Le guide thématique Petit Futé PECHE : CENTRE – La Loire et le Cher autour de Tours (37)

CENTRE – La Loire et le Cher autour de Tours (37)

C'est l'une des destinations les plus touristiques au monde. Il s'agit bien entendu de visiter les très fameux et splendides châteaux de la Loire ! S'ajoutent le circuit des caves de Touraine, les itinéraires en vélo, sans oublier la découverte de Tours, ville d'art et d'histoire, ville aux 30 marchés dont il faut découvrir les parcs, les jardins, les monuments, sans oublier les spots de pêche sur la majestueuse Loire. La Touraine, berceau de Gargantua, est aussi un pays de " bonne chère " et du " bien-vivre ", une région non seulement de bons crus, mais aussi de grands cuisiniers. Reflets de toute la cuisine française, les tables tourangelles gardent aussi quelques mets typiques très appréciés : les rillettes, les rillons, les andouillettes, la géline de Touraine, le coq au vin de Chinon, le Sainte-Maure, délicieux fromage de chèvre, les pruneaux dits " de Tours ", les macarons des bons moines de Cormery, les fouaces chères à Rabelais et les sucres d'orge... Les chefs savent aussi magnifier le poisson, bien entendu ! Et les grands vins blancs de Vouvray sont à la hauteur de leur savoir-faire.

Important carrefour au centre de la France, Tours est située au coeur d'un axe routier européen. Le TGV relie Tours à Paris en 55 minutes. Le réseau autoroutier qui dessert Tours se présente sous forme d'une étoile à cinq branches qui permet de relier rapidement les grandes villes françaises. Un aéroport international situé aux portes de la ville renforce ce réseau de communication. Tours est à 240 km de Paris (2h10 par l'autoroute, 55 mn par le train), 330 km de Bordeaux (3h15 par l'autoroute, 2h30 par le train), 196 km de Nantes (1h45 par l'autoroute, 1h30 par le train), 432 km de Lyon (4h par l'autoroute, 3h30 par le train, 1h55 en avion). Sur place, le réseau des bus de l'agglomération tourangelle vous permet de rejoindre les spots urbains et des alentours. Vous pouvez aussi louer un vélo, un moyen de transport vert et très utilisé en Touraine.

LES DIFFÉRENTS SPOTSHaut de page

Le département d'Indre-et-Loire est baigné par un réseau dense et riche de 3 000 km de fleuves, rivières et ruisseaux. Terre de confluence, ce département voit trois importants affluents se jeter dans la Loire : la Vienne, le Cher et l'Indre. Le département abrite également 500 zones humides. Une douzaine de techniciens de rivière oeuvrent au bon état écologique des rivières tourangelles et des contrats pour la restauration de cours d'eau ont été signés pour quatre bassins tourangeaux (Indrois, Manse, Amasse, Indre à Loches). L'Indre-et-Loire abrite essentiellement des rivières de seconde catégorie, qu'il s'agisse de cours d'eau publics ou de cours d'eau privés. Parmi les principaux on peut citer la Loire, la Vienne, le Cher, la Creuse et l'Indre autant de cours d'eau qui évoquent des départements ! S'ajoutent de nombreux plans d'eau riches d'une grande diversité halieutique où les pêcheurs peuvent à loisir varier leurs prises selon les techniques, les saisons et les sites. Quelques rivières de première catégorie privées complètent le panorama, dont la Brenne, l'Escotais, l'Aigronne, la Fare et la Maulne, qui font la joie des pêcheurs à l'ouverture de la pêche à la truite.

Mais le cours d'eau emblématique du département reste, bien entendu, la Loire, majestueuse, avec ses îles, ses berges sauvages et même quelques châteaux prestigieux qui se reflètent dans ses eaux... Ce fleuve de 1 000 kilomètres de longueur, en deuxième catégorie piscicole, coule sur 87 km en Indre-et-Loire, arrosant Tours, Vouvray, Amboise, cousinant avec le Cher, accueillant ses affluents dans des sites de toute beauté. D'une largeur moyenne de 300 à 350 mètres, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, la Loire est le dernier fleuve sauvage d'Europe. Si la Loire est endiguée par deux levées, elle conserve un espace important de divagation entre ces deux remparts ce qui lui permet d'offrir un paysage composé d'îlots, de grèves sableuses et de multiples bras du fleuve. Les confluences avec certains affluents comme la Cisse, la Brenne, constituent d'excellentes zones de refuges lorsque les niveaux de la Loire montent. Ces dernières années, dans le cadre du plan Loire Grandeur Nature, plusieurs frayères ont été restaurées pour améliorer les conditions de reproductions des brochets en particulier. Le peuplement piscicole de la Loire est composé de plus de 30 espèces, dominé par les cyprinidés d'eaux vives (et plus particulièrement de barbeaux fluviatiles, chevesnes, goujons, hotus, spirlins et vandoises) et de cyprinidés d'eaux calmes (brèmes, carpes, ablettes, gardons, tanches, bouvières). Les carnassiers sont également bien représentés avec les anguilles, les sandres, les perches communes et les silures. Pour ce qui concerne les brochets, l'enfoncement du lit de la Loire a engendré un dysfonctionnement de ses zones de reproduction (d'où leur restauration) ce qui explique sa présence plus diffuse. Ce cours d'eau est emprunté par de nombreux poissons migrateurs et plus particulièrement le saumon d'Atlantique et la truite de mer qui sont interdits à la pêche. On note également des remontées conséquentes d'aloses, de lamproies, de mulets, mais malheureusement de moins en moins d'anguilles.

Le Cher, pour sa part, longe la Loire qu'il rencontre après Tours. Ce cours d'eau de deuxième catégorie piscicole coule sur 368 km, dont 52 dans le département. D'une largeur moyenne de 80 mètres, le Cher est une rivière canalisée en amont de Tours par une succession de barrages implantés, en moyenne, tous les 5 km. La partie aval est endiguée et influencée par deux ouvrages liés à d'anciens moulins. Tous les ouvrages sont accompagnés de réserves de pêche en aval. Le milieu est donc relativement uniforme avec toutefois, ces dernières années, un éclaircissement de l'eau et un accroissement de la végétation aquatique qui diversifie les habitats pour la faune aquatique et les poissons en particulier. Le peuplement piscicole du Cher est dominé par les espèces d'eaux calmes (ablettes, brèmes, carpes, gardons et tanches). On note dans une moindre mesure des poissons d'eau vive comme les barbeaux fluviatiles, les chevesnes, les goujons, les hotus ou les spirlins. Pour ce qui est des carnassiers, les sandres, perches communes et silures sont très bien représentés. Quant au brochet, sa présence est plus limitée, compte tenu du déficit de zones de reproduction. Le Cher est également un axe migratoire plus particulièrement pour les truites de mer, les anguilles, les aloses, les lamproies et les mulets. Les équipements des barrages pour assurer leur franchissement ont été réalisés ou sont en cours d'étude. Le Cher est très fréquentés compte tenu de sa grande accessibilité, avec des chemins qui le longent presque de façon continue. Lorsque le Cher est " au chômage " (baisse artificielle du niveau d'eau, c'est-à-dire, étiage forcé, donc pas naviguable), la pêche reste autorisée, sauf avis contraire. S'ajoutent enfin, certains petits affluents comme le Filet ou le Petit Cher qui se prêtent très bien à la pêche de loisir, notamment au niveau des confluences avec le Cher.

L'étang de l'archevêque, paradis des carpistes

Ce plan d'eau a été crée en 1786 par les moines de l'abbaye de Gatines, sur la commune de Villedômer, à proximité de Saint-Laurent en Gâtines. Les religieux renforcèrent les digues avec de larges blocs de pierre taillés sur mesure pour former un damier parfait. Ici se cache le garde-manger des carpes. L'archévêque de l'époque était-il pêcheur ? Peut-être simplement l'étang lui fut-il dédié, car il aimait à venir méditer sur ses berges... Toujours est-il qu'il s'agit aujourd'hui d'un étang privé accueillant un centre de pêche privé dédié aux passionnés de carpes. Le poids moyen des carpes de archevêque font 12 kilos et les records s'élèvent à 20,5 kilos pour une carpe miroir et 20 kilos pour une commune. Cet étang a pour particularité ne n'avoir pas été vidangé depuis 1990. Cela fait donc plus de 20 ans que les poissons de l'archevêque vivent en paix !

La Loire et le Cher à ToursHaut de page

Les amateurs de pêche n'ont pas besoin d'aller bien loin pour espérer fritures et carnassiers. En ville aussi, ça mord ! Et ceci même lorsque l'eau des rivières est basse. Il suffit de connaître les bons petits coins. Bien entendu, la pêche est limitée en eau basse à cause de l'envahissement des herbes comme la jussie et de l'accès aux rives. C'est la raison pour laquelle Tours est réputé pour le street-fishing (pêche en ville) et qu'elle accueille chaque année, une rencontre compétitive de ce nouveau sport en vogue. Trois AAPPMA se partagent les ressources : la Gaule tourangelle, le Gardon tourangeau et le Lancer club. A proximité de Tours également : AAPPMA de Saint-Pierre-des-Corps.

Sur la Loire : sur la rive droite, si on part de Rochecorbon, on peut pêcher partout à partir de Rochecorbon jusqu'à Paul-Bert. La pêche reprend ensuite au niveau de l'église de Saint-Cyr jusqu'au pont de la Motte. Pour la rive gauche, le meilleur coin est derrière la bibliothèque. En Loire, on pêche de la friture. Goujons, ablettes, petites fritures se pêchent en grande quantité. On peut également prendre du mulet de mer mais aussi des carnassiers, principalement des silures, brochets et autres sandres.

Sur le Cher : c'est un peu plus compliqué que sur la Loire, mais de bonnes parties de pêche sont énamoins possibles. En premier lieu, on peut aller au plan d'eau d'aviron, le lac de la Bergeonnerie. On peut y accéder facilement. Sur la rive droite du Cher, en été, il n'y a plus rien car il n'y a plus d'eau. A l'automne et au printemps, c'est différent. On peut alors s'installer sur la rive gauche, en contrebas du périphérique. L'association la Gaule tourangelle (02 47 66 65 39) entretient ici 250 m de rivière. Il s'agit surtout de lutter contre l'invasion de la jussie. On y accède par la route qui se trouve juste après le pont Saint-Sauveur. Dans le Cher, on pêche de la friture. On prend le gardon à la graine (blé, maïs) dans de grandes quantités d'eau et des carnassiers.

La Gaule tourangelle a également un étang à pêcher à La Riche, l'étang dit de la Sablière, proche de la déchetterie.

La Loire à AmboiseHaut de page

L'AAPPMA " la Gaule amboisienne " gère 17 km de Loire. Vous voulez faire d'une pierre deux coups ? Installez-vous pour pêcher, face au château d'Amboise. Vous vous rassasiez de la beauté du site et vous sortez de la Loire des et de sortir dans la journée de pêcher des chvesnes, des mulets, des brèmes, des gardons face au chateau d'Amboise ! Il est agréable de pêcher en aval de l'île Perchette. Sur cette île, il est possible de camper. Le site a beaucoup de charme. Cette AAPPMA gère également 4 petits étangs de 1,5 ha à 4 ha (Poce-sur-Cisse, La Moutonnerie, Reugny, Villedomer) et les affluents de la Loire dans ce secteur, avec de beaux spots.

Les rendez-vous des carpistesHaut de page

De nombreux carpistes viennent exercer leur passion en Touraine. A proximité de Tours, cinq plans d'eau sont ouverts à la pêche à la carpe de nuit, chacun disposant de cinq ou six postes qu'il convient de réserver auparavant : l'étang du Val-Joyeux (Chateau Lavallière), le plan d'eau de Chemillé (Chemillé-sur-Indrois) que l'on pêche sur deux sites (l'un avec deux spots, l'autre avec onze spots !), le plan d'eau de l'île Perchette, en bordure de Loire sur la route d'Amboise), le lac des Mousseaux et le lac de Pincemaille. Quelques parcours de pêche à la carpe sont consentis par les AAPPMA sur la Loire (Tours, Amboise, Vouvray, Langeais) et sur le Cher (Tours, Saint-Pierre-des-Corps, Azay-sur-Cher, Bléré...).

SE RESTAURERHaut de page
Lotte en tranches aux goldens du Val de Loire

Cette recette valorise la pomme de pays en lui faisant rencontrer la délicate lotte.

Ingrédients pour 4 personnes : 4 pommes Golden, 4 tranches de lotte, 2 citrons, 1 cuillerée à café de sel, 30 g de farine, 125 g de beurre, persil haché.

Préparation : laisser mariner les tranches de lotte préalablement salées dans le jus des deux citrons, pendant deux heures. Egoutter et fariner. Cuire à feu doux pendant 10 minutes à la poêle, de chaque côté. Peler les pommes, les couper en rondelles épaisses en évidant le coeur. Dans une sauteuse, avec 100 g de beurre, les faire étuver à feux doux pendant 15 minutes. Disposer les tranches de poissons dans un plat préalablement réchauffé. Arroser de beurre fondu. Servir saupoudré de persil avec les pommes fondues. Accompagner de pommes de terre à l'eau ou de couscous.

Escalope de sandre vouvrillonne

Voici une recette simple autour du mariage du Vouvray et du sandre.

Ingrédients pour 4 personnes : 100 g d'échalotes, 100 g de champignons, 4 filets de sandre (200 g environ chacun), sel, poivre, vin de vouvray, 20 cl de crème liquide, du persil.

Préparation : beurrer un plat à four. Parsemer de 100 g d'échalotes hachées et 100 g de champignons émincés. Déposer les filets de sandre, saler et poivrer, mouiller de vouvray à hauteur du poisson. Cuire 10 minutes au four à 180 °C (Th. 6). Retirer et faire réduire de moitié le jus de cuisson, y incorporer 20 cl de crème liquide, faire réduire jusqu'à épaississement, rectifier l'assaisonnement. Hors du feu, monter la sauce au beurre, en napper le poisson, décorer de persil haché. Servir avec des légumes de saison : asperges pochées aux printemps, ratatouille en été, purée de potimarron en automne, endives braisées en hiver.

Rejoignez la communauté Petit Futé en 1 clic
Suivez-nous sur
Participez
à la communauté