Le guide thématique Petit Futé FRANCE À MOTO : Le Morbihan

Le Morbihan

Circuit 4
Circuit 4

C'est Vannes, le golfe, ses îles et les alignements de Carnac, qui attirent en priorité dans cette région. Cependant, malgré le caractère remarquable de la côte, les routes les plus agréables et les plus tranquilles sont dans la partie nord de ce circuit. Après une première halte à Auray et avant de rejoindre Carnac via La Trinité, pensez à faire un léger crochet par Locmariaquer. On y trouve ce qui fut le plus grand menhir du monde. Aujourd'hui étendu sur le sol et fragmenté en quatre blocs, il mesurait, 4 500 avant J.-C., plus de 20 m de haut et pesait 350 t. A Carnac, rendez vous au nord de la ville. Bien que les alignements soient répartis en plusieurs lieux c'est là qu'on trouve les plus importants. A proximité, d'autres vestiges préhistoriques méritent le détour, tels les dolmens de Mane-Kérioned et de Keriaval ou le tumulus de Kercado. Rejoignez ensuite par la D768 la superbe presqu'île de Quiberon et allez à la pointe de Conguel. Un sentier qui en fait le tour vous mènera à une table d'orientation. Pour le retour, ne manquez pas de suivre la côte sauvage. Passé Sainte-Anne-d'Auray, qui accueille chaque année son traditionnel pèlerinage des motards, les champs se succèdent sur des départementales peu fréquentées et en très bon état. Faites une halte à Rocherfort-en-Terre, ancienne place forte et cité féodale, et allez visiter son château et, éventuellement, le parc de la Préhistoire. Rendez vous ensuite à Redon, qui est le point extrême du circuit. Les amateurs de parfum ne manqueront pas auparavant de faire un détour par La Gacilly, afin de visiter le jardin botanique d'Yves Rocher. La petite commune est également connue pour ses nombreux artisans. Revenez ensuite vers Vannes par les petites routes via Caden, Questembert et Berric.

Le Morbihan
Le Morbihan

C'est ici que Nominoë proclama l'indépendance de la Bretagne en 845, et c'est ici, en 1532, qu'elle la perdit ! Dès la fin du XIVe siècle, Vannes devient le lieu de résidence favori des ducs de Bretagne, qui logent au château de l'Hermine (détruit depuis). Le château Gaillard, quant à lui, remarquable hôtel particulier du XVe siècle et aujourd'hui musée archéologique, accueillit le Parlement de Bretagne pendant son exil. La cathédrale Saint-Pierre, maintes fois transformée, s'élève au coeur de la ville, et on peut voir, face aux jardins de la Garenne et dans le Vieux-Vannes, ce qui reste des remparts, à savoir les tours et les portes.

En cas de panneHaut de page

Point de rencontre de l'axe Vannes-Lorient et d'un profond bras de mer qui a creusé son lit à l'ouest du golfe du Morbihan, Auray et ses alentours constituent d'abord un pays de terre mêlé d'eau, où de nombreux agriculteurs se lancèrent dans l'ostréiculture. Marchez dans le quartier ancien de cette ville labelisée Cité d'art et d'histoire, le nez en l'air, pour en voir les monuments : église Saint-Gildas, mausolée de Cadoudal, chapelle du Saint-Esprit... Puis descendez par la rue du Château, bordée de maisons du XVIIe siècle, jusqu'au ravissant port de Saint-Goustan, de l'autre côté du petit pont de pierre. Remontez ensuite les minuscules et tranquilles ruelles derrière l'ensemble de maisons du XVe siècle, comme la rue Saint-René et la pittoresque rue du Petit-Port.

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La Trinité-sur-MerHaut de page

La Trinité-sur-Mer est le rendez-vous incontournable de la plaisance et des grands noms des courses nautiques. Outre le tourisme, l'ostréiculture y est l'une des activités professionnelles les plus florissantes, particulièrement dans la rivière de Crac'h, où se récolte l'huître creuse. Le pont de Kerisper, qui enjambe la rivière, offre la possibilité de jeter un coup d'oeil incomparable sur la baie.

Le pont de Kérisper.
Le pont de Kérisper.

En breton, on l'appelle Kerrec, ce qui signifie " le lieu des pierres ". Formés par de longues lignes parallèles de menhirs (pierres levées), les alignements s'étalent d'est en ouest sur près d'un kilomètre et demi, depuis la métairie du Ménec jusqu'au château du Laz et du village de La Trinité. Au XVIIIe siècle, on dénombrait près de 4 000 pierres ! Aujourd'hui, il en reste moins de 3 000. Le site a été classé afin de protéger ces colosses aux pieds d'argile que le temps et les visiteurs ont bousculé. Ce n'est donc pas sans une certaine émotion que l'on se glisse parmi ces menhirs chargés d'histoire. En fermant les yeux, on remonte le temps et on imagine ceux qui ont dressé ces pierres. Alors l'Histoire devient Préhistoire...

QuiberonHaut de page

Reliée au continent par une flèche de sable de 7 km, la presqu'île présente un contraste saisissant entre la côte orientale, calme et sablonneuse, et le flanc occidental, rocheux et battu par la houle : la fameuse Côte sauvage. Il n'y existe pas de constructions antérieures à 1746 car, cette même année, l'amiral anglais Lestock lance ses marins sur la presqu'île, qui est mise à feu et à sang pendant une semaine. En 1882, le chemin de fer atteint Quiberon pour des raisons économiques, à savoir le transport rapide des sardines. A cette époque, il existe près d'une vingtaine de conserveries qui emploient plus de 1 500 ouvrières. Quiberon est le premier port sardinier de France, mais le tourisme devient rapidement la locomotive économique et Quiberon obtient le label en 1924. C'est en 1963 que Louison Bobet fonde la thalassothérapie ; aujourd'hui, plus de 65 000 curistes fréquentent les lieux chaque année. Il faut parfois être patient pour atteindre Quiberon, car en saison le trafic automobile est intense.

Sainte-Anne d'AurayHaut de page

Basilique, cloître, galerie d'art religieux, musée du costume breton, Sainte-Anne-d'Auray est le plus important lieu de pèlerinage de Bretagne. Il accueille plus de 800 000 visiteurs par an, dont la majorité sont des pèlerins. Chaque année, ils viennent par milliers au grand pardon de Sainte-Anne le 26 juillet, qui se situe au troisième rang des pèlerinages français après Lourdes et Lisieux. La mère de la Vierge Marie est vénérée ici depuis le Ve siècle, mais le pèlerinage a commencé au XVIIe siècle, à la suite des apparitions de sainte Anne à Yves Nicolazic, un pieux laboureur, en juillet 1623. Deux ans plus tard, fut posée la première pierre du sanctuaire dédié à sainte Anne, à l'endroit même où celle-ci surgit devant le paysan breton. Il s'ensuivit la construction d'un couvent des Carmes et d'un magnifique cloître encore visible aujourd'hui. Ce n'est pas le cas de la première chapelle, qui a laissé sa place à la basilique actuelle en granit, édifiée entre 1866 et 1877 dans un style néo-Renaissance. Attenant à la basilique, l'impressionnant trésor regorge d'objets votifs, qui vont des maquettes de bateaux aux bijoux et aux dentelles, en passant par le maillot jaune de Jean Robic, vainqueur du Tour en France en 1947 !

Sainte-Anne-d'Auray.
Sainte-Anne-d'Auray.
MalestroitHaut de page

Petite cité de caractère. L'origine du nom Malestroit est bretonne et signifie " le maître du passage " (maël trec'h), rappelant ainsi que pour passer l'Oust, il fallait acquitter un droit. C'est à Malestroit que fut signée, en 1343, dans la chapelle de la Madeleine aujourd'hui ruinée, la trêve de la guerre de Cent Ans. On verra prioritairement la superbe place du Bouffay, avec ses anciennes halles, l'église Saint-Gilles et ses statues, et la chapelle de la Madeleine, abîmée lors de la Révolution.

Rochefort-en-TerreHaut de page

Située sur un éperon rocheux, cette petite cité de caractère est réputée pour ses maisons des XVIe et XVIIe siècles. En flânant dans les rues, on découvre des façades colorées par la vigne vierge, le lierre, la glycine et les géraniums. Les plus observateurs remarqueront la diversité architecturale des constructions. Les maisons à pans de bois côtoient avec bonheur les bâtiments de style gothique et les demeures de la Renaissance.

Redon naquit voilà plus de 1 000 ans par une communauté de moines dirigée par saint Conwoïon. En 832, ce protégé de Nominoë, premier souverain breton, fonde un monastère bénédictin. Face aux violences et aux incertitudes politiques du Moyen Age, la ville est en partie fortifiée. Redon tirera ensuite avantage de sa position au carrefour des fleuves et de la proximité de l'Océan. Le port est alors un lieu d'échange par lequel transitent les produits agricoles de l'arrière-pays, en premier lieu le sel de Guérande. Aujourd'hui, Redon compte environ 10 000 habitants et son économie s'est diversifiée. De la sous-traitance automobile à la mécanique de précision en passant par l'agroalimentaire, la ville connaît un dynamisme certain. Elle profite aussi du rayonnement des usines Yves Rocher, à La Gacilly.

QuestembertHaut de page

Théâtre de la victoire d'Alain le Grand, roi de Bretagne, contre les Normands en 888, Questembert possède de belles maisons des XVe et XVIe siècles. Les halles datent de 1552, et leur remarquable charpente, classée, vaut à elle seule une visite. Outre ces halles, on soulignera l'intérêt de bâtiments tels que l'Hôtel Belmont et sa tourelle, l'Hôtel de Carne, les différentes fontaines et lavoirs des XVe et XVIe siècles, comme celui de l'ancien presbytère, ou encore la chapelle Saint-Michel du centre-ville, construite en 1440 et restaurée à partir du XVIIIe siècle.

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