Le guide thématique Petit Futé FRANCE À MOTO : Préparer son voyage

Préparer son voyage

Organisation du trajetHaut de page

Pour un voyage sans encombre, mieux vaut avoir anticipé sur les problèmes fréquemment rencontrés sur la route. Même si l'imprévu reste toujours de mise, beaucoup de petits soucis peuvent ainsi être évités ou en rester à de simples contretemps.

Itinéraire : vos outilsHaut de page

Le road book. Si on connaît précisément le parcours à effectuer, le plus simple consiste à établir un road book, avec les différentes étapes, le nom des routes, les distances entre chaque changement de direction... Ce road book peut être établi à partir d'une carte ou d'un atlas routier, sur lesquels on aura surligné les itinéraires à prendre, ou calculé par ordinateur, soit avec un logiciel dédié, soit sur Internet à l'aide de sites Web gratuits ou non (roadbookmoto.fr, www.roadium.fr, etc.), voire en utilisant les options proposées par les grands de la cartographie informatisée (Google Map, Mappy, Bing, Michelin et autres). Il suffit ensuite de l'imprimer et de le glisser dans son lecteur de carte.

Le GPS. Dans son utilisation basique, le GPS permet de rejoindre deux points sans risque d'erreur ou de se perdre en cours de route : vous êtes localisé en permanence. Si son intérêt est mineur quand on utilise les grands itinéraires, il devient en revanche très important lors de la traversée des grandes villes et de leurs agglomérations, quand la carte n'est plus assez précise et ne peut pas être consultée sans risque d'accident. L'aide supplémentaire apportée par le guidage vocal est incomparable.

En utilisation " réfléchie ", votre itinéraire peut être rentré étape par étape ou à l'aide de logiciels dédiés. Les grandes marque de GPS proposent également leur propre planificateur (Mydrive pour Tom Tom, Base Camp pour Garmin...). Le GPS vous permettra alors de découvrir toutes les routes, curiosités, points de chute dont vous aurez déterminés les coordonnées à l'avance. Évidement, les inconditionnels de la carte trouveront toujours à redire, notamment sur l'aspect aventure qui n'est plus au rendez-vous... Mais cet aspect devient beaucoup moins intéressant quand la nuit tombe, qu'il pleut, qu'on est fatigué et qu'on n'arrive plus à déchiffrer sur le bord de la route le papier trempé...

Les cartes. Pour qui ne souhaite pas s'encombrer d'un GPS, les cartes routières ne sont plus optionnelles mais indispensables pour se déplacer. Leur principal atout par rapport au GPS vient de la vue d'ensemble qu'elles donnent de la région traversée. La référence reste la carte Michelin, notamment avec ses fameuses"'routes vertes", incontournables pour définir son itinéraire sur des routes pittoresques et parfois méconnues. Sur une échelle moins vaste, les cartes IGN permettent d'avoir des indications très précises sur le relief et la végétation. La lisibilité des routes n'est toutefois pas toujours au rendez-vous. Optez pour les cartes étanches et indéchirables, qui se généralisent de plus en plus, moyennant un surcoût acceptable. Seul bémol : le traçage ou les remarques au crayon sur leur surface lisse n'est pas toujours aisé.

L'état du traficHaut de page

Même si les motos sont moins facilement bloquées dans les embouteillages que d'autres véhicules, il est plus agréable d'avoir une route libre devant les roues.

La plupart d'entre nous partent en vacances à la même période, celle des congés scolaires. Le meilleur moyen d'éviter les problèmes de circulation consiste, quand c'est possible, à partir avant ou après ces grandes transhumances. En plus de bénéficier de routes dégagées, voyager en basse ou moyenne saison permet de ne pas se ruiner dans la plupart des régions touristiques. Les économies faites notamment sur les hôtels et campings en mai-juin ou septembre-octobre peuvent être considérables. Quand ça n'est pas possible, ou que vous visez plutôt une petite escapade d'un week-end, des sites Web aident à éviter les bouchons. Le site de Bison Futé figure toujours parmi les plus complets. Pour l'autoroute, utilisez www.autoroutes.fr

La météoHaut de page

Contrairement à l'automobiliste, le motard ne peut pas faire abstraction de la météo. Sans toit ni climatisation, il ressent directement les caprices du ciel. Alors autant se renseigner sur les conditions météo que l'on est susceptible de rencontrer. Mieux vaut éviter une balade sur des routes de montagne, par exemple, quand il y a risque d'orage, et préférer la visite d'un village ou d'un musée.

On peut accéder aux prévisions météo sur de multiples supports. Les chaînes de télévision et les stations radio généralistes proposent une information assez imprécise. Pour la précision des données et leur actualisation permanente, préférez les sites Web.

En montagne ou en bord de mer, là où les conditions météo sont déterminantes, des lieux comme l'office de tourisme ou la capitainerie (dans les ports) affichent les bulletins météo.

Dans tous les cas, rappelez-vous que la météorologie n'est pas encore une science exacte et que les prévisions à plus de trois jours ne sont fiables qu'à environ 50 %.

Les radarsHaut de page

Outre les radars automatiques classiques (fixes, fixes à double sens, discriminants, de feux rouges - qui pour certains peuvent également à flasher les vitesses excessives, de passages à niveaux, de chantiers - appelés aussi autonomes) et les radars tronçons qui calculent la vitesse moyenne entre deux points, on peut se faire surprendre par différents systèmes mobiles déployés par les forces de l'ordre : radars embarqués, radars laser, jumelles, etc. Parmi ce nouvel arsenal mis en place ces dernières années, les véhicules équipés de radars intégrés à la carrosserie (voitures ou motos parfois banalisées) permettent le contrôle de votre vitesse, en roulant dans le même sens ou dans le sens inverse. Dénommés radars mobiles de nouvelle génération ou ETM (équipement de terrain mobile), ils sont invisibles dans le trafic y compris au moment du flash. Ils sont destinés à enregistrer les grands excès de vitesse. De plus, début 2017 est apparue une nouvelle génération de radar : le Mesta Fusion, un " Radar Doppler tracker multi-cible nouvelle génération ". Parmi ses principales caractéristiques : surveillance de 32 véhicules simultanément sur 8 voies différentes et sur une longueur de 200 m, marge d'erreur de 1 %, enregistrement vidéo...

Enfin, sachez que des sociétés privées sont prévues pour remplacer bientôt une partie des effectifs des forces de l'ordre dédiées aux contrôles de vitesse au moyen de voitures-radar banalisées. L'annonce a été faite en septembre 2017 par le ministre de l'Intérieur.

La marge technique d'erreur de tous les radars, hormis les radars mobiles de nouvelle génération, est de 5 km/h en-dessous de 100 km/h et de 5 % au-dessus de 100 km/h, toujours à l'avantage du conducteur. Par exemple, si vous êtes enregistré à une vitesse de 93 km/h, le chiffre retenu est de 88 km/h. Ou encore, si vous êtes contrôlé à une vitesse de 145 km/h, la vitesse retenue est de 137 km/h. Pour les radars mobiles de nouvelle génération, la marge est de 10 km/h pour les limitations de vitesse inférieure à 100 km/h et de 10 % pour les limitations de vitesse supérieures à 100 km/h.

Les avertisseurs et les détecteurs de radar sont interdits, qu'il s'agisse de GPS, d'applications pour Smartphones, de boîtiers portables, etc. Seuls sont autorisés les " assistants d'aide à la conduite " ou " AAC ". Depuis début 2012, tous les constructeurs d'appareils qui annonçaient les zones de contrôle radar ont développé des mises à jour destinées à légaliser leur produit. Certains sites Web vous permettent de connaître les emplacements des radars, actualisés par les internautes, comme www.motoservices.com ou www.radars-auto.com. A voir avant de prendre la route, ou en cas de doute sur un flashage.

Les panneaux annonçant une zone où la vitesse est contrôlée automatiquement, qui avaient commencé à disparaître au profit de radars pédagogiques avertisseurs de vitesse, sont redevenus obligatoires depuis février 2013. Ils sont implantés entre 1 et 2 km avant le premier radar. Les radars pédagogiques subsistent néanmoins dans certaines zones à risques, comme les écoles. Attention : les panneaux d'avertissement ne sont pas prévus pour les radars de feu rouge ni les radars mobiles. Les radars de chantiers ne sont pas toujours signalés comme ils le devraient.

Détecteur et avertisseur de radars : les sanctions

L'article R413-15 du code de la route, modifié par décret le 3 janvier 2012, prévoit 1 500 € d'amende (contravention de la cinquième classe), une suspension du permis pouvant aller jusqu'à trois ans, le retrait de six points sur le permis, la saisie du matériel voire même du véhicule en cas de possession d'un détecteur ou avertisseur de radars. Précisons également la confiscation du dispositif qui a servi ou était destiné à commettre l'infraction.

Les assistants d'aide à la conduiteHaut de page

Les appareils détecteurs ou avertisseurs de radars ont été convertis en assistants d'aide à la conduite. Il s'agit à présent de vous indiquer les zones accidentogènes ou à risques.

La différence est notable avec les anciens avertisseurs qui signalaient l'emplacement exact des radars fixes, en plus des zones sujettes à des contrôles fréquents de la vitesse.

L'assistant d'aide à la conduite signale des " zones de danger " dont le signalement se fait 300 mètres avant la zone en ville, 2 km sur route et 4 km sur autoroute. Une zone de danger " est une zone où il peut y avoir un radar, mais cela peut-être également un secteur particulièrement accidentogène ou un point noir " communiqué directement par la sécurité routière.

Les zones signalées par les autres utilisateurs sont des " zones à risques ", où l'on trouve indifféremment : des radars mobiles, des bouchons, des accidents ou des travaux.

Les stations-essenceHaut de page

En voyage, l'autonomie relative de la plupart des motos nécessite de passer souvent à la pompe. D'autant plus que chargé ou en roulant vite, vous consommerez sans doute davantage qu'à votre habitude.

Avant de partir ou pendant le trajet, se renseigner sur les stations-essence présentes sur votre parcours ou à proximité permet d'éviter la panne sèche. Dans certaines régions à faible densité d'habitation, on peut parcourir des routes sans station à plus de 50 km à la ronde. Dans les zones frontalières, par exemple près de la frontière espagnole, la différence de prix importante a fait disparaître de nombreuses pompes. Les applications smartphone Essence Motards, mon-essence.fr ou Gasoil Now font partie des nombreuses apps que l'on peut télécharger et utiliser facilement - quand on a du réseau...

Même si des GPS indiquent les stations proches de vous, le plus raisonnable dans les régions " à risque " est de faire le plein d'essence dès la moitié du réservoir épuisée.

Les motards (très) prévoyants emmènent un jerrycan souple en polyéthylène. Pliable, il prend très peu de place et coûte moins de 10 €. Utile en cas de coup dur pour aller chercher de l'essence à la station la plus proche ou siphonner le réservoir d'un pote.

Précautions avant le départHaut de page
Passer l'hiverHaut de page

Certains motards utilisent leur machine toute l'année, que ce soit dans les trajets quotidiens ou pour se balader le week-end. D'autres laissent leur moto hiberner et ne la ressortent qu'au printemps. Ce choix peut se comprendre, mais les motards des beaux jours doivent prendre certaines précautions.

Abriter la moto. L'idéal serait un garage chauffé mais plus que le froid, il faut à tout prix la préserver de la pluie. Si vous garez votre moto dans une cour, dans la rue ou sur un endroit exposé, protégez-la au mieux avec une housse spécifique moto. Le matériau doit en être à la fois étanche à l'eau et laisser circuler l'air pour ne pas favoriser l'apparition de la rouille.

Positionner la moto sur la béquille centrale, si elle en a une, pour ménager les pneus et les amortisseurs.

Remplir le réservoir afin d'éviter que l'air ne le fasse rouiller. Pour les motos sans injection, vidanger les carburateurs, pour ne pas les laisser s'encrasser. Une autre solution, consiste à faire le plein du réservoir et de rajouter un additif conservateur.

Retirer la batterie ou investissez dans un optimiseur de batterie. Ici, l'ennemi n'est pas la rouille, mais le froid qui décharge.

Au redémarrage de la moto, une vidange d'huile ne fait pas de mal et il est impératif de vérifier la pression des pneus qui se sont dégonflés.

Les vérifications techniquesHaut de page

En voyage, vous êtes loin de votre garagiste, souvent loin de tout garage... et parfois loin de tout. Pour peu qu'une averse vous tombe sur le casque, une panne ou un ennui technique devient vite une galère. Alors prenez vos précautions avant le départ, surtout si c'est pour une longue durée et des contrées inconnues.

Prévoyez les délais

N'hésitez pas à avancer la visite technique ou mieux, faites-en faire une pour l'occasion. Ce sera peut-être le prix de votre tranquillité. Ne vous laissez pas surprendre par le délai avant d'obtenir un rendez-vous chez votre garagiste, vous n'êtes pas le seul à vouloir partir en vacances à moto  !

On l'oublie parfois, mais les pneus sont un organe de sécurité essentiel, étant le seul lien entre la route et la moto. Les tensions auxquelles ils vont être soumis en voyage imposent une inspection minutieuse de leur aspect et de leur pression.

Un regard attentif permet de repérer les éventuelles coupures et tout autre irrégularité menaçant à terme l'intégrité du pneu. Dans l'idéal, il vaut mieux éviter d'avoir à les remplacer pendant le voyage. La loi impose de remplacer un pneu quand l'une des rainures mesurées est inférieure à 1,6 millimètre de profondeur. Prenez en compte la distance que vous avez prévu de parcourir et le poids supplémentaire dû au chargement, qui va accélérer l'usure. De plus, un pneu usé à plus de 50 % fait fortement augmenter le risque de crevaison, surtout à l'arrière.

Attention si vous changez de pneus : ils seront particulièrement glissants sur les premiers kilomètres. Rôdez-les sur toute leur surface pendant une centaine de kilomètres pour assurer leur adhérence complète. Si vous partez pour un long périple, choisissez des pneus routiers ou sport-route à gomme dure. Les pneus tendres des sportives ne possèdent qu'une durée de vie très courte (souvent moins de 5 000 km), du moins à l'échelle d'un grand voyage.

Une conduite souple, sans forte accélération ni freinage brutal, permet de prolonger la durée de vie des pneus (et accessoirement de consommer moins d'essence et d'économiser les plaquettes de freins).

Vous devez aussi contrôler la pression. Respecter les recommandations du constructeur indiquées dans le manuel du conducteur, et souvent par un autocollant sur votre machine. La pression des pneus s'effectue de préférence à froid (la pression mesurée d'un pneu chaud augmente d'environ 0,3 bar, plus encore en cas de forte chaleur). Vérifiez la pression des pneus tous les 1 000 km environ. Les stations-essence équipées d'un manomètre et d'un compresseur en état de marche (et accessibles gratuitement) se font de plus en plus rares. De plus, certains flexibles de gonfleurs sont à présent prolongés d'un manche rigide qui rend difficile voire impossible d'accéder aux valves de certains modèles de moto. Un manomètre de poche ne coûte pas cher, ne prend pas de place et rend bien des services. Au pire, vous trouverez des gonfleurs gratuits près des grandes barrières de péage autoroutier. Hors autoroute, sollicitez les garages et centres d'entretien auto. Ils possèdent tous un compresseur et acceptent généralement de bonne grâce de les laisser utiliser par les motards soucieux de leur sécurité. En rase campagne, souvenez-vous que tout paysan qui se respecte a également un compresseur à la ferme.

Pensez à l'anti-crevaison préventif. Disponible depuis plusieurs années, ce type de produit est commercialisé par plusieurs marques (Oko, Wheel Secure...). Bien qu'à base de gel semi-liquide, aucun balourd ne vient perturber la conduite. Il n'endommage pas l'intérieur du pneumatique et n'interdit pas les réparations. Il limite également les pertes de pression habituelles. Ces produits sont pour la plupart compatibles avec les dispositifs de contrôle de pression intégrés aux valves de certains modèles de moto.

Beaucoup de motos de type GT ou custom possèdent une transmission par cardan, à l'entretien réduit (vidange), ou par courroie. Pour les autres, la chaîne est toujours d'actualité. L'entretien du kit-chaîne est une opération régulière qui comporte la lubrification et la tension. La fréquence de graissage et de tension dépend des conditions d'utilisation, du kilométrage parcouru depuis le dernier entretien et du type de chaîne installé.

Les chaînes non équipées de joints toriques ne se trouvent plus aujourd'hui que sur certains modèles de petite cylindrée ou de compétition. Elles nécessitent un graissage très fréquent.

La chaîne à joints toriques est composée de maillons dont les axes de liaison sont protégés par des rouleaux lubrifiés à vie. Les joints toriques sont destinés à rendre étanche lesdits rouleaux et à protéger les axes de toutes souillures extérieures. Bien que la durée de vie de la chaîne soit ainsi allongée, il est toutefois nécessaire de graisser régulièrement l'extérieur des rouleaux qui entrent en liaison avec les pignons et la couronne du reste du kit-chaîne.

La chaîne basse friction est un modèle de chaîne à joints toriques dont la forme des joints est en croix au lieu d'être cylindrique. Sa durée de vie est supérieure à celle d'une chaîne à joints toriques traditionnelle.

Pour les opérations de nettoyage et de tension :

Nettoyez la chaîne avec un produit adapté vendu dans le commerce, voire du pétrole désaromatisé. Jamais avec de l'essence qui endommagerait les joints toriques.

Pulvérisez un fin jet continu de graisse en bombe sur la face interne de la chaîne tout en faisant tourner la roue à la main (béquille centrale) ou en déplaçant la moto progressivement. En fin d'opération, essuyez l'excédent de graisse.

Evitez de trop tendre la chaîne. D'une part, cela augmente le risque de la voir se casser. D'autre part, une chaîne trop tendue favorise son usure et celle des pièces en contact avec elle. Avant un voyage, surtout à deux, vérifiez que l'amplitude soit suffisante. La tension de la chaîne augmente lorsque la moto est chargée. Il suffit donc d'ajuster la tension une fois la moto équipée de sa charge.

Huile moteur et de transmissionHaut de page

La vérification des niveaux des différents fluides fait partie des contrôles indispensables avant de prendre la route.

Une quantité adaptée d'huile-moteur garantit le bon fonctionnement du moteur. Avant de partir en vacances, contrôlez bien le niveau d'huile, en le faisant bien sûr avec la moto droite et sur un terrain plat. Pour un périple de plusieurs milliers de kilomètres, une vidange peut s'imposer avant de partir.

Pour les possesseurs de moto à cardan, pensez également que l'huile spécifique de cet organe de transmission doit être vidangée et changée périodiquement.

Liquide de refroidissementHaut de page

Le liquide de refroidissement est remplacé environ tous les deux ou trois ans ou 40 000 km (règle générale). Au-delà, ses capacités anticorrosion, lubrifiantes et antigel deviennent très faibles, voire nulles.

La vérification de l'usure des plaquettes de freins avant et arrière doit être effectuée avec la plus grande attention. Les plaquettes trop usées émettent un son qui signale un changement nécessaire... Il est préférable d'éviter d'arriver à cette extrémité. Outre la vérification visuelle régulière des plaquettes, le contrôle du niveau de liquide de freinage permet de se faire une idée de l'état d'usure atteint. Pensez aussi à changer régulièrement le liquide de freinage lui-même.

Phares et feux de signalisationHaut de page

La propreté du phare compte beaucoup dans la qualité de l'éclairage. Nettoyez-le avant le départ et de temps en temps, surtout si vous roulez sous la pluie ou dans la poussière.

Avec une moto chargée, la zone couverte par les phares change, le faisceau éclaire plus haut, au risque d'éblouir les véhicules arrivant en face, voire de ne plus éclairer la route du tout. Il faut donc régler les phares lors d'un galop d'essai avec le chargement du voyage.

Changez éventuellement les ampoules avant de partir si vous estimez que vos feux de route et de croisement n'éclairent plus assez. Un petit parcours de nuit permet de mesurer leur efficacité. Il ne faut pas seulement vérifier les ampoules des phares, mais aussi celles des clignotants, des veilleuses et des feux stop.

Emportez avec vous des ampoules de rechange bien protégées des vibrations en les enveloppant dans un chiffon ou dans une boîte spécifique, ainsi que les outils nécessaires pour démonter le phare.

L'équipement contre les imprévusHaut de page

Malgré toutes les précautions, des pannes et autres soucis techniques sont susceptibles de se produire. Les motos modernes sont de plus en plus fiables mécaniquement, mais avec l'électronique actuelle, il devient plus difficile d'intervenir soi-même et le moindre souci nécessite souvent de faire transporter la moto au garage.

La trousse à outils. Pour tenter de réparer sa moto soi-même, quand c'est possible, mieux vaut ne pas l'avoir sacrifiée avant son départ pour gagner en place.

Le gilet haute visibilité. Depuis le 1er janvier 2016, les conducteurs de deux et trois-roues motorisés ont obligation d'avoir à bord de leur véhicule un gilet de haute visibilité, afin d'être visibles en cas de panne ou d'accident. Prenez-en deux si vous avez un passager.

Le manuel du véhicule. Nombre d'informations utiles s'y trouvent, notamment les indications relatives aux pannes électroniques susceptibles de s'afficher sur votre tableau de bord. Retrouver l'emplacement de la boîte à fusible peut aider également, sans parler des numéros de téléphone des concessionnaires de la marque ou des différents numéros de série, toujours demandés en cas de panne.

Le nécessaire anti-crevaison. La crevaison est un risque récurrent qui peut être minimisé par l'emploi d'un produit préventif anti-crevaison, facilement mis en place dans vos pneus avant votre départ par vous-même ou votre concessionnaire. Informez vous cependant sur la compatibilité du produit avec les capteurs de pression qui équipent peut-être votre machine. Quand la crevaison est bien là, une bombe anti-crevaison peut se montrer efficace. Elle ne devra pas être utilisée si vous possédez les capteurs de pression évoqués plus haut. Toutefois, sur un pneu tubeless (sans chambre à air), mieux vaut utiliser un kit de réparation qui permet de placer une mèche et d'injecter le contenu d'une cartouche de gaz pour rouler jusqu'au garage suivant. Le pneu pourra ensuite être réparé par un professionnel en plaçant une pièce par l'intérieur (seule réparation autorisée pour les tubeless). Ne conservez pas de réparation de fortune : vous courez le risque de voir votre pneu se dégonfler dans les jours qui suivent, voire subitement en roulant.

Les fusibles de rechange. Votre boîte à fusibles (il y en a souvent plusieurs) en contient à l'origine. Vérifiez cependant cela avant votre départ.

Savoir où se trouve la batterie

Qui sait exactement où se trouve sa batterie et comment y accéder ? Deux questions auxquelles vous feriez mieux de savoir répondre avant d'enfourcher votre machine hyper carénée ! Une moto laissée moteur à l'arrêt et par mégarde phares allumés ne démarrera plus après 15 à 20 minutes dans la plupart des cas, surtout en hiver. Hormis la poussette, il vous faudra démarrer votre bel engin en branchant des câbles sur votre batterie ou en la sortant de son logement pour la recharger.

L'assurance et le voyageHaut de page

Partir en voyage demande d'avoir une assurance moto appropriée. Si certaines compagnies font un distinguo entre un usage loisirs et les trajets entre domicile et lieu de travail, la promenade (petite ou grande) est en principe incluse dans tout contrat. Pour le reste, il existe une multitude de formules s'appliquant de façon très différente selon de nombreux facteurs. Bref, mieux vaut comparer le plus d'assureurs car aucun n'est identique.

La garantie assistanceHaut de page

Pour un voyage, le plus important est de bénéficier d'une assistance en cas de panne ou d'accident, quel que soit le lieu. La " franchise kilométrique " de nombreuses assurances rend inopérante l'assistance en cas de panne à moins de 50 km de son domicile. Sachez néanmoins que la franchise 0 km existe en option chez tous les assureurs et n'est pas très onéreuse. Les prises en charge diverses prennent toute leur importance en voyage. C'est le cas par exemple en ce qui concerne le rapatriement et l'hébergement sur place. A noter que la moto en panne est systématiquement remorquée vers le garage spécialisé le plus proche du lieu de la panne. Si la prise en charge des réparations par le garage ne peut avoir lieu immédiatement, l'assistance comprend généralement le rapatriement du motard en taxi ou en train. Certains contrats accordent une journée de location de voiture. Dans ce cas, le principal désagrément consiste en l'organisation d'une nouvelle expédition pour récupérer la moto, une fois celle-ci réparée. Ce qui est loin d'être pratique lorsqu'elle vous attend à quelques centaines de kilomètres ! Ce retour pour récupérer votre monture est bien souvent également pris en charge.

N'oubliez pas : emportez les coordonnées des garages motos, surtout les concessionnaires de la marque de votre machine, qui jalonnent votre parcours en cas de panne, ça peut servir.

En panne sur l'autoroute ou sur une voie express

Si vous tombez en panne sur autoroute ou une voie express, sachez que le remorquage et le dépannage y sont réglementés. Contactez en premier lieu votre assurance pour connaître les modalités de votre contrat d'assistance. Ceci fait, voici ce qu'il faut savoir :

Seuls des garages agréés peuvent intervenir. Pour être agréés, ils doivent remplir certaines conditions, comme par exemple se trouver à proximité de l'autoroute et pouvoir intervenir 24h/24 en moins de 30 min.

Vous devez toujours appeler depuis une borne d'urgence. Hormis le contact préalable avec votre assureur avec votre propre téléphone, n'essayez pas de joindre directement un garage. Le dépanneur qui vous sera envoyé doit, pour sa part, arriver dans la demi-heure suivant votre appel.

Les tarifs de dépannage et de remorquage sont fixés par arrêté du ministère de l'Economie et des Finances. Selon l'arrêté du 10 août 2017, le forfait de base pour les véhicules de moins de 1,8 tonne est de 124,83 €. Ce prix est majoré de 50 % pour les appels effectués entre 18h et 8h, ainsi que pour les appels effectués les samedis, dimanches et jours fériés. Voir le site www.autoroutes.fr/fr/depannage.htm

Ces tarifs s'appliquent pour  :

- Le dépannage sur place, hors fournitures et pour une durée de 30 minutes. Le temps supplémentaire nécessaire à la remise en état du véhicule est décomptés suivant le tarif de l'entreprise.

- Le remorquage jusqu'à une aire de repos et le dépannage, hors fournitures.

- Le remorquage jusqu'au garage du dépanneur, hors dépannage.

- Le remorquage où vous voulez, dans un rayon de 5 km après la sortie d'autoroute. Les kilomètres supplémentaires sont décomptés suivant le tarif de l'entreprise.

La couverture du piloteHaut de page

Peu d'assurés savent qu'un contrat d'assurance automobile ou moto, même tous risques, ne protège pas intégralement le conducteur lors d'un accident dont il est responsable. Quand votre contrat le prévoit (un sur deux), c'est souvent de façon insuffisante.

En ce qui concerne le conducteur, la législation actuellement en vigueur ne prévoit pas d'indemnité pour les préjudices corporels qu'il peut subir (incapacité temporaire de travail, invalidité, décès, etc.) s'il est en faute. De plus, les frais non remboursés par les organismes sociaux restent à la charge du conducteur. Ce qui revient à dire qu'on arrive parfois à mieux assurer son véhicule soi-même !

Bien évidemment, dans l'hypothèse où vous n'êtes pas responsable de l'accident, c'est l'assurance Responsabilité Civile du responsable qui interviendra pour vos dommages corporels (et matériels).

Sachez-le : si vous êtes responsable, votre assureur ne couvrira pas vos dommages corporels si vous n'avez pas souscrit une garantie individuelle du conducteur (vos passagers blessés seront pris en charge par votre Responsabilité Civile, car vous serez alors responsable de leurs dommages).

Afin de pallier à cette carence, vous pouvez souscrire une garantie individuelle du conducteur qui peut soit être intégrée en option à votre contrat, soit être souscrite par un contrat spécifique. 400 000 à 500 000 € (pour une invalidité à 100%) correspondent à un minimum requis.

La garantie individuelle du conducteur : une garantie optionnelle à ne pas négliger

Cette garantie offre au conducteur responsable d'un accident la même protection que celle dont bénéficient légalement les victimes. Le conducteur est indemnisé pour ses frais médicaux (pharmacie, chirurgie, hospitalisation, rééducation, etc.) ainsi que des conséquences financières liées à une incapacité temporaire ou permanente. Elle prend également en charge le préjudice lié au décès de l'assuré.

Sont exclus de toute indemnisation les cas où le pilote a pris le guidon en état d'ivresse ou après avoir absorbé des stupéfiants. Cela peut également être le cas s'il n'a pas remplacé ses pneus alors qu'il aurait dû le faire.

La couverture du passagerHaut de page

Si vous partez à deux, sachez que le passager est toujours couvert puisque considéré comme un tiers. Interrogez quand même votre assurance en cas de voyage à l'étranger. Vérifiez également que votre assurance prend en charge non seulement votre hébergement ou votre rapatriement, mais aussi celui de la personne qui vous accompagne.

La couverture des accessoiresHaut de page

La configuration " voyage " d'une moto comprend souvent des accessoires ajoutés. Tous les assureurs ne les couvrent pas de la même manière.

Il faudra le plus souvent avoir choisi une option " accessoires " pour protéger top-case, sacoches ou bulle haute, par exemple. Bref, tout ce qui n'est pas d'origine, même les options chez certains assureurs.

La couverture " accessoires " n'englobe pas systématiquement ce que peuvent contenir vos bagages. Plongez-vous donc dans vos différents contrats pour connaître les éventuelles complémentarités offertes. Cela peut être le cas avec votre assurance habitation.

En cas de longue immobilisation de la moto, il peut être utile d'avoir souscrit une prestation qui permette le rapatriement des bagages.

Pour vous faire rembourser, gardez toutes les factures d'achat.

L'assurance de l'équipement du conducteurHaut de page

La garantie " équipement du conducteur " est à différencier de l'assurance " accessoires ". Cette garantie couvre vos équipements de sécurité : casque, blouson (y compris blouson ou gilet airbag), bottes, gants...

Comme pour les accessoires, conservez les factures de tous vos effets. Elles seront probablement exigées par votre assureur en cas de demande de prise en charge.

Transporter sa motoHaut de page
Sur remorqueHaut de page

Mettre sa machine sur une remorque tractée par une voiture constitue le moyen le moins cher pour transporter sa moto. A condition d'avoir une voiture ! Il n'y a pas de législation spécifique aux remorques porte-moto. Il faut donc se référer aux textes concernant les remorques en général.

On peut tracter une remorque avec un permis B à deux conditions : que le poids total du chargement (remorque et moto) n'excède pas 750 kg de PTAC (poids total autorisé en charge) ; sachant qu'une moto pèse rarement plus de 350 kg, il y a une bonne marge. Et si malgré tout votre PTAC dépasse les 750 kg, vous pouvez encore tracter avec un permis B si le poids de la remorque chargée ne dépasse pas le poids à vide du véhicule tracteur, et si l'ensemble ne dépasse pas 3,5 tonnes.

Dans les autres cas, une formation ou un permis spécifiques sont nécessaires. Se référer pour cela à la réforme des permis en vigueur depuis le 19 janvier 2013. Voir par exemple le site https : //permisdeconduire.ants.gouv.fr/Tout-savoir-sur-le-permis-de-conduire/Les-nouvelles-categories - A savoir notamment qu'au-delà de 3,5 tonnes pour une remorque et jusqu'à 4,25 tonnes pour l'ensemble voiture et remorque, une formation complémentaire de 7 heures est nécessaire et la mention 96 est ajoutée au permis B. La catégorie BE remplace le permis EB et concerne les ensembles dont le PTAC de la remorque est compris entre 750 kg et 3,5 tonnes, et dont la somme des PTAC (voiture et remorque) excède 4,25 tonnes.

Au-dessous de 500 kg de PTAC, la remorque doit avoir la même plaque que celle du véhicule tracteur et est couverte par l'assurance de ce dernier.

Si le PTAC dépasse 500 kg, il faut déclarer sa remorque (carte grise et plaque d'immatriculation différentes du véhicule tracteur). Son assurance restera généralement incluse avec celle du véhicule tracteur jusqu'à 750 kg.

Au-delà de 750 kg de PTAC, il faut équiper la remorque de freins. Ces freins sont obligatoires également si ce PTAC est supérieur à 50 % du poids à vide du véhicule tracteur. La remorque doit faire l'objet d'une assurance complémentaire.

Lors du choix de la remorque porte-moto, il faut faire particulièrement attention à son PTAC. Les moins chères ont en effet un PTAC limité (par exemple 250 kg) ne permettant pas d'y installer de grosses cylindrées, sachant qu'une remorque pèse au moins 50 kg à vide.

Pour une utilisation unique, il est possible de louer une remorque, auprès de particuliers ou de professionnels, dont certains sont à la fois vendeurs et loueurs.

Sur le trainHaut de page

Transporter sa moto sur une remorque ménage votre machine, mais cela ne vous épargne pas un long trajet, souvent sur autoroute et dans les bouchons. Pour arriver frais et dispos sur le lieu de vacances, le train semble une bonne solution.

Le service Auto-Train de la SNCF permet d'embarquer votre monture dans l'une des 13 gares desservies par ce service (Paris-Bercy et celles de 12 grandes villes : Avignon, Biarritz, Bordeaux, Briançon, Brive-la-Gaillarde, Fréjus-Saint-Raphaël, Lyon, Marseille, Narbonne, Nice, Toulon et Toulouse). Le billet pour le transport de votre moto peut être acheté jusqu'à 6 mois à l'avance. Attention : Auto-Train circule de nuit et ne transporte pas de voyageurs. Vous empruntez pour votre propre déplacement le mode de transport de votre choix.

Un conseil : prenez une photo de votre moto une fois mise en place sur le train. Cette précaution sera toujours utile en cas de litige à l'arrivée.

Par transporteurHaut de page

Faire appel à un professionnel constitue un moyen sûr de faire transporter sa moto. Quelques précautions sont cependant à prendre :

Faites jouer la concurrence entre les différentes entreprises.

Faites un point précis sur les conditions d'assurance en ce qui concerne la moto mais aussi les accessoires.

Soyez présent lors de l'embarquement de votre moto et vérifiez les passages de sangles (marques sur la peinture, sur le carénage, etc.).

Prenez une photo de votre moto avant son départ, de façon à pouvoir justifier de son état antérieur en cas de casse constatée à l'arrivée.

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