre ancien vous mènera des places historiques aux rues piétonnes, des marchés aux halles, du XIIe siècle du château au XIXe du théâtre à l'italienne, des fours de potiers gallo-romains du IIe siècle au baptistère du Haut Moyen-Age, en passant par l'église Saint-Étienne. Façades colorées, murs peints en trompe-l'oeil, Roanne est aussi un port et une ville de ponts sous lesquels coule la Loire. Roanne l'urbaine vous invite au restaurant, aux sorties culturelles et au shopping ! C'est " la " ville des magasins d'usines et des bonnes affaires... Les grands noms du prêt-à-porter ou du linge de maison se dénichent en boutiques, dans les magasins de détaxes ainsi que lors des fameuses " Folies Textiles " d'automne et de printemps. Et pour remplir votre panier gourmand et vous régaler les yeux, direction les Halles Diderot, sauf le lundi jour de fermeture du marché.

Beau port de plaisance en centre-ville. Location de bateaux sans permis.

Briennon (Loire)Haut de page

Le pittoresque bourg de Briennon, au coeur du Pays de Charlieu, est un village à découvrir pour son histoire et pour le charme tranquille de son port de plaisance. Les navigateurs y trouvent toutes les commodités nécessaires pour une halte pratique et agréable : points d'amarrage, prises d'eau et d'électricité, sanitaires complets, téléphone, aire de pique-nique, services et commerces divers : La Poste, distributeurs de billets, médecin, pharmacie, épicerie, boulangerie, boucherie, bar, restaurant... L'église de Briennon mérite la visite. Au XIe siècle, l'église existante fut transformée en petit monastère desservi par des moines bénédictins de l'ordre de Cluny. De cette époque subsistent le clocher et le choeur. Édifiée en calcaire blond selon la tradition clunisienne, l'église est placée sous le vocable de Saint-Irénée.

Pour mémoire, c'est grâce à la construction du canal de Roanne à Digoin au XIXe siècle et au travail de la terre cuite (tuilerie-briqueterie), que le Port de Briennon a connu un essor important et a permis les échanges commerciaux et le développement industriel de la région. La tuilerie a été réhabilitée en un port de plaisance qui attire les amoureux de la nature et du tourisme fluvial.

Semur-en-Brionnais (Saône-et-Loire)Haut de page

Ce village médiéval de 650 habitants vaut une escale pour la richesse de son patrimoine. Classé au nombre des Plus Beaux Villages et des sites clunisiens de France, c'était l'ancienne capitale du Brionnais. Il abrite le plus vieux château fort encore érigé en Bourgogne, le château Saint-Hugues (Xe siècle). Cette place forte abrita en son temps ascendants et descendants des plus nobles familles de Bourgogne, de France et d'Europe. Vous saurez tout des alliances, des faits religieux, des meurtres et des manigances de ces familles nobles lors des visites guidées organisées par l'association Les Vieilles Pierres. En été, des visites nocturnes commentées sont programmées.
Remarquable également, la Collégiale Saint-Hilaire construite au XIIe siècle et classée aux monuments historiques depuis 1862. Surmontée d'un clocher octogonal, dotée de trois absidioles, elle est posée, trapue, en bordure de place. Sur le linteau, l'histoire de Saint-Hilaire, évêque de Poitiers, se présente comme une bande dessinée.

Les soeurs apostoliques de Saint-Jean tiennent l'hôtellerie Saint-Joseph au Prieuré de Saint-Hugues où l'on peut également se faire servir des repas dans la mesure des possibilités. Moins spirituelle, l'auberge de l'Entrecôte Brionnaise, voisine du château, propose sa grande table d'hôtes. Dès qu'il fait beau, on s'installe sur la terrasse face au château.

Pour rejoindre Semur-en-Brionnais, vous mouillez au port de plaisance de Chambilly, au milieu du village, à égale distance de Roanne et de Digoin. Ici le canal borde la Loire et vous pouvez rejoindre en vélo le circuit du chemin de halage.

Digoin (Saône-et-Loire)Haut de page

Lieu de passage privilégié à l'époque gallo-romaine, Digoin, installée dans un écheveau de quatre rivières : l'Arroux, la Bourbince, la Vouzance et l'Arconce, est devenue un carrefour fluvial durant les siècles suivants et a su s'affirmer comme un haut lieu de transit de marchandises (bois, vin, charbon...).

Au Moyen-Age, Digoin est une petite bourgade habitée par des paysans et des mariniers. Aux XVe et XVIe siècles, la ville n'échappe pas à l'Histoire et subit le revers des guerres de religion perdant ainsi une grande partie de ses habitants. Les siècles suivants, la ville vit au rythme du fleuve et devient la cité de la Loire et de la marine. De ce fait, la plupart des maisons sont construites le long des quais et la population s'accroît. Les canaux (canal du centre, canal latéral à la Loire et canal de Roanne), construits au XIXe siècle, et une carrière toute proche fournissant l'un des kaolins les plus blancs d'Europe, deviennent essentiels à son développement. Digoin est propulsée capitale de la céramique et les cités ouvrières sortent de terre. Ville d'eau au coeur des terres du Brionnais-Charolais, Digoin, avec ses 100 km de berges dans un rayon de 6 km, offrent, aujourd'hui, ses atouts aux touristes plaisanciers ou pêcheurs.

A proximité vous pouvez profiter d'un séjour en immersion verte et bleue dans le très original village sur l'eau du Domaine des Demoiselles qui propose un hébergement sur des toues cabanées, adaptation des bateaux traditionnels de la Loire en gîtes confortables.

Canal du CentreHaut de page

Le canal du Centre relie les vallées de la Loire et de la Saône. Également connu sous l'appellation de canal du Charolais, c'est un canal à bief de partage au gabarit Freycinet. Depuis sa construction à la fin du XVIIIe siècle, il a contribué à l'essor économique du bassin minier de Montceau-les-Mines et garde encore une activité, toutefois modeste, de transport de marchandise. Étroit et sinueux, il se déploie sur 112 km de long, compte 61 écluses et permet de découvrir un concentré de Bourgogne à travers un parcours pittoresque. Vous naviguerez à travers les vignobles de la Côte chalonnaise et de la Côte de Beaune, au coeur des vertes prairies du Charolais dédiées à l'élevage bovin et ne manquerez pas l'étape de Paray-le-Monial, haut lieu de l'art roman et de pèlerinage, s'il en est ! Avant Digoin, le canal reçoit en rive droite la Rigole de l'Arroux, autrefois navigable. À Ecuisses, un escalier de 4 écluses (7 à l'origine et jusqu'en 1882), a raison des dernières hauteurs. La descente vers Digoin se fait par la vallée verte de la Bourbince. Pour finir, vous admirerez le superbe pont-canal qui enjambe la Loire à Digoin. De là, le canal se prolonge par le canal latéral à la Loire, qui franchit celle-ci par un pont-canal peu avant de recevoir, sur sa gauche, le canal de Roanne à Digoin.

Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire)Haut de page

La rubrique détaillée concernant Chalon-sur-Saône se trouve dans le chapitre consacré au bassin Saône Rhône sous chapitre la Saône.

Chagny (Saône-et-Loire)Haut de page

Entre la côte de Beaune et la côte chalonnaise, la petite ville de Chagny fait le pont entre les deux départements bourguignons, la Côte-d'Or et la Saône-et-Loire. De même, elle fait le lien entre la célèbre bande vineuse de la Côte des vins et sa prolongation en terres chalonnaises. Le Chef cuisinier Lameloise a fait la réputation gastronomique de la cité. Chagny ne se résume pourtant pas à l'une des meilleures tables de France, c'est aussi une station verte de vacances au sein d'un canton proposant près de 80 km de sentiers de randonnée et le plaisir de circuler à pied, à vélo ou en roller sur la Voie Verte. Bordée par le canal du Centre, Chagny fait figure de belle escale fluviale, avec son port aménagé pour la navigation de plaisance, avec aussi la possibilité de louer un bateau. A deux pas du centre-ville, cette halte nautique sous l'appellation des Grands Crus vous propose de nombreux commerces et services.

Ici tourisme fluvial et tourisme vert font bon ménage grâce à la Voie Verte qui longe le Canal du Centre et aussi à de nombreux sentiers de randonnées entre vignobles et collines.

Saint-Léger-sur-Dheune (Saône-et-Loire)Haut de page

Une halte tranquille et confidentielle. Le port de ce village paisible peut accueillir des bateaux de plaisance ainsi que des péniches avec tous les équipements nécessaires au ravitaillement. Il dispose d'une base de location de pénichette et d'installations sanitaires. De nombreux circuits de randonnée pédestre partent de Saint-Léger, mais aussi une portion de la voie verte le long du canal. C'est aussi un camp de base parfait pour la découverte du vignoble local. Parmi les Bourgognes ceux de la Côte Chalonnaise sont particulièrement attachants.

A voir l'église de style roman qui remonte sans doute au XIIe siècle, avec son clocher octogonal du XVe en forme de mitre pour rappeler que Saint-Léger à qui l'église est dédiée était évêque d'Autun, à 30 km de là. Cette église qui a subi plusieurs rénovations et remaniements abrite un retable en bois sculpté du XVIe siècle ainsi que des vitraux décoratifs représentant, notamment, le martyre de saint Léger et saint François de Sales. La mairie pour sa part, surmontée d'un petit clocheton charmant, occupe une ancienne maison vigneronne bourguignonne.

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Escapade verte en vélo

La Voie Verte aménagée le long du Canal du Centre permet de circuler en toute sécurité sans croiser de voiture, à pied, à bicyclette ou en roller en longeant le Canal du Centre de Saint Léger/Dheune jusqu'à Chalon/Saône (31 km) en croisant une dizaine de villes et villages qui sont à découvrir. Une randonnée qui permet d'apprécier le charme de la voie d'eau sur laquelle circulent des bateaux et de découvrir la Côte Chalonnaise sous un nouvel angle. De nombreuses boucles partant du chemin des berges vous permettent de découvrir paysages et patrimoine de la Bourgogne du Sud. Location de vélo et carte détaillée des itinéraires à l'office de tourisme de Chagny.

Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire)Haut de page

Entre Morvan et Charolais s'étend le bassin du Creusot-Montceau. Fondée en 1856, Montceau est la ville la plus jeune de Saône-et-Loire. Néanmoins, on trouve ici des traces d'occupation humaine datant du Paléolithique. Les premières exploitations de houille remontent au début du XIXe siècle. Le territoire de l'actuelle ville était occupé par quelques fermes, dont celle du Montceau (du latin monticellum : colline) qui donna son nom à la cité. En 1818, Jean-François Chagot acquiert Blanzy et Le Creusot et c'est son fils, Jules Chagot, qui fonda en 1833 la première société minière. Cette date marque le commencement d'une exploitation systématique des gisements et l'époque d'une industrie minière florissante. La population ne cessant de croître, on transforma le lieu-dit en commune et, en juin 1856, la ville de Montceau-les-Mines était officiellement fondée par décret impérial, à partir des territoires cédés par les communes de Blanzy, Saint-Vallier et Sanvignes. Parallèlement aux exploitations houillères, la Compagnie des Mines installe également des industries d'appoint telles qu'une cartonnerie, une entreprise de tissage, une verrerie, une tuilerie, une entreprise de textile, une bonneterie et une usine de fabrication de chaussures. Mais l'époque minière est révolue et Montceau a dû penser à sa reconversion. De son passé elle a fait des atouts, de ses anciennes carrières de charbon défigurant le paysage, elle a fait de plaisants parcs très appréciés des Montcelliens.

Traversée par le canal du Centre, la ville mise aujourd'hui sur le tourisme fluvial en aménageant ses berges et en créant un agréable port de plaisance.

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Génelard (Saône-et-Loire)Haut de page

Génelard est une commune de 1 300 habitants située au bord du canal du Centre et de la Bourbince. Son nom proviendrait du mot Genou, en image à la Bourbince qui fait un coude à son niveau, de même que Genouilly, autre village de Saône-et-Loire. Selon une autre source documentée Génelard viendrait de 3 mots gaulois genu, la bouche, le port (une rivière entoure partiellement la cité), alà, errer, aller cà-et-là, et ritu, le gué. Genelàritu désignerait ainsi un gué irrégulier en langue gauloise. Ce gué changeait de place avec les méandres de la rivière et les marécages des alentours, ce qui était encore le cas au siècle dernier. Quoiqu'il en soit ce village est marqué par l'eau. Aujourd'hui encore, la commune est liée au canal et identifiée comme un site fluvial. Voici une pause nature et patrimoine pour partir à la découverte du canal du Centre et de son histoire. Le port abrite un chemin d'interprétation qui évoque sa construction à la fin du XVIIIe siècle et son rôle important dans le développement économique de la Saône-et-Loire.

L'ancien port de Génelard a été reconverti en halte fluviale pour les plaisanciers. Le site est le point de départ d'un chemin d'interprétation aménagé le long d'une des trois tranchées du canal du Centre. Le site fluvial abrite également une maison-éclusière-gîte avec bateau électrique et offre sa vélo-route le long du canal.

Le gîteHaut de page
Loger dans une maison éclusière

Plusieurs dizaines de maisons éclusières furent construites le long du Canal du Centre. La majorité de type Gauthey (pignon donnant sur le canal). A partir de 1820, sept d'entre elles, dont la maison éclusière n° 15 de Génelard, ont été édifiées d'après les plans de l'ingénieur Mercadier, parallèles au canal. Il en reste aujourd'hui cinq exemplaires. Entre 1945 et 2005, trois éclusiers se sont succédé à Génelard : Robert puis Serge Badey et Joël Goulas. Entre 2014 et 2015, cette maison éclusière offrant plus de 140 m² habitables a été transformée en gîte. Une expérience très agréable pour ses résidents.

Paray-le-Monial (Saône-et-Loire)Haut de page

Ville d'Art et d'Histoire, Paray-le-Monial (cité des moines) voit sa population décupler à certaines périodes de l'année. Des touristes bien sûr, attirés par la beauté des vieux quartiers et des monuments, dont le joyau est sans conteste la basilique du Sacré-Coeur (fin du XIe siècle), chef-d'oeuvre de l'architecture clunisienne. Mais ce sont surtout des pèlerins que l'on croise, Paray-le-Monial étant un lieu de pèlerinage mondialement renommé, une des neuf villes sanctuaires de France. L'histoire spirituelle de la ville remonte à 1671, date à laquelle Marguerite-Marie Alacoque entre au couvent de la Visitation. La jeune fille a de nombreuses apparitions, authentifiées par son confesseur jésuite, saint Claude La Colombière. Jésus demande l'instauration de la fête du Sacré-Coeur, qui a lieu chaque année en juin. A la suite de ces apparitions, la spiritualité du Sacré-Coeur se répand dans le monde entier. Sainte Marguerite-Marie a été canonisée le 13 mai 1920 et saint Claude La Colombière le 12 mai 1992. C'est à partir de 1873, à l'occasion du bicentenaire des Apparitions, que commencent les grands pèlerinages. En 1875, le pape Pie IX élève l'église de Paray au rang de basilique, dédiée au Sacré-Coeur. Soeur Marguerite-Marie est canonisée en 1920. La visite de Jean-Paul II, le 5 octobre 1986, va redonner à la ville un nouvel élan et faire de nouveau affluer les pèlerins. Ville hospitalière par excellence, Paray-le-Monial est dotée de nombreuses structures d'accueil et de nombreux parkings gratuits en centre-ville.

Le patrimoine architectural et les vieilles pierres ne sont pas les seuls attraits de Paray-le-Monial, l'eau y coule et invite aussi à la méditation et à la contemplation. Le long du Canal du Centre ou de la Bourbince, les promenades et les escales sont délicieuses. Quant aux étangs des Moines, ce sont deux plans d'eau créés en 1992 par la Fédération de Saône-et-Loire pour la pêche et la protection du milieu aquatique au niveau du ruisseau des Vernays. Le plan d'eau en amont est réservé à la pêche de la carpe à la canne au coup. Le deuxième est accessible à tout type de pêche. Pour les deux, la carte de pêche est obligatoire. Enfin s'ajoute pour d'autres plaisirs de l'eau le Centre nautique du boulevard Henri de Régnier.

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Digoin (Saône-et-Loire)Haut de page

La rubrique détaillée concernant l'escale et la ville de Digoin se situe dans le chapitre consacré au Canal de Roanne à Digoin.

Canal du LoingHaut de page

Ce canal est un maillon essentiel dans le réseau des voies d'eau entre le Bassin de la Loire et le Bassin de la Seine. Construit et mis en service en 1723, à la demande du Régent Philippe d'Orléans, il permit d'éviter la rivière du Loing au cours capricieux pour les bateaux devant rallier la Seine. De Montargis à Saint-Mammés, ce canal de gabarit Freycinet se déploie sur 50 km de long et compte 21 écluses. C'est le plus marinier des quatre itinéraires fluviaux qui mènent de la Seine à la Méditerranée. Le canal suit la vallée du Loing, latéral à la rivière, exception faite de deux tronçons où la rivière est navigable, en traversant une succession de bois, de forêts et de villages de charme au patrimoine médiéval.

Montargis (Loiret)Haut de page

La rubrique détaillée concernant l'escale et la ville de Montargis se situe dans le chapitre consacré au Canal de Briare.

Souppes-sur-Loing (Seine et Marne)Haut de page

Cette commune s'articule autour de deux éléments : la pierre et l'eau. Alors que le Loing sortait souvent de son lit, le site, propice à la culture, était particulièrement marécageux. Les moines de Cercanceaux s'employèrent à assainir ses marécages. A l'époque moderne, des travaux permirent d'endiguer l'eau. Moyennant quoi, les rives du Loing et celles du canal, sont devenues des lieux de promenade et de loisirs. Souppes abrite aussi une base de loisirs établie au bord d'un vaste plan d'eau : baignade, pédalos, jeux pour les enfants. S'ajoutent la pêche et le canoë, sans oublier le charme du canal avec le passage et les haltes des plaisanciers.

L'autre composante locale c'est la pierre. Des polissoirs préhistoriques toujours visibles servaient à la confection d'outils et témoignent de l'ancienneté du site. Les carrières de pierre calcaire produisirent des tonnes de matériaux pour la construction de nombreux édifices parisiens. La persistance d'une activité agricole et le développement d'un tourisme fluvial et nature participent au dynamisme de cette petite ville tranquille.

Possibilité de louer un canoë à Bagneau-sur-Loing, à 5 km. L'office de tourisme de Souppes propose des vélos à la location qui vous permettent de rejoindre Bagneau en suivant un charmant chemin de halage tout récemment rénové. A Bagneau vous pourrez aussi visiter la Maison des Verriers qui témoigne de l'activité verrière de la région.

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Randonnées en étoile

Les bords du canal, le plan d'eau et les étangs sont propices à la pêche. Le site invite aussi à la randonnée, le long du chemin de halage ou alentour. Souppes-sur-Loing vous propose 5 circuits de randonnées pédestres balisés. Le Sentier des Etangs, d'environ 6 km, Le Sentier du Parc aux Daims aux abords du Parc Animalier, L'Espace Naturel Sensible de Cercanceaux, ainsi que trois autres circuits de 9,5 km, 18 km et 20 km. Des fiches présentant l'itinéraire détaillé sont à votre disposition à l'Office de Tourisme de Souppes ou téléchargeables ci-dessous sur son site Internet.

Nemours (Seine et Marne)Haut de page

La jolie cité bâtie de chaque côté des rives du Loing et le long de son canal a gardé de nombreux témoignages de son passé médiéval. Outre le château ouvert à nouveau au public et l'église Saint-Jean-Baptiste, on peut admirer dans le vieux centre de nombreuses maisons à colombages des XVe et XVIIIe siècles autour de la place de la République ou dans les rues proches. De l'autre côté du Grand Pont, les jardins des vieilles maisons étroites descendent jusqu'à la rivière. La ville trouve l'origine de son nom avec le dieu gaulois Nemausus et les fontaines qui lui étaient consacrées. D'ailleurs, l'histoire atteste l'existence le long du Loing d'importantes sources sur lesquelles avaient été édifiées les premières cabanes. Elle doit son essor à Gauthier de Villebéon, chambellan de Louis VII, bâtisseur, vers 1160, de la citadelle ayant la fonction de frontière entre le royaume de France et le comté de Champagne. Parmi les activités de la ville on peut citer celles autour des sablières et des carrières, mais aussi la production apicole, la fabrication de bonbons au coquelicot, une coopérative agricole importante ou encore un centre informatique. En été, bercée par le Loing sur lequel naviguent barques des pêcheurs et les bateaux de loisirs, Nemours offre à ses habitants sa piscine nichée à l'orée de la forêt, dans un écrin de verdure.

Moret-sur-Loing (Seine-et-Marne)Haut de page

MSL pour les intimes, Moret-sur-Loing est à la croisée de la Brie et du Gâtinais. Marquant depuis le Moyen Age la limite entre le royaume de France et la Bourgogne, haut lieu de villégiature au XIXe, le territoire recèle aussi de nombreux vestiges préhistoriques : peintures rupestres et mégalithes jalonnent le territoire. De la place fortifiée de Moret-sur-Loing, construite sous Philippe Auguste à la fin du XIIe siècle, de l'histoire improbable d'une façade Renaissance, des maisons néo-gothiques, des témoignages de la Belle Epoque, jusqu'à la "cathédrale industrielle" située à Champagne-sur-Seine et réalisée au début du XXe siècle pour abriter les usines Schneider, Moret-sur-Loing offre au visiteur un concentré d'histoire de France et de ses styles architecturaux. Des musées, originaux et inattendus comme le Conservatoire du Vélo, le Musée du sucre d'orge, l'Atelier de Rosa Bonheur, la Batellerie avec Batel'Expo, proposent à tous les passionnés d'histoire de France une palette d'activités où chacun trouvera à satisfaire sa curiosité.

En Seine et Loing, l'histoire est aussi vivante avec chaque automne la Fête 1900 et ses défilés de costumes ou encore la reconstitution de l'examen du Certificat d'étude pour vous confronter aux connaissances d'un écolier d'antan.

Fleuves, rivières, canaux... L'eau est omniprésente sur le territoire. Deux ports d'escale vous accueillent : la halte fluviale de Saint-Mammès et celle de Moret-sur-Loing. Découvrez le territoire au fil de l'eau grâce aux descentes du Loing en canoë accessible à tous, aux promenades commentées et autres croisières gourmandes.

Pour les sportifs à quai, le programme est varié : équitation, escalade, parcours acrobatiques dans les arbres, VTT, montgolfière, activités aéronautiques, pêche...

Notons enfin que Moret-sur-Loing a été grandement touchée par les inondations au début de l'été 2016 mais les habitants ont retroussé leurs manches et les pouvoirs publics ont apporté leur obole : la halte fluviale et touristique est opérationnelle.

Saint-Mammès (Seine-et-Marne)Haut de page

La rubrique détaillée concernant Saint-Mammès se trouve dans la rubrique du Bassin de la Seine et Paris, dans la sous-rubrique consacrée à la voie navigable Haute-Seine.

Canal du NivernaisHaut de page

Le canal du Nivernais commence à Saint-Léger-des-Vignes, près de Decize (Loire) pour terminer sa course lente 174 km plus au nord à Auxerre sur les bords de l'Yonne, capitale de la basse Bourgogne, réputée pour son vignoble dont le cru le plus renommé est le Chablis.

C'est le petit prince des canaux français. S'il n'a pas la notoriété de celui du Midi, il est réputé comme l'un des plus beaux d'Europe, et c'est l'un des plus prisés des plaisanciers venus de tous pays, des voisins européens à ceux des antipodes.

Celui qu'ont choisi les pionniers de la location de bateaux habitables et des voyages en péniches hôtel au début des années 60. Les croisières en bateaux sans permis sur le Canal du Nivernais connaissent un succès retentissant depuis les années 80. Il n'en est pas pour autant sur-fréquenté. C'est l'un de ses charmes, tout comme l'extrême variété de ses paysages, champêtres ou boisés, l'intérêt historique ou panoramique de petites villes ou de villages traversés, un site naturel exceptionnel avec le bief de partage des eaux entre le versant Seine et le versant Loire, certains tronçons ponctués d'ouvrages d'art étonnants : pont-levis, voûtes de la Collancelle, échelle d'écluses de Sardy.

Le royaume des flotteurs de boisHaut de page

Issue de la nécessité d'approvisionner les Parisiens en bois de chauffage et de cuisson, la construction du canal du Nivernais fut entreprise en 1784 pour ne s'achever qu'en 1843 pour assurer le flottage de bois des forêts du Morvan. C'est Henri IV qui songe le premier à utiliser l'Yonne et à la prolonger par un canal pour faire communiquer Loire et Seine. L'étang d'Aron, seuil de partage, devait servir de relais entre les deux bassins. Les travaux dureront de nombreuses années. Petit à petit, le canal est aménagé, de plus en plus pour faciliter la navigation au détriment du flottage. L'inauguration du canal complet a lieu le 1er mars 1841, mais il faut encore attendre deux ans pour résoudre les problèmes d'alimentation au point de partage. Le canal sera utilisé par l'industrie, en particulier la Société des Produits Chimiques de Clamecy, jusqu'au début du siècle dernier. L'activité baisse alors progressivement, au profit des autres modes de transport. Le canal est aujourd'hui exclusivement réservé à la navigation de plaisance.

Au fil de l'eauHaut de page

Le Canal du Nivernais, véritable havre de paix, vous invite à la navigation au coeur d'une nature et d'un patrimoine aussi variés qu'exceptionnels ! Hormis ses qualités techniques et architecturales, le canal a un énorme atout touristique : ses paysages sont parmi les plus beaux de la navigation fluviale. Permettant la jonction entre les deux bassins de la Loire et de la Seine, il débute son parcours à Saint-Léger-des-Vignes pour l'achever à Auxerre. Pour alimenter le canal en eau, deux étangs ont entièrement été créés à la fin du XVIIIe siècle  : les étangs de Baye et de Vaux connus aujourd'hui pour leur grande richesse ornithologique.

Le canal du Nivernais à vélo

En Bourgogne, tourisme fluvial et balades à vélo vont de concert. Allant de Decize à Auxerre, avec votre vélo, vous emprunterez les sentiers du canal du Nivernais sur les chemins de halages, le long des rivières et canaux ouverts à la navigation. Vous passerez les 16 écluses entre Corbigny et Châtillon-en-Bazois au pied des falaises et des villages perchés, des collines plantées de cerisiers de cette belle terre du Morvan. Prenez le temps de vivre, flâner, et empruntez les 175 km d'un parcours tranquille, sans dénivelé. Vous trouverez tout au long de votre balade des services adaptés (haltes, restaurants, chambres d'hôtes, location de vélos, bagages accompagnés...).

Plus d'info sur le site Internet : www.la-bourgogne-a-velo.com.

Manifestations autour du canal

Le Flottage en Fête sur le Canal du Nivernais : de juillet à août le long du Canal, des expositions itinérantes sur le flottage du bois et la reconstitution d'un train de bois.

La Fête du Flottage : en juillet à Clamecy.

La Descente Bidon : en août à Clamecy.

A la découverte du canal

Que vous soyez aguerris ou néophytes en matière de navigation, le canal est ouvert à toutes les formes de plaisance : de la simple balade de quelques heures au séjour itinérant de plusieurs jours.

Les voûtes de la Colancelle en bateau électrique à l'heure. Les bateaux électriques se pilotent facilement et ne nécessitent aucun permis (de 5 à 7 personnes maximum). Vous pourrez ainsi découvrir les charmes et la beauté du Canal du Nivernais et notamment les voûtes de la Colancelle).

Découvrez Auxerre et l'Auxerrois en bateau électrique. D'avril à septembre, l'Office de Tourisme d'Auxerre et de l'Auxerrois met à la location des bateaux électriques, pouvant accueillir chacun 4 à 5 personnes. Très simples d'utilisation (sans permis), ils vous permettront de découvrir Auxerre et ses environs de manière originale sur le canal du Nivernais. De la demi-heure à la journée, vous pourrez admirer la faune et la flore et apprécier le calme et la tranquillité d'une balade sur l'eau, avec la possibilité de passer les écluses et d'aller jusqu'à Champs sur Yonne.

Bateau promenade : D'avril à octobre, visitez avec la société Aqua Fluvial, les voûtes de la Collancelle sur L'Art du Temps, un bateau promenade panoramique nouvellement construit équipé de 2 moteurs électriques qui présentent l'originalité de fonctionner à l'énergie Solaire. La croisière dure entre 1 heure 30 et 1 heure 45 environ et est accompagnée d'un commentaire historique. Des croisières repas sont aussi proposées.

Auxerre (Yonne)Haut de page

Auxerre s'étale majestueusement depuis un coteau viticole, jusqu'aux quais de l'Yonne, rivière large et paisible. Cette ville de charme et d'histoire, offre à nos exigences touristique, un secteur sauvegardé de 67 ha, et le label Ville d'art et d'histoire tant elle abonde en magnifiques maisons en pans de bois, édifices religieux et administratifs caractéristiques de l'art roman bourguignon, de la Renaissance aussi : cathédrale Saint-Étienne, église Saint-Pierre et abbaye Saint-Germain, église Saint-Eusèbe, tour de l'horloge... La ville séduit aujourd'hui par sa grande richesse culturelle mais aussi ses quais propices à la rêverie et à la découverte des activités fluviales de l'Yonne et du Canal du Nivernais. Le quartier de la Marine, aujourd'hui exclusivement touristique (péniches, croisière, restaurant...) est à arpenter absolument. Vous pouvez embarquer pour une croisière, à bord de l'Hirondelle.

Pour votre culture, l'Office de tourisme a concocté des circuits, avec ou sans l'aide de Cadet Roussel, le facétieux " toto " local, sur les pas des nombreuses personnalités locales, à commencer par saint Germain, évêque de la ville, Jeanne d'Arc qui gratifia la cité auxerroise de sa présence en 1429, le sulfureux auteur Restif de la Bretonne, dont on profitera d'un séjour à Auxerre pour relire quelques pages torrides ou frissonnantes, le maréchal Ney qui se jeta, le 17 mars 1815, devant la préfecture, dans les bras de Napoléon de retour de l'île d'Elbe, avant de marcher avec lui sur Paris. Ajoutons Paul Bert, scientifique et homme d'État de la IIIe République, né à Auxerre, tout comme la poétesse Marie Noël, grand prix de l'Académie française, ou le cinéaste Jean-Paul Rappeneau. Et bien entendu Auxerre c'est aussi un domaine viticole à explorer, Bourgogne oblige. On peut participer au festival printanier Fleurs de Vigne, et en hiver, fêter dignement Saint-Vincent, le patron des Vignerons et faire provision de divines bouteilles pour accompagner les spécialités du cru, dont les célèbres escargots de Bourgogne.

Avec un port de plaisance, des bateaux de croisières et une base de location de bateaux sans permis, sans compter plusieurs animations importantes, Auxerre est aussi un fleuron du tourisme fluvial.

Suivez les flèches

Côté histoire, ça marche. Et impossible de se perdre sur cet itinéraire thématique. Cadet Roussel, dont l'effigie orne les signaux de bronze sur le sol, vous balade à travers la ville en de nombreuses étapes. Chaque point d'intérêt du patrimoine auxerrois est signalé par une plaque de métal avec un numéro qui fait référence à une brochure illustrée très complète et bourrée d'anecdotes, disponible gratuitement en cinq langues à l'office de tourisme. Grands sites et petite histoire, une randonnée urbaine balisée à travers quartiers pittoresques et lieux de charme. Comptez deux bonnes heures et demie. Agréable et passionnant.

Les escargots de Bassou

Pour les grandes occasions et surtout pour les fêtes de fin d'année, on mange des escargots. Cuisinés selon la tradition au beurre persillé et sortis du four bouilants, ils embaument la maison et ouvrent l'appétit ! Bassou, village aux portes de Migennes, est expert en la matière depuis plus de 200 ans. Préparé par le père Vallée, un aubergiste de Bassou, ils étaient livrés par la malle-poste qui allait de Lyon à Paris, aux marchands de vins de Bercy. Ces derniers les ont rendus célèbres. Si à cette époque le petit animal se dégustait grillé, c'est dans ce village que l'on inventa la recette du beurre d'escargot. Les noms se succèdent et la maison Vallée ne deviendra l'enseigne Billot que l'on connait aujourd'hui qu'en 1959. La réputation de l'établissement n'est plus à faire. On y prépare la petite bête dans la tradition, tout en innovant autour du produit. Vous trouvez en boutique des escargots en feuilletés, en petites brioches ou à la provençale. Chez Billot, on prépare plus de quarante millions d'escargots par an ! L'espèce travaillée à Bassou est l'helix pomatia linné, alias l'escargot de Bourgogne, bien qu'il soit ramassé en Europe centrale. C'est le plus aimé des Français pour sa chair et la finesse de son goût.

Saint-Bris-le-Vineux (Yonne)Haut de page

Au coeur du vignoble de l'Auxerrois, sur les bords de l'Yonne, Saint-Bris fut dès le Moyen-Age une importante plaque tournante du commerce viticole de l'Auxerrois et reste liée à la viticulture. Saint-Bris-le-Vineux produit un vin blanc sec à partir de cépages Sauvignon, auparavant il était appelé " Sauvignon de Saint-Bris ". Le vin de ses vignobles a été classé en AOC en 2003 sous le nom " Saint-Bris ". Ce village à l'architecture de pierre traditionnelle est posé sur des caves médiévales uniques. Ce sont les plus étonnantes de Bourgogne. Elles courent sous toute la région. S'ajoutent les anciennes carrières de Bailly d'où sortirent les pierres taillées du Panthéon de Paris qui déploient 3,5 ha de caves à 60 mètres sous terre ! La commune compte une quinzaine de caves. Et vous n'êtes pas loin de Chablis et de Coulanges-la-Vineuse où d'autres caveaux vous attendent.

Halte nautique sommaire au niveau du hameau de Bailly (amarrage, point d'eau, poubelles).

Dans l'Yonne : le Chablis et l'Auxerrois

Englouti dans les 25 000 ha de la superficie totale du vignoble bourguignon, le vignoble de l'Yonne reste méconnu ; ce qui permet d'y dénicher quelques divines bouteilles à bon prix. En point d'orgue, tout de même, le chablis, vin blanc le plus célèbre au monde.

Le vignoble de Chablis. Ce qui fait la spécificité du chablis, c'est ce goût minéral, de pierre à fusil pour certains, qui a pour origine le sol argilo-calcaire rempli de petits résidus de fossiles. Un terrain de prédilection pour le cépage chardonnay, enfant béni de ces campagnes  ! Le vignoble s'étend le plus souvent à flanc de coteau, le long d'une quinzaine de kilomètres bordés par le Serein et sur une largeur de vingt kilomètres.

Les côtes-d'Auxerre. Chitry et Saint-Bris-le-Vineux produisent, sur 500 ha, d'excellents vins blancs (chardonnay, aligoté, sauvignon de Saint-Bris ou de Sacy), mais c'est le rouge qui est devenu le porte-drapeau des vins auxerrois. Surtout depuis l'obtention de l'appellation communale à Irancy. Les bourgognes d'Irancy (120 ha) ou de Coulanges-la-Vineuse (70 ha), produits à partir du cépage pinot noir, sont très appréciés pour leur belle robe rouge et leurs saveurs vives de fruits rouges.

Le côte-saint-jacques. Minuscule parcelle sur la grande carte des vins de Bourgogne, le côte-saint-jacques n'en mérite pas moins toute notre attention. Élevé sur les hauteurs de Joigny, le côte-saint-jacques est le fruit d'un travail acharné de quelques vignerons attachés à leur histoire et à leur patrimoine. Le secret du côte-saint-jacques  : le pinot gris, qui en fait un vin unique dans toute la région.

Le vignoble de Tonnerre. Connu et reconnu très tôt à la table des rois de France, le Tonnerrois connaît aujourd'hui un second souffle grâce au dynamisme de jeunes viticulteurs désireux de rendre au Tonnerrois ce qui est au Tonnerrois, l'un des fleurons viticoles bourguignons. Parmi les trésors du Tonnerrois, l'épineuil est sans doute le plus convoité  !

Le vignoble de Vézelay. Vézelay est un vignoble en pleine résurrection. Au pied de la basilique refleurissent bon nombre de vignes dont le melon, très vieux cépage, est l'un des fleurons.

Coulanges-la-Vineuse (Yonne)Haut de page

Située à une quinzaine de kilomètres au sud d'Auxerre, Coulanges-la-Vineuse affiche fièrement sa culture locale, celle de la vigne ! Son implantation sur le territoire remonte à l'époque gallo-romaine. Réputée pour son vignoble, Coulanges est située entre deux vallons, sur le dos d'une crête qui s'abaisse vers la vallée de l'Yonne. Ce site pittoresque, perché au milieu d'un cirque rempli d'échalas fait face à celui d'Irancy. Son vignoble s'étend aujourd'hui sur près de 135 ha, orienté en majorité au Sud - Sud/Est, réparti sur les communes de Coulanges-la-Vineuse, Escolives-Sainte-Camille, Jussy, Migé et Mouffy. Une ville à découvrir et à savourer.

Halte nautique.

La truffe de Bourgogne

Si les champignons sont toujours un peu mystérieux, la truffe demeure particulièrement curieuse. Les amateurs n'ont pas assez de mots pour décrire la finesse de ce petit bijou de senteur et invitent les novices à découvrir ce produit si subtil. Si vous n'avez jamais senti une truffe, tentez cette expérience unique ! Promenez-vous sur un marché, posez une truffe au creux de votre main, fermez les yeux et humez. La douceur et la profondeur du parfum qui s'en dégagent va s'imprimer comme un moment privilégié que votre mémoire olfactive ne pourra oublier. Tuber uncinatum, de son nom savant, se distingue par un petit goût de noisette et un parfum profond de sous-bois la caractérise, un péridium noir et une gléba chocolat avec une chair aux nombreuses petites veines blanches serrées, ramifiées et arborescentes.

Arrivant à maturation à la mi-septembre, voire octobre, sa récolte est réglementée par arrêté préfectoral. La truffe se ramasse avec la complicité d'un chien truffier et en aucun cas à la pioche, strictement interdite pour cette cueillette. On trouve aussi en Bourgogne la tuber melanosporum qui arrive à maturité entre décembre et fin mars. Chaque année, dans le charmant village de Noyers-sur-Serein est organisée l'une des plus grosses manifestations de la région, avec trois marchés aux truffes, soit un jour en octobre et deux en novembre. Les animations s'adressent à tous, tant aux professionnels qu'aux curieux ou aux scolaires.

Quelques idées pour cuisiner la truffe ? L'omelette aux truffes, bien sûr, la pintade truffée, la purée à la truffe, sans oublier l'oeuf à la coque à la truffe. Mais la truffe sublime aussi de simples pâtes fraîches.

Cravant (Yonne)Haut de page

C'est à l'eau que Cravant doit sa prospérité. Situé à 18 km au sud d'Auxerre, le village se trouve au confluent de l'Yonne, de la Cure et du canal du Nivernais. Au Moyen-Âge, Cravant est un centre de transit de marchandises important, entre le sel de Franche-Comté, les vins de Beaune et de Bourgogne, les draperies de Flandre, les blés des plaines céréalières, et le flottage du bois. Une partie des vignes du fameux vin d'Irancy se trouve sur la commune de Cravant. C'est un vin rouge français d'appellation d'origine contrôlée du vignoble de Bourgogne fabriqué à partir des cépages Pinot Noir et César.

Ce village millénaire abrite une église du XIVe siècle, un donjon, une maison de bois à colombages du XIVe siècle et une tour de guet. Sur la côte de Palotte, un point panoramique permet de découvrir les vallées de l'Yonne et de la Cure. Également des carrières de calcaire.

Halte nautique sommaire.

Les fromages de l’Yonne

Avec du bon vin : un bon fromage ! L'Yonne est peu connue pour ses fromages, à part peut-être le Chaource qui se distingue, à la limite de l'Aube, mais sachez que toute bonne table vous proposera un plateau régional alléchant incluant l'époisses fabriqué en Côte-d'Or. Le florentinois est apprécié en fin de repas ou en accompagnement d'une salade. Fabriqué au lait de vache tout comme le soumaintrain. Toujours sortis un peu à l'avance du réfrigérateur, leurs goûts s'apprécieront volontiers avec un verre d'Irancy ou de Chablis. Plus au sud, la ronde des fromages se poursuit avec des saveurs plus douces. La colline éternelle a donné son nom au vézelay, un petit chèvre rond comme un dôme rappelant le relief du célèbre village. La meilleure saison pour le déguster est l'automne. A étaler aussi sur du pain avec la pointe du couteau, le pierre-qui-vire fabriqué par les moines de l'abbaye près de Saint-Léger Vauban, à base de lait de vache et bio s'il vous plaît ! Accompagné d'un vin de Vézelay, ils mettent en bouche toute la saveur du terroir.

Mailly-le-Château (Yonne)Haut de page

Perché sur son promontoire rocheux, le bourg haut de ce village médiéval offre une superbe vue sur Vezelay, la vallée, l'Yonne et le canal du Nivernais. Le long de la rivière Yonne, le bourg bas ne manque pas de charme. Mailly-le-Château abrite l'unique réserve naturelle classée du département, au Bois du Parc, qui propose un sentier botanique accessible librement dévoilant toute une flore méditerranéenne. Un cadre bucolique pour ce bourg très pittoresque. Fleuron du patrimoine local : la chapelle Saint Nicolas, du XVe siècle, au toit de pierre qui orne le pont le plus ancien du département.

Clamecy (Nièvre)Haut de page

Cette ville pittoresque, avec son centre-ville ancien classé " secteur sauvegardé ", ses rues étroites et sinueuses et ses belles maisons anciennes aux toits de tuiles, est la patrie de Jean II de Bourgogne, comte de Nevers, dit Jean de Clamecy. On compte aussi parmi les enfants de la ville, Claude Tillier, auteur de Mon Oncle Benjamin, Romain Rolland, Alain Colas et bien d'autres encore... C'est au XVIe siècle que Clamecy connut une ère de prospérité et révéla son véritable caractère, grâce à l'invention du flottage du bois, qui approvisionna Paris en bois de chauffage. Quatre mille personnes vivaient alors de cette activité. Sous la Restauration, 500 flotteurs, aux poings agiles et à la ferveur républicaine, revendiquèrent leurs droits, luttant contre l'injustice. Ses quatre siècles de flottage firent de Clamecy une ville frondeuse et tumultueuse à jamais.

Pour les amateurs d'exploits sportifs, les joutes clamecyçoises est l'événement à ne pas manquer : tous les 14 juillet, au pont de Bethléem, une trentaine de jouteurs, sans plastron ni bouclier, s'affrontent. On s'élimine en s'expédiant dans l'Yonne, verticalement, horizontalement, à l'équerre, dans des styles très personnels qui font la joie de l'assistance. Deux semaines plus tard a lieu la Descente Bidon. Les Crapauds de Basseville organisent cette virée sur l'Yonne à bord d'embarcations faites de bric et de broc qui les emmènent, tant bien que mal, du pont de Bethléem à la plage de la Tambourinette où tous ces joyeux lurons se retrouvent au Bistrot de l'Éclusé. Ambiance assurée ! La période estivale à Clamecy est aussi marquée par le Festival des Perthuis avec tous les jours et à toute heure de la journée des animations très diverses et gratuites dans les rues, sur les places publiques, dans les bars et les restaurants de la ville. Les concerts de rock côtoient ceux de blues ou de musette, tandis que les spectacles de marionnettes ravissent le jeune public. Tout le monde y trouve son compte ! Enfin, que serait Clamecy sans la traditionnelle Fête de l'andouillette : disons merci à la Mère Chapuis, cuisinière émérite du XIXe siècle, sans qui l'andouillette de Clamecy n'aurait pas connu une telle renommée. Durant trois jours, la ville vie au rythme de dégustations et du concours du plus gros mangeur d'andouillettes : petits appétits s'abstenir !

Halte nautique.

L’andouillette de Clamecy

Ce boyau farci d'abats hachés est une spécialité de Clamecy, fief de l'andouillette où se tient d'ailleurs la fête de l'andouillette. De fabrication artisanale, l'andouillette est "  tirée à la ficelle  " : composants échaudés, coupés en longues lanières, grattés, puis dressés. Ils sont ensuite "  enfournés  " manuellement (et pas au poussoir) dans la robe, partie la plus noble du chaudin. Une fois réalisée, l'andouillette cuit au court-bouillon entre trois heures trente et cinq heures, selon les maisons.

Le Baratin® et les Chi dans l'iau® de Clamecy.

Emmanuel Portal perpétue la tradition du Baratin®, spécialité composée de deux meringues amandes reposées sur une crème pralinée et créée par Monsieur Barat, pâtissier à Clamecy au siècle dernier. Quant aux Chi dans l'iau®, c'est une création originale composée d'un bonbon de nougatine, amandes, pistaches, oranges confites, le tout enrobé d'un pailleté noir. L'appellation fait référence aux flotteurs de Clamecy qui n'ayant pas commodités sur les radeaux s'accroupissaient au-dessus de l'eau pour se satisfaire... Beurk ! Mais c'est délicieux...

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Les joutes nautiques de Clamecy

Sport millénaire, déjà pratiqué dans l'Antiquité, les joutes survivent dans la Nièvre et en Saône-et-Loire avec des compétitions entre deux jouteurs montés sur des barques le 14 juillet. A Clamecy, cette tradition de joutes nautiques remonte au XIXe siècle, quand le bois du Morvan était acheminé à Paris par des flotteurs sur la Nièvre puis la Seine sur d'immenses radeaux pour chauffer la capitale. Il existe différentes méthodes de joutes.
Avec la méthode clamecycoise, chacun peut tenter sa chance : hommes, femmes et enfants. Le jouteur s'installe sur un trinquet, petite plate-forme à l'arrière du bateau. Le but du jeu est de faire tomber à l'eau l'adversaire qui est sur le bateau d'en face à l'aide d'une lance de bois. Les barques sont manoeuvrées par des rameurs et dirigées par un barreur surnommé le patron. Le gagnant est le roi sec en opposition au roi mouillé tombé à l'eau. Le roi sec est porté en triomphe.

Bazolles (Nièvre)Haut de page

Baigné par le canal du Nivernais, au sommet du versant Loire, Bazolles voyait autrefois passer le bois en transit du Morvan vers Paris. Aujourd'hui réservé à la plaisance, le canal est alimenté par les étangs de Vaux et de Baye, deux plans d'eaux attirant les pêcheurs et les amateurs de voile. C'est à Bazolles qu'ont été portés les premiers coups de pioche du canal du Nivernais, en 1784. L'église du Bourg en grande partie romane, l'étang de loisirs et le " bourg éclusier " de Baye avec sa maison de 1785, le bois de Vaux, le hameau de Meurré, la vallée de l'Alnain sont autant d'atouts et de raisons de faire escale.

Un bateau-promenade à propulsion électrique, L'Art du temps (Aquafluvial), vedette panoramique de 47 places (25 en mode croisière-repas), propose des circuits sur le canal du Nivernais au départ de l'étang de Baye. Parcours de 3 heures au sein de la nature avec passage de l'écluse de Baye et des voûtes de la Colancelle.

Les fromages de la Nièvre

Le Cosne, fabriqué exclusivement à la Ferme de Port-Aubry près de Cosne-sur-Loire dans la Nièvre, est un fromage fin au lait de chèvre qui possède une chair homogène, crémeuse et dense. Quant au Nivernais, produit typiquement... nivernais, il s'agit d'un fromage au lait cru de vache qui offre en son coeur une marbrure de crème épaisse. Son caractère fondant est exceptionnel.

La Collancelle (Nièvre)Haut de page

La commune de La Collancelle, à peine 200 habitants, est célèbre pour ses voûtes sous la montagne édifiée en 1784 pour le passage du canal du Nivernais. Il fallut faire des percements pour creuser dans le granit et le porphyre un sillon de 4 km entre l'étang de Baye et le hameau de Port-Brûlé. Les voûtes de La Collancelle, magnifiques sous une importante végétation, empruntent trois tunnels : le tunnel de La Collancelle (758 m) ; le tunnel de Mouas (268 m) ; le tunnel de Breuilles (212 m). Entre chaque tunnel se trouvent des tranchées, les parties du canal non couvertes. C'est assurément le plus bel ouvrage du canal du Nivernais. L'alternance de pierre, de verdure et d'eau est du plus bel effet. Visites possibles en bateau électro-solaire avec Aqua-Fluvial.

Châtillon-en-Bazois (Nièvre)Haut de page

Capitale du Bazois depuis le Xe siècle, Châtillon-en-Bazois a vu passer une dizaine de familles de seigneurs, parmi lesquels les Châtillon, les Rochefort et les Pracomtal. Placée à la croisée de l'axe nord-sud du Canal du Nivernais et de l'axe est-ouest de la route Nevers-Autun, la petite cité jouit d'une positions stratégique. Il faut voir l'église néo-romane Saint-Jean-Baptiste (dalle funéraire et devant d'autel médiévaux), le château sur son piton rocheux remarquable, habité depuis plus de mille ans, le pont de 1790 et le port du Canal, les lavoirs de Bernière et Frasnay, le jardin de la Liberté, les circuits-découverte. Une escale de charme.

Base nautique de location. Halte nautique.

Location de deux-rouesHaut de page
Decize (Nièvre)Haut de page

Decize est située dans le sud de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Enserrée entre deux bras de la Loire, bien campée dans ses remparts, cette petite ville est un des principaux centres d'animation de la région, le véritable carrefour des voies navigables entre le Canal du Nivernais et le Canal latéral à la Loire. On ne devra pas repartir sans avoir suivi la magnifique promenade des Halles. Longue de 985 m et aménagée à partir de 1771, elle constitue l'une des plus vieilles plantations de platanes et de tilleuls de France. Unique en Europe, le site est classé à l'Inventaire des monuments historiques depuis 1932. De même, le port de plaisance est désormais un lieu incontournable de la vie touristique decizoise : son balcon sur la Loire avec sa grande capacité d'accueil et ses récents aménagements en font un lieu des plus conviviaux à ne pas manquer.

Le week-end de la Pentecôte à Decize voit depuis des années se dérouler la "  fête foraine de la Pentecôte  ", deuxième fête nationale, où près de 140 attractions se déploient sur la place du Champ-de-Foire. Manèges, chenille, tir à la carabine, pêche aux canards... côtoient de nombreuses attractions à sensations fortes  ! Des milliers de visiteurs, de la région et au-delà viennent tous les ans participer à cette fabuleuse fête où les cris de joie et de peur se mêlent aux odeurs alléchantes des barbes à papa et autres pommes d'amour.

Un haut lieu du tourisme fluvial.

Les griaudes

L'incontournable galette aux griaudes est absolument à mettre dans vos paniers gourmands ! Cet inimitable plaisir du terroir nivernais est une brioche salée agrémentée de grattons  : elle se déguste tiède, pour apprécier au maximum la saveur des grattons, à l'apéritif ou dès que la faim se fait sentir ! Vous trouverez cette spécialité chez la plupart des traiteurs et des boulangers.

Où pique-niquer ?

A la Pointe des Halles, à proximité du Stade nautique, des tables et des bancs vous attendent pour poser votre panier-repas et profiter du superbe cadre qui s'offre à vous : la vue sur la Loire et ses vertes rives d'un côté, l'allée des Halles de l'autre. Une aire de jeux pour les enfants a également été installée.

EmplettesHaut de page
Panier gourmandHaut de page
Canal latéral à la LoireHaut de page

Difficile de naviguer sur le dernier fleuve sauvage d'Europe ! Heureusement, le Canal latéral à la Loire avec son calme impérial offre une alternative tout à fait paisible et intéressante. De Digoin, où il franchit la Loire, à Cosne-sur-Loire et Briare, vous apprécierez les paysages champêtres et pittoresques lors de votre croisière fluviale ou de votre épopée sur l'EuroVelo6. Le vignoble de Pouilly-sur-Loire et le site naturel WWF du Bec d'Allier méritent une escale, tout comme la ville d'art et d'histoire de Nevers et la cité de La Charité-sur-Loire dont l'église abbatiale est inscrite au Patrimoin mondiale de l'Unesco.

Ouvert en 1838, le canal latéral à la Loire, de gabarit Freycinet, se déploie sur 196 km de long (37 écluses). Il part de Bourgogne et rejoint au coeur de la ville de Digoin, au Port Campionnet. Connecté au canal du Centre qui rejoint la Saône à Chalon-sur-Saône, il offre une ouverture vers le bassin du Rhône.

Après avoir franchi la Loire par un grand pont-canal, le canal accueille rapidement sur sa rive gauche, à Chavane, le canal de Roanne à Digoin, son prolongement vers le sud. À Decize, importante base de tourisme fluvial, un embranchement passant par le lit du fleuve donne accès au canal du Nivernais. Peu avant de traverser l'Allier grâce au pont-canal du Guétin, un embranchement permet de joindre Nevers. Peu après, le canal reçoit sur sa gauche les eaux de l'Allier par l'intermédiaire de la rigole des Lorrains (ou d'Apremont) qui comporte une curieuse écluse ronde à son origine, à 3 km en amont, et fut navigable. Sur sa droite, le canal reçoit un autre embranchement par lequel les bateaux pouvaient aller charger à Fourchambault, sur l'autre rive de la Loire.
À Marseilles-lès-Aubigny, ancienne cité batelière importante, on voit les vestiges de l'ancienne embouchure du canal de Berry, déclassé en 1955. Après être passé au pied de la colline de Sancerre, où un autre embranchement permet de rejoindre la Loire, le canal arrive à Châtillon-sur-Loire où il devait autrefois traverser la Loire dans son lit-même, entre deux digues. A présent il suit un tracé moins périlleux qui l'amène à Briare par le grand et célèbre pont-canal du même nom. Enfin, après 2 km et un ultime pont-canal sur la Trézée à la Cognardière, il se connecte au canal de Briare. Par celui-ci et le canal du Loing qui le prolonge, le bateau peut continuer sa route jusqu'en Seine. Quel périple !

La nougatine et le Négus de Nevers

Inventé par Jean-Louis Bourumeau au XIXe siècle, la nougatine fut rendue célèbre par l'impératrice Eugénie qui, de retour d'un voyage de Napoléon III à Nevers en 1862, fut conquise par son goût délicat et en passa une importante commande. Quant au Négus, c'est à la Maison Grelier que l'on doit la création, en 1902, de ce caramel mou au chocolat enrobé dans un sucre cuit, en hommage à la visite officielle, dans la cité ducale, du souverain d'Ethiopie.

Briare (Loiret)Haut de page

La rubrique détaillée concernant l'escale et la ville de Briare se situe dans le chapitre consacré au Canal de Briare.

Châtillon-sur-Loire (Loiret)Haut de page

Châtillon-sur-Loire fait partie des très belles étapes le long du fleuve royal. Cette petite ville d'environ 3 300 habitants valorise merveilleusement son patrimoine : maisons vigneronnes (XVIe et XVIIe siècles) ou Renaissance, église néogothique Saint-Maurice, temple protestant, lavoirs. Sur la colline, la vieille ville séduit avec ses ruelles et maisons à pans de bois, et la découverte des ruines du Château-Gaillard. Le circuit de la ville passe par le chemin des murailles : un dépliant est disponible à l'office de tourisme. En raison de la qualité de son cadre, son offre en hébergement et son équipement, cette ville a reçu le label Station verte. Châtillon-sur-Loire et ses environs sont aussi très empreints de l'héritage lié à la marine de Loire. Dans ce registre, des sites exceptionnels sont à découvrir, notamment la gare d'eau et l'écluse de Mantelot, l'écluse des Combles toute proche, ainsi que le canal latéral à la Loire et, bien sûr, la Loire, enjambée par un pont suspendu.

Situé sur le tronçon Briare-Beaulieu de l'itinéraire de la Loire à Vélo (tronçon de 13 km qui passe par Bonny-sur-Loire), Châtillon peut constituer le point de départ de trois boucles. L'une conduit à Pierrefitte-ès-Bois et Cernoy-en-Berry, deux villages en lisières du Cher (circuit de 32 km, temps estimé 2h10). La seconde mène à Beaulieu-sur-Loire, avec un petit écart possible en direction du hameau de Mainbray. Cette boucle, la plus longue (38 km, temps estimé 2h35) est particulièrement riche en patrimoine et sites naturels qui font tout le charme des paysages ligériens. Une troisième boucle, qui conduit à Autry-le-Châtel puis Saint-Brisson-sur-Loire (34 km, temps estimé 2h20), peut encore être prolongée de 31 km (temps moyen 2 heures) en direction de Cernoy.

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Bannay (Cher)Haut de page

Bannay fait face à Cosne-sur-Loire. Sur son territoire furent retrouvées des haches de pierre qui attestent d'une présence humaine voici 35 000 ans. Au début de notre ère, les Romains s'installent le long de la Loire. Appréciant les ablutions, ils firent du site un lieu de plaisance, d'où son nom de Balneacum - cité balnéaire - transformé au XVIIe siècle en Bannay. L'escale permet de découvrir l'Église Saint-Julien (1480-1781) avec ses deux tours en poivrière et l'orme planté en 1790 qui se trouve en face. De nombreux sentiers de randonnées pédestres et le circuit de la Loire à Vélo permettent de découvrir la campagne environnante ainsi que d'anciens moulins le long de la Belaine. Remarquable également, le viaduc de Port-Aubry, qui figure parmi les plus longs ponts en treillis ferroviaires de France qui franchit la Loire et relie la commune de Cosne-Cours-sur-Loire (dans la Nièvre) à celle de Bannay. L'ouvrage a été construit par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, d'où son surnom local nom de " pont du P.-O. ".

Bannay est connue des plaisanciers et des touristes pour son écluse. Les promeneurs profitent du spectacle. Et l'ancienne voie ferrée Bourges-Cosne-sur-Loire qui enjambe le canal est désormais parcourue en cyclorail (Cyclorail du Sancerrois).

Sancerre (Cher)Haut de page

Perchée sur une butte rocheuse dominant la Loire, cette adorable petite cité est la capitale d'un pays de vignes et d'un célèbre fromage de chèvre, le crottin de Chavignol. Cette cité médiévale occupe le sommet d'un piton rocheux. Perdez-vous dans ses ruelles en pente, vous arriverez forcément à l'Esplanade de la Porte César. De ses hauteurs, on domine le fleuve, le Nivernais à l'est et le Berry à l'ouest. Dès l'époque gallo-romaine, Sancerre - plus exactement Saint-Thibault, où se situe l'oppidum - connaît une forte activité, due à la proximité de la Loire et de deux voies romaines (Bourges-Rians-Sancerre et Lyon-Autun-Gien-Orléans). La ville, elle-même construite autour d'un premier château fort, a été érigée au point culminant de la butte vers les VIIIe ou IXe siècles. Pendant toute la guerre de Cent Ans, Sancerre résiste à la pression des Anglo-Bourguignons et constitue un des derniers remparts du royaume dérisoire de Charles VII, le " roi de Bourges ". Au XVIe siècle, devenue huguenote, la ville subit un siège mémorable (1573). Aujourd'hui site protégé, Sancerre vit au rythme des vendanges au milieu de la renommée de ses vins. Quelques 360 vignerons se partagent 2 800 ha et produisent chaque année 22 millions de bouteilles de vin AOC dont 60 % est destinée à l'exportation vers l'étranger. Terminez votre visite comme il se doit par une dégustation de Sancerre ou de Pouilly-Fumé.

Le port de plaisance se trouve à Saint-Satur, en bordure de Sancerre.

Le vignoble sancerrois

Si on en croit les nombreuses légendes, il semblerait que la vigne a toujours été présente à Sancerre, depuis la plus lointaine Antiquité. Mais il faudra attendre le XIIe siècle pour constater l'essor considérable du vignoble, grâce aux moines augustins de l'abbaye de Saint-Satur et aux comtes de Sancerre. On parlait, déjà à l'époque, d'un vin rouge issu du cépage pinot noir, souvent mentionné dans les écrits royaux. Au siècle dernier, le ravage du phylloxera n'épargnera pas les vignobles du Centre Loire. Par la suite, c'est le sauvignon qui se développe. Classé en AOC, depuis 1936, le vignoble sancerrois s'étend sur la rive gauche de la Loire, sur 2 500 ha de collines. Les différents types de sols expliquent la multitude d'expressions que l'on trouve dans les vins. La production majeure est le vin blanc, frais, fin et fruité, issu du cépage sauvignon. Le pinot noir permet l'élaboration des vins rouges, parfumés et ronds, ainsi que des rosés, tendres et subtils.

La Charité-sur-Loire (Nièvre)Haut de page

Le long de la Loire, étape bourguignonne essentielle sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, la ville fortifiée accueillait les pèlerins qui y faisaient halte et bénéficiaient de l'hospitalité et de la charité des moines. Cette vertu fut si bien pratiquée que la ville en a conservé le nom. Classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco, et labellisée Ville d'Art et d'Histoire depuis novembre 2011, La Charité-sur-Loire émerveille par ses nombreux témoignages historiques, et invite les promeneurs à la flânerie au travers de la ville certes, mais aussi et surtout sur le site exceptionnel du Prieuré qui, après 10 ans de travaux, inaugure le cloître entièrement restauré et ouvert au public. Egalement Ville du Livre et du Mot, la cité accueille régulièrement événements artistiques, concerts, expositions, marchés aux livres anciens. Un dynamisme qui souligne un projet culturel ambitieux, celui de la Cité du Mot, appuyé par le label de Centre Culturel de Rencontres, obtenu par la ville en 2012. Associant un site remarquable, le prieuré, à une thématique prédominante, le mot, et la création qui en découle, le projet englobe un programme culturel de qualité. Ces distinctions donnent à la cité un rayonnement culturel et une notoriété nationale !

Le port de plaisance de La Chapelle-Montlinard, face à La Charité-sur-Loire, est à 2 km, le long du canal, et dispose de 170 m de quai (point d'eau et bornes électriques). Il voit passer l'itinéraire La Loire à vélo.

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La Loire à Vélo

Depuis 2010, la Loire à Vélo - itinéraire de 800 km ! - passe à quelques mètres de La Charité. Qualité de l'infrastructure, proximité avec la Loire et beauté des paysages sont les principaux atouts de cette activité écosensible. La Loire à Vélo se partage entre voies propres où les véhicules motorisés sont interdits et voies partagées et sécurisées sur des portions de routes à faible trafic, dans les deux cas le dénivelé est faible. Initié il y a plus de 10 ans en Pays de la Loire, la Loire à Vélo offre aujourd'hui un itinéraire de 800 km le long de la Loire, de Cuffy (18) à Saint-Brévin-les-Pins (44), en traversant les régions Pays de la Loire et Centre. La Loire à Vélo s'inscrit dans l'Eurovélo 6, qui reliera à terme Nantes à Budapest en Hongrie, soit 2 500 km. Au niveau de La Charité, La Loire à Vélo se trouve dans le département du Cher (107 km ont été aménagés), et présente ici un itinéraire " Loire sauvage " qui complète le patrimoine de la " Loire des châteaux ". La Loire à Vélo se raccroche au tracé du tour de Bourgogne à Vélo avec une liaison entre Nevers et Decize.

Au départ de La Charité, vous pouvez suivre le cours de la Loire pour rejoindre Sancerre à seulement 25 km. Ce parcours, au plus près de la Loire, séduit par ses paysages, entre vignes et Loire. En remontant le fleuve, vous suivrez un itinéraire plus rectiligne jusqu'à Marseilles-lès-Aubigny à 15 km.

L'office de tourisme propose par ailleurs des fiches de découverte à vélo (1€). Deux d'entre elles s'appuient sur la Loire à Vélo :
- " Gabarres et Cabasson ", boucle de 36 km entre La Charité-sur-Loire et Pouilly-sur-Loire, propose un itinéraire le long de la Loire à Vélo à l'aller, avec un retour le long de l'ex-nationale 7.
- " Entre Loire et Canal ", boucle de 28 km, qui permet de rejoindre le port de Marseilles-lès-Aubigny au bord du Canal Latéral.

Le couvertHaut de page

Les bords de Loire sont parfaits pour goûter aux joies du pique-nique tout en profitant de ce magnifique cadre ligérien. Vous pouvez également prendre un peu de hauteur et vous installer dans les remparts qui surplombent la ville : installés sur les pelouses ou sur les escaliers vous serez aux premières loges pour admirer les quartiers historiques d'un côté et le paysage du Val de Loire de l'autre.

Marseilles-les-Aubigny (Cher)Haut de page

A Marseilles-lès-Aubigny le canal s'élargit dans un bassin d'environ 570 m, on voit encore l'ancienne embouchure du Canal de Berry déclassé en 1955. Avec le canal latéral à la Loire, il confluait à Marseilles-lès-Aubigny, sous le " pont des fainéants ", ainsi nommé par les mariniers en raison des badauds qui s'arrêtaient pour regarder passer les bateaux. Le port de Marseilles-lès-Aubigny est le plus grand port entre Briare et Digoin. Ses aménagements modernes offrent aux plaisanciers tout le confort nécessaire à un séjour agréable.

Le site est également un spot connu et apprécié des pêcheurs.

Nevers (Nièvre)Haut de page

Le pays du Nivernais se nourrit du prestige de sa digne représentante, Nevers. De par son rayonnement patrimonial et culturel, l'auguste cité, inscrite au rang des Villes d'Art et d'Histoire, domine ce coin de la Nièvre. En exergue, l'église Saint-Etienne, connue internationalement pour la pureté de son architecture romane, devenue un cas d'école pour ceux qui veulent s'initier aux formes et aux lignes de cette période. La Chasse de sainte Bernadette, présentant le corps préservé de Bernadette Soubirous, attire de nombreux pèlerins. Depuis 2016, un spectacle son et lumière sur la vie de la sainte est présenté. La cathédrale, le beffroi, le Palais Ducal, l'hôtel de ville, témoignent du prestige de la capitale. Ville de commerce, elle est aussi ville d'Art avec l'importance de ses faïenciers qui portèrent la renommée du Nivernais dans tout le royaume, et dont un musée met désormais en lumière l'histoire. L'eau a aussi imposé, à ce pays traversé par la Loire, un caractère et des légendes, nourries des us et coutumes de la caste des mariniers. Enfin, le circuit de Nevers-Magny-Cours, que les nivernais espère voir revivre de ses splendeurs passées, la F1, le Grand Prix de Camions et maintenant le Bol d'Or ayant quitté les pistes du circuit ! Des monts du Morvan aux verdoyantes campagnes, il n'y a qu'un pas que les amoureux de la nature n'hésiteront pas à franchir en se baladant le long des sentiers de randonnée.

visites guidéesHaut de page
Decize (Nièvre)Haut de page

La rubrique détaillée concernant l'escale et la ville de Decize se situe dans le chapitre consacré au Canal du Nivernais.

Digoin (Saône-et-Loire)Haut de page

La rubrique détaillée concernant l'escale et la ville de Digoin se situe dans le chapitre consacré au Canal de Roanne à Digoin.

Le Cher canaliséHaut de page

Le Val de Loire se distingue par la présence de châteaux et jardins remarquables. S'ajoutent au patrimoine, les maisons éclusières et barrages à aiguilles sur le Cher, qui constituent désormais d'incontournables étapes touristiques. La navigation sur le Cher, l'un des principaux affluents de la Saône, s'est développée au XVIIIe siècle pour le transport des poissons, du vin, des céréales, des légumes et du charbon. Le Cher est, en effet, canalisé entre 1836 et 1841 avec construction tout au long de son cours de 16 barrages à aiguilles doublés d'écluses. Ces aiguilles, longues et lourdes pièces de bois de 2 à 4 mètres, permettent de réguler le débit de l'eau. Sur la berge, la maison éclusière est composée de 2 logements. Le premier abrite la famille du barragiste, la seconde celle de l'éclusier. Concurrencée par le rail et la route, la navigation fluviale est peu à peu abandonnée. Le Cher canalisé est rayé des voies navigables dans les années 1950.
Aujourd'hui, ce singulier patrimoine fluvial est petit à petit restauré et valorisé. Des associations font revivre la batellerie traditionnelle en bois. Au départ du port de Chandon, un sentier d'interprétation du Cher effectue une boucle d'environ 3,4 kilomètres. Cette promenade pédestre permet de découvrir l'histoire du Cher canalisé et ses bateaux à fond plat. En chemin, les promeneurs profitent de deux kiosques d'interprétation. Une maquette explique le fonctionnement du barrage à aiguilles de Nitray, à l'inventaire des monuments historiques.

La navigation de Tours à Vouvray (45 km) permet de découvrir 10 barrages à aiguilles le long d'un parcours champêtre et paisible où vous croiserez des pêcheurs et des chasseurs et profiterez d'une nature riche en biodiversité. Bien entendu le fleuron de l'itinéraire reste le château de Chenonceau et le passage en bateau sous ses arcades.

Vous avez plusieurs solutions pour naviguer sur le Cher canalisé :

Pour quelques heures d'une croisière promenade sur une gabare ou une toue à fond plat, entre forêts et vignobles, jusqu'au passage sous les arches d'un grand incontournable du patrimoine de France : le château de Chenonceau avec la société la Bélandre - 10 rue de la Plage, 37150 Chisseaux, Tél. 02 47 23 98 64 - avec au choix une croisière commentée et gastronomique, une promenade VIP à bord d'un yacht de 8 places, ou encore en version capitaine pour une croisière d'un jour aux commandes d'un bateau électrique sans permis (4 ou 5 places).

Pour une semaine de croisière fluviale le long du Cher, c'est le Nymphéa, péniche-hôtel, qui vous fera naviguer.

Si vous préférez pagayer, c'est à Canoë Company - 3 Rue de l'Écluse, 37150 Civray-de-Touraine, Tél. 06 37 01 89 92 - que vous vous adresserez !

Vous pouvez descendre le Cher en aviron : COTS Aviron, avec un parc composé de plus de 40 bateaux, club d'aviron ouvert à tous, basé à Tours Sud 2 place Degas - Quartier des Fontaines - 37200 Tours, Tél. 02 47 27 52 67.

Festival fluvial

Mi-juillet se déroule le Jour de Cher, festival fluvial initié en 2016 par la Communauté de communes Bléré Val de Cher. Celui-ci se déroule le long du Cher, entre Saint-Georges et Athée-sur-Cher, en passant par Bléré. C'est un circuit de 18 km à pied ou en vélo et 10 km en radeau. Plein d'animations sont proposées tout au long de la journée ! Une manifestation ludique, itinérante et gratuite.

Les vins de Touraine

A travers le tendre feuillage des îles, au fond du tableau, Tours semble, comme Venise, sortir du sein des eaux, s'extasiait Balzac à propos de sa cité natale. Une ville-carrefour par droit de naissance géographique, Tours ayant en quelque sorte jailli des eaux, entre Loire et Cher. Dès lors, que de ponts pour accéder à la cité. Capitale du royaume sous Louis XI et de la République en fuite aux sombres heures de 1870 et 1940, cette aimable ville fut un haut lieu de la chrétienté, le tombeau de saint Martin ayant attiré là des millions de pèlerins, y compris des papes. Devenue le centre même de la Renaissance française, Tours fut alors une des cités les plus riches du pays. Nés de ces riches heures ou de la fièvre bâtisseuse que connut la ville à la fin du XVIIIe siècle, ses hôtels particuliers et autres fières maisons de pierres de taille justifiaient que Boylesve l'ait décrite comme la ville bien bâtie et si vite ruinée. Un inestimable patrimoine partit ainsi en fumée lors des incendies de juin 1940, qui eurent raison d'une grande partie du centre-ville.

De l'historique cité où avait battu le coeur de la France, ne subsistent guère que deux vieux quartiers, il est vrai d'exception. Coeur de ce remarquable Vieux Tours sauvegardé par la loi Malraux, la place Plumereau a aujourd'hui valeur d'image d'Epinal. Elle est l'image même de cette ville, au même titre que ce fameux pont sur la Loire dont parlait Stendhal. Un monumental pont de pierre qui fit dire à Balzac  : "  J'ose dire qu'il est peu de capitales dont l'abord ait tant de dignité.  "

Comment enfin évoquer Tours sans rappeler qu'elle est la capitale du bon français  : c'est là que notre langue est parlée en son plus bel et son plus pur accent, soulignait Michelet, un texte de 1569 signalant déjà que le vieux parler tourangeois, le temps passé, se disait la "  cresme  " de la langue française.

Les vins AOC de Touraine. Le fleuve, critère d'unité entre des sous-régions particulières, confère au climat une douceur favorable à la vigne. Rouge ou blanc, le touraine, issu de terroirs plutôt calcaires, est un vin très parfumé. Il n'y a pas d'appellation touraine-villages, mais trois sous appellations  : touraine-amboise, touraine-azay-le-rideau et touraine-mesland.

L'Indre-et-Loire gourmande et gargantuesque

De longue date, la Touraine est une terre du bien vivre. Rabelais, grand épicurien devant l'Eternel, y imagina les aventures de Gargantua et Pantagruel. Cette tradition gourmande perdure à base de spécialités et produits forts nombreux parmi lesquels :

La géline de Touraine, race ancienne et rustique de poules, sauvée de la disparition. Sa chair fine et savoureuse a retrouvé sa place sur les grandes tables de la région, rôtie, en fricassée, à la Lochoise, mijotée dans un vin blanc de Vouvray.

L'agneau de Touraine est élevé de façon traditionnelle sous la mère et avec des céréales locales.

Le Roi Rose est un porc Tourangeau, élevé pour obtenir une viande pauvre en gras recherchée par les artisans charcutiers pour la fabrication de plusieurs spécialités : rillettes et rillons de Tours, andouillettes de Vouvray.

La beuchelle tourangelle, ragoût de rognons de veau, flambés au marc et de ris de veau, est accompagnée de champignons et de légumes.

Les champignons sont cultivés dans les immenses carrières d'où fut extrait le tuffeau qui a servi à bâtir les châteaux de la Loire. Quant à la truffe de Richelieu, déjà connue des Romains, elle fit la fortune de Richelieu avant de péricliter depuis les années 20 et disparaître après la Seconde Guerre mondiale. Relancée dans les années 80, la production ne cesse de progresser.

La Loire offre ses poissons aux amateurs, le plus recherché est le sandre dont la chair fine se prête aux préparations des meilleurs chefs.

Les amateurs de fromages apprécieront le Sainte-Maure, fromage de chèvre au lait cru piqué d'une paille.

En dessert osez la poire tapée selon une vieille méthode de conservation des fruits relancée en 1985. Tours possède également son nougat, en fait un gâteau à la marmelade d'abricot et aux fruits confits.

Tours (Indre-et-Loire)Haut de page

Ville d'Art et d'Histoire, ancienne cité gallo-romaine, puis capitale du royaume de France, Tours bénéficie d'une situation exceptionnelle au centre de la célèbre vallée de la Loire et de ses châteaux, au coeur du " Jardin de la France ". Dès le IVe siècle commence le rayonnement de saint Martin, évêque de Tours. Il se cachait dans une grotte pour tenir les premières messes de l'histoire du christianisme. Le culte fervent de ses reliques dans la chapelle construite sur son tombeau suscite la création d'un nouveau centre d'activités et la construction d'un édifice qui devient un des hauts lieux du christianisme occidental.

Au XIVe siècle, la ville unifiée (Cité et Châteauneuf) connaît un nouvel essor. L'industrie de la soie est florissante (800 maîtres, 6 000 compagnons). Louis XI y implante le premier groupe de fabricants soyeux. Berceau de la première Renaissance française, Tours porte encore aujourd'hui les signes d'un essor artistique sans précédent.

Cité calme, superbe et agréable, organisée en petits quartiers d'esprit très différents - les Prébendes bourgeoises, le sublime quartier Royal, derrière la cathédrale Saint-Gatien, celui des Halles, vivant et authentique, le quartier Velpeau, nouveau lieu de pèlerinage des jeunes couples, celui des artisans, le quartier Blanqui, véritable petit village - elle s'offre le luxe de mélanger, dans une esthétique parfaite, les plaisirs villageois, " provinciaux ", à ceux plus mondains d'une grande ville active et moderne.

Tours vous invite à partager le meilleur de l'art de vivre tourangeau : marchés aux fleurs, terrasses de cafés, bords de Loire ou rues commerçantes du centre-ville de Tours... Cette cité gourmande devenue " Cité de la Gastronomie ", porte d'entrée de la vallée des châteaux de la Loire, du haut de ses vingt siècles d'histoire, se laisse découvrir à pied, à vélo, en segway, en vélo-taxi, en tramway, mais aussi en petit train ou en calèche à certaines périodes de l'année.

Tours, c'est aussi une ville d'eau, baignée par la Loire et l'Indre, avec un pont emblématique sur la Loire, le pont Wilson, construit entre 1765 et 1778, composé de 15 arches. Les Tourangeaux le surnomment " Pont de pierre ". Et puisque la Loire passe par là, de Tours vous pouvez aussi partir en croisière.

Centre ville de Tours.
Centre ville de Tours.
Vue sur la ville de Tours.
Vue sur la ville de Tours.
La Pont Wilson, Tours.
La Pont Wilson, Tours.
La ville de Tours sur les bords de la Loire.
La ville de Tours sur les bords de la Loire.
Tramway de Tours
Tramway de Tours
Bléré (Indre-et-Loire)Haut de page

Après l'installation des premiers habitants au Néolithique, Bléré s'est surtout développé aux périodes gallo-romaine et médiévale. Les premiers écrits sur la ville datent du IVe siècle et mentionnent le site In Briotreide Victus, que l'on traduit par le village au pied du pont. Au coeur des châteaux de la Loire et du célèbre vignoble de Touraine, à 24 km de Tours, Bléré est un camp de base stratégique pour découvrir abbayes et châteaux dont le voisin Chenonceau, et effectuer de ravissantes randonnées pédestre ou à vélo dans la romantique Vallée du Cher. Sur la commune vous découvrez un riche patrimoine religieux et profane, des bâtisses de style Renaissance, d'anciennes demeures seigneuriales, et une originalité, le moulin des Aigremonts, moulin à vent de type cavier, édifice rare. Construit en 1848, il avait vocation à moudre le grain. Ici le meunier exerçait le second métier de vigneron, d'où l'appellation de cavier. Aujourd'hui, Bléré est une petite ville paisible et néanmoins animée qui entend développer son tourisme particulièrement dans sa dimension fluviale. On peut y faire une escale gastronomique avant de cheminer sur les berges.

De Bléré vous pouvez rejoindre le château de Chenonceau en longeant les rives du Cher.

Chenonceau (Indre-et-Loire)Haut de page

Chenonceau est une perle ! C'est grâce à son château, le second le plus visité de France (derrière celui de Versailles), que ce petit village de la vallée du Cher est devenu mondialement connu. Chenonceau compte aussi parmi ses attractions une église des XIIe et XVIe siècles à l'intérieur de laquelle on peut admirer les fonts baptismaux offerts par Catherine de Médicis. Sans oublier la Maison des Pages du XVIe siècle dont la façade vient d'être restaurée, le lavoir de 1886 et la Renaudière (actuellement hôtel-restaurant) où vécut le célèbre docteur Bretonneau. Mais le plus inattendu c'est l'ancienne maison de garde-barrière, classée, la seule construite en style gothique à la demande du château. Le clou du spectacle reste bien entendu le château qui enjambe le Cher de ses arches avec tant de grâce. Chéri par Diane de Poitiers et Catherine de Médicis, le château de Chenonceau est aussi somptueux à l'extérieur qu'à l'intérieur avec ses meubles magnifiques (ah, ses cuisines !). A l'heure moderne, ce château du XVIe siècle connecté peut se visiter à l'aide des indications d'un iPod. Alentour, on tombe sous le charme des jardins plantés de part et d''autre du donjon... et du village. Détails sur Google Street View. Découvrir le château en arrivant en bateau et en passant sous ses arches reste le must. Plusieurs bateaux à passagers partent de Chisseaux. Vous pouvez aussi ramer depuis l'embarcadère...

Promenade en barque sur le Cher. Depuis l'Embarcadère du château, du 1er août au 30 septembre, tous les jours de 10h30 à 13h15 (dernière location 12h30), de 14h à 20h (dernière location à 19h15), location de barque (pour 6 personnes maximum), sans réservation : 7 € les 30 minutes.

Pique-nique. A proximité des grilles d'entrée du château, le long des douves, les visiteurs disposent d'un espace ombragé et aménagé, avec tables et bancs. Une nouvelle aire de pique-nique couverte se situe à proximité des parkings. Toutes deux sont accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Les animaux du château. Vous découvrez le Parc aux Anes près des grilles d'entrée du château et du Potager des Fleurs, avec ses ânes mais aussi des canards sauvages et des pigeons. Il est aussi fréquent de croiser écureuils et ragondins, aux abords des douves et peut-être aurez vous la chance d'apercevoir une salamandre... Tous les chiens sont les bienvenus, tenus en laisse dans le parc et les petits, s'ils sont portés, peuvent pénétrer dans le château. Quant à la Ruche pédagogique, elle est située près du Potager des fleurs, et permet d'observer les abeilles sans les déranger.

Chisseaux (Indre-et-Loire)Haut de page

Chisseaux, village paisible de 600 habitants, est l'une des plus anciennes localités de Touraine. Sa plus ancienne activité connue fut celle d'un atelier monétaire. Diane de Poitiers acquit le fief en 1555 et l'incorpora à sa châtellenie de Chenonceau. L'église date du Xe siècle, le choeur et le clocher du XIIe. On peut observer sur la paroi nord un fragment de fresque du XIIIe siècle représentant la Cène, dont subsiste seulement l'image du Christ et des cinq apôtres assis à sa droite. A voir également un château Renaissance bien restauré et le Moulin Fort, ancien moulin situé dans une île du Cher sur les piles duquel fut bâti au début du siècle dernier un très beau manoir.

Il fait bon faire escale à Chisseaux et se promener sur la rive droite du Cher, en longeant l'écluse et le barrage à aiguilles en bois. Le village profite de sa situation le long du Cher pour tirer son épingle du jeu avec le tourisme fluvial. La proximité de Chenonceau est un atout majeur. Plusieurs bateaux à passagers partent de Chisseaux pour une croisière au château. Des loueurs de canoës et de kayaks proposent aussi leurs services.

Belle et large rivière navigable sur 108 km, de Montereau à Auxerre, l'Yonne totalise 26 écluses, certaines à bajoyers inclinés, mais le plus souvent équipées de pontons flottants. C'est sur cette rivière que fut construit le premier barrage mobile en 1835. Affluent majeur de la Seine, l'Yonne est aussi la porte de la Bourgogne lorsque l'on quitte l'Ile de France. Du fait de sa direction et son débit, l'Yonne a joué un rôle majeur dans le développement et l'approvisionnement de Paris, du Moyen-Âge à l'époque des chemins de fer, notamment pour le flottage du bois de chauffage depuis le Morvan et la descente des vins de Basse-Bourgogne. Elle est reliée à la Saône par le canal de Bourgogne et à la Loire par le canal du Nivernais.
Des travaux d'élargissement à 10,50 mètres de l'écluse de Port-Renard à Courlon, finalisés en 2006, permettent désormais la navigation sur l'Yonne des convois de 1 000 tonnes (contre 400 à 450 tonnes auparavant) depuis la Seine jusqu'à l'aval de Migennes à l'entrée du canal de Bourgogne. Il s'agit essentiellement de transport de céréales, de bois et du produit des carrières.

Des collines boisées du Morvan où elle prend sa source aux douces plaines du Gâtinais, la rivière de l'Yonne vous convie à un voyage au coeur d'une Bourgogne emblématique. Les amoureux de patrimoine seront comblés par Sens, Auxerre et Joigny. La basilique de Vézelay n'est pas loin non plus. Les bons vivants ne manqueront pas le célèbre vignoble de Chablis et quelques bonnes tables.

Il y a trois ports de plaisance sur l'Yonne : Joigny, Villeneuve-sur-Yonne et Auxerre. Avec Migennes, Saint-Florentin et Brienon-sur-Armançon, situés non loin, sur les canaux adjacents, ce sont six ports de plaisance pour le département auquel la rivière a donné son nom. S'ajoutent une douzaine de haltes nautiques. C'est la partie méridionale de l'Yonne qui est la plus fréquentée par les touristes fluviaux et le canal nivernais qui la prolonge au sud. Les Franciliens et les Rhônalpins voisinent ici avec les Allemands, les Belges et les Italiens friands de culture, de viticulture et de gastronomie.

Pédaler sur les voies vertes et bleues

La Bourgogne du sud avec la Saône et Loire est pionnière en matière de voies cyclables sécurisées. Le département fut le premier à inaugurer une voie verte sur une ancienne voie ferrée désaffectée, celle de la ligne Givry/Cluny. Cet itinéraire aménagé avec balisage, parkings, aires de pique-nique, abris, loueurs et réparateurs de vélo, fête ses 20 ans en 2017 et reste une référence du genre. Dans le même esprit, d'anciens chemins de halage ont été réhabilités pour devenir des voies bleues le long des canaux. La voie bleue de Saône et Loire emprunte sur 55 km le chemin de halage en bordure de Saône.

Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne)Haut de page

La rubrique détaillée concernant Montereau-Fault-Yonne se trouve dans la rubrique du Bassin de la Seine et Paris, dans la sous-rubrique consacrée à la voie navigable Haute-Seine

Sens (Yonne)Haut de page

A l'origine simple bourgade gallo-romaine, Sens devint au Moyen Age un grand centre religieux incluant les diocèses de Chartres, Auxerre, Meaux, Paris, Orléans, Nevers et Troyes. Au début du XIIe siècle, la cité archiépiscopale donnait le jour à la première des cathédrales gothiques. Ravagée par la guerre de Cent Ans, la ville retrouva de sa splendeur au XVIe siècle avec, notamment, la réalisation du transept de la cathédrale, du palais des archevêques (palais synodal) et de la maison d'Abraham (une superbe maison destinée à un tanneur). Puis, les guerres de Religion et la création de l'archevêché de Paris en 1622 lui firent perdre son rôle de premier plan religieux. Il fallut attendre le XVIIIe siècle pour que Sens retrouve, jusqu'à la Révolution, une certaine prospérité. Aujourd'hui, la ville est extrêmement bien desservie par la voie ferrée la reliant à Paris. Chaque jour, ce sont plus de 3 000 Sénonais qui se rendent à la capitale pour travailler.

Le centre-ville de Sens est un joyau avec sa cathédrale, fleuron de la cité, le marché couvert, les maisons médiévales à pans de bois, les hôtels particuliers du XVIIIe siècle, les remparts... S'ajoutent les musées, les parcs et les jardins. Pour une découverte réussie l'office de tourisme met à votre disposition de nombreuses formules dont ses visites guidées estivales, théâtralisées, thématiques, nocturnes, ou sur un monument en particulier, mais aussi des audioguides, un plan avec deux circuits pédestres, des livrets ludiques et des jeux d'énigmes pour les jeunes visiteurs, etc... Ne ratez pas le grand marché couvert de la place de la République dont les stands alimentaires sont ouverts le matin, lundi, mercredi, vendredi et samedi.

La plaisance voisine ici avec la pratique de l'aviron ou du canoë, des régates et autres réjouissances et sports nautiques.

Villeneuve-sur-Yonne (Yonne)Haut de page

Le centre historique se trouve rive droite de l'Yonne, avec le faubourg Saint-Laurent en extension sur la rive gauche. Cette ville de 5 500 habitants fut fondée en 1163 par Louis VII, sous le nom de Villefranche-le-Roy, devenue l'une des huit résidences royales à l'intérieur d'une impressionnante muraille. Au XIIIe siècle, Philippe Auguste y résida à plusieurs reprises. Le vieux pont sur l'Yonne date en partie de cette époque. Cité prospère grâce au commerce du vin et du bois, elle accueillit Chateaubriand qui rendait visite à l'écrivain moraliste Joubert. Les Nathanson, fondateurs de la Revue blanche, accueillirent dans leur maison, ancien relais de Poste de Villeneuve-sur-Yonne, de nombreux artistes dont Toulouse-Lautrec. Les Nabis passèrent aussi par la ville. C'est également la ville natale du sculpteur Peynot. Notez aussi qu'une toile de Vuillard, Le Pont de Villeneuve-sur-Yonne, est exposée à la Tate Gallery de Londres. Jorge Semprun, auteur et scénariste (notamment pour Z et L'Aveu, de Costa Gavras), dont la famille républicaine espagnole se réfugia en France suite à la prise de pouvoir par Franco en 1936, s'engagea à 18 ans dans la Résistance et fut arrêté par la police allemande près de Joigny alors qu'il portait des papiers au nom de Gérard Sorel, jardinier à Villeneuve-sur-Yonne. Cet épisode est évoqué dans Le grand voyage. Un destin très particulier pour cette ville pour cette ville dont l'un des fleurons architecturaux reste la porte de Joigny, emblème de la ville.

Située au carrefour de la Seine et Marne, de l'Aube et du Loiret, Villeneuve-sur-Yonne bénéficie d'un accès optimal, à proximité des grands axes routiers A6, A5, A19, N6, et à une bonne heure de Paris en train. La rivière de l'Yonne traverse la ville ce qui en fait une ville très appréciée par les plaisanciers qui disposent d'une halte nautique et d'un port de plaisance.

Joigny (Yonne)Haut de page

Située à flanc de colline, et surplombée par des vignes produisant entre autre l'AOC côte Saint-Jacques, Joigny devient, au Xe siècle, le siège d'un comté relevant de celui de Champagne. Sur un éperon du plateau de la forêt d'Othe, dominant l'Yonne, la ville occupe une position stratégique. De magnifiques maisons aux façades sculptées, datant des XVe et XVIe siècles, ornent les rues. Partiellement endommagée par les bombardements lors de la seconde guerre mondiale, elle a su toutefois restaurer son patrimoine. L'auteur Marcel Aymé, qui refusa la Légion d'honneur, y naquit. L'écrivain se rendit célèbre avec ses Contes du chat perché, le Passe muraille, Uranus et bien d'autres savoureux romans et nouvelles. Joigny, Ville d'Art et d'Histoire, où l'art de vivre se conjugue avec ses restaurants gastronomiques, ses promenades au long de l'Yonne et son marché couvert. A rejoindre sans faute.

La commune abrite un vignoble réputé sur les coteaux qui dominent la ville : Paradis, Verger Martin, Voie Profonde, Calvaire, Sonnerosse et la Côte Saint-Jacques dont les 13 ha bénéficient de l'adjonction de son nom : Bourgogne Côte Saint-Jacques. Le vignoble de Joigny représente aujourd'hui 55 ha et avec les vignes plantées sur les communes de Champvallon et Volgré, le vignoble jovinien représente environ 70ha.

Halte nautique et port de plaisance.

EmplettesHaut de page
MarchésHaut de page

Les producteurs locaux présentent toute la richesse du terroir. Ils sont héritiers d'une longue tradition car Joigny est depuis l'époque médiévale ville de marchés. Sous et autour de la halle, chaque mercredi et chaque samedi les commerçants et artisans sont là, bouchers, charcutiers-traiteurs, volaillers, boulangers-pâtissiers, fromagers, producteurs et marchands de fruits et légumes, poissonniers... Bien entendu vous pouvez faire provision sous ces belles halles des spécialités du terroir : gougères, miel, pain d'épices, fromages de l'Yonne comme le soumaintrain, le saint-florentin, le chaource, les vins et aussi, la production locale de viande charollaise, volailles, lapin et en saison, asperges, cerises, fraises, framboises, groseilles, cassis. S'ajoutent, autour de la halle, de nombreux étals de vêtements et de fleurs. Le marché du mercredi est moins important que celui du samedi qui est vraiment le grand marché de la semaine.

Auxerre (Yonne)Haut de page

La rubrique détaillée concernant l'escale et la ville d'Auxerre se situe dans le chapitre consacré au Canal du Nivernais.

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