Le guide : AMATEUR DE CHAMPAGNE : Les grands noms du champagne

Guide

Les grands noms du champagne

BollingerHaut de page

Pour le grand public amateur de cinéma d'action, Bollinger est indissociable de James Bond, constituant à peu près la boisson favorite de l'agent 007, grand connaisseur de tout ce qui fait les plaisirs de la vie. Que l'on soit James Bond ou simple citoyen payant ses impôts et ne possédant pas d'arme à feu, une flûte de Bollinger est un moment de plaisir et de raffinement.

HistoireHaut de page

Elle débute au XVIIe siècle, puisqu'on relève une trace des ancêtres autour de 1750, propriétaire d'un château en Champagne. Au XVIIIe siècle, un descendant, Pierre-Gilles Hennequin, comte de Villermont qui administre sa seigneurie de Cuis et possède une maison à Aÿ, qui est aujourd'hui le siège de la maison Bollinger. Son fils lui succède en 1763 et commence les premières transactions d'exportation de vin de Champagne. En 1829, Athanase de Villermont, pour développer son entreprise, s'associe à Paul Renaudin et Jacques Bollinger. L'entente est si cordiale que les familles s'unissent aussi par le mariage et la société Bollinger Renaudin et Compagnie voit le jour, utilisant le domaine initial et en acquérant d'autres sur les terres prestigieuses de Bouzy et Verzenay, notamment.
L'entreprise croît ainsi jusqu'au début du XXe siècle, où Jacques Bollinnger lui donne une renommée plus grande encore. À sa mort intervient un personnage central dans l'histoire de Bollinger, sa veuve britannique, Elisabeth, descendante du fameux économiste écossais John Law. C'est " Tante Lily " qui apportera à Bollinger cette image de modernité, de marque d'avant-garde même, par ses initiatives sur la vinification - on lui doit le Récemment Dégorgé (RD) - comme sur le marketing, tout en continuant à développer le vignoble. Son neveu Claude d'Hautefeuille poursuivra l'oeuvre entreprise par Tante Lily, dont la maison, proche des celliers, contient encore des souvenirs de la grande dame. Un descendant en ligne directe des premiers propriétaires tient ensuite les rênes de la maison Bollinger avant qu'elles soient confiées en 2008 à Jérôme Philippon, l'actuel président.

Les cuvéesHaut de page

Il n'existe chez Bollinger que deux types d'assemblages, ceux destinés au Spécial Cuvée et au Rosé et ceux qui sont préparés pour les millésimés, Grande Cuvée et RD. Toutes les cuvées sont élaborées avec minutie et respect de l'évolution du vin. C'est ainsi que la Grande Année vieillit en cave au moins pendant 5 ans et la cuvée RD au moins 8 ans, mais le Spécial Cuvée a également 3 ans de cave avant d'être commercialisé.

Bollinger millésime certaines cuvées depuis 1893. Dans les dernières années ont pu être dégustées 1996, 1997, 1999, 2002 et 2005.

Spécial Cuvée. Même s'il s'agit de la " cuvée de base ", les amateurs reconnaissent tous que ce standard est en lui-même un très grand champagne, issu de vin de l'année, mais aussi de vins de réserve à plus de 50%, dont certains ont plus de 12 ans d'âge, une particularité propre au champagne Bollinger. La qualité de l'assemblage, plus de 80% en grand cru et premier cru, et le travail très approfondi mené chaque année permet une qualité constante, avec une première fermentation, pour partie en fût de chêne. Cette cuvée est issue principalement de pinot noir, et reste très fraîche en bouche grâce à un dosage modéré.

Bollinger Rosé. Un rosé peu commun, racé et d'une belle structure, un vin charpenté comme un vin rouge, vif comme un rosé, élégant comme un Bollinger. Tout l'art de cette cuvée est dans son assemblage avec un vin rouge, issu des plus belles vignes du domaine, sur Aÿ et Verzenay, et qui entre dans la composition de cette cuvée pour 5 à 6 %. Plus de 85% de cette cuvée provient de grand cru et premier cru, majoritairement de pinot noir (62%) auquel s'adjoignent 24% de chardonnay et 14% de pinot meunier. C'est un vin friand, qui fait ressortir le fruit (fruits rouges d'été) avec une bonne acidité, une très belle longueur, dans la noblesse d'un grand rosé, à marier sur tout le repas, sur des fruits de mer sauce légèrement épicée ou alcoolisée et bien sûr des desserts fruités.

La Grande Année. Comme son nom l'indique, cette cuvée est millésimée par Bollinger pour certaines années seulement (voir ci-avant). La fermentation en fût permet de contrôler l'oxydation en favorisant un échange naturel, les quelque 3000 tonneaux anciens permettant cette opération. Cette cuvée d'exception est naturellement élaborée à partir des plus beaux crus des terroirs les plus réputés (100% de grand et premier cru), le remuage et le dégorgement sont manuels et chaque opération est rigoureusement contrôlée. L'impression en bouche est celle d'une très grande volupté, attaque harmonieuse, bien dosée en acidité, notes de fruits à chair blanche, belle matière, trame fine mais expression très ample avec une finale sur des notes plus exotiques, emplissant la bouche d'une très belle texture.

La Grande Année Rosé. Les mêmes caractéristiques que pour la Grande Année du point de vue de la vinification et des provenances. Comme pour Bollinger Rosé, l'apport décisif provient de ce vin rouge vieilli en cave par Bollinger, de 5 à 12 ans d'âge et parfois plus, et qui entre pour 5 à 7 % dans l'élaboration de cette cuvée très distinguée. Le nez est très élégant, marqué par le pinot et ses notes suaves légèrement épicées, la bouche est très délicate, puissante sur des arômes de kirsch, avec une belle présence, celle d'un grand vin à la finale très harmonieuse et une grande persistance aromatique.

La Cuvée RD. Lancée par Tante Lily il y a quelques décennies, la Cuvée RD, fleuron de Bollinger, est naturellement une bouteille d'exception. Élevée comme un grand vin blanc, avec la particularité de la vinification en fûts de chêne, cette cuvée est le top des cuvées Grande Année, auxquelles on applique, juste après le dégorgement, un très faible dosage pour en faire un grand champagne aux qualités d'un grand blanc. On peut donc consommer le RD dans ces conditions optimales, mais aussi le laisser à nouveau vieillir pour obtenir d'autres arômes et d'autres impressions.

Dom PérignonHaut de page

La marque la plus fameuse de l'univers est celle de ce moine qui, dit-on, inventa le champagne, et dont on sait aujourd'hui qu'il le perfectionna et le fit connaître, ce qui est déjà beaucoup.
Le moine d'Hautvillers ignorait sans doute que, quelques siècles plus tard, de la Mandchourie à l'Alaska, des milliardaires, des marchands du temple, se prosterneraient devant son nom et que celui-ci serait associé à la plus formidable image commerciale du prestige français.

<p>Statue de Dom Perignon</p>

Statue de Dom Perignon

HistoireHaut de page

C'est la célèbre maison Moët et Chandon qui eut l'idée de relancer le nom du fameux moine en l'accolant à une cuvée exceptionnelle. C'est ainsi que la première cuvée de Dom Pérignon apparut en 1935, élaborée avec le superbe millésime 1921, celui que les collectionneurs s'arrachent sur de nombreux grands blancs, notamment les bordelais liquoreux. Les quelques happy few qui purent goûter ce premier Dom Pérignon furent si enthousiastes que Moët poursuivit l'expérience.
Selon la tradition, les cuvées Dom Pérignon n'existent que dans des années exceptionnelles, à la discrétion du chef de cave qui a ainsi une très lourde responsabilité : extraire et qualifier l'or des ors, l'exceptionnel de l'exception pour baptiser un nouveau vintage, à égalité avec ses pairs dans la cave unique de Dom Pérignon.
Depuis, chaque millésime de Dom Pérignon est guetté par les amateurs du monde entier, qui savent patienter pour obtenir le fameux nectar. Dans les deux dernières décennies, Dom Pérignon a été millésimé en 1992, 1993, 1995, 1996, 1998, 1999, 2000, 2002 et 2003.
À partir de 1959, fut produit le Dom Pérignon rosé, dont les dernières années ont été 1992, 1993, 1995, 1996, 1998 et 2000.

Le 14 mai 2013 a été dévoilé le dernier millésime de Dom Pérignon, le 2004, la maison créant à cette occasion un événement artistique majeur orchestré par Léo Kuelbs.

Des ventes aux enchères sont régulièrement organisées, proposant des millésimes anciens ou des verticales de Dom Pérignon, atteignant à chaque fois des records. Ce sont aussi les contenances spéciales, magnums, jéroboams ou mathusalem qui augmentent encore l'engouement.

Les cuvéesHaut de page

Il n'est évidemment pas question d'analyser chaque cuvée de Dom Pérignon depuis le fameux millésime de 1921. Chaque caviste passionné, s'il dispose parfois d'un ou deux exemplaires de ce vin mythique, ne peut guère proposer de verticales et le circuit de vente de Dom Pérignon n'a rien de classique, un tour sur les sites marchands principaux vous en convaincra, la plupart des bouteilles proposées n'étant pas chiffrées. Il est assez courant de trouver des bouteilles assez récentes autour de 500 €, un magnum autour de 1 000 à 1 500 € selon le millésime.

Un nom magique, un sésame de prestige, une marque de connaisseur. Laissez les amateurs discuter champagne, et prenez la parole en citant Krug comme votre préféré. Plus personne ne vous contredira...

HistoireHaut de page

Pour employer un terme à la mode, l'ADN de Krug, ce que le fondateur Joseph Krug a compris avant tout le monde, c'est le paradoxe gagnant d'un produit de prestige et d'une immense popularité. Krug fut le premier à prôner la cuvée de prestige comme argument de vente...
Lorsque Joseph Krug fonde sa maison de champagne en 1843, le vin se vend bien, mais le champagne n'a pas encore l'aura internationale qu'il détient aujourd'hui, les moyens de communication et d'information n'ayant bien sûr rien à voir avec ce qu'ils sont à notre époque. C'est pourtant dans ce contexte qu'il lance la première Grande Cuvée, symbole d'une recherche encore jamais poussée à ce point vers le qualitatif.
Johann Joseph Krug, né à Mayence dans une bourgeoisie commerçante aisée, s'installe à Paris en 1824 avant d'être engagé par une maison encore bien connue aujourd'hui, celle du champagne Jacquesson. L'union fait la force : quand le fils de la famille, Adolphe Jacquesson reprend les rênes, il s'associe à Joseph Krug pour que ce dernier assure la commercialisation en Europe et quelques années plus tard, Joseph épouse la belle-soeur d'Adolphe, Emma.
Pourtant Joseph fait une première encoche dans cette belle unité en quittant l'entreprise en 1842 : il a le pressentiment que seule la très haute qualité sera payante à terme et cherche à convaincre Adolphe, en vain de son projet. Il fonde donc sa propre maison en novembre 1843 avec Hippolyte de Vivès, un négociant qui l'a aidé dans ses recherches sur la vinification et la champagnisation. Il profite bien sûr de ses contacts dans toute l'Europe pour assurer les débuts. Sa vision du champagne comme produit de luxe qui doit tendre perpétuellement vers l'excellence est aujourd'hui une évidence. Elle ne cessera de l'animer tout au long de sa vie.
C'est ainsi que naît la Grande Cuvée, un champagne qui s'appuie sur les meilleurs vins des millésimes précédents, en y adjoignant un vin de réserve de très haute qualité, condition indispensable à son sens pour obtenir un grand vin, une philosophie aujourd'hui partagée mais qui était loin de faire l'unanimité à l'époque.

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Krug Grande Cuvée. Fer de lance de la marque, la Grande Cuvée ne triche pas avec son titre : elle est née en 1843 de l'idée qu'on ne pratique l'excellence qu'avec d'excellents produits. Ainsi la Grande Cuvée provient de l'assemblage de 120 vins provenant d'une dizaine de millésimes, triés avec le pus grand soin pour réaliser le cocktail parfait et surtout donner à chacune de ces Grande Cuvées l'identité Krug qui les caractérisent, dans l'unité et la constance. Chacune d'elle, après élaboration, vieillit environ six ans en cave.

Krug Rosé. Un assemblage des trois cépages classiques du champagne, avec la recherche de perfection inhérente à la marque. On adjoint à ces vins de plusieurs millésimes un pinot noir de haute qualité qui donne à la fois la couleur et le caractère de ce rosé d'exception. Comme pour la Grande Cuvée, c'est un vin qui a passé un long moment en cave, au moins cinq années, qui est proposé à la commercialisation.

Clos du Mesnil. La gloire du chardonnay en Champagne : ce célébrissime Clos du Mesnil est en réalité une minuscule parcelle de moins de 2 hectares sur le terroir magique de Mesnil-sur-Oger, délimitée en 1698 par un mur de pierres, et qui produit l'un des plus fameux blancs de blancs au monde. C'est un 100 % chardonnay qui donne une bulle scintillante, une robe parfaite pour une bouche de grande pureté, avec une puissance et une présence uniques. Le Clos du Mesnil fait partie de ces cuvées mythiques que les palaces du monde entier aiment posséder sur leurs cartes des vins, autant que le Dom Pérignon ou le Cristal Roederer.

Clos d'Ambonnay. On frémit comme les bulles à l'évocation de ce nom magique, Ambonnay étant peut-être aujourd'hui le village le plus coté de toute la Champagne. Un peu grâce à ce Clos d'Ambonnay, symbole de toute la majesté et de l'originalité des vins signés Krug. À l'instar du Clos du Mesnil, Clos d'Ambonnay est élaboré à partir d'un seul cépage, le pinot noir, pour offrir, à partir de cette minuscule parcelle de 0,7 ha, l'un des plus grand blancs de noirs. Une perfection qui n'est le lot que de quelques années, chaque cuvée bénéficiant d'un vieillissement de 12 ans, chaque bouteille s'arrachant naturellement à prix d'or...

Krug Vintage. Certaines années retiennent l'attention du chef de cave pour élaborer une cuvée encore plus exceptionnelle, et millésimée. C'est le Krug Vintage attendu encore plus patiemment, élaboré avec passion et minutie, principalement sur des chardonnays aujourd'hui. Le millésime actuel est le 1998, qui a passé dix ans en cave et peut encore s'attendre de nombreuses années. C'est naturellement une cuvée rare à réserver aux très grandes occasions.

Krug Collection 1989. À partir du Krug Vintage et pour certaines années, Krug crée les vins Collection, comme ce Krug Collection 1989, élément d'une trilogie de trois grandes années, 1988, 1989 et 1990. C'est une bouteille rare, vieillie dix ans en cave.

Voilà une marque ! Car de nombreuses familles françaises ont un jour, et pour longtemps, adopté pour leurs grandes occasions la fameuse étiquette noire. Lanson, c'est le champagne sécurité, que nos parents ont apprécié, et qui a retrouvé ces dernières années une belle vitalité.

HistoireHaut de page

Les grandes maisons prennent leur envol dans cette deuxième moitié du XVIIIe siècle. C'est ainsi qu'un conseiller à l'échevinage de Reims, François Delamotte, fonde sa propre maison pour se lancer à son tour dans le négoce. L'affaire se développe avec sa descendance et Delamotte devient Delamotte Père et Fils ; C'est l'un de ses fils, Nicolas-Louis, chevalier de l'Ordre de Saint-Jean de Jerusalem, qui apporte, comme un blason, la Croix de Malte en emblème sur les bouteilles du champagne Delamotte. Vers la fin de sa carrière, Nicolas-Louis s'associe avec Jean-Baptiste Lanson, dont les conseils et les choix s'avèrent particulièrement avisés. Au point de conclure un accord avec la famille Delamotte pour que, à partir de 1838, le champagne prenne son nom : le champagne Lanson et fils est né, gardant la Croix de Malte sur son étiquette. Une dizaine d'années plus tard, elle trouve un siège prestigieux sur le boulevard du Temple qui s'appellera plus tard boulevard Lundy à Reims. Les fils de Jean-Baptiste font prospérer la marque, trouvent des marchés dans l'Europe entière, reçoivent l'agrément de la Reine Victoria, le fameux Royal Warrant encore en usage aujourd'hui.
Les succès s'enchaînent, en Allemagne, en Norvège, en Belgique... les millésimes Lanson sont de plus en plus attendus par la belle société européenne, et la Cour d'Espagne choisit également Lanson pour ses événements de marque. La maison fait l'acquisition de caves sur trois niveaux, surmontées d'un vignoble, le Clos Lanson.
1937 est une année charnière pour Lanson puisque c'est celle où le descendant héritier de la famille, Victor Lanson, arrière-petit-fils de Jean-Baptiste, lance le premier brut sans année de la maison, qui va devenir le fameux Black Label
Le champagne Lanson est désormais attendu partout, atteignant un pic de renommée dans les années 1950. En 1961, c'est lui qui est servi au dîner de gala donné au château de Versailles en l'honneur du président Kennedy.
En 1979 est lancée la Noble Cuvée, qui sera servie en plusieurs dîners officiels et sera ensuite déclinée en blanc de blancs et en rosé. Le champagne Lanson atteint un niveau record en 1999, avec 8 millions de bouteilles vendues.

Les cuvéesHaut de page

Black Label. Le fer de lance de la marque, une illustration parfaite du style Lanson, une cuvée équilibrée, qui se distingue par sa charpente, sa présence en bouche, son ampleur. Le pinot noir est présent à 50 %, le chardonnay à 35 %, le pinot meunier à 15 %, issus d'une cinquantaine de crus différents. Régulier dans sa finition Lanson, c'est un champagne très agréable, signé, d'une joie acidité finale sur des notes de fruits rouges et noirs.

Ivory label. Sur une composition identique à celle du Black label, un assemblage issu d'une cinquantaine de crus, avec un dosage un peu plus consistant pour offrir aux amateurs des notes de douceur miellées. Du fruit, une bulle agréable et velouté, un accord plaisant avec les desserts chocolatés ou les fruits exotiques.

Rosé Label. Légèrement renforcé en pinot noir, le Rosé bénéficie des mêmes soins que la cuvée Black Label, vieillissement de trois ans et une cinquantaine de crus pour son élaboration. Une structure agréable, des notes de pêche et de rose, un fruit tout en souplesse, un champagne pour tout le repas avec une prédilection pour les apéritifs festifs, mais aussi les viandes blanches et les desserts.

Gold Label. Issus des plus nobles terroirs des blancs (Avize, Le Mesnil-sur-Oger, Cramant...) les chardonnays de cette cuvée à parts égales (49 % chardonnay, 51 % pinot noir) montrent une grande distinction, un beau volume sur une bulle fine, la bouche encore nerveuse et puissante structurée par les pinots, choisis sur les terroirs de Verzenay, Verzy et Bouzy. La cuvée proposée est actuellement la très grande année 1999. Des notes très chaudes et minérales, évoluant vers le fruit confit, la cannelle, gardant une grande fraîcheur.

Brut Collect'Or. 70 % de chardonnay des grands terroirs (Avize, Chouilly, Oger, Vertus) et 30 % de pinot noir de Verzenay pour une cuvée effectivement d'exception, une série limitée dans un nouvel habillage. Une bulle très fine, une grande densité aromatique évoluant vers les fruits exotiques et confits, une belle ampleur en bouche.

Les millésimés. Ils ne sont produits par Lanson que dans les grandes années, sous l'étiquette Gold label depuis les années 1990. Ils symbolisent parfaitement la philosophie et la recherche de qualité propres à Lanson. Extra Age : créée pour les 250 ans de la maison, cette cuvée associe trois grands millésimes, 1999, 2002 et 2003 pour un champagne de prestige dont les raisins sont issus des plus grands crus, sur le chardonnay (40 %) comme sur le pinot. Depuis avril 2012, la gamme a été prolongée par une cuvée Extra Age Blanc de Blancs, donc uniquement en chardonnay. Noble cuvée : comme le Black label, la Noble Cuvée est le porte-étendard de la marque en ce qui concerne les cuvées de prestige. Un vieillissement de 5 ans pour une cuvée millésimée issue des grands terroirs, un style propre à Lanson, gamme aromatique étendue, fleur et fruits à chair blanche. La Noble Cuvée, c'est aussi un blanc de blancs tout en précision, minéralité présente qui se fond en bouche sur une bulle très fine, grâce à des chardonnays issus de Cramant, Avize, Chouilly et Oger. Enfin, un rosé reçoit le privilège du titre Noble Cuvée, un rosé joyeux assemblé avec 62 % de chardonnay et 38 % de pinot, toujours dans le style maison.

Laurent-PerrierHaut de page

Une grande maison, connue pour ses cuvées spéciales et un célèbre rosé qui fait partie des plus appréciés parmi les grandes cuvées de rosé. Un nom, une marque, une bouteille, tout concourt à la renommée encore très actuelle de Laurent Perrier.

HistoireHaut de page

C'est en 1812 que naît ce qui deviendra la Maison Laurent-Perrier. André-Michel Pierlot, ancien tonnelier embouteilleur à Chigny-les-Roses s'installe à Tours-sur-Marne comme négociant en vins de champagne. Son fils, Alphonse Pierlot lui succédera. N'ayant pas de descendance, il transmettra la maison, en 1881, à son chef de cave Eugène Laurent. Lorsque celui-ci hérite de la maison de champagne Le Roy Fils & Pierlot, il la dote des piliers indispensables à la production de grands vins de Champagne en achetant plusieurs maisons à Tours-sur-Marne, afin de s'assurer un domaine. Il acquiert en parallèle des vignes situées sur les meilleurs terroirs : Bouzy, Tours-sur-Marne, Ambonnay, fait aussi creuser 800 m de cave, se dote d'un laboratoire de dégustation... avant de disparaître prématurément. Une telle énergie, une telle vision méritait bien de composer pour moitié, le nom de la Maison Laurent-Perrier.

Bernard de Nonancourt, incarnation de la passion, figure emblématique de la maison, et créateur du style Laurent-Perrier a fait, en 60 ans, de Laurent-Perrier une grande marque de champagne indépendante et internationale. Ce succès est le résultat d'une volonté de ne jamais transiger avec les traditions séculaires : respect de la nature et des hommes, amour de la qualité, relations fortes et durables avec les hommes et les femmes qui font l'entreprise, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Sa passion pour les vins de Champagne, Bernard de Nonancourt l'exprime plus particulièrement en 1987, à l'occasion du mariage de sa fille Alexandra. Il dévoile un rosé très particulier, millésime 1982, la cuvée Alexandra, tel un message intime. Bernard de Nonancourt a transmis à ses deux filles, Stéphanie Meneux de Nonancourt et Alexandra Pereyre de Nonancourt cette passion des vins de champagne et la philosophie d'une Maison familiale, indépendante d'esprit et de coeur, à laquelle elles apportent toute leur expérience et leur créativité.

Le vignobleHaut de page

Si Laurent-Perrier possède en propre des vignobles sur de nombreux villages, cette superficie ne représente que 110 de son approvisionnement, le reste étant le fruit de relations étroites avec les vignerons. Si des partenariats existent avec des coopératives, il s'en établit 1 200 avec des vignerons indépendants.

Les cuvéesHaut de page

Laurent-Perrier Brut. Pour faire place à la créativité, il faut aussi une constance, une cuvée fidèle que l'amoureux de Laurent-Perrier saura retrouver d'une année sur l'autre. Signature de la Maison, le Laurent-Perrier Brut est le mariage complexe de 55 crus (avec une moyenne sur l'échelle des Crus de 94 %) avec une once de vin de réserve des années précédentes (maximum 20 %). Comme toujours, le chardonnay domine nettement (50 %), complété par le pinot noir (35 %) et le pinot meunier (15 %). Ce trio fait de cette cuvée intemporelle l'exemple idéal de l'équilibre champenois, finalisé par un léger dosage de 10 g de sucre par litre. Sa structure et sa composition varient selon les années, mais la fraîcheur en reste le socle inébranlable. Il vieillit trois ans minimum en cave (pour les bouteilles de 75 cl) et quatre à cinq ans pour un magnum. Plaisant, facile, doté de notes d'agrumes et de fruits blancs, idéal pour l'apéritif, c'est un vin qui donne envie d'y revenir, de remplir sa coupe tout au long d'une conversation... Un vin qui, grâce à sa légèreté, accompagnera aussi bien tout un repas, comme le souhaitait Bernard de Nonancourt.

Laurent-Perrier Ultra Brut. En 1981, Bernard de Nonancourt eut l'idée lumineuse de relancer le " Grand Vin sans Sucre ", un brut nature imaginé par Laurent-Perrier dès la fin du XIXsiècle. Il avait été en effet lancé en 1889 par Mathilde Émilie Perrier sous le nom " Laurent-Perrier sans sucre ". Puis, ce type de vin était passé de mode. " Autre temps, autres moeurs. L'allégement de nos repas et de nos besoins vitaux, encouragé par notre vie confortable, la simplification des rituels favorisée par notre temps morcelé, tout concourt à remettre en vogue le champagne dès l'apéritif... comme autrefois ", disait Bernard de Nonancourt au moment d'un renouveau gastronomique, la Nouvelle Cuisine. L'Ultra Brut trouve naissance uniquement et exclusivement dans les grandes années de maturité, des raisins au parfait équilibre entre sucre et acidité. Ce champagne obéit en effet aux méthodes d'élaboration les plus exigeantes. Il demande un savoir-faire oenologique bien particulier pour atteindre l'équilibre recherché, sans aucun dosage. Le chardonnay y est donc largement majoritaire, à hauteur de 55 %, complété de Pinot Noir à 45 %. Tous ces raisins blancs et noirs atteignent une moyenne de 97 % sur l'échelle des crus. L'Ultra Brut, qui appartient à la catégorie " Brut Nature ", est amené à mûrir cinq années en cave au minimum. Très prisé des amateurs de vins aériens et subtils, il offre au nez une fraîcheur cristalline, des notes de fruits (agrumes, fruits blancs) et de chèvrefeuille, une belle longueur, une sensation de pureté sans austérité. L'Ultra Brut Laurent-Perrier exprime un caractère entier et invite à s'affranchir des conventions pour explorer de nouveaux horizons sensoriels et gustatifs. Sans artifice, il accompagne les saveurs crues, aiguise les textures croquantes, révèle les tonalités épicées et rehausse les chairs iodées des fruits de mer dans leur plus simple apparat.

Demi-sec. Il a ses adorateurs, ses inconditionnels... Le Laurent-Perrier Demi-Sec est issu des mêmes crus que le Brut, il vieillit également trois ans en cave mais révèle sa propre personnalité grâce à ses 40 g de sucre par litre. Il est composé de Chardonnay (45 %) et de Pinot Noir (40 %), complété de pinot meunier. La liqueur de dosage est faite de sucre de canne et de vin de la même cuvée. Après quelques années, le nez évolue vers des arômes de miel et de sève de pin. En bouche, ampleur et générosité dominent. Il accompagne à merveille les desserts, éclairant de ses bulles et de sa profondeur d'expression entremets, gâteaux et tartes aux fruits. Un grand champagne, compagnon idéal des desserts ou d'un menu sucré salé.

Brut millésimé. Un grand champagne pour toutes les occasions festives. Ce strict assemblage à parts égales (50 % chardonnay, 50 % pinot noir) donne une cuvée voluptueuse, à la bouche ample et fruitée, au nez distingué. Les raisins proviennent des meilleurs terroirs, Mailly, Ambonnay, Verzenay, Aÿ et Verzy, chardonnay de la Côte des Blancs, Avize, Cramant, Oger, Mesnil-sur-Oger, Chouilly. Seule la cuvée (première pression) est utilisée et ce Brut millésimé, longuement conservé en cave, est aujourd'hui à pleine maturité, avec encore une grande capacité à s'épanouir en vieillissant.

Cuvée Rosé. La Cuvée Rosé, rosé non millésimé, inconcevable à l'époque de sa création, va s'imposer comme l'un des champagnes les plus originaux. Là encore, Bernard de Nonancourt lui donnera ses lettres de noblesse. Ce rosé élaboré à partir d'une base de macération (méthode développée expressément pour cette cuvée) naît en 1968 des compétences de la Maison en matière de vins tranquilles, appelés alors Vins Nature de la Champagne (devenus AOC Coteaux Champenois en 1974). Les raisins proviennent des secteurs Sud et Nord de la Montagne de Reims, d'une dizaine de crus dont Ambonnay, Bouzy, Louvois et Tours-sur-Marne. Des méthodes culturales spécifiques ont été appliquées sur les parcelles dédiées afin d'obtenir des grappes parfaitement adaptées au rosé. Des installations spécialement conçues par Laurent-Perrier pour l'élaboration de la macération permettent de réaliser un tri méticuleux du raisin rouge et d'effectuer les macérations de 48 à 72 heures, cru par cru, afin d'extraire la richesse aromatique et la légère teinte du pinot noir. L'ensemble des techniques, la macération, la vinification et l'assemblage, a été mis en place pour permettre à chaque étape l'extraction de la couleur, l'obtention des meilleurs arômes de fruits rouges frais. Elle garantit à chaque étape la fraîcheur et la vivacité du vin. Chaque geste est singulier : Laurent-Perrier a eu l'audace d'une Cuvée Rosé non millésimée, elle doit être parfaite ! Il faut ensuite quatre années minimum de vieillissement en cave pour les flacons 75 cl et les magnums et deux années de plus pour les magnums, afin que la Cuvée Rosé Laurent-Perrier puisse acquérir toute sa plénitude. Dès sa couleur idéale atteinte, la Cuvée Rosé repose quatre ans en bouteille. Le rosé est présenté dans un flacon d'inspiration de l'époque d'Henri IV sur lequel Bernard de Nonancourt a ajouté l'écusson LP. La robe évolue d'une teinte framboise aux nuances saumonées. Le nez offre de petits fruits rouges rappelant le pinot noir : framboise, fraise, groseille, cerise noire. En bouche, ces notes persistent, rappelant un panier de fruits rouges fraîchement cueillis. Pour profiter de ces arômes gourmands, ce champagne fera merveille sur des poissons crus (tartare de thon, rouget mariné...), des gambas grillées, de la charcuterie italienne, de l'agneau, du canard, de la cuisine indienne ou asiatique, et même des fromages onctueux de la région comme le chaource. Il se mariera aussi parfaitement à une tarte ou une charlotte aux fruits rouges.

Grand Siècle. Dans les années 1950, Bernard de Nonancourt crée la grande cuvée de Laurent-Perrier. C'est en 1959 qu'il lance Grand Siècle, vibrant hommage au savoir-faire champenois : l'art de l'assemblage poussé à son paroxysme. Il s'affranchit des conventions champenoises de l'époque qui voulaient qu'une cuvée de prestige soit obligatoirement millésimée et n'hésite pas à viser l'excellence : l'assemblage des meilleures années, provenant des meilleurs crus et des meilleurs cépages pour parfaire le style de la Maison Laurent-Perrier. Grand Siècle est l'assemblage de vins de trois grandes années millésimées par Laurent-Perrier, issus uniquement des onze meilleurs crus à 100 % et du meilleur des cépages - chardonnay et pinot noir sélectionnés dans les meilleures parcelles ou " lieux-dits ". Depuis toujours, Laurent-Perrier améliore son approvisionnement, gage de qualité des grandes cuvées. Pour obtenir ce style unique, une partie des années millésimées est retenue en vin de réserve. Tout se joue à la dégustation des vins clairs : Michel Fauconnet repère à ce moment-là les vins au potentiel particulier et les retient en vins de réserve. Car dans ce jeu d'équilibre, les trois années doivent concourir à l'harmonie parfaite. L'assemblage de Grand Siècle exige un remarquable savoir-faire. C'est un défi renouvelé à chaque nouvelle cuvée, une nouvelle création qui perpétue le style Grand Siècle. Chaque millésime offre un style spécifique. Celui de 1982, par exemple, fut marqué par une belle maturité. Celui de 1985 est l'année des pinots très puissants. Celui de 1988 reflète l'austérité. Celui de 1990 est l'année du Chardonnay, 1993 est estampillé par la finesse, 1995 par l'équilibre, 1996 par l'amplitude et l'exubérance, 1999 par la rondeur. Trois de ces caractéristiques vont s'unir dans une seule et unique cuvée. Michel Fauconnet patientera le temps qu'il faudra, jusqu'à attendre l'arrivée du millésime adéquat : la composition devra être parfaite. " Ce ne sont pas les millésimés qu'on assemble tout simplement, explique-t-il. Dans chacun des crus et dans chaque année exceptionnelle, on va chercher ce qu'on estime le meilleur ", résume-t-il. Cet équilibre entre le cru, le cépage et l'année fait de Grand Siècle un vin complexe, au summum de ce que la Champagne est en mesure de concevoir.

Alexandra rosé. Rien de plus merveilleux pour un père que de marier sa fille en lui offrant une cuvée d'exception. Bernard de Nonancourt ira chercher encore une nouvelle idée. Il présentera, en 1987, une cuvée unique qu'il baptisera Alexandra Rosé. Alexandra Rosé de Laurent-Perrier doit son style unique à une élaboration tout à fait originale, une macération conjointe des raisins de pinot noir et chardonnay, les arômes fruités les plus purs sont ainsi exaltés et le vin y trouve sa finesse et sa puissance. Mais seules certaines années particulièrement favorables permettent d'envisager l'élaboration de ce grand vin très exigeant. Pour atteindre la parfaite fusion des deux cépages, ceux-ci doivent arriver à maturité au même instant. Les conditions idéales doivent être réunies : c'est pourquoi l'Alexandra Rosé est systématiquement millésimé. Les raisins proviennent des grands crus d'Ambonnay, Louvois, Mailly, Verzenay, Tours-sur-Marne, Avize, Crémant et le Mesnil-sur-Oger. Cet assemblage créatif et original vieillira de surcroît très longtemps enfermé dans l'écrin de verre, pas moins de sept ans, afin d'atteindre un parfait équilibre. Le nouveau millésime de l'Alexandra Rosé, 2004, se distingue par sa complexité, sa palette orientale, ses notes d'agrumes confits, d'épices suaves et de roses séchées. La finesse de la bulle est exquise.

Créateur d’émotions

Depuis plus de deux cents ans, la Maison Laurent-Perrier crée sans cesse, faisant de ses champagnes exceptionnels des joyaux d'originalité et d'innovation. La recherche d'un style différent, poussant l'innovation en termes techniques et créatifs, fait partie des gènes de la Maison Laurent-Perrier. Depuis l'époque du Grand Vin Sans Sucre avec Mathilde Émilie Perrier, jeune veuve d'Eugène Laurent, jusqu'à la création d'une gamme unique sous l'impulsion d'un homme, Bernard de Nonancourt, la volonté est forte de se démarquer par l'innovation dans le respect de la tradition champenoise. Grâce à l'énergie, l'audace et l'esprit créatif de la famille fondatrice et des chefs de cave qui se sont succédé, la maison de champagne est à l'origine de plusieurs cuvées originales dont elle a le secret. Ces trésors de finesse et de gourmandise ont pour nom Laurent-Perrier Ultra Brut, Grand Siècle ou Cuvée Alexandra rosé qui, chacun à leur façon, témoignent de la volonté d'être à l'avant-garde. Pour le bicentenaire de la maison, les Réserves Grand Siècle consacrent un savoir-faire : celui de Grand Siècle. Toutes ces créations naissent d'une constante que l'on retrouve dans toute la gamme : fraîcheur, pureté et élégance. Ce savoir-faire a surtout été développé depuis les années 1950, sous l'impulsion de Bernard de Nonancourt avec la complicité de trois chefs de cave talentueux : Edouard Leclerc, Alain Terrier et Michel Fauconnet. Depuis des décennies, Laurent-Perrier ne cesse d'améliorer la qualité de son approvisionnement et insère toujours plus de grands crus dans l'élaboration de ses vins. Jamais Michel Fauconnet n'a eu autant de choix de parcelles pour réaliser ses cuvées.

Moët & ChandonHaut de page

Si la marque est aujourd'hui mondialement connue, peut-être la plus répandue sur la planète, c'est bien sûr pour le prestige champenois, pour la sublime image de Dom Pérignon, pour la puissance du groupe LVMH, mais aussi pour la réussite globale d'une maison qui a traversé les décennies en faisant très souvent les bons choix.

HistoireHaut de page

Le " M " de LVMH, le groupe de luxe le plus connu au monde, est celui de Moët, dont la notoriété commence au milieu du XVIIIe siècle, lorsque l'ancêtre, Claude Moët, fonde la marque en 1743. C'est surtout son petit-fils, Jean-Rémy Moët, qui donne à l'entreprise un caractère international, en exportant le champagne au-delà des mers et des frontières.
En 1833, près d'un siècle après les débuts, le nom de Chandon apparaît : Pierre-Gabriel Chandon, gendre de Jean-Rémy Moët, reçoit l'affaire en association avec le fils de Jean-Rémy, Victor Moët. La marque prend un nouvel élan, produit ses premiers vins millésimés, accole le nom " Impérial " à certains crus de prestige, en hommage à Napoléon qui fut l'ami de Jean-Rémy. Le Brut Impérial devient la coqueluche de la Belle Époque, il est servi dans les plus grands palaces et à l'occasion des banquets mémorables.
En 1971, nouveau virage important Pour Moët et Chandon, l'association avec le célèbre cognac Hennessy, qui préfigure l'image de luxe à la française par quatre initiales magiques.

Le vignoble et la productionHaut de page

Les vignes de Moët et Chandon constituent le premier domaine champenois en superficie globale (plus de 1 000 ha), mais ne fournissent qu'un quart à un tiers de toute la production de la maison. Près de 200 crus sont utilisés pour produire les champagnes Moët et Chandon, les trois quarts du vignoble se situant Grand cru et Premier cru. La production totale représente plus de 10 % de la totalité de la production champenoise.

Les propriétésHaut de page

Le château de Saran. C'est l'une des premières propriétés de la famille. Au tout début du XIXe siècle, Jean-Rémy Moët acquiert des vignes sur la commune de Chouilly et, près du bois de Saran, décide d'y élever un manoir, façon maison de maître de chai (il deviendra d'ailleurs le maire du village à partir de 1817). Victor transformera la maison en véritable château. Transmis de succession en succession, et réaménagé dans son allure actuelle au XIXe siècle, il revient dans le giron de Moët et Chandon en 1954.

Le Trianon. Jean-Rémy Moët fut l'un des premiers producteurs de vins de Champagne à s'installer à Épernay, sur ce qui allait devenir l'avenue de Champagne. En y dressant l'Hôtel Moët, puis deux pavillons, le Trianon et ce qui deviendra l'hôtel Chandon, avec une orangerie et un jardin à la française. D'architecture classique, il a été restauré, après les dommages de guerre, au cours du XXe siècle. Les visiteurs admirent particulièrement le parc aux 15 000 plantes et l'Orangerie, rénovée il y a une dizaine d'années, et qui accueille aujourd'hui les réceptions privées.

Les cuvéesHaut de page

Brut Impérial. C'est la cuvée la plus connue de la marque, et le cheval de bataille à travers un monde de prestige. Assemblage traditionnel des trois cépages (pinot noir et pinot meunier à égalité, chardonnay de 20 à 30 %), le Brut Impérial est issu de 200 crus environ sur tout le vignoble champenois, parcelles sélectionnées, vin de l'année et vins de réserve pour environ 30 %. C'est tout le savoir-faire du maître de chai qui entre dans ces cuvées au firmament qui représentent l'excellence de la marque. Le Brut Impérial est marqué par sa fraîcheur fruitée, son équilibre, sa complexité aromatique, ses notes florales et agrumes en toute discrétion. C'est naturellement une cuvée très festive qui peut aussi suivre des plats exotiques comme un grand foie gras, un sashimi comme une charlotte aux poires...

Rosé Impérial. Pendant du précédent, le Rosé Impérial est moins connu, mais d'aussi belle extraction. Une robe pleine de noblesse, un beau fruit qui privilégie la saveur et le fruit à la vinosité, des notes légèrement épicées et chlorophyllées, de la distinction en bouche avec une belle longueur, avant tout un champagne de fête et de plaisir.

Nectar Impérial. Une cuvée assez inattendue pour la marque, un champagne qui donne de la gourmandise en bouche, du fruit avec des nuances exotiques, de l'abricot à l'ananas, jusqu'à la mangue et le lychee, des notes légèrement confites sur la longueur, presque miellées. Un champagne à part, qui peut animer le début comme la fin de la soirée, nature ou en cocktail.

Grand Vintage. Un millésime de grande race, une cuvée de fruit mûr, très équilibrée et harmonieuse dans son assemblage où s'exprime chaque cépage avec la même délicatesse et la même puissance. Le conditionnement, très distingué, comme la bouteille au graphisme très réussi, ajoute encore au plaisir de la dégustation.

Grand Vintage rosé. Un rosé puissant et noble, qui privilégie l'association du chardonnay et du pinot noir, mais on s'exprime aussi le pinot meunier (20 %). Du fruit, du corps, une bouche charnue, une belle trame fruitée pour une bulle pleine d'élégance, fruits rouges et noirs, nuances légèrement épicées en finale, toujours dans la distinction.

G.H. MummHaut de page

La Maison Mumm est célèbre dans le monde entier pour sa cuvée Cordon Rouge qui égaye les soirées sur cinq continents. La renommée de cette cuvée n'a jamais fléchi et la célèbre bouteille barrée de rouge se reconnaît entre toutes.

HistoireHaut de page

Les origines de la maison se confondent avec celles de la famille Mumm, qui exerce le commerce du vin depuis des siècles. En effet, on trouve une maison de vins à Cologne au milieu du XVIIIe siècle, dirigée par Peter Arnold Mumm, et qui élabore ses propres cuvées à partir de ses vignobles de la vallée du Rhin.

S'intéressant au champagne, à son succès auprès des cours européennes, et à son potentiel, les fils de Peter Arnold créent une première succursale à Reims au début du XIXe siècle, qui deviendra la GH Mumm, portant les initiales d'un des fils et successeur, Georges Hermann Mumm qui, en prenant en mains les destinées de la société en 1852, propose une sorte de révolution commerciale en visant l'exportation dans le monde entier. Il donne à la marque sa devise : " Seulement le meilleur " et vise immédiatement la plus haute qualité.
Dès le début du XXe siècle, la marque est réputée et connue sur tous les grands marchés, en Europe, en Amérique, jusqu'en Océanie. C'est aussi à cette époque que le champagne Mumm arrive sur les tables de toute l'aristocratie européenne. Mumm est le fournisseur officiel de la Cour d'Angleterre, et aujourd'hui encore celui de la Reine. Au début du XXe siècle, Mumm devient le premier producteur de champagne au monde.
Quelques années plus tard, un homme donnera l'essor et les caractéristiques de la marque au XXe siècle, comme Georges Hermann les donna au XIXe siècle. Il s'agit de René Lalou (1877-1973), qui entre au conseil d'administration en 1920, et dirigera la maison Mumm pendant près de 50 ans. Par ailleurs, René Lalou présida l'Association des Amis de Léonard Foujita, dont il était proche, le peintre dessinant la fameuse rose qui figure sur les collerettes, puis sur les capsules de Brut Rosé Mumm.

Les cuvéesHaut de page

Cordon Rouge. C'est la cuvée la plus connue de Mumm, celle qui est connue dans le monde entier, et que chacun identifie grâce à la bande rouge transversale qui barre la célèbre étiquette Mumm.

L'idée de la cuvée revient à Georges Hermann Mumm qui, en 1876, orne ses bouteilles d'un ruban de soie rouge, symbolisant le Grand Cordon de la Légion d'Honneur. Aujourd'hui, le Mumm Cordon Rouge reste le porte-étendard de la célèbre maison, assurant sa notoriété à travers le monde entier. Chaque cuvée est un assemblage de plusieurs dizaines de crus représentant tous les grands terroirs de Champagne, la plupart des vins étant issus des Grands Crus et premiers Crus. Comme dans la plupart des cuvées emblématiques de la maison, c'est le pinot noir qui domine, avec 45 %, avec le chardonnay (30 %) et le pinot meunier (25 %). Fraîcheur, mais aussi structure et puissance, c'est une cuvée équilibrée, très représentative du vignoble comme de la maison.

Brut Rosé. Presque aussi connu que le Cordon Rouge, le Brut Rosé se retrouve sur toutes les tables du monde, vin festif et joyeux, dont la rose qui orne la capsule a été dessinée par le peintre Foujita, qui fut l'ami de René Lalou. Elle fut présentée au festival de Cannes en 1958. On pense souvent que le rosé est apparu tardivement. Pourtant, Mumm est un précurseur en la matière puisque sa première cuvée de rosé date de 1860. À l'époque, ce vin séduit les amateurs et amatrices de toutes les cours d'Europe. Il s'appelle alors le Royal Rosé et deviendra le GH Mumm Rosé (les initiales de Georges Hermann Mumm) un peu plus tard. Comme son homologue Cordon Rouge, le Brut Rosé est élaboré sur les meilleures parcelles, notamment les villages réputés pour leurs rosés, comme les Riceys, dans l'Aube, sur le vignoble de la côte des Bars. Le pinot noir est naturellement majoritaire, à 60 %, apportant sa structure et sa belle couleur, renforcé par le fruité du pinot meunier (18 %) et la finesse du chardonnay (22 %). Selon les caractéristiques d'élaboration des champagnes rosés, le Brut Rosé est issu d'un assemblage de vin rouge et de vin de champagne avant la prise de mousse. Le dosage, jamais excessif, permet de garder une belle fraîcheur et les qualités d'un vrai vin.

Demi-sec. On pourrait penser qu'il s'agit là d'une cuvée confidentielle, le demi-sec étant assez peu diffusé sur le marché français. Néanmoins, cette cuvée, outre sa qualité, offre un intérêt particulier, comme témoignage de ce qui faisait le champagne il y a quelques décennies. Rappelons que c'est l'époque moderne qui a rendu les vins de plus en plus secs, mais que les demi-secs en champagne, comme les vins moelleux dans d'autres régions, étaient beaucoup plus en vogue. Le demi-sec est principalement issu de pinot meunier, pour donner toute sa typicité. Il représente 60 % de l'assemblage, devant le pinot noir (30 %) et le chardonnay (10 %). Le fruit est à la fois bien typé et élégant ; sans surcharge de sucre, en faisant un idéal vin de dessert.

Brut Millésimé. On déguste actuellement le Brut Millésimé 2009, qui succède à une longue lignée de vins prestigieux, chaque brut millésimé étant entouré des plus grands soins. Il est élaboré à partir de Grands Crus et Premiers Crus, et principalement sur le pinot noir (70 %), choisi sur les plus beaux terroirs, Montagne de Reims et les villages de Verzy et Verzenay, mais aussi d'Avenay ou d'Ay. Il est complété par des chardonnays issus de parcelles d'Avize ou de Cramant, célèbres terroirs de blancs.

Grand Cru Blanc de Blancs. La petite histoire de l'étiquette au coin corné est aussi un symbole. Longtemps, les blancs de blancs étaient des cuvées plutôt confidentielles, que l'on réservait à quelques amis et proches. On leur remettait le vin en direct, en l'accompagnant d'une carte de visite discrètement pliée. C'est cette tradition que la maison Mumm a voulu honorer avec cette présentation. Le blanc de blancs est donc issu de chardonnay à 100 % et d'un des terroirs les plus fameux pour ce cépage, Cramant. Le sol est crayeux, il apporte de la distinction, de la typicité et une grande fraîcheur, renforcée par une vinification très soignée, dans lequel un dosage assez faible (6 g) permet de garder intact toutes les qualités organoleptiques du cépage.

Grand Cru Blanc de Noirs. La maison Mumm étant réputée pour la qualité de ses pinots, il était logique qu'elle produise un blanc de noirs de haute tenue. Cette cuvée, issue à 100 % des pinots noirs des terroirs de Verzenay, a été élaborée pour la première fois sur le millésime 1998. Une structure noble, une trame très riche pour une cuvée aromatique pleine d'esprit et d'élégance. Elle n'est naturellement produite que dans les grandes années.

Brut Sélection. Une des cuvées nobles de la maison, assemblage de vins issus de terroirs d'exception, tous classés Grands Crus en 1911 : Verzenay, Bouzy, Ay, Avize et Cramant.

Cette cuvée est élaborée exclusivement à partir de pinot noir et chardonnay, le premier de la Montagne de Reims, le second d'Avize et Cramant. Noblesse des terroirs, noblesse du vin, concentration et richesse aromatique sont les fondements de cette cuvée, dosée faiblement (6 g/l), donnant une belle densité et une grande persistance des arômes.

Cuvée René Lalou. C'est la cuvée prestige de la maison Mumm, sans doute la plus connue, avec le Cordon Rouge. Elle porte naturellement le nom de celui qui, au XXe siècle, perpétua et développa la réputation et le rayonnement de la maison Mumm à travers le monde. Elle fut d'abord produite durant plus de vingt ans, entre 1966 et 1985. Elle n'est réapparue qu'il y a quelques années, en 2007, sur un millésime 1999, une très belle année sur des parcelles rigoureusement sélectionnées comme les meilleures des domaines. Elle associe le pinot noir de la Montagne de Reims et les chardonnays de la Côte des Blancs, les raisins ne provenant que de sept terroirs Grand Cru.

Les plus : design avec Patrick Jouin

Dans sa gamme d'accessoires, Mumm n'a pas lésiné sur les moyens, en s'attachant les services d'un grand designer, Patrick Jouin, très connu dans le monde de l'hôtellerie et de la restauration, pour dessiner certains accessoires de sa gamme.
En particulier un seau à champagne de grande élégance, baptisé Georges en l'honneur de Georges Hermann Mumm. C'est un objet qui fait son effet sur la table, enroulé dans un ruban rouge qui donne un effet de mouvement, de dynamisme, de modernité, tout en évoquant la tradition du Cordon Rouge.
Le seau Georges a été présenté pour la première fois lors d'une exposition à Beaubourg consacré à Patrick Jouin.
Le designer ne s'est cependant pas arrêté à cette réalisation, en produisant également un sabre évoquant cette tradition du " sabrage " du champagne, dans les mêmes tonalités que le seau, aux couleurs de la marque, avec son manche dragonne rouge. Dans la même veine, un objet élégant, un accessoire qui donne une touche distinguée pour la mise en scène du service du champagne. On peut bien sûr l'utiliser réellement pour faire sauter le bouchon, ou en faire simplement un très bel objet décoratif.
Dernier accessoire de service, un bag pour le transport de la bouteille en matériau isotherme, assurant une température quasi constante pendant deux heures. L'avantage principal est tout simplement la beauté de l'objet lui-même, le Cordon Rouge bag portant bien sûr également les couleurs de la marque.

Nicolas FeuillatteHaut de page

Si la marque désigne un homme, c'est toute une entreprise de taille internationale, un groupe puissant qui s'est forgé au cours des décennies pour devenir un des plus diffusés du vignoble champenois.

HistoireHaut de page

Un nom, une entreprise. Nicolas Feuillatte est un homme d'affaires qui a bâti sa fortune aux États-Unis. Désireux d'associer son nom à une marque de champagne, il s'appuie sur ses fortes relations pour diffuser ses produits. Le tournant se situe en 1986 : il rencontre alors Henri Macquart qui a fondé à Chouilly, près d'Épernay, le Centre vinicole de la Champagne qui aide les vignerons à vinifier et à stocker leur vin. Le regroupement se fait alors en associant le champagne Nicolas Feuillatte et porte rapidement ses fruits, par un développement spectaculaire, qui le porte aujourd'hui au troisième rang dans la production champenoise. Le créateur de la marque, Nicolas Feuillatte, est décédé en août 2014.

Les outilsHaut de page

L'outil de production est à la pointe de la technologie afin de permettre une élaboration parfaitement contrôlée : cuveries en inox d'une capacité de 334 000 hectolitres, système de remuage par gyropalettes de haute précision, chaînes de dégorgement et d'habillage ultrarapides... Ce qui n'empêche pas de respecter les traditions dans toutes les phases de la production. Le travail du chef de cave est à ce titre une grande responsabilité puisqu'il doit élaborer ses cuvées à partir de plus de 150 crus.

Les cuvéesHaut de page

Réserve Exclusive Brut. 20 % chardonnay, 40 % pinot meunier et 40 % pinot noir. Cuvée emblématique, la Réserve Exclusive Brut incarne à merveille le style Nicolas Feuillatte. C'est un champagne aérien, dynamique et frais, au fruit franc, expressif, animé d'une belle maturité grâce à un vieillissement prolongé en cave lui permettant de parfaire sa saveur et sa consistance.

Réserve Exclusive Rosé. 10 % chardonnay, 45 % pinot noir et 45 % pinot meunier. Un champagne délicat et éclatant de petits fruits rouges frais aux contours nuancés : une évocation gourmande de groseille, myrtille et framboise mêlée avec un soupçon de fraise Gariguette.

Collection Vintage 2008 Brut. Parts égales de chardonnay, pinot noir et pinot meunier. Symbole d'une année d'excellence, la cuvée Collection Vintage 2008 Brut livre une trame de grand tempérament, profonde, exaltée et singulière. Son assise gourmande et sa puissance développement un corps complet, où les notes torréfiées de fruits mûrs et de miel fin se liens dans un équilibre magistral.

Collection Vintage 2008 Blanc de Blancs. 100 % chardonnay. Champagne épuré et gracieux. La profondeur et la dynamique du millésime lui confèrent un supplément d'âme. C'est toute la subtilité de la complexité du chardonnay qui est ici cultivée : entre délicatesse, gourmandise et saveurs.

Grand Cru Millésime 2008 - Blanc de Noirs. 100 % pinot noir, villages classés Grand Cru. Puissant et raffiné, le Grand Cru Millésime 2008 Blanc de Noirs lie l'ampleur de l'année au style racé des pinots noirs dans un merveilleux contraste. Gracieux et rigoureux, il forme un équilibre absolu entre la structure et la tonalité fruitée des pinots noirs.

Graphic Ice Silver. 10 % chardonnay, 40 % pinot noir, 50 % pinot meunier. Graphic Ice Silver est un champagne frais et léger qui se livre et rompt avec les codes de la Champagne classique. Un quart de rondelle de citron vert et d'ananas, quelques glaçons et c'est un tourbillon d'allégresse et de légèreté qui souffle sur cette cuvée à découvrir frappée.

Graphic Ice Rosé. 10 % chardonnay, 45 % pinot noir, 45 % pinot meunier. Graphic Ice Rosé est un champagne original au fruit intense, très rafraîchissant et qui s'affranchit de tout classicisme. Une framboise mûre, un quartier de clémentine, d'orange ou de mangue lui suffisent.

Millésime 2006 en Palmes d'or Brut. 50 % chardonnay, 50 % pinot noir. Cette cuvée de prestige profile un vin subtil et crémeux, porté par des arômes nuancés. C'est une cuvée de plaisir et de gastronomie, dont le caractère fruité, estompé par le vieillissement, a su préserver sa juste mesure et s'est patiné au fil du temps.

Millésime 2006 en Palmes d'or Rosé. 100 % pinot noir de Bouzy et des Riceys. Palmes d'Or Rosé est un grand champagne de méditation qui reflète le pinot noir à la perfection.

Perrier-JouëtHaut de page

Un nom synonyme de fête depuis plus d'un siècle. Et sa cuvée Belle Époque, qui rappelle les grandes heures des folies parisiennes, en atteste, dans son bel emballage sérigraphié.

HistoireHaut de page

Un nom fameux qui n'est pas, pour une association d'intérêt strictement commercial, mais aussi une histoire d'amour, puisque le nom vient de l'union, de la fusion de Pierre-Nicolas-Marie Perrier et Rose-Adélaïde Jouët qui rassemblent ainsi leurs deux patronymes, sur l'état-civil comme dans leur structure commerciale, en fondant en 1811 la maison Perrier-Jouët. Le siège est établi avenue de Champagne à Épernay et y restera.
Monsieur Perrier fabrique des bouchons, ce qui est un premier atout. Le couple a aussi le sens des affaires et de son développement, puisque le champagne Perrier-Jouët passe les frontières dès les premières années, et deviendra fournisseur à la Cour d'Angleterre un demi-siècle plus tard. Les successeurs poursuivront l'oeuvre de leurs ancêtres durant sept générations.

Les cuvéesHaut de page

Grand Brut. Le brut sans année est un assemblage minutieux de raisins provenant des beaux terroirs de Cramant et Avize pour les chardonnays, Aÿ, Dizy et Mailly. C'est à la fois l'emblème de la maison et un ambassadeur très expressif du style Perrier Jouët. Une fine bulle racée, une fraîcheur apéritive qui donne de la gaieté et du brillant à la dégustation.

Blason Rosé. Un rosé d'assemblage, élaboré par le chef de cave avec de très beaux pinots noirs vinifiés en vin rouge et qui vient se mêler à des chardonnays non moins bien travaillés. Une bouche florale et fruitée, une gorgée de raisins bien mûrs dans un bel éventail aromatique. Un rosé parfait avec les desserts mais aussi avec des plats en sucré salé.

Belle Époque. Cette bouteille a fait le tour du monde et elle est connue jusque sur la planète Mars. Elle fut lancée pour la première fois en 1969, sur une récolte de 1964. La bouteille n'est bien sûr pas de la même époque, avec ses volutes Art nouveau qui figure des anémones japonaises. Elle est due à l'inspiration d'Émile Gallé qui l'avait dessiné au début du XXe siècle, et qui n'avait pas été utilisé jusque-là. La bouteille et son contenant sont totalement représentatifs de l'histoire et de la philosophie de la marque, qui connut un engouement particulièrement forte cette période si festive de la Belle Époque.

Belle Époque, c'est naturellement le champagne qui fait rêver à ces temps insouciants, à ces fêtes permanentes qui agitaient la belle société, aux grands banquets d'avant-guerre où Perrier-Jouët était un participant incontournable. Les chardonnays viennent de Cramant et Avize, les pinots noirs de Mailly et l'assemblage est complété par une petite proportion de pinot meunier. C'est un champagne de caractère, facile à identifier par sa densité, son style et sa régularité, un véritable champagne de grandes occasions.
Cette cuvée Belle Époque est proposée dans divers millésimes. Il offre un équilibre remarquable, la bulle est racée, toujours dans l'harmonie, entre puissance et finesse, des notes subtiles de fruits à chair blanche teintées de notes exotiques, une belle charpente, une texture veloutée. Il accompagne en délicatesse tous les fruits de mer, mais aussi une entrée aux épices douces.
Belle Époque se décline également en rosé, et accompagnera superbement tous les apéritifs, volaille au curry, jusqu'au gâteau au chocolat. Une cuvée Blanc de Blancs est également commercialisée.

RoedererHaut de page

Dans tous les bars des palaces du monde, de Singapour à Los Angeles, de São Paulo à Moscou, les bouchons de champagne Roederer sautent dans une atmosphère festive. Cette marque n'est pas seulement prestigieuse, elle possède une magie évocatrice à peu près unique dans le monde des bulles.

HistoireHaut de page

Fondée à la fin du XVIIIe siècle, la maison prend son nom et sa véritable impulsion au milieu du XIXe siècle, avec Louis Roederer et son fils Louis Roederer II qui amènent le Champagne Roederer à 10 % du commerce total du champagne. La descendance familiale, en particulier la branche de la soeur de Louis, décédé très jeune, assurera le maintien puis à nouveau le développement de la maison après les deux guerres.
Le nom de Roederer est célèbre, Jean-Claude Rouzaud, héritier légitime, va lui donner une assise internationale en augmentant le volume du groupe par des acquisitions d'autres domaines viticoles. Son fils Frédéric lui succède en 2006 en poursuivant sur la même voie. La dernière acquisition marquante est celle du magnifique Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande.

Le vignobleHaut de page

Au contraire de nombreuses autres grandes maisons, Roederer a toujours prôné l'indépendance comme une vertu majeure. Y compris dans sa culture et sa production, puisque la maison produit en propre plus des deux tiers de ses besoins en raisins. Ce qui permet bien sûr un contrôle encore plus affiné de la production de A à Z, une rigueur totale pour mener la culture de la vigne comme elle l'entend.
Le vignoble s'étend sur 214 ha répartis principalement en Grand Cru et Premier Cru, sur la Côte des Blancs, la Montagne de Reims et la Vallée de la Marne. La recherche d'excellence s'exerce à tous les niveaux, durant le cycle de la vigne, avec des rendements contrôlés. Pendant les vendanges, effectuées 45 jours après la véraison, le raisin est ramassé manuellement par des centaines de vendangeurs, qui apportent les raisins au chai, triés par parcelles ; le travail de vinification peut alors commencer et les oenologues prennent le relais pour trier, selon les parcelles, les moûts qui serviront à élaborer les différentes cuvées et répondre à l'exigence Roederer.

La Fondation Louis RoedererHaut de page

Le champagne Roederer, symbole d'exigence et de prestige, mais aussi de finesse et d'esthétisme, est la logique partenaire des artistes, chaque bouteille, chaque cuvée étant une véritable oeuvre au sens médiéval du terme, comme un artiste façonne la sienne, fruit de son expérience et de son inspiration. C'est dans cet esprit qu'est née, en 2003, la Fondation Louis Roederer qui parraine un certain nombre d'expositions et manifestations..

Les cuvéesHaut de page

Le Champagne Louis Roederer ne propose actuellement pas moins de 17 cuvées, dont 13 sont millésimées. Nous en évoquerons cinq parmi les plus fameuses.

Brut Premier. La cuvée la plus connue et la plus courante, serait-on tenté d'ajouter s'il ne s'agissait pas de Roederer. Car un champagne Roederer n'appartient jamais au registre commun, et sait toujours se distinguer par une patte, un style, une qualité. Le Brut Premier lancé au début du siècle dernier est emblématique de la marque. Élaboré à partir de 40 % de chardonnay, de 40 % de pinot noir et 20 % de pinot meunier, il affiche, grâce un assemblage méticuleux, une vinification en foudre de chêne pour 5 % et l'utilisation de vins de réserve de haute qualité pour 10 %. Les vins proviennent d'une quarantaine de crus de six années différentes et vieillissent en cave durant trois ans, puis six mois après le dégorgement. C'est un " vrai vin " avec sa personnalité et sa richesse, une bouche ample et fruitée qui bénéficie, année après année, du style Roederer.

Blanc de Blancs millésimé. Sur la côte des blancs, Roederer possède des vignes sur les deux grands terroirs que sont Avize et le Mesnil-sur-Oger. Ce chardonnay bien mûri, dont un cinquième environ a été vinifié sous bois avec bâtonnage hebdomadaire, a donné un vin d'une ampleur exceptionnelle, rond en bouche, très aromatique, avec des notes de fruits secs et d'agrumes, de pêche confite et de noisette et gardant une fraîcheur certaine en finale. Une bulle très agréable, fine et dense pour une longue présence en bouche et un plaisir intense.

Vintage. Roederer élabore son Vintage sur la base de ses plus beaux pinots noirs, sur le terroir de Verzenay, y adjoignant 30 % de chardonnay. 30 % de la cuvée a été vinifiée sous bois et l'élaboration s'est réalisée sans fermentation malolactique. Le Vintage, comme les autres de la maison, bénéficie de 4 années de maturation en cave et 6 mois après dégorgement. L'expression est typiquement Roederer, un vin d'une grande puissance mais dans l'élégance, une bulle dense, une bouche ample et aromatique, un champagne vineux mais qui reste droit, limpide en bouche avec une texture veloutée. Des notes charmantes, sur le brioché, le fruit confit, l'amande, tout en légèreté pour une cuvée qui plaît à tous et à toutes, aussi féminin que masculin, et un excellent accompagnement pour tout le repas. La cuvée Vintage a également été produite sur le millésime 2003, encore disponible.

Vintage Rosé. Dans la lignée du précédent, un rosé de belle race, à la composition semblable (70 % pinot noir, 30 % chardonnay) sur des terroirs légèrement différents, notamment sur Cumières en vallée de la Marne, un village réputé pour la qualité de ses rouges. 20 % sont vinifiés sous bois, le rosé est issu de saignée après macération pelliculaire à froid. Le vin est vieilli quatre ans, et six mois après dégorgement, avec un dosage naturellement un peu supérieur au blanc (11 à 12 g/l). La bouche est très enveloppante, charmeuse, crémeuse, dans une trame très élégante d'un vin épanoui qui fait autant un excellent apéritif qu'un accompagnement d'entrées exotiques ou de teriyakis, mais aussi simplement de belles brochettes d'agneau.

Carte blanche Extra-Dry, Sec et Demi-sec. Une cuvée classique élaborée à partir des cépages traditionnels du vignoble sur près de 40 crus, 40 % de pinot noir, 40 % de chardonnay, 20 % de pinot meunier, en utilisant 10 % de vins de réserve. La vinification est effectuée sous bois pour 5 %. Elle bénéficie d'un vieillissement de trois années et six mois après dégorgement. Le dosage varie selon les cuvées et la douceur que l'on cherche à obtenir : 18 g/l pour l'extra-dry, 32 g/l pour le sec, 45 g/l pour le demi-sec. À la dégustation, une impression de volupté et de franchise, un vin de belle structure, une bouche dense et crémeuse, de belle persistance aromatique, toujours dans l'équilibre. On choisira selon ses goûts un extra-dry pour l'apéritif, un demi-sec avec les entrées onctueuses, les foies gras et les desserts fruités, un sec pour les viandes en sauce et les fromages.

Cristal. On touche, avec cette cuvée, à la légende, au mythe, aux folies des nababs et à l'exception universelle. Dans les gazettes people, dans les images de fêtes pour VIP, il y a toujours des bulles de Cristal pour qualifier la hauteur de l'événement. On cite par exemple une nuit mémorable à Saint-Tropez au cours de laquelle un milliardaire pakistanais aurait arrosé la fête de 900 000 € de Cristal... Les chiffres sont démesurés, parfois exagérés, mais ils alimentent le fantasme. Chez Roederer pourtant, dans le secret des caves, pas de dance floor, pas de podium avec l'électro à fond les baffles, mais le travail le plus sérieux et le plus rigoureux possible pour mener à bien le nectar qui dégoulinera sur les ponts en teck des yachts méditerranéens ou caraïbes. L'intérêt des Russes, particulièrement, est tout ce qu'il y a de légitime historiquement, puisque c'est le tsar Alexandre III qui commanda à Louis Roederer ce qui allait devenir une des premières cuvées de prestige en Europe. La maison proposa donc d'envelopper cette cuvée d'exception dans un flacon non moins exceptionnel, en cristal blanc... La cuvée Cristal n'est bien sûr élaborée que dans les grandes années, celles notamment où le chardonnay est parfaitement épanoui, en provenance des meilleurs terroirs. Le chardonnay (45 %) est associé au pinot noir (55 %), sur les grands crus de la Côte des blancs, et noirs de la Montagne de Reims et Vallée de la Marne ; la cuvée Cristal bénéficie de 5 années de maturation et 8 mois après dégorgement. Boire une gorgée de Cristal, c'est boire une légende, mais aussi un vin, très structuré, très abouti, sa bouche vive et ample, aux arômes complexes de fruits rouges et secs, des nuances fauves, une bouche qui s'arrondit sur des notes d'amande, de cramique, légèrement cacaotées... Le plaisir est intense sur toute la longueur, dans une extrême distinction.

Cristal Rosé. Cette cuvée, que l'on croit parfois aussi ancienne que le Cristal lui-même, est en fait très récente. On ne buvait pas de Cristal Rosé à la Belle Époque, ni même chez Fernand Point ou à la Tour d'Argent des premiers canetons, puisque c'est Jean-Claude Rouzaud qui l'a lancé peu après son entrée en fonction, en 1974. L'idée est ben sûr de donner un alter ego à la cuvée mythique, dans le sens des envies des consommateurs et consommatrices adeptes du rosé, que certains jugent encore plus festifs, d'autres plus proches de leurs envies apéritives. Il est bien sûr élaboré à partir des plus beaux pinots, issus des terroirs d'Aÿ et cultivés aujourd'hui en biodynamie sur des sols calcaires et argilo-calcaires. Le pinot entre pour 60 % dans la composition du Cristal Rosé, vinifié sous bois pour 20 % et sans fermentation malolactique. Six années de maturation et huit mois après dégorgement lui sont octroyés pour obtenir un produit parfait, bien élevé, avec un dosage bien contrôlé, entre 8 et 10 g/l. C'est un vin à la fois ample et soyeux dans sa texture, un grand vin à la robe lumineuse et brillante, au nez de fruits rouges marqué, avec de la mâche et duc croquant en bouche, s'arrondissant comme sur du velours, des nuances légèrement confites et suaves en fin de dégustation, toujours dans l'opulence et la rondeur, comme une friandise légèrement épicée.

Ruinart, la marque d'une certaine distinction, la discrétion et l'élégance. Lorsque l'on préfère, pour sa consommation quotidienne, le champagne Ruinart, on est obligatoirement un homme ou une femme de goût.

HistoireHaut de page

L'histoire de cette célébrissime maison est liée à celle de Dom Ruinart qui, s'il est un peu moins fameux que son coreligionnaire Pérignon, n'en fut pas moins un précurseur et un élément moteur, au moins pour la marque qui porte son nom.
En effet, alors qu'il est moine bénédictin de l'abbaye Saint-Germain-des-Prés, un peu avant les existentialistes, cet érudit s'intéresse de près à la fabrication de ce vin très en vogue à la cour de Louis XIV. Son frère habitant la Champagne, il lui conseille de se lancer dans cette nouvelle activité porteuse. Il faudra attendre en fait vingt ans après la mort de Dom Thierry Ruinart pour que son neveu, Nicolas Ruinart lance réellement la maison de champagne qui porte son nom. Ce dernier, drapier de son état, change d'activité, mais conserve ses clients, qui seront les premiers acheteurs de champagne Ruinart. Il s'appuie pour cela sur un décret royal paru l'an passé, qui autorise le transport des vins de champagne, jusque-là interdit à cause de la fragilité des bouteilles contenant le " vin à bulles ". La première récolte lui permet de vendre 170 bouteilles, puis 3 000 l'année suivante et ce chiffre sera multiplié par douze en trente ans. La maison est lancée ! Le 12 avril 1817, Louis XVIII anoblit François Irénée Ruinart, qui devient vicomte. La famille s'appellera désormais Ruinart de Brimont et le premier vicomte de Brimont sera maire de Reims de 1821 à 1827. En même temps que ses lettres de noblesse, le roi lui octroie des armoiries blasonnées qui depuis figurent sur les étiquettes des flacons Ruinart. C'est François Irénée Ruinart qui crée la Caisse d'Epargne de Reims et sera très actif dans sa ville, avec notamment la réfection de l'Hôtel de Ville et la percée de la rue Colbert. On lui prête la phrase suivante, résumant la richesse gastronomique de la ville, à l'adresse de Charles X récemment couronné : " Sire, nous vous offrons nos vins, nos biscuits et nos coeurs ".
Au fil des générations, les successeurs ne feront que faire croître la réputation de Ruinart dans le monde du champagne. Les crayères, où sont entreposées les fameuses bouteilles, ont été acquises dès 1768 à Reims. Creusées à une trentaine de mètres de profondeur, elles garantissent une isolation et un taux d'humidité idéal pour l'épanouissement du précieux breuvage. Le site a été classé en 1931.

Les cuvéesHaut de page

On attribue souvent au champagne Ruinart un style particulier, le goût Ruinart, fait de délicatesse et de force, se concentrant notamment dans des chardonnays bien élevés, à maturité, issu de la Côte des Blancs et de la Montagne de Reims. L'élevage et le vieillissement sont bien sûr des données primordiales pour parvenir à l'excellence exigée pour la plupart des cuvées, et a fortiori pour la plus noble d'entre elles, Dom Ruinart. Les bruts sans années vieillissent trois ans, les millésimés neuf ou dix ans.

R de Ruinart. Ce brut modèle définit le style Ruinart pour un champagne de haute lignée et au tarif accessible. Un joli flacon champenois typique, " à l'ancienne ", pour un assemblage soigné avec 40 % de chardonnay, 50 à 55 % de pinot noir, 5 à 10 % de pinot meunier. Le chardonnay s'exprime par la finesse et la minéralité, les pinots apportent une structure et une belle longueur en bouche, un fruit équilibré, une grande persistance, toujours dans l'équilibre et la rondeur. Au fil des ans, cette cuvée très régulière est un fer de lance tout en élégance. Le dosage est à 9 g/l et la fermentation malolactique est effectuée. Des nuances de fruits à chair blanche à l'attaque évoluant vers une bouche dense, un peu crémeuse, sur des fruits rouges bien mûris et des notes exotiques. L'alliance se fait avec un beau poisson en sauce, des plats doucement épicés de cuisine indienne par exemple, mais aussi des fromages assez riches et crémeux.

Blanc de blancs. Tout le savoir-faire Ruinart dans ce 100 % chardonnay qui donne un blanc de blancs limpide mais concentré, un équilibre bien trouvé entre minéralité et acidité, des notes d'agrumes, de fleurs jaunes, de fruits exotiques qui fournissent une très belle matière en bouche, aux nuances discrètement mentholées, s'atténuant en finale pour faire place à une jolie poignée de raisins aux arômes de pêche de vigne. Une belle bulle, un allié parfait des fruits de mer des homards grillés accompagnés d'une sauce vierge ou même d'une bisque, des desserts fruités mais aussi chocolatés. Ce Blanc de blancs est issu de raisins récoltés sur la Montagne de Reims et la Côte des Blancs, marié à 20 à 25 % de vins de réserve des deux années précédentes. Le dosage est, comme pour le R, à 9 g/l et la fermentation malolactique est faite.

Ruinart Rosé. Une belle réussite et un des rosés les plus en vogue dans les grandes maisons. Sa distinction, mais aussi son équilibre et sa capacité à accompagner un grand moment, de l'apéritif au dessert, justifient sa renommée et l'engouement suscité autour de sa dégustation. Il est issu du mariage du chardonnay à 45 %, issu des premiers crus de la Cote des Blancs, et du pinot noir à 55 % récolté sur la Montagne de Reims et vallée de la Marne, également dans les beaux terroirs. C'est une cuvée à la fois joyeuse et dense, qui emplit la bouche, se montrant tout au long de la dégustation un vrai vin de prestige. Une trame ciselée, tendue, un joli fruit rouge persistant, des arômes de mûre, de griotte, de fraise des bois, mais aussi des notes printanières évoluant sur les agrumes. C'est un grand vin d'apéritif, mais il est à l'aise pour suivre tout le repas, des charcuteries aux rouleaux de printemps, d'une bourride de lotte au curry d'agneau, jusqu'aux desserts fruités, charlottes, bavarois...

Ruinart Millésimé. Il est constitué d'un assemblage à peu près égal de chardonnay (52 %) et pinot noir (48 %), issus des grands crus et premiers crus de la Côte des blancs pour les chardonnays et Montagne de Reims pour les pinots. C'est une cuvée racée, à la structure nette, encore plein de fougue et de puissance en bouche, d'une riche complexité aromatique avec une belle persistance, les agrumes succédant à des notes de thé, de lychee, de fruits à chair blanche, entre la poire et la pêche.

Dom Ruinart. C'est la quintessence, le sommet de la gamme, une bouteille magnifique, synonyme d'élégance et de prestige. Un cadeau à déguster, totalement exemplaire du style Ruinart. Ce Dom Ruinart est un typique blanc de blancs, uniquement en Grand Cru, les chardonnays étant issus pour 70 % de la Côte des Blancs, et plus particulièrement Chouilly et Avize, 28 % de la Montagne de Reims. La fermentation malolactique est faite et le dosage est faible, à 6,5 g, assurant une personnalité " très brut " et une belle fraîcheur. Le nez est ample, fruité avec des nuances de chèvrefeuille, la bulle est très fine, faisant immédiatement pénétrer dans un univers aromatique complexe, tout en gardant souplesse et fraîcheur en bouche. Cette grande cuvée se mérite et ne doit pas s'associer au hasard. On pourrait même dire, sans être tout à fait un intégriste, qu'elle se supporte elle-même très bien et qu'il serait sacrilège de la marier à un mets un peu fruste. On peut donc conseiller de la déguster seule, avec quelques amis très proches, pour elle-même, et pour une occasion particulière. Si plusieurs bouteilles sont présentées et que l'on peut suivre un repas, alors des plats en sauce champagne, des poissons nobles grillés, sans artifice, à la rigueur une belle volaille rôtie pourront constituer de partenaires de qualité.

Dom Ruinart Rosé. Le pendant rosé du blanc de blancs, une cuvée d'exception à ne pas mettre entre toutes les mains... Il est élaboré à partir de 85 % de chardonnays issus de grands crus, la Côte des Blancs pour 66 % (Avize, Cramant, Le Mesnil-sur-Oger) et la Montagne de Reims pour 34 %) et 15 % de pinot noir de la Montagne de Reims (Sillery, Verzenay), vinifié en vin rouge. La fermentation est faite en cuves thermorégulées, la fermentation malolactique est effectuée, la vinification des rouges utilisant les méthodes bourguignonnes, avec pigeages quotidiens. Le dosage est faible, à 5 g/l. En bouche, des arômes de fruits rouges, de groseille et de fraise des bois, une grande ampleur, un raisin bien mûr, ensoleillé et harmonieux, des notes tertiaires, de cacao et d'épices s'associent au fruit bien mûr à nuances d'agrumes et de groseille à maquereau. Dom Ruinart Rosé peut accompagner tout le repas, d'une entrée pleine de fraîcheur saisonnière, comme des langoustines à la nage ou dans une salade aux pois gourmands, sur un tartare de bar au basilic comme sur une viande blanche, côte de veau et champignons ou même volaille truffée.

AccessoiresHaut de page

Beau et utile, un rafraîchissoir dû à Hervé Van der Straeten pour la maison Christofle, et qui fait une véritable oeuvre d'art pour accueillir les beaux flacons de champagne Ruinart.

TaittingerHaut de page

Ce grand nom du champagne est aussi un grand nom de notre histoire politique. Si quelques-uns des propriétaires de maison de champagne et du négoce ont été, à un moment de la carrière, amenés à avoir des responsabilités locales, peu ont comme Taittinger, occupé des fonctions dans les plus hauts échelons de l'État, comme dans la famille Taittinger.

HistoireHaut de page

C'est une maison encore jeune qui naît au début du siècle dernier. Pierre Taittinger ne connaît pas la Champagne, qu'il traverse, comme pour une reconnaissance, dans les circonstances dramatiques de la Première Guerre mondiale, alors qu'il est officier de cavalerie. Passionné de vins et de gastronomie, il revient quelques années plus tard et fonde, avec son beau-frère la maison Taittinger en rachetant la maison Forest-Fourneaux, une très vieille entreprise datant de 1734 et son siège, qui occupe la demeure historique des comtes de Champagne à Reims. Il acquiert aussi le Château de la Marquetterie, dans le vignoble de la vallée de la Marne, près d'Épernay. L'activité familiale démarre réellement en 1932. C'est ensuite François Taittinger qui donnera le nom de Taittinger aux bouteilles produites par l'entreprise, Forest et Fourneaux restant sans descendance. Il installe l'entreprise sur le site de l'ancienne abbaye Saint-Nicaise et développe fortement le volume, s'adjoignant le concours de ses frères Jean et Claude.
La chance du novateur, l'intuition du créateur, chez Taittinger, c'est d'avoir notamment cru à l'avènement des champagnes modernes, ceux que nous buvons aujourd'hui, à la fois fins et puissants, des champagnes dans lesquels les chardonnays jouent un grand rôle, quand ils ne sont pas présents à 100 % comme pour les blancs de blancs. C'est la formule gagnante qui sera choisie pour la prestigieuse cuvée des Comtes de Champagne, qui apparaît, dans son premier millésime 1952, en 1957.
À la mort accidentelle de François, c'est Claude, son frère, qui prend les rênes de la maison et apporte à son tour des innovations marquantes, avec la création en 1967 du prix Culinaire Taittinger et en 1983 la Taittinger Collection favorisant l'art contemporain.

Les grandes figures de la familleHaut de page

Pierre Taittinger, le fondateur. Le fondateur, le patriarche qui créa la maison et la fit prospérer. Si son activité d'industriel est remarquable et si sa descendance a aussi bien porté le nom de Taittinger dans les plus hautes destinées, sa carrière politique est plus controversée. Après avoir fondé Les Jeunesses Patriotes en 1924, il vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain en 1940. Brièvement emprisonné à la Libération, il est déchu de ses droits civiques et se retire de la vie politique. Il reste néanmoins l'artisan d'une grande aventure, que ses fils perpétueront.

Michel Taittinger, le héros. Digne fils de son père Pierre, Michel Taittinger est sous-lieutenant en 1940, défendant une position à Saint-Parres aux Tertres dans l'agglomération de Troyes. Le jeune polytechnicien fait preuve d'un courage exemplaire et meurt au combat, sans s'être rendu, à l'âge de vingt ans. Il a été décoré de la Légion d'Honneur à titre posthume.

Jean Taittinger, le politique. Participant de près à l'expansion de l'entreprise, partant lui-même en reconnaissance sur tous les territoires champenois afin d'acquérir les meilleures parcelles ou sélectionnant les meilleures cuvées, Jean Taittinger, frère de François et fils de Pierre, devient naturellement un notable très connu dans la région. Dans la droite ligne de son activité, il devient maire de Reims en 1959 et se rapproche des plus hautes instances politiques. En 1972, il devient garde des Sceaux, ministre d'État du gouvernement Messmer sous la présidence de Georges Pompidou en 1973, après avoir été Secrétaire d'État auprès du ministère de l'Économie et des Finances dans le gouvernement Chaban-Delmas précédent. Durant son mandat de député-maire, il aura un rôle très actif dans le développement de sa ville et de sa région : autoroutes, université, École de Commerce, urbanisation, logement, santé... Il quitte son poste après son troisième mandat sans avoir perdu d'élection et se consacre alors aux destinées du groupe, qu'il développe fortement avec la branche hôtelière (Crillon, Lutetia, Martinez...) et autres grandes enseignes (Baccarat, Grand Véfour...). Il a quitté ses responsabilités en l'an 2000, à 77 ans, pour se retirer en Suisse. Il est le père de Pierre-Emmanuel Taittinger, l'actuel président du Champagne Taittinger. Son fils aîné, Jean-Frantz a été député des Hauts de Seine et maire d'Asnières. Son frère Pierre-Christian Taittinger fut président du Conseil Municipal de Paris et sénateur de Paris entre 1968 et 1995, puis maire du 16e arrondissement de 1989 à 2008.

Le vignobleHaut de page

Les parcelles des champagnes Taittinger occupent les plus beaux terroirs, sur tout le vignoble champenois. Agrandi et diversifié au fil des ans et des générations, le vignoble Taittinger occupe près de 300 ha et produit un peu plus de 5 millions de bouteilles annuellement. Comme la marque l'a toujours préconisé, le chardonnay est fortement représenté dans le vignoble (37 %), plus que pour la plupart des grandes maisons.
La nouvelle politique du Champagne Taittinger en matière de culture de la vigne, s'oriente vers un respect accru du sol et de la vigne. 170 ha sont labourés à la charrue et ne reçoivent aucun herbicide.

Les cuvéesHaut de page

Brut Réserve. La sobriété de l'étiquette est exemplaire de la qualité Taittinger, un brut sans année de haute qualité, préparée avec le même soin depuis sa création. Un fort pourcentage de chardonnay (40%), venu de 35 crus différents, une attention particulière pour garantir une qualité constante, ce brut, qui est aussi le plus connu des champagnes Taittinger connaît un succès continu à travers le monde. Un champagne vif et floral à l'attaque, au nez ample où le chardonnay apparaît dans des nuances printanières, dont la bouche s'arrondit sur des notes plus fruitées, fruits à chair blanche, touches exotiques. Un champagne séduisant qui peut accompagner tout le repas, mais tout indiqué sur des apéritifs à base de croustillant ou d'herbes orientales.

Brut Prestige. La même composition que le précédent, un assemblage chardonnay (40%) et pinot noir et meunier (60%) issu d'environ 35 crus ; la bulle est fine, la bouche ample, presque onctueuse, une mousse dense sur un fruit bien exprimé, notes de pêche et d'amande, légèrement biscuit en finale. Une cuvée racée et légère qui accompagne fort bien les poissons en sauce blanche ou les bisques, les tartes salées et les babas fruités.

Prestige rosé. Une robe magnifique, à reflets presque orangés, un vin très élégant à la bouche délicate et ample. Il est construit à partir de 30% de chardonnay, et bénéficie surtout de l'apport de 15% vinifié en vin rouge, issu de pinot noir sélectionné sur les plus beaux terroirs de la Montagne de Reims et des Ricys, la commun e où s'élaborent les fameux rosés tranquilles. La dégustation offre des arômes francs et fruités, un peu fauves, sur des baies sauvages, framboise et griotte, dans un bel équilibre aromatique qui se prolonge à l'aération. Une cuvée joyeuse, un vin de haute tenue qui accompagne tous les débuts de repas, aussi bien petits fours salés que charcuteries, jambon des Ardennes et mêmes grillades.

Brut millésimé. Il est élaboré à partir de raisins bien mûrs chargés de jus. La cuvée millésimée est issue exclusivement de vins de première presse, à égalité de chardonnays et de pinots noirs, de la Montagne de Reims et de la Vallée de la Marne principalement.

Comtes de Champagne blanc de blancs. La cuvée la plus prestigieuse de la maison Taittinger, l'équivalent de Dom Pérignon pour Moët et Chandon, un phare de luxe et de renommée. Comtes de Champagne blanc de blancs n'est élaboré que dans les très grandes années, avec un raisin parfaitement sain, abondant et bien mûri. Les chardonnays qui composent cette cuvée sont issus des Grands Crus de la Côte des Blancs, et le vin est élaboré uniquement à partir de la première presse. Une petite partie est élevée en fûts de chêne neuf, ce qui donne un peu plus d'ampleur et de rondeur à l'assemblage final. La bouche est d'une grande densité, elle emplit littéralement les sens, une explosion de fruits à maturité, une très belle structure où la minéralité s'efface devant une évolution aromatique complexe, nuances d'amandes, de lychee, de brioche. Il est difficile de conseiller un accord tant la cuvée mérite qu'on la déguste seule, mais une langouste.

Comtes de Champagne rosé. Cette cuvée montre une fois de plus l'équilibre de Taittinger pour produire des grands rosés en utilisant au mieux les qualités de ses chardonnays comme celles de ses pinots. Elle est composée de 30% de chardonnay et de 70% de pinot, dont 12% sont vinifiés en rouge pour apporter encore un peu plus de corps et d'ampleur à cet assemblage très réussi. Si cette bouche très longue, après une attaque de griotte et de fruit frais évoluant sur des notes plus complexes, fruit sec, avec du croquant, des nuances de prune, semble aujourd'hui à son apogée, il est certain que les heureux propriétaires de cette cuvée peuvent la conserver encore longtemps. Il se boit seul ou avec quelques biscuits très fins, crêpes dentelles bretonnes, sablés...

Les Folies de la Marquetterie. La Marquetterie, c'est ce château proche d'Épernay que Pierre Taittinger voulut acquérir à tout prix en fondant sa maison. Il était logique de rendre hommage à ce coup de coeur avec une cuvée spéciale, assemblage de 45% de chardonnay et de 55% de pinot noir dont la particularité est d'avoir été récoltés sur le vignoble même de la Marquetterie. Afin d'assurer la meilleure et la plus riche des cuvées, on procède d'abord à une vendange verte qui permet aux grains de s'épanouir encore davantage. Certains lots sont vinifiés en fût de chêne et les jus proviennent exclusivement de première presse. Le vieillissement dure au moins cinq ans. La dégustation est très plaisante, un champagne d'artiste, avec son caractère, son style, des arômes francs, de fruits légèrement compotés, une finale plus florale, toujours dans la souplesse et la fraîcheur.

Taittinger commercialise également : Prélude Grands Crus, un assemblage à parité de chardonnays et pinots noirs issus exclusivement de grands crus, produits à partir du jus de cuvée, c'est-à-dire de première presse, aux qualités conjointes de ces cépages d'exception. Nocturne est un champagne sec, ou encore dry pour nos amis anglo-saxons, c'est-à-dire dosé davantage qu'un brut (17,5 g/l), pour une clientèle effectivement plus internationale. Issu de 40 crus différents, elle est élaborée à partir de 40% de chardonnay et 60% de pinot noir et pinot meunier ; la bouche est plaisante, très fruitée, la bulle riche, presque onctueuse. Enfin, Taittinger propose également un demi-sec, dosé à 35 g/l, avec le même assemblage que le brut réserve, 40% de chardonnay et 60% de pinot.

Veuve ClicquotHaut de page

La célèbre étiquette jaune orange a fait le tour de la terre, et chacun, qu'il soit dans le bar huppé d'un palace ou dans les rayons d'une grande surface, la repère de très loin. Symbole de bon goût, de réputation, de qualité, la fameuse bouteille est un gage de plaisir et de satisfaction pour celui qui l'offre comme pour celui qui la reçoit.

HistoireHaut de page

La Veuve Clicquot n'a pas toujours été veuve. L'histoire commence en 1772 lorsque Philippe Clicquot, issu d'une famille aisé, fonde sa propre maison de négoce. Les affaires tournent suffisamment bien pour que, aidé de son fils François, il décide de traverser les frontières vers la fin du siècle. Malheureusement en 1805, l'année d'Austerlitz, le jeune patron décède brutalement de maladie. Sa veuve, Barbe Nicole Clicquot, née Ponsardin, n'a d'autre choix que de reprendre la maison qui exporte à cette époque plus de 100 000 bouteilles par an. Son beau-père désirant vendre, elle se décide à fonder sa propre marque sous la dénomination Champagne Veuve Clicquot-Ponsardin.
Elle montre, durant ces années troublées, une énergie et une intelligence des affaires exceptionnelles, résistant aux guerres napoléoniennes (on dit même qu'elle emploie des corsaires pour défendre les bateaux qui emportent son vin en Amérique) et aux problèmes qui en découlent, dans la production comme la commercialisation. En 1814, elle parvient même à déjouer le blocus et à livrer son champagne à la cour de Saint-Pétersbourg, où la noblesse tsariste comme les artistes, fêtent cette réussite, comme Gogol et Pouchkine, qui surnomme le champagne de la Veuve le " vin béni des dieux ". Avec son chef de cave, elle améliore également la technique du remuage pour débarrasser plus facilement les bouteilles du dépôt qui les troublent. Elle conserve, sur les bouchons de la marque, l'ancre qu'avait choisie Philippe Clicquot comme signe distinctif, et qui figure encore sur tous les bouchons de Veuve Clicquot
Les affaires prospèrent tout au long de la vie de celle qu'on appelle désormais la Grande Dame, titre renforcé par l'alliance de sa fille Clémentine avec un jeune noble désargenté, Louis de Chevigné. Dès 1821, elle a fait venir un jeune Allemand, Edouard Werlé, qui se montrera le plus à même de conserver à l'entreprise sa prédominance et aura également un rôle majeur dans la vie politique champenoise puisque, naturalisé français, il deviendra maire de Reims en 1850. Entre-temps, Barbe Nicole est devenue châtelaine en acquérant le château de Boursault, où elle finira ses jours, à près de 90 ans, après avoir laissé les destinées de la maison à Edouard Werlé au début des années 1940.
Elle laisse une entreprise florissante qui vend, à sa mort, près d'un million de bouteilles par an. Parmi sa descendance, quelques autres femmes à la personnalité forte, comme la duchesse d'Uzès, qui fut la première femme à obtenir le permis de conduire, en 1897, et la première aussi à avoir reçu une contravention pour excès de vitesse (sur une portion limitée à 12 km/h, elle avait été verbalisée pour avoir roulé à 15 km/h, ce qui rend admiratif pour le fonctionnaire qui a pu établir la différence...).
C'est en 1877, onze ans après sa mort, qu'apparaît la fameuse étiquette jaune qui fera partie de la réputation et de la légende de la maison (le brevet est déposé sous le nom de Veuve Clicquot Werlé). Une trentaine d'années plus tard, en 1909, la maison fait l'acquisition de 482 crayères pour garder ses trésors. Ces crayères s'étendent sur 24 km et forment un ensemble unique sur 24 km. La demeure qui accueille aujourd'hui les visiteurs est l'hôtel du Marc, qui fut construit en 1840 sur un terrain acheté par Barbe-Nicole, et destiné à être son hôtel particulier, jusqu'à la mort d'Edouard en 1884.
Veuve Clicquot devient Société Anonyme en 1963 et crée la fameuse cuvée La Grande Dame quelques années plus tard. L'événement est suivi par la création d'un prix récompensant la femme d'affaires de l'année (BWA, Business Woman Award). Deux siècles après la création de la maison Veuve Clicquot, tous les acteurs qui pérennisent aujourd'hui sa renommée s'inspirent de la devise de la Grande Dame : " Une seule qualité, la toute première ".

Le Vin de la Comète

L'année 1811 est une année faste pour le Champagne et pour la maison Clicquot. La récolte est exceptionnelle, le vin est d'une très haute qualité et le commerce est florissant. Certains observateurs relient cette réussite avec un événement majeur dans le ciel astral, le passage de la comète qui fera baptiser ce millésime " le Vin de la Comète ". Et le symbole, par une étoile, figure encore depuis parmi les " armes " de la maison.

Les cuvéesHaut de page

Un certain nombre de constantes caractérisent les qualités des champagnes Veuve Clicquot : la prédominance du pinot noir et l'utilisation des vins de réserve à hauteur de 25 à 40 %, un emploi systématique de la fermentation malolactique, et un dosage contrôlé, de 9 à 11 g/l pour toutes les cuvées en brut.

Brut Carte Jaune. Le fer de lance de la maison, la fameuse cuvée aperçue dans toutes les fêtes, celle qui est dans les films, les romans, les histoires qui finissent bien. Une cuvée équilibrée, à la bulle dense et légère à la fois, aromatique à nuances florales, avec une bonne persistance, très régulière au fil des ans.

Veuve Clicquot Rosé. Certaines grandes maisons ont commencé à élaborer leur rosé il y a quelques années seulement. Veuve Clicquot a été pionnier en la matière en lançant un brut rosé dès 1778. Dans un packaging très élégant, portant la signature à l'encre rouge de la Grande Dame, ce rosé continue, plus de deux siècles plus tard, à se distinguer. Il est issu, comme la législation le permet exclusivement en Champagne, de l'assemblage de vin blanc et de vin rouge.

Demi-sec. Comme toutes les maisons de prestige, Veuve Clicquot commercialise un demi-sec, moins diffusé que jadis du fait de l'évolution des goûts des consommateurs, qui privilégient davantage le brut aujourd'hui. Ce demi-sec garde néanmoins une certaine fraîcheur, et fait bien sûr un excellent partenaire de dessert ou de foie gras.

Vintages. Les vintages Veuve Clicquot bénéficient d'un savoir-faire ancestral puisque la maison fut la première à en produire en 1810. Depuis deux siècles, Veuve Clicquot, par l'intermédiaire de son chef de cave, sélectionne certaines cuvées, les grandes années, en les conduisant par un assemblage minutieux, jusqu'à cette pure expression du millésime. Veuve Clicquot produit un Vintage brut (on est actuellement sur la très belle année 2002. L'assemblage provient de 17 crus, tous classés en Grand Cru et Premier Cru, sur les plus beaux terroirs pour le pinot (Montagne de Reims, Vallée de la Marne) et sur la Côte des Blancs (Mesnil-sur-Oger...) pour les chardonnays. Le pinot atteint 60 %, le chardonnay 33 % et le pinot meunier 7 %. Le Vintage Rosé bénéficie des mêmes soins dans la sélection des parcelles, et il est, comme le brut rosé, issu d'un assemblage de vin rouge et de vin blanc. Enfin il existe aussi un Vintage Rich, plus spécialement créé pour le marché anglo-saxon, habitué aux dénominations comme " dry " ou " extra dry " ; ce " rich " se distingue par son opulence suave, son velouté, son harmonie en bouche.

La Grande Dame. Dans sa bouteille caractéristique, gravée de la fameuse ancre sur laquelle s'affichent les initiales VCP (Veuve Clicquot Ponsardin), la cuvée La Grande Dame célèbre l'excellence de la marque et sa pérennité. Inaugurée en 1972 pour le bicentenaire de Veuve Clicquot, La Grande Dame est la cuvée la plus prestigieuse de la marque et la plus emblématique. Mystérieuse et exclusive, elle ne sort pas en public tous les ans, et les derniers millésimes de la Grande Dame sont 1995, 1996, 1998, 2004 et 2006. Le Brut Rosé est élaboré dans les mêmes proportions de cépages, issus des pus beaux terroirs (Verzenay, Ambonnay, Bouzy, Verzy, Aÿ pour les rouges, Avize, Le Mesnil-sur-Oger pour les blancs) avec un apport de vin rouge de 15 %, provenant du terroir de Verzy.

Vranken-Pommery MonopoleHaut de page

Groupe majeur dans le négoce champenois, La maison Pommery appartient depuis 2002 au Groupe Vranken-Pommery Monopole. Mais c'est une marque de légende depuis des décennies. Souvenez-vous du délicieux Philadelphia Story de George Cukor sorti en 1940 sur les écrans. Katharine Hepburn hésite entre trois maris potentiels et boit du champagne. Pas n'importe lequel, une certaine cuvée qu'elle apprécie tant qu'elle est surnommée dans le film " Miss Pommery 1926 "...

HistoireHaut de page

La maison Pommery date de 1858, année où Alexandre Louis Pommery et Narcisse Greno, s'associent, d'abord dans le commerce de la laine, puis du champagne. À la mort d'Alexandre, c'est sa veuve, Jeanne Alexandrine Louise, qui oriente définitivement les affaires de la société vers le champagne, pour en faire un des plus importantes et les plus prestigieuses. C'est Louise qui, notamment, fera l'acquisition des crayères pour conserver les précieux flacons. Elle est secondée par Henry Vasnier, qui donne son nom au boulevard longeant la belle demeure des Polignac aujourd'hui transformée en hôtel de luxe. C'est à son initiative que la maison Pommery se lance dans des cuvées à faible dosage, popularisant ainsi la mode du brut qui mettra du temps à s'imposer et qui aujourd'hui représente plus de 90 % des champagnes. Passionnée d'art, elle fait appel aux plus grands créateurs de son époque, en particulier le sculpteur Gustave Navlet qui décore les crayères de quatre bas-reliefs monumentaux. Elle décède en 1890 dans son château de Chigny les Roses, où un buste à son effigie a été érigé au-dessus de la fontaine du village.
La maison sera transmise à ses descendants, sa fille Louise qui épouse Guy de Polignac, puis son petit-fils Melchior de Polignac qui en prend les destinées durant toute la première moitié du siècle. C'est en 1904 qu'il fit construire le superbe château des Crayères qui abrite aujourd'hui le prestigieux hôtel-restaurant du même nom. Il lègue ensuite le parc Pommery qui deviendra le Parc de Champagne et permettra aux sportifs de s'entraîner. Il sera également membre du Comité International Olympique. Il se retire au lendemain de la guerre, en 1945.
Après avoir connu plusieurs propriétaires, la maison a été rachetée à LVMH par le groupe Vranken présidé par Paul-François Vranken.

Les cuvéesHaut de page

Brut Royal. Une cuvée agréable, pleine de vivacité, pour tous les jours. Un brut bien fait qui se marie avec tous les plats de fête.

Brut Apanage. Une cuvée printanière et racée, des notes d'agrumes sur une bouche bien fraîche, tendue, bulle fine, une finale sur la vanille et l'amande douce. Un bon champagne pour accompagner l'apéritif.

Brut Rosé. Un rosé de bonne constitution, nez droit, bouche franche sur les fruits rouges, une note de gaieté pour accompagner l'apéritif.

Rosé Apanage. Un rosé assez puissant, une bouche ample, une bulle qui emplit la bouche, aux notes de fruits rouges, de fraise Tagada, avec quelques nuances exotiques. Un rosé plaisant pour l'entrée comme pour le dessert.

Brut Grand Cru Millésimé. Une cuvée de caractère, qui s'affirme à la dégustation, des notes fraîches de fruit à chair blanche (pêche, pêche de vigne) évoluant sur des notes briochées. Un partenaire pour tout le repas jusqu'au dessert de type charlotte. Excellent avec le biscuit de Reims.

Cuvée Louise. C'est la cuvée de prestige de Pommery, au flacon élégant, l'hommage à la grande Louise de Pommery qui fit vivre la marque au XIXe siècle. La Cuvée Louise existe aussi en rosé.

Les autres marques du groupeHaut de page

Le Groupe Vranken-Pommery Monopole possède également la marque de Champagne Heidsieck & Co Monopole, ainsi que le Champagne Charles Lafitte. En diversification, le groupe est également propriétaires des vins des Sables avec les domaines Listel, des vins de Provence avec le Château La Gordonne ainsi que les vins de Porto Rozès et Terras Do Grifo.

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