Le guide thématique Petit Futé FRANCE À MOTO : La Camargue

La Camargue

Circuit 79
Circuit 79

Ah, la Camargue ! Ses étangs et ses espaces sauvages, ses taureaux, ses chevaux, ses gardians... Si les virages sont quasiment absents de cette immense étendue que certains motards trouveront désespérément plate, les paysages n'en sont pas moins enchanteurs, notamment lors du coucher du soleil sur les salins ou sur les roseaux de l'étang de Vaccarès. Prévoyez de consacrer une large partie de votre virée à la visite des villes, dont Arles qui pourrait vous prendre beaucoup, beaucoup de temps avec son immense patrimoine archéologique ; Saintes-Maries-de-la-Mer, célèbre pour ses pèlerinages ; et Aigues-Mortes, la cité fortifiée d'où partirent plusieurs croisades vers la Terre sainte. Au départ d'Arles, rendez-vous par les N113, N568 et D268 à Salin-de-Giraud, qui mérite un premier arrêt, puis remontez le long du Grand Rhône par la D36 jusqu'à la bifurcation avec la D37. Tournez à gauche et allez longer l'étang de Vaccarès avant de rejoindre Albaron. De là, vous pourrez vous rendre au musée de la Camargue, au mas du Pont-de-Rousty, ou décidez de piquer vers les Saintes-Maries, via le château d'Avignon. Après avoir visité, prenez la D38 en direction d'Aigues-Mortes. A quelques kilomètres de là, si vous le souhaitez et après vous être renseignés sur les horaires, vous pourrez dévier de notre itinéraire et traverser le Petit Rhône en empruntant le bac à roues à aubes du Sauvage. Coupez ensuite le circuit par la D85 pour allez visiter Aigues-Mortes et, éventuellement, aller jeter un oeil au Grau-du-Roi. Reprenez ensuite votre route vers Aimargues par la D46 via la tour Carbonnière (ne prenez pas immédiatement la détestable D979 !). A Aimargues, rendez vous à Saint-Gilles, à voir notamment pour son abbatiale et son tombeau, via Vauvert et la réserve naturelle régionale du Scamandre. Attention à la forte pression touristique en été et lors des pèlerinages des Saintes-Maries-de-la-Mer (en mai pour le pèlerinage gitan, - et fin octobre), mais aussi et surtout aux moustiques, féroces et omniprésents malgré les nombreuses campagnes d'éradication réalisées ces dernières années.

La Camargue
La Camargue

Arles, la plus grande commune de France avec 75 000 ha, est la ville qui compte le plus de monuments romains - après Rome. Elle est inscrite sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1981. Peuplée de 50 500 habitants, elle se trouve au milieu d'espaces naturels exceptionnels : les rives du Rhône, la plaine de la Crau, la Camargue et les Alpilles. Durant l'Age du fer (VIIIe-IIe siècles avant J.-C.), Arles constitue l'un des principaux oppida de la Celtique méditerranéenne. En 46 avant J.-C., Jules César y fonde une colonie de droit romain. Dès lors, de splendides monuments sont édifiés et la ville prospère rapidement. Sous le règne de l'empereur Constantin, elle est surnommée " Petite Rome des Gaules ". Sa visite est incontournable pour qui passe dans la région. La découverte dans le Rhône, en 2008, du plus vieux buste connu de Jules César permet de penser que tout n'a pas encore été dit sur son passé. Quoi qu'il en soit, le motard est souvent chargé et un guide moto de la région ne saurait vous satisfaire pour la visite complète de cette ville. N'hésitez pas alors à vous rendre à l'office de tourisme pour mieux cibler votre visite et éventuellement faire l'achat d'un pass. Si vous ne faites qu'un bref passage à Arles, à défaut de visiter tous les monuments, rejoignez l'amphithéâtre, communément appelé " Les Arènes ". Faites-en le tour, ainsi que celui du théâtre antique (ou théâtre romain), situé juste en face, et, avant de quitter la ville, arrêtez-vous à l'une des terrasses ombragées du boulevard des Lices. Avec un peu plus de temps, ajoutez à votre visite l'Hôtel de Ville, l'obélisque, et l'église Saint-Trophime : ils sont dans le même périmètre.

Salin-de-GiraudHaut de page

Une fois passé le village, on descend vers les Salins. Beau point de vue à l'entrée du site d'exploitation, notamment au coucher du soleil quand les marais renvoient des teintes roses, blanches ou violettes.

Albaraon n'est qu'un point de passage sur votre parcours. Si vous souhaitez vous rendre au musée de la Camargue, tournez à droite sur la D570. Sinon, prenez à gauche. A 10 km, en direction des Saintes-Marie-de-la-Mer, arrêtez-vous au château d'Avignon.

Les Saintes-Maries-de-la-MerHaut de page

La légende raconte qu'après la mort du Christ, les saintes Marie-Jacobé, Marie-Salomé et Marie-Sarah accostèrent, dans une barque, sur la terre de Camargue. Elles firent élever un oratoire en remerciement pour avoir eu la vie sauve durant leur traversée depuis l'Orient. Les Saintes-Maries-de-la-Mer devinrent, dès le XIXe siècle, un lieu de pèlerinage où se retrouvent chaque année les gitans venus de toute l'Europe. Depuis la toiture-terrasse de l'église, on peut admirer une belle vue panoramique sur le village, l'étang de Vaccarès et la mer, toute proche.

Aigues-MortesHaut de page

Vieille fortifiée peuplée de 6 000 habitants, Aigues-Mortes, dont le nom latin signifie " eaux mortes ", affiche un prestigieux patrimoine. Son histoire commence par un simple canal creusé en 102 avant J.-C., par un général romain. En 791, Charlemagne fait ériger la tour Matafère, au milieu des marécages, pour la sûreté des pêcheurs et des ouvriers des salins qui vivent alors dans des cabanes en roseau. Cette tour sera par la suite concédée aux bénédictins de l'abbaye de Psalmodie qui se chargeront d'assurer les affaires des villageois. En 1240, Louis IX souhaite un accès direct à la mer pour lancer ses croisades. Il obtient la ville et les terres alentour auprès des moines de l'abbaye. Les travaux sont d'abord consacrés à la construction du port d'où Louis IX s'embarquera par deux fois pour les Croisades, en 1248 et en 1270. En 1242 commence la construction de la tour de Constance, destinée à assurer la protection du port et de la cité. Elle est achevée en 1254 et est alors l'unique élément défensif d'Aigues-Mortes. Ce n'est qu'en 1272, peu après la mort de Louis IX, que son fils, Philippe le Hardi, ordonne la construction de remparts. Les travaux s'achèveront 30 ans plus tard, en 1285, par la volonté de Philippe le Bel. Quant à la tour Carbonnière, destinée à servir de tour de guet et à protéger l'accès à la ville, elle ne sera construite qu'à la fin du XIIIe siècle. Au sud, les vastes terres inondées abritent une faune et une flore exceptionnelles ainsi que les salines de la Compagnie des salins du Midi, où des visites sont organisées.

Aigues-Mortes.
Aigues-Mortes.
A voir / A faireHaut de page
A proximité d'Aigues-Mortes : la visite du Salin

Sur la route qui mène au Grau-du-Roi, à 1,5 km au sud d'Aigues-Mortes.

Le Grau-du-RoiHaut de page

Lunel est une ville de 22 000 habitants, en dehors du circuit proposé, mais par où vous pourrez néanmoins faire détour. De nombreuses demeures et bâtiments anciens témoignent du passé prestigieux de la ville, tels la porte Notre-Dame (vestiges de la première enceinte médiévale), la tour des prisons (fin XIe ou XIIe siècle) ; l'hôtel de Bernis et l'ancienne synagogue (XIIe siècle), l'église Notre-Dame-du-Lac (rebâtie au XVIIe siècle), les halles couvertes (1908), l'ancien couvent des Capucins (XVIIe siècle).

En cas de panneHaut de page
AimarguesHaut de page

Le centre calme et aux ruelles ombragées de cette petite commune de 4 000 habitants est typique des villages de Petite Camargue. Aimargues est principalement connue pour sa fête votive de juillet.

Saint-GillesHaut de page

Saint-Gilles-du-Gard est une commune de 11 600 habitants qui doit son nom à l'abbé Gilles l'Ermite (VIIe siècle), dont elle garde le tombeau. Ce lieu fut l'un des plus importants sanctuaires de pèlerinage de la chrétienté du XIIe siècle. Toutefois, la présence de plusieurs ports élargissant les échanges commerciaux avec l'Europe et la protection des comtes de Toulouse influèrent également sur le rayonnement de la cité. Si la ville perdit au fil du temps de son aura, elle demeure aujourd'hui très connue comme l'aboutissement du chemin de Regordane (ou chemin de Saint-Gilles), qui relie en 242 km le Puy-en-Velay à Saint-Gilles. A voir dans la ville : l'abbatiale du XIIe siècle, avec la crypte et le tombeau de saint Gilles ; le musée de la Maison romane, avec des collections archéologiques provenant de l'abbaye.

Réparations hors circuitHaut de page
Salon-de-ProvenceHaut de page
En cas de panneHaut de page
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