Le guide thématique Petit Futé FRANCE À MOTO : De Berck au Pays des sept vallées

De Berck au Pays des sept vallées

A proximité des stations balnéaires de la Côte d'Opale, dans la partie sud-ouest du Pas-de-Calais, se cache un pays de rivières, de chemin creux, de forêts et de bocages où l'eau a patiemment modelé les paysages. Le Pays des sept vallées (formé par les vallées de l'Authie et de la Canche - les deux principaux cours d'eau, du Bras de Brosne, de la Créquoise, de la Lys, de la Planquette et de la Ternoise) vous ouvre ses portes, ou plutôt ses routes, sinueuses et pittoresques à souhait. De l'autre coté de l'Authie, une incursion en pays Picard vous permettra de vous approcher de la baie de Somme avant de monter sur les hauteurs de Crécy, haut lieu de la célèbre bataille qui, le 26 août 1346, s'acheva par une cuisante défaite française. D'Hesdin à Frévent, vous reprendrez le suivi de la Canche, en passant à coté d'Azincourt, autre lieu de bataille mémorable et de défaite de la chevalerie française qui eut lieu le 25 octobre 1415, avant de rejoindre Saint-Pol-sur-Teroise. De là, retour en direction de la côte par une succession de petites routes en terrain découvert et venteux, au milieu des champs et d'un des plus grands parcs éolien de France. L'arrivée à Berck se fera via les stations de Hardelot, le Touquet-Paris-Plage et Merlimont qui, malgré un tourisme local et frontalier très important, méritent le coup d'oeil, voire une baignade si la saison s'y prête.

De Berck au Pays des sept vallées
De Berck au Pays des sept vallées
Crécy-en-PonthieuHaut de page
La Bataille de Crécy

Le 12 juillet 1346, Edouard III débarque avec 40 000 hommes à Saint-Vaast-la-Hougue, puis pille et brûle la côte jusqu'à Caen. Alors qu'il remonte la Seine pour rejoindre et prendre Paris, il apprend l'arrivée à sa rencontre d'une puissante armée française. Il décide une retraite sur Calais mais éprouve des difficultés à traverser la Somme. Après une première bataille à son désavantage, il s'installe sur les hauteurs de Crécy-en-Ponthieu. Le matin du 26 août, les troupes françaises sont à vue alors que les Anglais sont affamés et mal en point après de lourdes pertes. Bien que la sagesse aurait du dicter d'attendre davantage, les Français décident de lancer l'attaque. On estime alors les forces en présence à 20 000 hommes pour les Anglais et 50 000 pour les Français. Les arbalétriers engagent la bataille mais ne parviennent pas à toucher les lignes anglaises situées en hauteur. En revanche la répliques des archers anglais et cinglante et crée de nombreuses pertes. Ivres de rage, les chevaliers français montent à l'assaut, cherchant à atteindre au plus vite le sommet de la butte où sont retranchés leurs adversaires. Cette montée sur un sol détrempé par un violent orage est un véritable calvaire. Le soleil qui a succédé à la pluie les aveugle et ils ne peuvent répliquer aux flèches anglaises qui parsèment leurs rangs. Plusieurs milliers de combattants français, dont pas moins de 1 500 chevaliers succombent. La bataille tourne au désastre. La bataille de Crécy restera dans les annales du Moyen Age comme la première défaite de la chevalerie française et une véritable hécatombe.

AzincourtHaut de page
La Bataille d'Azincourt

Le vendredi 25 octobre 1415, sur le site d'Azincourt, 8 500 hommes dont 7 000 Français, perdent la vie lors d'une sanglante bataille de la guerre de Cent Ans. Les troupes françaises, fortes de quelque 18 000 hommes, tentaient alors de barrer la route aux 6 000 hommes de l'armée du roi d'Angleterre, Henri V, qui regagnait Calais après une incursion de quelques mois dans le royaume de France. L'armée du roi de France, Charles VI, parvient à rattraper les Anglais le 24 octobre et décide d'une attaque le lendemain malgré les pluies torrentielles qui s'abattent sur le terrain toute la nuit. Quand la bataille s'engage, après plusieurs heures de veines négociations, la cavalerie lourde n'est pas à son avantage : le terrain est boueux et l'armée anglaise et en partie composée d'archers redoutables. La chevalerie française, transpercée par les flèches des arcs à longue portée, est rapidement mise en déroute. Ce désastre, qui eut lieu moins de 70 ans après de celui de Crécy (1346), est considéré comme la fin de la chevalerie et le début de la suprématie des armes à distance, dont l'artillerie...qui deviendra une spécialité française.

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