Le guide thématique Petit Futé PECHE : Les différents types de pêche

Les différents types de pêche

PÊCHE EN EAU DOUCEHaut de page
Pêche au leurreHaut de page

Utilisée pour les carnassiers, la pêche aux leurres est parmi les techniques les plus intéressantes et les plus amusantes. En outre, il s'agit d'une pêche très productive, du moins lorsque le poisson est actif. Technique de prospection, la pêche au leurre permet de couvrir rapidement de grandes surfaces à la recherche de poissons mordeurs. Les types de leurres disponibles se comptent par milliers ! Il suffit de jeter un coup d'oeil sur la boutique de vente en ligne www.6000leurres.fr qui porte bien son nom. Il existe donc une infinité de leurres de toutes sortes qui diffèrent par leur action, leur profondeur de nage, leur taille, leur couleur... A chaque situation et à chaque poisson recherché correspond son leurre, ou presque. La pêche au leurre en eau douce n'est pas la seule possible. Une panoplie de leurres existe pour la pêche en mer. Le débutant aura du mal à choisir ! Une fois le leurre choisi reste à l'animer correctement, c'est-à-dire à le faire couler dans l'eau et le faire bouger de manière à ce qu'il soit le plus attirant possible pour le poisson. Le leurre est comme son nom l'indique une tromperie... On trompe le poisson avec des imitations qui sont chargées de l'attirer en imitant ses proies. Les leurres se fabriquent en série, mais nécessitent de nombreuses opérations. Les leurres en forme de cuillère, par exemple, forme qui permet au leurre de remuer comme un poisson dans l'eau et donne leur nom à ce type de leurres, sont découpés dans des plaques de laiton, puis plaqué de cuivre, puis de nickel, puis d'argent ou même d'or. Les plaqués argent sont ensuite vernis. Reste encore à faire le dessin ou à appliquer un décalcomanie avec de la colle imperméable. Ensuite le leurre est équipé d'un triple hameçon. Parfois des plumes sont ajoutée pour cacher l'hameçon et attirer encore plus le poisson en bougeant. Certains leurres peuvent peser jusqu'à 400 g et mesurer 30 cm ! C'est pour la pêche au gros ! Pour la pêche au leurre, il existe deux écoles : le spinning et le casting. Le spinning se pratique avec des cannes à lancer traditionnelles, type " mort manié ", et un moulinet fixe placé en dessous. Celles-ci sont généralement en carbone, longue de 2,70 m. Toutefois, les cannes courtes (1,80 m à 2,10 m), plus légères, maniables et précises, sont de plus en plus utilisées. Pour la pêche en mer, on prendra une canne courte pour la pêche en bateau, une canne longue pour la pêche du bord. Le mieux est de disposer de deux cannes de puissance complémentaire afin de couvrir une large gamme de poids de leurres. Le moulinet doit être de type " lancer léger " et de bonne qualité, car il est très sollicité par les lancers répétés et l'animation des leurres. Le casting utilise un matériel inspiré des pêcheurs de black-bass américains : une canne courte (1,80 m à 2,10 m) à anneaux placés sur le dessus et un moulinet à tambour tournant. C'est un matériel agréable et facile à utiliser.

Street fishing : pêche urbaine

Cette nouvelle technique de pêche - littéralement " pêche de rue " ou " pêche urbaine " - séduit les jeunes et fait fureur aux USA, au Canada ou au Japon. Apparue en France dans les années 2000, elle a vu sa première compétition organisée en 2007 autour de l'association française de compétition de pêche aux leurres (AFCPL). C'est une pêche aux carnassiers, aux leurres et à la cuillère, en milieu urbain, dans des plans d'eau souvent délaissés. Les adeptes entendent dépoussiérer la discipline en lui donnant une coloration skate. Ceux-ci n'hésitent pas à escalader des murs et enjamber des barrières pour accéder à un plan d'eau. Moyennant quoi, ils pêchent léger : une canne courte en carbone, un petit moulinet, quelques boîtes de leurres dans un sac à dos. Les pêcheurs de street-fishing pratiquent le no-kill et s'habillent en street wear, se déplacent rapidement de spot en spot en baskets ou à vélo. Soucieux de la préservation de la ressource halieutique, ils rejettent leurs prises à l'eau après les avoir immortalisées pour leurs blogs. Les plus sportifs traquent entre les immeubles des brochets ou des silures dépassant un mêtre... Ces pêcheurs urbains apprécient sous les pavés, la rivière ". Défenseurs de la nature en ville, ils n'hésitent pas entre deux lancers à repérer des plantes sauvages, alerter les pouvoirs publics sur une pollution ou ré-empoissonner un cours d'eau. Les deux capitales françaises de ce nouveau loisir sont Paris et Strasbourg.

Les types de leurres

Les poissons nageurs : Il existe une grande variété de types de poissons nageurs, chaque modèle ayant une action et une profondeur de nage déterminées par sa forme, son poids, la taille et l'inclinaison de sa bavette. On distingue les modèles flottants (moins denses que l'eau, ils remontent à l'arrêt), les suspendings (de même densité que l'eau, ils restent à leur profondeur de nage à l'arrêt), et les coulants (plus denses que l'eau, ils coulent à l'arrêt). Certains sont munis de billes internes, d'autres non. Il est donc souhaitable d'avoir à sa disposition plusieurs modèles de poissons nageurs, afin de pouvoir s'adapter à différents types de postes et conditions de pêche. D'autant que chacun se décline généralement en plusieurs tailles et plusieurs couleurs, donnant une infinité de combinaisons possibles. On peut les regrouper en plusieurs catégories : Les leurres de surface : tout pêcheur aux leurres doit posséder quelques modèles de poissons nageurs de surface. En effet, ils sont les seuls utilisables dans certains secteurs délaissés par la plupart des pêcheurs car impraticables aux techniques traditionnelles, et une attaque de carnassier (brochet ou black-bass) en surface est un plaisir inoubliable. Les poissons nageurs sont ramenés de façon régulière et rectiligne. Les jerkbaits ou " leurres à secouer " évoluent de 1 à 2 m de profondeur. Ils doivent être animés par des coups de poignets plus ou moins réguliers qui les font se désaxer et sauter en avant. Cette nage désordonnée provoque l'agressivité des carnassiers qui attaquent souvent par réflexe. On les utilisera donc dans des secteurs de profondeur moyenne (2 à 3 m) et relativement dégagés, par exemple sur les bordures ou en petites rivières calmes. Les crankbaits, leurres de forme trapue (fat crank) ou plus aplatie (flat crank) sont munis la plupart du temps d'une bavette surdimensionnée sur laquelle est fixé l'anneau d'attache. La taille et la position de la bavette déterminent la profondeur de nage, qui peut atteindre 10 m pour certains modèles. Les crankbaits sont très faciles à utiliser, car ils ne nécessitent pas d'animation particulière et donnent le meilleur d'eux mêmes en les ramenant de façon régulière. Ce sont des leurres qui produisent beaucoup de vibrations.

Les leurres souples : ce sont des leurres polyvalents. Un même modèle peut être utilisé de manière différente en fonction de son montage et de la plombée choisie. Leur autre avantage tient aux ondulations due à leur matière souple, qui les rendent très attractifs même à l'arrêt. Ils peuvent être utilisés pour tous les carnassiers, mais ils sont particulièrement réputés pour la pêche du sandre et du black-bass.

Les swimbaits : il s'agit d'hybrides, mi-poissons nageurs, mi-leurres souples. Leur bavette détermine leur profondeur de nage. Ils peuvent être coulants, suspending ou flottants. Ils combinent les avantages des poissons nageurs et ceux des leurres souples, sans atteindre toutefois la qualité d'animation ou de souplesse de ces derniers.

Les cuillères tournantes : ces leurres restent des classiques, efficaces sur toutes les espèces de carnassiers. Le principe est un axe autour duquel tourne une palette, émettant vibrations et éclats lumineux. La cuillère tournante est un leurre très simple à utiliser et donc un bon outil d'approche de la pêche au lancer. En effet, il suffit de la ramener de façon régulière, éventuellement avec quelques pauses, accélérations et changements de directions qui peuvent déclencher l'attaque d'un carnassier qui suivait le leurre. On choisit la taille de la cuillère en fonction du poisson recherché : n°00 à 2 pour la truite et la perche, n°3 à 7 pour le brochet.

Les cuillères ondulantes : peu utilisées en France, elles sont des leurres classiques pour les Anglo-Saxons. Leur principe est simple et efficace : un simple morceau de métal aplati et galbé, qui offre peu de résistance à la tirée tout en ondulant, et qui descend doucement en feuille morte lors d'un relâché. La cuillère envoie alors des éclats lumineux dans toutes les directions, l'attaque se produit souvent à ce moment là.

Les spinnerbaits : il s'agit là encore de leurres hybrides qui combinent certains aspects des cuillères tournantes et des leurres souples. Ce leurre est aussi efficace dans les milieux encombrés, avec arbres immergés par exemple, qu'en pleine eau. C'est un leurre toujours en activité puisque même au relâché, il descend en tournant comme un hélicoptère. Sans doute un des leurres les plus polyvalents et les plus efficaces.

Les buzzbaits : les buzzbaits sont conçus à peu près comme les spinnerbaits, mais avec une armature métallique munie d'une hélice. L'hélice tourne à la surface de l'eau en créant un raffut qui ne peut laisser aucun poisson indifférent.

Pêche au coupHaut de page

La pêche au coup est la technique la plus pratiquée. C'est une pêche simple adaptée aux débutants et aux enfants. On peut pratiquer toute l'année, même si l'été est plus propice. Cette pêche est statique, contrairement à la pêche dite sportive, et s'effectue généralement au bord d'un étang ou d'un canal. On attire les poissons grâce à une amorce que l'on jette à l'eau. Ce n'est donc pas le pêcheur qui va au poisson, mais le poisson qui vient au pêcheur. Du moins en théorie ! On doit donc préparer son coup avant de pêcher. D'où le nom de cette technique. Le matériel est basique : une canne, télescopique de préférence, de 3 à 6 mètres, une simple ligne composée d'un fil de nylon, d'un bouchon, d'un bas de ligne plus fin, de quelques plombs et d'un hameçon. Le diamètre de la ligne et du bas de ligne, la plombée et la grosseur de l'hameçon dépendent des poissons recherchés. Il existe dans le commerce des lignes toutes faites pour la pêche au coup. Au bout de l'hameçon on place un appât (asticot, verre de terre, verre de terreau, maïs, blé, chènevis, lentilles, etc.). L'amorçage doit faire venir le poisson sur votre poste de pêche. L'amorce est composée de différentes farines et chapelures que l'on mélange avec de l'eau, dans un seau, jusqu'à obtenir la consistance voulue. On ajoute l'eau petit à petit pour obtenir une consistance permettant de faire de boulettes. Certains aromatisent l'amorce en ajoutant quelques giclées de pastis. La technique a fait ses preuves. Pour amorcer, on lance les boules devant soi, avec précision et on attend que le poisson arrive. Attention pas assez d'amorce et le poisson ne sera pas attiré. Trop d'amorce et le poisson sera gavé et dédaignera votre appât. On lance sa ligne là où on a amorcé. Puis on attend. La pêche au coup est une école de patience. On peut passer des heures sans la moindre touche. Des heures à méditer ou rêvasser tout en restant vigilant sur l'hameçon ! De temps en temps, on peut faire bouger légèrement l'esche à l'aide de la canne pour attirer l'attention des poissons. Vous pouvez aussi poser la canne sur un support et y ajouter une petite clochette qui vous préviendra lorsqu'il y aura une touche. Quand le bouchon s'enfonce, c'est qu'un poisson a mordu : on ferre alors d'une petite mais sèche levée de la canne. Si le poisson est gros, il ne faut pas essayer de le prendre en relevant la canne, (risque de casser le bas de ligne et de perdre le poisson avec l'hameçon) mais utiliser une épuisette. La pêche au coup peut être pratiquée toute l'année en eaux douces, lacs, étangs ou rivières. Vous y prendrez des ablettes, des poissons chats, des brèmes, des gardons, des goujons, des rotengles, des tanches, des carpeaux... La saison la plus productive est l'été, dès que les poissons blancs ont frayé, c'est à dire début juin, et jusqu'à mi octobre. Pour trouver du poisson en été, commencez par chercher les endroits ombragés où se tiennent volontiers les poissons à la recherche de fraîcheur. Pêcher sur le fond est aussi une bonne méthode. Le matin et en fin de journée, pêchez près de la rive et si vous êtes en canal pêchez la rive opposée. En pleine journée, optez pour les secteurs un peu plus profonds, les poissons recherchent du frais lorsque le soleil réchauffe l'eau de surface. A l'inverse, en hiver, repérez les secteurs les plus chauds du point d'eau, par exemple une arrivée d'eau. En lac, l'embouchure est un bon spot.

À tous les coups !

La pêche au coup traditionnelle a été améliorée et modernisée par les techniques de la pêche à l'anglaise, à la bolognaise, au Quiver-Tip, au Swing-Tip. Alors que la pêche ancestrale se pratique avec une canne sans moulinet, dans sa version anglaise le pêcheur s'adjoint les services d'un moulinet avec frein. La pêche au coup à l'anglaise, importée d'outre-Manche permet de pêcher plus loin donc d'atteindre des poissons moins méfiants. Elle a été mise au point pour les compétitions en mariant des techniques anciennes. Elle utilise une canne à anneaux (de 3,5 à 4,5 m de long) équipée d'un moulinet de type anse à anier ou capoté. Le flotteur (waggler) peut-être fixe ou coulissant. Dans le montage anglaise, il est attaché à la ligne simplement par sa base. Selon la distance, on amorce avec une fronde. La pêche au coup à la bolognaise, d'origine italienne, se pratique de même avec une grande canne (encore plus grande : 5 m !) et un moulinet, et permet de pêcher dans des rivières profondes à fort courant. La pêche au coup se pratique aussi en mer. A noter que l'on doit aussi amorcer pour certaines pêches en mer. L'amorce utilisée, à base de sardines broyées, est appelée " broumé ".

Pêche à la moucheHaut de page

Chouette ! Avec la pêche à la mouche, il n'y a ni ver, ni asticot, ni larve vivante à embrocher ! Ni même de mouche, car c'est de mouches articifielles dont il s'agit. Savez-vous que les meilleures plumes pour dissimuler la tête de l'hameçon, afin de tromper la vigilance des poissons, sont les plumes d'un cou de coq d'une espèce élevée dans le Limousin ? Si vous êtes un passionné de pêche à la mouche, certainement... Mais peut-être certains ignorent que la première référence à la pêche à la mouche remonte au IIe siècle après Jésus-Christ. Dans le Natura Animalium, Claude Elien décrit une technique de pêche macédonienne consistant à leurrer des " poissons tachetés " - probablement des truites fario - à l'aide d'hameçons recouverts de laine rouge et cerclés de plumes de coq. La discipline se développa durant des siècles en Angleterre. Introduite en France dans les années 1930, elle a pris véritablement son envol dans les années 1950, se débarrassant petit à petit de son image élitiste. Le fameux lancé, sportif et esthétique, fait le charme de cette pêche, respectueuse de l'environnement et des poissons. Initialement réservée à la pêche des salmonidés, truite, saumon, omble, la pêche à la mouche s'est peu à peu étendue à d'autres poissons, tels que le black-bass ou le brochet, et a été introduite en mer, notamment pour le bar. La pêche à la mouche se fait en harmonie avec la nature : le pêcheur observe les gobages d'insectes et tente de trouver dans son stock LA mouche artificielle qui lui ressemble le plus. Le but du sport est alors de poser avec précision sa mouche sur un poste présumé de truite ou à l'endroit où l'on a vu un gobage.

Les adeptes de la pêche à la mouche utilisent une canne ou " fouet ", aujourd'hui en carbone très souple (auparavant en bambou), un moulinet fixé en bas de canne qui joue à la fois le rôle de réserve de fil et de frein en cas de combat avec un poisson de taille importante. Le moulinet équilibre le poids de la canne. Il peut être manuel ou automatique. Le frein à disques est d'un bon confort. Le moucheur utilise une soie (le fil) qui est l'élément propulseur du leurre et qu'il faut " fouetter " pour obtenir une distance de lancer. Certaines sont naturelles, en soie donc, et demandent un certain entretien, mais la plupart sont aujourd'hui synthétiques. Le poids de la soie est primordial pour propulser la mouche sur le coup parfois éloigné. Les soies sont répertoriées en fonction de leurs poids, et numérotées du n°3 (plus légère) au n°12 (plus lourde). On utilise selon les conditions des soies flottantes, intermédiaires ou plongeantes. Au bout de la soie, le bas de ligne fait la transition entre la soie et la mouche. Celui-ci peut être conçu avec des nylons de différents diamètres raccordés entre eux, ou bien il peut s'agir d'une sorte de tresse de diamètre dégressif, voire, plus classiquement, d'un nylon de diamètre dégressif communément appelé " queue de rat ". Enfin, fixée à l'extrémité du bas de ligne, vient la mouche. Le choix de la mouche est primordial. Les mouches sèches imitent des insectes adultes et sont utilisées pour la pêche en surface. Les nymphes imitent des larves d'insectes et sont utilisées pour la pêche entre deux eaux ou au fond. Les mouches noyées imitent une larve d'insecte vivant sur le fond. Enfin, les streamers, les plus grosses mouches, imitent un gros insecte, voire un alevin. Les " vrais " moucheurs fabriquent leurs mouches artificielles. De savants mélanges de plumes d'oiseaux ou de coqs d'élevage et de fils colorés transforment ces appâts en oeuvre d'art miniature. On peut aussi les acheter toutes faites. Mais c'est moins de plaisir et moins de mérite !
S'ajoutent aux accessoires du pêcheur à la mouche : la casquette qui remplace l'ancestral chapeau à plumes, le gilet qui permet de stocker les différentes boîtes à mouches, les bas de lignes ou les bobines de fils et les lunettes polarisantes pour observer le poisson lorsque l'eau est claire et que le soleil brille. Le moucheur est également équipé d'un pantalon de wading (salopette imperméable) ou des cuissardes qui lui permettent de s'avancer dans le lit de la rivière sans se mouiller. Enfin, même lorsqu'ils pratiquent le no-kill, les moucheurs sont souvent munis d'une épuisette à maille fine, qui leur permet de décrocher le poisson sans risquer de le blesser.

La pêche à la mouche est considérée par certains comme la reine des techniques, la plus sportive et la plus élégante, et les pêcheurs à la mouche comme les aristocrates de la pêche. L'aboutissement d'une passion de moucheur - outre un lancer parfait - suppose la maîtrise de la mouche, qui nécessite un long apprentissage, pour beaucoup de plaisir. Pour les novices, l'idéal, en l'absence d'un père ou d'un grand-père moucheur, est de suivre un stage auprès d'un guide de pêche qui vous enseignera les mouvements à donner à votre poignet pour maitriser le roulé, le faux lancer, le revers... Capturer avec ruse une truite ou un omble pour le remettre délicatement dans son milieu naturel est un vrai plaisir. On peut aussi se faire plaisir, de temps en temps, en dégustant une truite sauvage ! Mais il s'agit surtout d'être en symbiose avec l'environnement, de passer sa journée au bord d'une eau vive, dans la verdure, entre arbres et cailloux. Un privilège et un sport qui attire de plus en plus de jeunes et de femmes.

Pêche au tocHaut de page

Technique reine de l'ouverture de la pêche à la truite, la pêche au toc est assez populaire, simple mais subtile, donc agréable et passionnante. Son principe est basé sur la dérive naturelle. Le pêcheur fait passer un appât, naturel ou non, à proximité du poisson afin de déclencher chez celui-ci le réflexe de gober pour se nourrir. La pêche au toc ne nécessite pas de matériel sophistiqué : une canne, du fil, quelques plombs pour alourdir le montage, un hameçon... c'est tout ! Il s'agit donc tout d'abord de bien lancer. Arriver à poser correctement sa ligne à l'endroit où on le souhaite constitue le premier atout du pêcheur au toc. Une fois que le lancer est effectué, vient la dérive. Le pêcheur au toc accompagne son montage qui dévale le courant de manière à ce que la ligne ne soit ni trop tendue, sinon la dérive perd de son naturel, ni trop relâchée, sinon la sensation des touches n'est plus perceptible. La présentation de l'appât est très importante et la dérive doit être bien contrôlée. Le poisson doit voir arriver en premier l'appât et non les plombs. Des défauts de présentation entraînent des refus très fréquents.

Canne haute, le pêcheur scrute tous les indices qui permettent de déceler une touche : sensations dans la main, arrêt du rigoletto, déplacement anormal du corps de ligne... Au moindre doute, il doit ferrer, sinon le poisson risque d'engamer trop profondément ou bien de recracher. La détection des touches vient avec l'expérience.

Les postes à prospecter sont bien sûr là où se tiennent les truites. Avec le toc, on ne joue pas sur l'agressivité du poisson. On ne cherche pas le combattre, mais à le faire manger. Donc il faut aller le chercher, surtout lorsque les eaux sont froides, qu'il a faim, et le séduire avec l'appât. L'idéal est de prospecter les postes poissonneux, bien entendu : les berges creuses, les obstacles tels que les cailloux, les veines d'eau, les trous, le tourbillon d'une petite chute d'eau... Mais les pêcheurs le savent, les bons coins changent suivant les niveaux d'eau, l'avancement de la saison, le gabarit du cours d'eau... C'est l'expérience du pêcheur qui est ici mobilisée.

Le choix de la plombée est très important au toc. Il n'est guère possible de concevoir une plombée passe-partout, adaptable à toutes les situations. Un bon montage suppose une plombée adéquate qui assurera une présentation convenable de l'appât. Il convient d'adapter le poids de la plombée aux conditions de pêche. Pas assez plombé, les lancers seront difficiles et l'appât n'évoluera pas près du fond. Trop plombé, les accrochages seront fréquents et la discrétion moindre. A vous de trouver le juste milieu. On monte généralement une plombée dégressive, soit au niveau de l'espacement des plombs, soit au niveau de la taille des plombs. En règle générale, plus on s'approche de l'hameçon, plus les plombs sont petits et espacés. On utilise de préférence des plombs mous qui permettent d'en augmenter ou diminuer le nombre sans blesser le fil et de s'adapter rapidement au changement de situations. En règle générale, on rapproche le dernier plomb de l'hameçon dans les cas suivants : posers de précision, ferrages ratés, appâts volumineux (gros vers), débit rapide. Au contraire, on l'éloigne en cas de : poissons difficiles, appâts légers, eaux claires, pêches en étiage. L'autre paramètre à maîtriser est l'étalement global de la plombée. Vous pouvez écarter les plombs dans les cas suivants : pêche en étiage, accrochages fréquents, plombée lourde, pêche à distance. Par contre, on groupe les plombs dans les cas suivants : posers précis, débit important, grande profondeur, pêche avec du vent.

Quant au choix de l'appât, il dépend des conditions météorologiques, des rivières, de votre expérience, de vos préférences... Certains pêcheurs restent fidèles au ver contre vents et marrées ! D'ailleurs, le choix du ver peut paraître incontournable après un orage par exemple, celui de la teigne par eau claire et temps ensoleillé... Quoi qu'il en soit, les esches les plus utilisés pour la pêche au toc sont le ver, la teigne, le porte bois, ou encore la sauterelle. Certains employent même des nymphes (les mêmes que les moucheurs), du fromage... Très en vogue à une période, les esches artificielles ont surtout du succès pour les truites arc-en-ciel. Finalement, c'est le naturel qui garde les faveurs des pêcheurs au toc et... des poissons.

PÊCHE EN MERHaut de page
Le jigging from Japan

Le jigging ou vertical jigging est une pêche actuellement en vogue et depuis longtemps pratiquée au Japon. Celle-ci permet la capture d'une large variété de poissons. Le jigging se pratique depuis un bateau. C'est une pêche en eaux profondes, de 20 à plus de 150 mètres, avec des leurres métalliques plombés appelés jigs que l'on fait couler vers le fond avant de faire une remontée en dandinant verticalement. En gros : on tire sur la canne, on mouline, on tire sur la canne, on mouline, etc. Le profil particulier des jigs leur permet de papillonner sous l'eau pendant la descente. Avec le jigging, on explore une grande colonne d'eau. Le matériel spécifique au jigging permet d'explorer des zones profondes et soumises à de forts courants qui ne sont que peu exploitées par les autres formes de pêche. Le jig est animé constamment. En fonction du poisson recherché l'animation du leurre métallique diffère d'amplitude. Concrètement, pour des poissons de fond, type denti, mérou ou morue, on fait couler et remonter le jig sur une hauteur d'une dizaine ou quinzaine de mètres à partir du fond. A l'inverse, pour des poissons de pleine eau comme les pélagiques, type bonites, sérioles ou thons, on couvrira toute la profondeur de la surface jusqu'au fond. C'est sportif ! Petit conseil : accélérez la remontée du jig quand vous vous rapprochez de la surface, car c'est une zone où les poissons nagent plus rapidement. Le jigging permet d'aller chercher le poisson où il se trouve. C'est un peu une pêche miraculeuse ! Vous pourrez remonter bar, bonite, cernier, daurade grise, daurade coryphène, denti, liche, lieu, maquereau, sabre, saint pierre, sériole, thon... Mais ne soyez pas trop gourmand. Ces fonds sont un refuge pour la préservation de certaines espèces. Les prises au jigging se font le plus souvent pendant la remontée et occasionnent des départs violents. Aussi prenez garde à ce que votre frein soit bien serré. Le combat qui s'en suit est intense et votre premier trophée en jigging vous laissera quelques courbatures et un sacré souvenir. C'est fait, vous êtes mordus !

Pêche à l'arc

La pêche à l'arc se pratique en barque ou le long de la berge. N'importe quel arc peut être utilisé mais le récurve est le plus approprié car il est léger et possède un trou fileté qui permet de fixer le moulinet. Le tambour du moulinet est de gros diamètre où on enroule le film à la main. Ce doit être une simple ficelle d'une trentaine de mètre maximum. Utilisez des flèches étanches, en bois vernis ou en aluminium, avec une pointe en forme de harpon est vissée au bout du fût. Au-dessus de l'empennage qui doit être en plastique, prévoir un trou pour fixer la ficelle. Lorsque vous voyez un poisson dans l'eau, visez beaucoup plus bas en dessous du poisson car il faut tenir compte de l'effet loupe de l'eau. Il faut être adroit pour ce genre de pêche. La distance de tir est de 5 mètres maximum. La pêche à l'arc est autorisée dans plusieurs pays étrangers. Pour la France, la pêche à l'arc est réglementée.

Pêche sous-marine

On parle aussi de chasse sous-marine. Le pêcheur est un nageur. Le but de ce sport nautique marin qui se pratique avec un masque, un tuba et des palmes permettant au passage d'admirer les fonds marins, consiste à attraper sous l'eau, à l'aide d'une arbalète, certains poissons et céphalopodes ainsi qu'à prélever, à la main, certains équinodermes, crustacés et mollusques. Dans de nombreux pays tel la France elle se pratique généralement, et pour des raisons légales liées à la protection des espèces, en apnée. On flèche (on parle aussi de tirer ou de harponner) le poisson durant l'apnée. C'est technique et grisant ! Dans certains pays on peut pratiquer cette chasse/pêche en plongée équipé d'une bouteille d'oxygène.

Pêche au lancéHaut de page

La pêche au lancer est une pêche itinérante qui se pratique depuis un bateau ou depuis le bord de mer à la recherche de poissons carnassiers. Cette technique de pêche cible un grand nombre d'espèces de poissons : bars, maquereaux, lieus, sérioles, liches... C'est une pêche sportive dont le principe est de lancer des leurres de toutes sortes, cuillers, poissons nageurs, leurres souples, poppers, stickbait ou même jigs, avant de les ramener de façon à simuler la nage d'une proie blessée pour tromper le poisson. Vous devez faire varier la vitesse de votre leurre en jouant avec le scion (le bout de la canne) et le moulinet. En imitant les mouvements d'un poisson blessé ou en difficulté, ces changements de vitesse excitent les prédateurs. La pêche au lancer avec des leurres de surface type popper procure des sensations uniques quand un poisson fend l'eau pour attraper votre appât : le combat commence...

La pêche au lancer se pratique avec un matériel spécifique : une canne de lancer à action parabolique munie d'un moulinet à tambour tournant assez puissant, c'est à dire équipé d'un frein puissant. En mer, lorsque vous ciblez plusieurs espèces (du bar jusqu'à la sériole), privilégiez un ensemble assez lourd qui permette de faire face à l'attaque d'un poisson de 10 kgs ou plus.
L'objectif de la pêche au lancer est bien sûr de tremper son leurre au dessus d'un poste poissonneux. Du bord, il convient de sélectionner une zone appropriée : criques, côtes rocheuses, constructions portuaires (digue, jetée, quai, port)... En bateau, soyez attentif à l'environnement pour déceler la présence de prédateurs signalés par de petits poissons fuyant en sautant à la surface ou des chasses d'oiseaux de mer... En ce qui concerne les leurres, équipez-vous d'un popper, au minimum, et de leurres variés pouvant explorer différentes profondeurs. Discipline multiple, la pêche au lancer se pratique non seulement en mer, du bord ou en bateau, mais également en eau douce. Le lancer est un apprentissage au long cours et une pêche fascinante faite de traques et de rebondissements, parfois suivis de bons repas mettant vos poissons à l'honneur. Rien de monotone en tout cas !

Pêche à la traîneHaut de page

En voilier habitable vous croisez entre 2 et 7 noeuds ? Installez une traîne et préparez-vous à mettre du poisson dans votre assiette ! Cette plage de vitesse autorise la pêche à la traîne. Cette pêche n'est pas très technique, donc facile à pratiquer même pour les novices. C'est la vitesse du bateau qui crée le mouvement du leurre et non le bras du pêcheur. Il faut distinguer deux types de traînes : la traîne légère, ou côtière, et la traîne lourde.

La pêche à la traîne légère se pratique entre 2 et 5 noeuds, à la recherche de maquereaux, bars, lieus, bonites... On peut pratiquer à la main : la ligne traîne derrière le bateau et on la remonte à la main en cas de prise. Les lignes de traîne prêtes à pêcher et montées par des professionnels avec des noeuds fiables, sont idéales pour les débutants. On peut aussi pratiquer avec une canne de traîne (plus courtes que les cannes de lancer), montée sur un porte canne à l'arrière du bateau ou solidement amarrée. Dans ce cas, on doit régler le frein du moulinet relativement desserré de façon à ce qu'une petite prise puisse faire partir la ligne. Le cliquetis du frein signalera la prise. Cette pêche se pratique entre 5 et 10 milles des côtes en guettant les chasses. On repère une chasse à la présence d'oiseaux et de petits poissons en panique à la surface. Scénario : les gros poissons essaient de manger de plus petits poissons qui fuient en sautant à la surface attirant ainsi les oiseaux... Les épaves de bateaux sont aussi des coins intéressants. Une gaffe ou une épuisette sont utiles pour sécuriser votre pêche avant de la remonter à bord. Et si vous lâchez deux lignes de traine en même temps, lâchez 15 mètres de moins sur la deuxième.

Pour la pêche à la traîne lourde, vous prévoyez une traversée qui va vous éloigner au moins à 40 milles des côtes ? C'est l'occasion d'essayer d'accrocher du gros : thon blanc, bonite voire espadon par grande chance. La traîne lourde s'apparente à la traine légère, mais plus loin des côtes, plus vite et visant des poissons plus lourds. Dans sa version sportive, cette pêche se pratique avec l'encadrement de professionnels, sur des bateaux spéciaux équipés de véritables sièges de combat où vous vous mesurerez avec le poisson à la manière du vieil homme dans le roman mythique Le vieil homme et la mer, en moins méritant bien entendu. Difficile d'égaler la noblesse et le courage du pêcheur imaginé par Ernest Hemingway ! La traine lourde de type gentillette agrémente une traversée en bateau. Lâchez vos lignes à partir de 40 ou 50 milles des côtes ! La vitesse idéale pour les thons est entre 5 et 7 noeuds. Sachez que les thons se pêchent généralement au coucher et au lever du soleil. Adaptez vos heures de départ en fonction... Pour prendre l'exemple d'une traversée Porquerolles-Ajaccio : si vous partez vers 8 heures vous serez au milieu de votre traversée vers 19-20h, l'heure idéale. Coup double : avec ce timing, vous approchez des côtes corses au lever du soleil : l'heure idéale pour mettre à l'eau votre ligne de traîne légère et trouver quelques maquereaux. La pêche à la traine lourde exige du matériel costaud. Notamment : des cannes de traines relativement courtes - moins de 1,80 m - mais très résistantes, avec moulinet et fil d'une puissance comprise entre 20 et 50 lbs, un support de canne en inox avec un système de fixation et une petite corde (garcette) avec un mousqueton pour sécuriser la canne, et 500 mètres de fil solide. Votre équipement comprend un baudrier à la ceinture qui permet d'appuyer la canne de traîne. N'oubliez pas la gaffe équipée d'un crochet pour hisser le poisson à bord. Et par respect pour votre prise : une giclée de rhum dans les ouïes assure un fin de vie douce. Quant aux leurres, vous avez l'embarras du choix ! Poissons-nageurs, calamars et autres tromperies qui attirent le poisson en faisant du bruit, des bulles, des reflets... Soyez attentif au moindre cliquetis du moulinet ! Quand il y a un départ, ralentissez le bateau si possible avant de commencer la remontée du poisson. Remontez en deux étapes : tirez la canne vers vous, puis ramenez la devant tout en moulinant, puis recommencez. Attention : respectez les tailles minimales de capture autorisées. Il convient, par exemple, de relâcher les maquereaux de moins de 20 cm et les bars de moins de 36 cm. Et ne lâchez pas les lignes dans une mer trop formée, les résultats ne seront pas bons, vous aurez du mal à vous arrêter pour hisser la prise et si vous avez plusieurs lignes, le risque est de les emmêler. Pour assurer la longévité de votre matériel, rincez-le à l'eau douce. Et pour préserver vos pieds : ne laissez pas traîner les hameçons sur le pont !

SurfcastingHaut de page

Parmi les nouvelles pêches sportives, partir à la recherche du " poisson dans la vague ", ou surfcasting selon l'anglicisme de rigueur, se pratique à partir de la côte sur le sable, la roche ou la digue. Le surfcasting depuis une plage est le plus courant. Le pêcheur utilise une canne posée à la verticale sur un piquet et une ligne appâtée. Version exotique, vous pêchez sur les plages d'une île du Cap Vert, de nuit, équipé d'une lampe frontale. En France, les plages atlantiques ont quelques spots célèbres. Le surfcasting met le pêcheur en contact avec la nature durant des heures et des nuits entières. Les poissons approchant des côtes à la nuit tombée, c'est au crépuscule que le pêcheur de surfcasting s'installe. Les levers et couchers de soleil inoubliables, les ciels étoilées, une mer souvent calme, mais parfois formidablement démontée sont au menu. Face à la mer avec son équipement et entre autre nourriture, boissons chaudes, couverture, des vêtements chauds, éclairage... Le pêcheur de surfcasting attend avec patience que le poisson vienne mordre à l'hameçon. Mais vous l'aurez compris : cela n'a rien à voir avec les berges paisibles d'une rivière ! Le surfcasting a ses compétitions et ses champions.

Dans le surfcasting, on recherche les poissons dans la bande des 100 m du bord. Souvent, le but est de lancer le plus loin possible au large, une bonne moyenne étant de 80 mètres, mais les poissons se tiennent parfois dès 20 m du bord. Les meilleurs lanceurs propulsent leur plomb à plus de 150 mètres ! Cette technique permet d'attraper un très grand nombre d'espèces. Les espèces de poissons les plus visées varient selon les régions. Ainsi, en mer du Nord, on pêche le bar, la morue, le merlan, le mulet et différentes espèces de poissons plats (soles, plies, limandes, flets...). Sur la côte atlantique, on peut pêcher le bar, la daurade royale, le maigre, le mulet, le sar commun ainsi que des poissons plats (soles, plies, raies, flets...).. En Méditerranée, on recherche surtout le loup et les sparidés tels que la daurade royale, le marbré et le sar commun.

Le matériel. D'où que vous pêchiez, le matériel, les montages et les appâts sont pratiquement les mêmes. On lance une ligne de fond, lestée par un plomb de 50 à 200 g puis à attendre la touche. Comme pour la pêche au lancer en eau douce, le montage de votre ligne est subtil. Le choix des plombs se fera en fonction des fonds : à griffes en laiton tordables sur sable ou algues, plats sur vase, bien fuselés et à griffes raides rabattables sur roche. Le bas de ligne sera particulièrement soignée afin de tromper la méfiance du poisson. Il doit être discret donc, mais également solide. Avec 1, 2 ou 3 dérivations plus ou moins longues au dessus d'un plomb terminal, le principe est à peu de chose près identique d'un montage à l'autre. Le montage de base consiste à monter 2 ou 3 avançons de 20 cm à 1 m, perpendiculaires à la ligne, étagés sur une distance comprise entre 80 cm à 2,5 m. Chaque avançon est fixé à la ligne principale soit par une noeud fixe ou par un dispositif rotatif. D'autres montages autorisant le coulissement du bas de ligne permettent un autoferrage du poisson lors de sa fuite. Pour les nylons, quelques règles sont à respecter. Pour lancer loin du 35/100 suffit. Le lancé est cependant trés violent et peut prendre en défaut cet taille de nylon. Afin d'améliorer la résistance on peut terminer le remplissage du moulinet par une petite dizaine de mètre de 45/100 afin de disposer toujours d'un enroulé de ce diamêtre sur le moulinet. Le noeud de liaison entre les 2 diamètres de nylon devra, bien entendu, être solide et effectué avec doigté.

Il existe une multitude d'appâts pouvant être utilisés en surfcasting variant en fonction des poissons, des conditions de pêche et de la saison. On peut les classer en deux groupes : ceux pour mer forte et gros poissons, ceux pour beau temps et tous poissons. Par mer agitée, sardine, calamar, gambas, ver siponcle (dit " bibi " du côté de Marseille) et ver de chalut peuvent être utilisés pour rechercher principalement les sars et les bars. Par mer calme à peu agitée, et pour tous types de poissons, les vers marins restent les meilleurs appâts avec principalement les néréides (demi-dure et dure de corée), le ver de sable ou cordelle. Toutefois, pour sélectionner des poissons plus gros, utilisez plutôt le ver américain, le ver de chalut, le bibi ou la piade.

RÉGLEMENTATION ET ORGANISMESHaut de page

On ne pêche pas impunément où on veut, quand on veut, comme on veut. Pour obtenir l'autorisation de pêcher dans les cours d'eau, canaux, ruisseaux et tous les plans d'eau, qu'il s'agisse de propriétés privées ou non, on doit justifier de son adhésion à une association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique (AAPPMA), laquelle délivre une carte nominative contre paiement d'une cotisation annuelle, du paiement d'une redevance pour protection du milieu aquatique correspondant au mode de pêche pratiqué. Exception toutefois : la pêche lors de la journée annuelle de la promotion de la pêche ou dans le cadre des activités organisées par les fédérations des AAPPMA est dispensée de ces justificatifs.
Dans certains cas, les caractéristiques locales du milieu aquatique justifient des mesures particulières de protection du patrimoine piscicole émises par la Préfecture. Par arrêté motivé, après avis de l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques (ONEMA), le préfet peut prolonger ou diminuer la période d'ouverture de la pêche, interdire une certaine forme de pêche, interdire ou autoriser certains appâts, diminuer le nombre des captures autorisées. Pour connaître les conditions locales de pêche, il convient de se renseigner auprès des fédérations et des associations de pêcheurs ou chez les détaillants, marchands d'articles de pêche.

Pêche maritime

À bord d'un bateau. Les plaisanciers ayant un titre de navigation peuvent pratiquer la pêche en mer à partir de leur bateau ou la chasse sous-marine, à titre d'agrément exclusivement. Ils sont alors autorisés à utiliser des lignes gréées pour l'ensemble d'un maximum de 12 hameçons, deux palangres munies chacune de 30 hameçons au maximum, deux casiers à crustacés, une foëne, une épuisette ou " salabre ", une grapette à dents (uniquement en mer Méditerranée), un filet trémail sous certaines limites de tailles (uniquement en mer du nord, Manche et Atlantique), un carrelet par navire et trois balances par personne embarquée (uniquement en Bretagne, Pays-de-Loire et Aquitaine).

La pêche à pied. Celle-ci se pratique sur le rivage de la mer sans recourir à une embarcation ou à un quelconque engin flottant. En dehors de la ligne tenue à la main, on ne peut pas utiliser n'importe quel matériel. Ainsi, la ligne de fond est interdite sur certaines plages. Il existe des restrictions locales qui diffèrent selon le littoral et les zones. Il convient de se renseigner auprès de la direction des affaires maritimes.

La pêche sous-marine. Il faut être âgé de 16 ans au moins pour pratiquer la pêche sous-marine, et détenteur d'un contrat d'assurance en responsabilité civile est obligatoire. Il est interdit aux pêcheurs sous-marins d'exercer la pêche sous-marine entre le coucher et le lever du soleil, de s'approcher à moins de 150 mètres des navires ou embarcations en pêche ainsi que des engins de pêche signalés par un balisage apparent, de capturer les animaux marins pris dans les engins ou filets placés par d'autres pêcheurs, de faire usage d'un foyer lumineux, d'utiliser, pour la capture des crustacés une foëne ou un appareil spécial pour la pêche sous-marine, de tenir hors de l'eau un appareil spécial pour la pêche sous-marine, de chasser en plongée avec bouteilles.

Contrôle. En cas de contrôle par les agents compétents en matière de pêche maritime, il faut pouvoir justifier de son identité et présenter l'attestation d'assurance en responsabilité civile couvrant les risques de la pêche sous-marine, ou la licence délivrée par la fédération sportive. En outre, il faut se conformer à la taille réglementaire des poissons par espèce (25 cm au minimum pour le bar, 12 cm pour la daurade grise, 20 cm pour la royale, 27 cm pour le maquereau, etc...).

Le cas de la pêche à l'arc

En France, la pêche à l'arc est strictement interdite dans les eaux libres : fleuves, rivières, ruisseaux, plans d'eau en communication avec ruisseaux ou rivières. Dans ces eaux, le poisson doit être attrapé par la bouche. En revanche, dans les eaux closes, plans d'eau sans communication et concession de pisciculture, sablières (Mais attention, une sablière inondée périodiquement peut être classée en eau libre) dans lesquels le poisson est res propria, c'est-à-dire qui appartient au propriétaire, celui-ci peut être capturé par tous moyens qui ne mettent pas en danger la sécurité publique. Toutefois vous devez avoir l'accord du propriétaire pour pêcher à l'arc, sinon c'est du vol ! La pêche à l'arc est également autorisée dans les embouchures des fleuves considérées comme des eaux maritimes. Les pêcheurs à l'arc se font plaisir en Camargue, dans les eaux de l'embouchure du Rhône. On peut aussi pêcher à l'arc en mer depuis la plage.

Le marquage des poissons

C'est une nouvelle obligation pour les pêcheurs de loisir, suite au Grenelle de la pêche (2010). Depuis mai 2011, les amateurs de pêche en mer sont tenus de marquer certaines espèces de poissons qu'ils capturent. Il s'agit de lutter contre le braconnage et contre la vente illicite. Désormais, certains poissons comme le bar, la dorade, le lieu, le maquereau ou la sole, mais aussi la langouste ou la rascace rouge doivent faire l'objet d'un marquage : le pêcheur de loisir, qu'il opère depuis une embarcation, ou à pied depuis le bord, ou encore en pêche sous-marine, doit couper la partie inférieure de la queue des espèces pêchées selon un schéma. Les inspecteurs de la direction des fraudes sont susceptibles de dresser procès-verbal à des restaurateurs qui auraient dans leurs armoires frigorifiques des poissons marqués. La vente de produits de la pêche récréative (embarquée, à pied ou sous-marine), c'est-à-dire pratiquée à titre non professionnel, est punie d'une sanction pouvant s'élever jusqu'à 22 500 € d'amende ! Des amendes et des mesures conservatoires (saisie des matériels) peuvent également être prises à l'encontre des pêcheurs de loisir qui n'auraient pas marqué le produit de leur pêche. Dans un premier temps, des directives ont été données aux forces de police et aux administrations concernées pour que, durant la première saison estivale concernée (2011) et avant l'application de mesures répressives, un important travail de pédagogie et d'éducation avec rappel à la loi soit effectué en direction des pêcheurs de loisir contrevenant à cette nouvelle réglementation.

Les périodes de pêcheHaut de page

Pour tenir compte de la biodiversité des espèces, les cours d'eaux, canaux et plans d'eau sont classés, par arrêté préfectoral, en 2 catégories piscicoles. La première catégorie comprend principalement les eaux peuplées de truites. La deuxième catégorie regroupe tous les autres cours d'eau et plans d'eau. Ce classement permet d'organiser la pratique de la pêche et conditionne les périodes d'ouverture de la pêche. Pour les eaux de 1e catégorie, les dates d'ouverture et de fermeture de la pêche à la truite sont désormais les mêmes sur tout le territoire français : le 2e samedi de mars pour l'ouverture et le 3e dimanche de septembre pour la fermeture. Pour les eaux de 2e catégorie, la pêche est autorisée toute l'année. Deux exceptions toutefois : la pêche au brochet est désormais autorisée, sur tout le territoire français, du 1er Mai au dernier dimanche de janvier de l'année suivante, la pêche de l'omble commun est autorisée du 3e samedi de mai au 31 décembre inclus. La pêche de la truite fario, de l'omble ou saumon de fontaine, de l'omble chevalier et cristivomer, ainsi que la pêche de la truite arc-en-ciel dans les cours d'eau ou parties de cours d'eau classés à saumon ou à truite de mer n'est autorisée que durant l'ouverture des eaux de première catégorie. De manière générale, la pêche est autorisée d'une demi-heure avant le lever du soleil à une demi-heure après son coucher. En principe, la pêche de nuit est interdite. Toutefois, la pêche de nuit de la carpe peut être autorisé par arrêté préfectoral. Mais quoiqu'il en soit, aucune carpe capturée ne peut alors être maintenue en captivité ou transportée.

La pêche et les barragesHaut de page

La pêche à la ligne est autorisée dans les 50 mètres en aval de tous les ouvrages sur les cours d'eau du domaine public ou privé. Toute autre forme de pêche est interdite à partir des barrages et des écluses ainsi que sur une extrémité de 50 mètres en aval de ceux-ci. En outre, la pêche aux engins et au filet est interdite sur une distance de 200 mètres en aval de l'extrémité de tout barrage et de toute écluse.

SanctionsHaut de page

Pêcher sans être membre d'une association agréée ou sans avoir acquitté la redevance pour protection du milieu aquatique est passible d'une amende de 3e classe (450 €). Pêcher sans être porteur du document justifiant de sa qualité de membre d'une association agréée et du paiement de la redevance pour protection du milieu aquatique, et valable pour le temps, le lieu et le mode de pêche pratiqué est passible d'une amende de 1e classe (38 €).

Police de la pêcheHaut de page

Les gardes des fédérations départementales de pêche et les agents techniques de l'ONEMA assurent la surveillance des lots AAPPMA, si vous constatez une pollution, un assèchement ou un acte de malveillance, avertissez-les. Les gendarmes peuvent aussi intervenir.

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