Le guide : PECHE : PACA – De Cannes à Nice (06)

PACA – De Cannes à Nice (06)

Par avion : 45% des touristes de la Côte d'Azur viennent par avion et avec 10 millions de passagers, Nice-Côte d'Azur est le second aéroport international de France après ceux de Paris. En été, Nice-Côte d'Azur est relié à plus de 100 destinations directes vers 32 pays grâce à 55 compagnies aériennes régulières. Il propose une offre de transport diversifié entre la compagnie nationale, les compagnies régulières classiques et les low costs. Idéalement situé au coeur des Alpes-Maritimes il est, aux portes de Nice, pratiquement à égale distance de Cannes et de Monaco.

En voiture : la Côte d'Azur est reliée à toute l'Europe par le réseau des autoroutes. Paris/Nice : 950 km (8h de trajet).

En train : les trains rapides et express (TGV, Trains Corail) de la SNCF relient la Côte d'Azur à toutes les régions françaises et à toutes les grandes villes d'Europe. Le TGV Méditerranée permet d'effectuer le trajet Nice/Paris en 5h25. Gares TGV à Nice, Antibes et Cannes (TGV Méditerranée Paris/Nice : 5h25 ; TGV Avignon/Nice : 3h15 ; TGV Marseille/Nice : 2h30).

Par bateau : les ports de Nice, Cannes, Villefranche-sur-Mer et Monaco sont les escales méditerranéennes des grandes compagnies de croisière. Leurs gares maritimes situées au coeur de la ville permettent immédiatement d'accéder au centre des lieux de shopping et de promenade. En outre, deux compagnies de Car-ferries assurent des liaisons régulières entre Nice et la Corse : SNCM Ferryterranée et Corsica Ferries. Pour la plaisance, la Côte d'Azur dispose de 33 ports de plaisance répartis sur tout le littoral méditerranéens de Menton à Théoule-sur-Mer.

Se déplacer sur la Côte d'Azur

En bus : le réseau autobus est développé sur la Côte d'Azur, avec des liaisons inter-urbaines et inter-villages. Des navettes sont ainsi proposées au départ de l'aéroport Nice-Côte d'Azur vers les centres des villes, et de l'ensemble des gares routières des villes de la Côte d'Azur (Nice, Antibes, Cannes, Grasse, Menton et Monaco). Avec le Ticket Azur, vous vous déplacez au tarif unique de 1 € sur tout le réseau des lignes de bus des Alpes-Maritimes ! Ce ticket vous permet d'emprunter successivement deux réseaux de transport, pour réaliser un voyage comprenant une correspondance entre l'une des lignes du réseau TAM du Conseil Général et l'une des lignes des réseaux suivants : Envibus (Antibes et sa région), Communauté de la Riviera Française (Menton et sa région), Sillages (Grasse et sa région), Bus Varmer (Carros et sa région), Ligne d'Azur (Nice et sa région), Bus Azur (Cannes et sa région). Vraiment écolo futé !

En voiture : le stationnement en ville et le long de la côte est généralement payant du lundi au samedi, de 9 h à 12 h et de 14 h à 19 h. De nombreux parkings et parcmètres sont à votre disposition, de jour comme de nuit vous permettant de visiter à votre rythme sites et monuments. Tarif horaire moyen : 1 €. Des voitures de location sont disponibles à l'aéroport international Nice-Côte d'Azur (terminal 2) et dans les principales gares SNCF.

En taxi : les stations de taxis sont signalées en ville par un panneau bleu. Pour une réservation, des centraux taxis (Allo Taxi Riviera Nice) sont à votre disposition dans les principales villes azuréennes. Renseignements auprès des offices de tourisme du département.

En tramway : un seul ticket pour se déplacer en tramway et en autobus à Nice. Billets en vente dans les agences Ligne d'Azur de Nice (3, place Masséna et 29, avenue Malausséna) ainsi que dans certains tabacs/presse logotés Ligne d'Azur. Attention : pas de vente de ticket à bord du tramway mais distributeurs de billet à disposition sur les quais (se munir de monnaie). Tarif : 1 €.

En vélo à Nice : une très bonne idée et une nouvelle façon de se déplacer, flâner au grès de vos envies et découvrir toutes les richesses et beautés de la ville azuréenne avec les vélos en libre service. Les vélos bleus répartis dans 90 stations (en centre ville principalement pour le mois de juillet) sont disponibles 24h/24 au tarif de 1 € par jour ou 5 € par semaine.

En train : les TER (trains express régionaux) relient rapidement les villes principales de la Côte d'Azur entre Cannes et Vintimille. A certaines périodes de la journée, un train toutes les demi-heures. En période estivale la carte de train SNCF Isabelle permet d'effectuer, pendant 1 journée, un nombre illimité de voyages dans tous les trains offrant des places assises (sauf TGV), en 1re ou 2e classe, de Théoule-sur-Mer à Vintimille et de Nice à Tende. Cette carte valable pour 1 personne, ne peut être ni remboursée, ni échangée. Tarif : 12 €. Une excellente alternative aux embouteillages de la Côte !

Dans le Moyen-Pays et le Haut-pays : la ligne Nice-Tende-Turin de la SNCF dessert quotidiennement le haut-pays, plus particulièrement la Vallée de la Roya. A noter en été, correspondance par autocar à St-Dalmas-de-Tende pour la " Vallée des Merveilles ".

En bateau : liaisons régulières vers les Iles de Lérins au départ de Cannes (gare maritime), mais aussi de Juan-Les-Pins, Golfe Juan, Mandelieu-La Napoule, Nice, Théoule-sur-Mer.

En hélicoptère : la Côte d'Azur dispose de trois héliports principaux, Nice-Aéroport, Cannes et Monaco, avec liaisons régulières entre ces trois villes assurées par des compagnies spécialisées.

LES DIFFÉRENTS SPOTSHaut de page

Ici les montagnes tombent dans la mer ! Les rivières des Alpes-Maritimes de première catégorie sont le royaume de la truite fario et font le bonheur des pêcheurs. La Bévéra, la Tinée, la Vésubie... Au total une dizaine de cours d'eau en première catégorie (3 200 km et leurs affluents attendent les amoureux de la fario. Dans ce département, plus de 3 000 km de rivières en première catégorie ! Toutes ces eaux sont riches en truites vives et sportives qui attirent les moucheurs et les amateurs de toc ou de lancer. Ces sportifs se font plaisir ici dès la fonte des neiges. Près de la mer toutes ces rivières à truites sont classées en seconde catégorie et abritent de nombreuses espèces piscicoles et toujours de nombruex pêcheurs. De Canne à Nice, les cours d'eau rejoignent la Côte d'Azur formant autant d'embouchures, la Siagne, la Brague, le Loup, le Var, les Paillons... N'oublions pas, dans l'arrière-pays, le lac du Broc, lac départemental où la fédération de pêche mène de nombreuses animations, particulièrement d'initiation à la pêche et d'éducation au milieu halieutique.

La SiagneHaut de page

Pour ce cours d'eau, le secteur de seconde catégorie est compris entre le pont de Tanneron et le barrage anti-sel de Mandelieu. La Siagne naît des sources magnifiques avant d'alimenter le lac de Saint-Cassien (Var). La richesse alimentaire des eaux de la grande Siagne assure une croissance rapide des espèces piscicoles. Aussi peut-on trouver des gardons de la taille d'une main (d'adulte !) ou encore de magnifiques tanches. La richesse piscicole de ce cours d'eau est confortée par une gestion halieutique judicieuse de l'AAPPMA des Pêcheurs de la basse Siagne. Perches d'un kilo et brochets sauvages y sont régulièrement pêchés. Y vivent des carpes dépassant la dizaine de kilos. S'ajoutent tanches et chevesnes. Les plus belles perches se trouvent au pont de Tanneron (500 m en aval, juste après la réserve). A proximité, dans les ratiers, vivent de nombreuses chevesnes. Ne vous montrez pas et lancez vos cannes loin des berges, les chevesnes sont timides ! Autre spot intéressant : l'écluse de Pégonas, où l'on peut longer la rivière par un sentier agréable durant un kilomètre (brochet aux leurres). En amont du pont de Pégonas on observe de nombreuses tanches et carpes qui fouillent le fond, ainsi que des brochets et des perches à l'affût, un poisson leurre (gardon, chevesne) est un appât idéal pour les grosses perches. Enfin, à l'arrivée de l'eau de la Moucharonne, on trouve des anguilles et encore des carpes. L'anguille est aussi présente à la cascade de la Fénérie, un très joli spot. Enfin au stade de Mandelieu, le courant est lent et les amateurs de poissons blancs (grosses brèmes) se font plaisir.

Cette belle rivière calcaire prend sa source sur le plateau des Préalpes. Sa partie haute est classée en première catégorie, puis en aval du barrage du Lauron en seconde catégorie et ceci jusqu'à la mer. Le loup offre de beaux paysages. C'est un cours d'eau sinueux et sauvage avec de basses gorges qui dévoilent des postes vraiment très agréables. L'anguille est largement présente en amont de Villeneuve-Loubet et l'AAPPMA Les amis de la Gaule effectuent régulièrement des lâchers de truite arc-en-ciel. Ce sont ces dernières qui attirent sur le Loup les pêcheurs au toc ou au lancer.

Lac du BrocHaut de page

Cette ancienne gravière est un site unique aux eaux d'une grande limpidité qui appartient du Conseil général des Alpes-Maritimes qui y a effectué des aménagements pour l'accueil du public dans le respect de la protection de l'environnement. Voici un lac bleu comme la mer ! Des carpes de 20 kilos l'habitent. Bon à savoir : les carpes de ce lac se déplacent selon une espèce de ronde régulière qui correspond au sens du vent, à la température de l'eau ou encore du niveau du lac. Trouvez le bon poste ! Des avancées comme les presqu'îles sont généralement de bons spots, les carpes et toutes les espèces aiment à y fouiller les bordures. Sur les coups bien amorcés on pêche facilement des ablettes et des gardons. Souvent un brochet rode, attiré par les petits. Penser à placer une ligne équipée d'un vif dont il ne fera qu'une bouchée. Ce site est largement investi de la fédération départementale de pêche qui en gère les ressources piscicoles et organise régulièrement des initiations et des animations et, bien entendu des lâchers de truite arc en ciel de sa propre pisciculture.

Depuis Nice, on rejoint le lac par la RD 6202 bis (parking au sud). Mais la bonne idée est de prendre le bus : ligne 705 du réseau Lignes d'Azur, arrêt Zone Industrielle 18e rue. Des tables et des bancs pour pique-niquer sont installées sur l'ensemble du site. Sur le site, sentiers pédestre et VTT, observatoire ornithologique.

Attention : ni feu, ni camping, ni baignade, ni cueillette.

Le secteur de seconde catégorie se déploie entre le pont Napoléon et le pont de la Manda en offrant de nombreuses zones de courant et quelques trous qui hébergent de nombreuses espèces de cyprinidés et des anguilles. Les anguilles se pêchent plus facilement au ver le soir tard, juste avant la tombée de la nuit, ou le matin, au levée du jour. En bordure des roselières, il n'est pas rare de trouver quelques brochets sont en poste.

Attention : la pêche est interdite depuis les seuils et 50 m à l'aval de ceux-ci, à partir des îlots situés dans le lit du Var, du pont de la Manda et à l'aval du Pont Napoléon jusqu'à la limite de salure, afin d'assurer la protection de la réserve ornithologique.

Les PaillonsHaut de page

Ces cours d'eau qui sèchent sur la partie basse sont intéressants à pêcher notamment au niveau de Bendejun. Les lâchers de truites sont nombreuses et les beaux spécimens en poste sont monnaie courant. La pêche au toc est idéale. Le leurre fait aussi des heureux.

SE RESTAURERHaut de page
Soupe de poisson à la niçoise

Qu duerme, noun pilha de pei, dit-on à Nice : celui qui dort ne pêche pas de poisson. Ce serait dommage pour nos papilles ! A Nice, la soupe de poissons - soupa de pei - détrône la bouillabaisse ou la bourride. Cette soupe est un condensé de la pêche côtière, tant par la symphonie de couleur que par celles des saveurs et des senteurs de la mer. Mais attention aux contrefaçons. Ce plat unique est simple mais long à préparer. Si votre pêche est insuffisante, allez vous s'approvisionner au marché aux poissons de Nice ou directement au port du Cros ou celui de Beaulieu, à l'arrivée des pêcheurs.

Ingrédients : pour 6 personnes on prévoit 1,5 kilo de poissons de roche (rouqiers, girelles, rascasses...) et un demi-kilo de congre, 2 douzaines de petits crabes charlatans, 2 gros oignons et 2 poireaux, 2 gousses d'ail, 1/2 kilo de tomates pelées, thym, laurier, trois tiges de fenouil, 2 doses de safran, piment, sel, poivre, piment de Cayenne, huile d'olive, 2 verres de vin blanc, 1 verre à liqueur de branda (eau de vie), 2 à 3 tranches de pain rassis par personne, 150 grammes de fromage râpé et un bol de rouille.

Préparation : dans une grande cocotte, faites suer lentement l'oignon et le poireau détaillés en tronçons dans l'huile d'olive avec les gousses d'ail écrasées, le bouquet garni, sel, poivre. On lave les poissons sans les vider, on nettoie les crabes sous l'eau. On les saisie à vif à la poêle dans un verre d'huile d'olive, les uns après les autres avant de les jeter dans la casserole où réduisent oignons et poireaux. On déglace la poêle avec la branda et le vin blanc et on verse dans la cocotte sur les poissons. Puis, on ajoute les tomates pelées et épépinées, le safran et trois litres d'eau salée. On porte à ébullition, on couvre et on laisse mijoter une heure à feu moyen. On passe ensuite la soupe à la moulinette (grosse grille), puis une seconde fois à la moulinette à la moulinette (grille fine). On remet la soupe dans une cocotte qui sera présentée à table. On rectifie l'assaisonnement : sel, poivre, piment de Cayenne. Votre soupe est alors devenue un épais bouillon onctueux et odorant. Servez-la avec les croûtons, la rouille et le fromage râpé. Il reste de la soupe ? Réchauffée à feu doux, elle est encore meilleure. Certains rajoutent des spaghettis coupés en tronçon de 2 cm 1/4 d'heure avant la fin de cuisson. En accompagnement : un rosé de Provence bien frais et sans façon fera l'affaire.

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