Le guide : PECHE : AUVERGNE – La Haute Vallée de la Loire (43)

AUVERGNE – La Haute Vallée de la Loire (43)

C'est le dernier grand fleuve sauvage d'Europe. La Loire offre dans ses premiers kilomètres des espaces naturels préservés propices à la pêche. Sa richesse du milieu halieutique et la diversité de ses paysages ravissent les pêcheurs qui ont le choix des pratiques : salmonidés en 1ère catégorie sur la haute vallée de la Loire, carpe et carnassiers en 2ème catégorie sur la basse vallée de la Loire, pêche à la mouche, au toc, à l'ultra léger, au coup, au vif, plage de sable ou de galets, gorges ou vallée... La toute jeune Loire et ses affluents (la Méjeanne, la Langougnole, la Gazeille, l'Arzon, le Lignon...) offrent un cadre unique de larges vallées et de gorges sauvages. Des eaux de bonne qualité et une très belles densité de truites fario font de la Loire sauvage une destination pêche incontournable. Situés en zone de montagne, entre 500 et 1 000 m d' altitude, les bords des hauts de Loire offrent de nombreux spots sauvagestrès attractifs. La période de pêche s'étale de début mai à mi-septembre.

En voiture : L'autoroute gratuite la Méridienne (A 75) permet d'accéder aux portes ouest de la Haute-Loire. Aire de services Lafayette à Lorlanges (sortie 21).

En train : de nombreux trains dont le Paris-Nîmes et le Paris-Béziers, desservent la Haute-Loire.

Liaisons TGV à Saint-Etienne et Lyon. Location de voiture à la gare du Puy-en-Velay.

Liaison de bus depuis la gare routière vers les villages de la valéle de la Haute-Loire.

LES DIFFÉRENTS SPOTSHaut de page

La Haute-Loire offre aux pêcheurs ses vallées sauvages, ses reliefs volcaniques typés et ses cours d'eau dotés d'un patrimoine piscicole et halieutique remarquable. Ce département du sud de l'Auvergne, pays de la jeune Loire et du Haut Allier, constitue un environnement unique pour la pêche à la mouche. Deux fleuves traverse ce département, situé au coeur du Massif central, château d'eau de la France : la Loire et l'Allier. Avec leurs affluents, ce sont 3 400 km de rivières de première catégorie qui permettent de pêcher facile ou sportif. La pêche y est libre et la réciprocité quasi générale moyennant une carte de pêche d'une A.A.P.P.M.A. du département ou la vignette du club halieutique ou de l'entente halieutique du grand Ouest. De très nombreux spots permettent de pêcher agréablement et de découvrir des poissons sauvages dans une nature préservée. La truite fario sauvage de souche atlantique vit, croît et se reproduit naturellement dans toutes les rivières. Elle est accompagnée par l'ombre commun et le saumon atlantique dans l'Allier, l'Allagnon et le Chapeauroux. Même si le saumon ne peut pas être pêché, il reste le poisson emblématique de la Haute-Loire. D'autres espèces comme le chabot, l'écrevisse à pieds blancs ou la moule perlière témoignent par leur présence d'une bonne qualité d'eau. Ces eaux de très bonne qualité, de très belles densités de truites fario et d'ombres communs, une grande diversité de rivières font de la Haute-Loire l'une des grandes destinations pêche du pays. En Haute-Loire, les pêcheurs sportifs amateurs de sites sauvages, mais aussi ceux cherchant des coins faciles d'accès seront satisfaits. Toutes les techniques de pêche peuvent être pratiquées avec succès. Si le haut bassin de la Loire est très réputé localement pour la pêche des salmonidés, la fréquentation halieutique reste cependant modérée.

La Loire prend sa source en Ardèche au mont Gerbier des Joncs à 1 373 m d'altitude. Le plateau ardéchois, culminant à près de 1 200 m, pays des sources de la Loire, offre des spots d'eaux cristallines et rapides où partir à la conquête des magnifiques truites brunes aux gros points rouges ou à la robe mordorée et zébrée qui ondulent dans des eaux vives et pures. La Loire s'écoule dans une vallée encaissée, particulièrement belle lorsqu'elle dévale les gorges profondes taillées dans la roche granitique du Mézenc ou celles volcanique du Devès. Son écoulement diversifié est constitué d'une alternance de rapides, radiers, plats et zones plus profondes. En amont, la Loire est une rivière particulièrement intéressante pour la pêche des salmonidés, les populations de truites et d'ombres communs sauvages y sont très bien représentées. La zone la plus propice se situe dès l'entrée dans le département et jusqu'à l'aval de Goudet. Après un parcours de 38 km, le fleuve entre dans le département de la Haute-Loire qu'il traverse en créant des paysages grandioses. En aval, les cyprinidés d'eau vive, chevesnes, spirlins ou barbeaux, deviennent majoritaires. Mais si la densité de truites et d'ombres diminue la Loire abrite alors de plus gros poissons. Dès le mois de mars la pêche à la mouche est favorable sur les rivières du sud du département. Mais attention, le régime hydrologique de ce fleuve est très irrégulier avec des crues parfois très violentes et des étiages marqués.

La bonne idée : organiser un séjour itinérant et pêcher une rivière différente chaque jour !

Le saumon de Loire et d'Allier : un survivant

Le saumon atlantique (Salmo salar) est un magnifique migrateur, autrefois présent dans tous les grands fleuves et rivières de l'Europe de l'ouest, du nord du Portugal au cercle arctique. Aujourd'hui, il a disparu de tous ces grands fleuves, excepté de la Loire et son affluent principal l'Allier, ce qui fait du saumon de l'axe Loire-Allier un poisson unique en Europe. Il s'agit donc d'un patrimoine génétique sans équivalent aujourd'hui, indispensable pour des opérations de réintroduction du saumon sur d'autres grands cours d'eau de France et d'Europe (Dordogne, Garonne, Rhin...). On estime qu'il y avait autrefois environ 100 000 saumons sur le bassin Loire-Allier. Fin novembre 96, seuls 67 reproducteurs franchirent l'ascenseur à saumons du barrage de Poutès-Monistrol pour venir se reproduire sur leurs frayères du Haut Allier. Le programme de sauvegarde de l'espèce a permis de faire progresser sa reproduction. En 2011, l'association de protection Logrami (www.logrami.fr) a comptabilisé 859 saumons dans le bassin de la Loire : 26 dans la Loire, 711 dans l'Allier, 122 dans la Vienne. Bien entendu, le saumon est interdit à la pêche.

Pêcher au lac du BouchetHaut de page

A 20 km du Puy-en-Velay (direction Aubenas par la route nationale 88), sur les communes de Cayres et du Bouchet Saint-Nicolas, ce lac naturel de 45 ha, ancien cratère de volcan, au milieu de la forêt, est un site de pêche et de détente de grande qualité. Vivent dans ses eaux pures un peuplement salmonicole, truites fario et arc-en-ciel, cristivomers, ainsi que les espèces d'accompagnement dont la perche et le gardon. Le lac est régulièrement repeuplé en truites arc-en-ciel, notamment en gros spécimens.

La saison de pêche grand public s'y déroule de début janvier à fin août. On pêche du bord ou en bateau (à rames ou avec moteur électrique), avec 1 seule ligne par pêcheur, amorçage strictement interdit (sauf en juillet et août pour la pêche des cyprinidés). Le nombre de capture est limité à 2 salmonidés par jour et par pêcheur. La taille légale de capture est de 30 cm pour les truites fario ou arc-en-ciel et de 40 cm pour les cristivomers. Un permis de pêche spécial Lac du Bouchet est obligatoire pour tous les pêcheurs. Permis journalier (2 salmonidés) : 10 €, journalier no kill : 5 €, journalier famille : 10 € (en été seulement, 2 salmonidés par jour et par carte), saison : 80 €, journalier écrevisses : 5 € (prêt du matériel et appâts possible au Chalet).
La saison de pêche sportive se déroule de début septembre à fin décembre : 1 seule ligne par pêcheur, pêche à la mouche fouettée uniquement, 3 mouches maximum sur le bas de ligne, pêche à la traîne et amorçage strictement interdit. Nombre de captures : 1 truite fario ou arc-en-ciel autorisée par jour et par pêcheur. Le permis de pêche Lac du Bouchet obligatoire pour tous les pêcheurs. Permis Journalier : 15 €, week-end : 25 €, saison : 120 € (1 salmonidé par jour).
Renseignements complémentaires et délivrance des permis à la fédération de pêche au Puy-en-Velay, au bar-tabac de Cayres et sur place au Chalet du Lac du Bouchet.
Possibilité de location de barques de pêche (avec moteur électrique) auprès du Chalet du Lac du Bouchet (04 71 57 30 22). Attention le chalet est fermé le mardi en dehors de la période estivale.

Pêcher dans la Loire en aval du Puy-en-VelayHaut de page

Après un parcours montagnard de 75 km, la Loire arrive aux portes du Puy-en-Velay. A ce niveau, c'est déjà une rivière large, au profil diversifié, alternant zones d'eaux calmes plus ou moins profondes et secteurs courants. La variété marque également les formes de la vallée : gorges (Peyredeyre, Aurec-sur-Loire) et vallées encaissées (Val de Loire, de Vorey-sur-Arzon à Bas-en-Basset) creusées dans le granit succèdent aux élargissements des bassins sédimentaires (Le Puy, l'Emblavès, Bas-en-Basset). Le fleuve quitte le département dans les gorges ennoyées sous les eaux du barrage de Grangent.
La pêche se pratique depuis la berge ou plus rarement en barque, soit au coup, soit au lancer. Les meilleures périodes s'étalent de mi-avril à début juillet, l'été étant une saison plus irrégulière en fonction des conditions météorologiques, septembre pouvant réserver de belles surprises si les températures diminuent. On pêche la friture (vairon, goujon, spirlin, ablette, gardon...) et les carnassiers (perche, sandre et brochet). La pêche de la carpe peut se pratiquer de nuit sur des parcours spécifiques qui occupent un linéaire important de la Loire. Les beaux spécimens, notamment en carpe et brochet, ne sont pas rares. Les caractéristiques du milieu aquatique classent cette portion du fleuve principalement dans la zone à ombre avec localement des faciès de zone à barbeau dans les dépressions des bassins sédimentaires. Le fleuve était autrefois fréquenté par les grands migrateurs : saumon de l'Atlantique, lamproie, alose et anguille, mais les barrages implantés plus en aval (Décize, Villerest, Grangent) ont abouti à une disparition de ces espèces en Haute-Loire. L'ombre commun signalé au début du siècle avait jusqu'à ces dernières années disparu à l'aval du Puy, mais il semble que l'espèce recolonise cette partie du fleuve, probablement grâce à l'amélioration de la qualité de l'eau (assainissement des rejets de l'agglomération). Le peuplement actuel est principalement constitué de cyprinidés d'eaux vives (barbeau, chevesne, vairon, goujon, ablette, spirlin, vandoise, hotu...). Dans les parties calmes, d'autres cyprins (carpe, brème, gardon, tanche...) et des carnassiers apparaissent, en proportion croissante plus l'on progresse vers l'aval du fleuve. Une population de truites fario se maintient également, au gré des zones les plus courantes et en aval des affluents qu'elle remonte pour se reproduire en automne et des prises de grosses fario sont signalées chaque année sur ces parcours.

Six spots depuis Monistrol-sur-LoireHaut de page

Avec la Loire, le Lignon, un des ses plus beaux affluents et de surprenants ruisseaux comme le Saint Marcellin, Monistrol-sur-Loire est un lieu de pêche fameux. L'amicale des pêcheurs a sélectionné six sites de pêche sur des courants impétueux, de limpides rivières ou encore en étang paisible, faciles d'accès et présentant une grande densité piscicole dans des eaux de très bonne qualité. L'occasion de profiter de beaux sentiers pédestres à fleur d'eau, de petites plages sauvages et de berges ombragées.

Sites « toutes pêches »

Pont de Lignon : du centre de Monistrol, prendre la direction Le Puy, puis Pont de Lignon. Avant le pont, tourner à droite en direction de Nantet. Après quelques centaines de mètres, au niveau des anciennes papeteries, accès facile au bord de l'eau, à la confluence du Lignon et de la Loire. Site idéal pour les débutants : pêche au coup ou à la mouche en remontant le Lignon (classé première catégorie).

Le Gour des Mines : en direction de Pont de Lignon, accès par le village de Chazelles qu'il faut traverser. Dès le début de la descente, le chemin n'est plus carrossable, laisser la voiture dans la clairière à gauche. Il faut 10 minutes à pied pour atteindre le bord de l'eau et un bon 1/4 d'heure pour remonter. Des lieux de pêche paradisiaques dans des gorges très sauvages où se succèdent courants et plats.

Gournier : du centre-ville, prendre la direction de Bas-en-Basset, puis Gournier, puis Gournier-Bas. Au carrefour, à l'entrée de Gournier, laisser la voiture et continuer tout droit à pied au niveau de la croix par la petite route réservée aux riverains (pas de stationnement). Après être passé sous le pont de chemin de fer, le Gourdiode s'offre à la vue du pêcheur : plat immense de 250 m de large et 400 m de long avec une profondeur qui avoisine les 10 m ! Une veine pour les gros poissons (carpes, brochets, sandres et maintenant silures). En aval et amont, deux magnifiques courants abritent de bonnes populations de spirlins, goujons, barbeaux et quelques truites.

Étang Roger-Janisset : du centre-ville, prendre la direction d'Aurec-sur-Loire pendant environ 2,5 km, l'étang se trouve sur la droite. Accès au bord de l'eau facile, ponton handicapé. Cadre très verdoyant. Site idéal pour les familles et les débutants (tables de pique-nique). On y pêche poissons blancs (gardons, tanches...), brochets et truites arc-en-ciel.

Sites de pêche à la truite

Le moulin de Verne : du centre de Monistrol, prendre la direction Le Puy. À la sortie de la ville, au premier rond point, prendre à gauche direction de Saint-Etienne. Après être passé sous l'autoroute, prendre à droite et traverser le hameau de Grangevallat, puis la petite route en direction de Verne. Après environ 1,5 km la route s'abaisse jusqu'au bord de la rivière. La pêche est possible aussi bien en aval qu'en amont. Cependant à partir de Grangevallat, vers l'amont il n'y a plus de déversement de truites d'élevage. Les poissons ne sont pas très gros, mais il y a une très bonne reproduction de truites de souche.

Pont Cheucle : du centre-ville, prendre la direction de Bas-en-Basset. À mi-chemin entre les 2 cités (environ 2 km), prendre à droite et passer devant la gare SNCF, continuer tout droit en longeant la voie ferrée par une route étroite qui conduit près de la rivière. Se garer près du pont. En amont, un long parcours de pêche permet de remonter jusqu'aux Gorges de Bilhard. En aval, on peut atteindre la confluence avec la Loire. Ce site est peuplé de quelques poissons blancs, vairons, truites sauvages et truites d'élevage adultes (déversement en 3 fois de mars à juin).

SE RESTAURERHaut de page
Saumon de la Loire : recettes

Dans son Grand Dictionnaire de Cuisine (1873), Alexandre Dumas donne un certain nombre de recettes de saumon : saumon roulé à l'Irlandaise, queue de saumon grillée, sauté de saumon, pâté chaud de saumon... Au début du XXe siècle, le saumon est encore très présent dans certaines rivières, notamment dans la Loire et l'Allier (Brioude est à cette époque la " capitale du saumon ") et dans cette région, c'est un aliment populaire. A Paris, il poursuit sa voie royale en gastronomie, le plus souvent fumé, côtoyant foie gras, huîtres et champagne en hors-d'oeuvre sur les tables de fête. Puis, les frères Troisgros inventèrent l'escalope de saumon à l'oseille depuis largement démocratisée et expatriée ! En ce début du XXIe siècle, après plusieurs décennies d'élevage intensif, le saumon (toujours protégé dans la nature) a retrouvé des lettres de noblesse avec un label rouge et des élevages bio. Surtout depuis que l'on sait qu'il est riche en omega 3, vitamines A et D, magnésium... Et les chefs laissent libre cours à leur imagination en l'aromatisant au curry, à la lavande, à la réglisse ! Dans la Loire, on accomode le saumon au beurre blanc comme le brochet, au Pouilly fumé ou au Saumur, en terrine, en tarte, en tartare, mais c'est la simple et savoureuse recette à la fleur de sel de Guérande que nous vous proposons, car elle laisse toute la vedette au poisson.

Ingrédients pour 6 personnes : 6 filets de saumon, (1,2 kilo environ) ou un saumon de deux kilos (lever les filets et les couper en portions), 700 g de petites pommes de terre, fleur de sel de Guérande, huile d'olive - pour le beurre : 75 g de beurre, un petit pot de crème fraîche, le jus d'un citron, (12,5 cl), sel.

Préparation : éplucher et cuire les pommes de terre dix minutes à la vapeur. Faire frire les filets de saumon à l'unilatérale durant huit minutes environ. Pour le beurre : porter au bouillon la crème et le citron et ajouter, hors du feu, le beurre coupé en petits morceaux, saler et poivrer. Dresser les filets de saumon, saler à la fleur de sel de Guérande, accompagner du beurre blanc et des pommes de terre.

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