Le guide thématique Petit Futé FRANCE À MOTO : Le Haut-Doubs

Le Haut-Doubs

Circuit 38
Circuit 38

De Montbéliard, prenez la D437 qui suit le cours du Doubs jusqu'à Saint-Hippolyte, situé à une trentaine de kilomètres. A la sortie de la ville, prenez la direction du plateau de Maîche. Bien que cette seconde portion de route soit assez agréable avec ses nombreux virages, elle est néanmoins très fréquentée. C'est avec soulagement que vous bifurquez à Maîche sur la D464 pour atteindre la D39, dans la combe du Dessoubre et beaucoup plus propice à la flânerie. Vous êtes alors sur un tracé sinueux qui vous permet de rejoindre Morteau par le chemin des écoliers avec comme points d'intérêt le cirque de la Consolation, fermé par des falaises qui atteignent 350 m, et le rocher du Prêtre, un promontoire rocheux offrant un point de vue impressionnant sur le site. Le hameau situé au creux du cirque, Consolation-Maisonnettes, peut être le point de départ d'une balade à pied au cours de laquelle plusieurs cascades méritent le coup d'oeil. Le lieu est également la source du Dessoubre. Attention : l'endroit est touristique et, par conséquent, très fréquenté les week-ends. Arrivé à Morteau, prenez une pause, le temps d'un déjeuner par exemple, avant de reprendre votre route vers la Suisse. Morteau est particulièrement connue pour sa saucisse fumée du même nom. A Villers-le-Lac, quittez la route principale D461 pour suivre la frontière et les magnifiques gorges du Doubs qui, après le col de la Vierge, se terminent par la corniche de Goumois. Ne ratez pas l'arrêt aux Echelles de la Mort, sauf si vous êtes sujet au vertige ! Faites ensuite une incursion en terre helvète pour rejoindre Montfaucon puis la très jolie route, en lacets serrés dans sa première partie en descente, qui vous ramènera en France via la petite commune frontalière de Burnevillers. Reprenez à Gléré la route longeant le Doubs en direction de Saint-Hippolyte, où vous bifurquerez sur la D121 afin de revenir sur les hauteurs du plateau. De là, rejoignez Montbéliard en traversant Blamont, Hérimoncourt et Seloncourt. Rappelez-vous que vous devez avoir une pièce d'identité, hors permis de conduire, pour traverser la Suisse.

Le Haut-Doubs
Le Haut-Doubs
MontbéliardHaut de page

Montbéliard et ses 28 000 habitants sont au centre d'une agglomération de plus de 120 000 âmes, que tout le monde ici connaît sous l'appellation de Pays de Montbéliard. La ville tire son originalité de son identité alémanique en pleine terre française. En effet, dès 1397, Montbéliard passa sous domination de l'Empire allemand avant de devenir principauté indépendante en 1495. Ses rapports étroits avec l'autre côté du Rhin transforment la ville : l'administration et l'urbanisme se modernisent, mais surtout la réforme protestante s'impose. Enclave protestante dans une France catholique, Montbéliard accueille de nombreux huguenots persécutés tandis que les pasteurs alphabétisent la population. C'est à cette époque que l'architecte Heinrich Schickhardt redessine la ville : on lui doit, entre autres, le faubourg de Besançon, le bâtiment des Halles et le temple Saint-Martin. Cette identité forte permet au Pays de Montbéliard de résister aux occupations successives du roi de France. Mais, en 1792, la Principauté de Montbéliard se rattache à la République française. Conservant son identité luthérienne, elle développe rapidement un tissu économique prospère basé sur l'horlogerie et le textile.

La saucisse de Montbéliard

La saucisse de Montbéliard, est une sorte d'andouille fumée. Certains ethnologues en attestent la trace dès 58 avant J.-C ! La recette de fabrication locale est farouchement défendue par la confrérie des Compagnons du Boitchu, qui regroupe des maîtres-charcutiers et des bénévoles dévoués de la région. La saucisse se consomme chaude ou froide, accompagnée de lentilles, de pois, de pommes en robe des champs ou de choux en potée.

Saint-HippolyteHaut de page

Au confluent du Doubs et du Dessoubre, ce bourg médiéval fortifié fut la capitale de la Franche-Montagne au XIIIe siècle. A côté du pont du Doubs, l'ancien couvent des Ursulines (XVIIIe siècle) domine la rivière. En empruntant la D437C sur environ 3 km, on peut aller admirer la perspective sur la grotte du château de la Roche (château dont il ne reste rien), à l'ouverture impressionnante de 45 m de haut sur 17 m de large, creusée dans la falaise.

Situé sur le plateau du Doubs, la ville est connue pour ses ses élevages de puissants chevaux comtois. On y trouve de belles demeures, comme cette grande maison néogothique à l'entrée sud de la ville. A gauche de l'église du XVIIIe siècle, on aperçoit le château, propriété du comte Charles de Montalembert (1810-1870), célèbre polémiste catholique libéral, élu député du Doubs en 1848. A proximité de la porte d'entrée, une plaque rappelle la rencontre ayant eu lieu ici entre De Gaulle, Churchill et Eisenhower, le 13 novembre 1944.

La vallée du DessoubreHaut de page

Sur la D39, de Consolation, où il prend sa source, à Saint-Hippolyte, où il se jette dans le Doubs, le Dessoubre coule sur 33 km dans une vallée où existaient autrefois de nombreux moulins à aubes. On apprécie la frondaison des berges, le calme et la douceur des lieux. Méfiance cependant en suivant cette jolie route : les essayistes de Peugeot à Sochaux testent parfois les derniers modèles sur les petits lacets serrés  !

Consolation-MaisonnettesHaut de page

Le village fut fondé au XIVe siècle par les soldats qui gardaient le château du Cirque (le château de Châtelneuf-en-Vennes) et avaient obtenu le droit de " maisonnetter ". Au XVIIe siècle, les pierres du château, détruit par les Suédois en 1639, servirent à bâtir le monastère de Consolation. A voir  : la chapelle classée, Notre-Dame-de-Consolation (XVe et XVIe siècle), qui se trouve à l'intérieur du monastère, le cirque, la source du Dessoubre et le point de vue du rocher du Prêtre.

A voir / A faireHaut de page
Le cirque de Consolation

Egalement appelé val de Consolation, cet immense cirque de roches est l'un des endroits les plus beaux de la région. Cet espace de 40 ha comprend plusieurs sources et cascades et offre de magnifiques points de vue. Au centre du cirque trône le monastère de Consolation, aujourd'hui reconverti en centre d'accueil. Il abrite entre autres la chapelle Notre-Dame-de-Consolation et accueille annuellement plus de 100 000 visiteurs.

Avec environ 7 000 habitants, Morteau est la commune la plus importante du Val de Morteau. Bien que la ville soit connue pour sa spécialité gastronomique, la saucisse de Morteau, c'est principalement à l'horlogerie qu'elle doit, depuis le XVIIIe siècle, son développement économique. On peut y voir deux belles maisons : le château Pertusier, construit en 1576 et qui abrite le musée de l'horlogerie, et la mairie, datant de 1590.

Villers-le-LacHaut de page

Villers-le-Lac, charmante petite localité située à quelques centaines de mètres de la frontière suisse, est dotée d'un important patrimoine naturel. L'incontournable promenade  : la croisière sur le Doubs en bateau-mouche.

Villers-le-Lac
Villers-le-Lac
A voir / A faireHaut de page
Le saut du Doubs

Après avoir parcouru calmement la vallée depuis sa source au voisinage de Mouthe, le Doubs prend de la vigueur. A hauteur du lac de Chaillexon (nommé lac des Brenets du côté suisse), il se déverse par le saut du Doubs. Haute de 27 m, cette chute d'eau très spectaculaire marque la frontière franco-suisse. Un fléchage permet d'accéder à un parking situé à environ 30 min de marche du saut. Si on souhaite accéder aux chutes par voie d'eau, des bateaux de plaisance partent de Villers-le-Lac.

Fournet-BlancherocheHaut de page
CharquemontHaut de page

Dès le XVIIIe siècle, de nombreux paysans-horlogers des environs de Charquemont participent à la mise en place de la production horlogère française. De nos jours, la ville pérpétue sa tradition et abrite des entreprises de grande qualité, telles Jean-Louis Frésard, Michel Herbelin et Saint-Honoré.

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