Le guide : NATURISME : Sports et loisirs

Sports et loisirs

Sans doute parce qu'il existe chez les naturistes une conscience de partager des valeurs communes et certaines conceptions des rapports avec autrui, celui ou celle qui séjournera dans un espace naturiste ne recherchera pas qu'un emplacement où planter sa tente - ou une location - avec le droit de se mettre nu, mais souhaitera que son séjour soit une occasion de partages avec les autres vacanciers.

C'est pourquoi dans les espaces naturistes règne un esprit de convivialité. C'est cet esprit qui pousse à ne pas rester dans son coin, mais à partager des activités avec les autres vacanciers, et ces animations apparaissent comme un des points forts de la convivialité naturiste.

Qu'elles soient sportives (pétanque, gymnastique, volley, basket, badminton, ping-pong, randonnée, course à pied, water-polo, tir à l'arc, judo...), artisanales (peinture sur soie, rotin, poterie...), ludiques ou cérébrales (échecs, jeu de go, jeux de société...), artistiques (peinture ou dessin avec modèle, sculpture, musique, danse, théâtre...), ou encore taï chi chuan et yoga, ces activités sont la garantie de passer des vacances bien remplies et de se faire des amis de toutes nationalités.

En effet, même sans parler un mot de néerlandais, l'expérience vous montrera vite qu'on réussit toujours à se faire comprendre pour expliquer à votre adversaire aux échecs qu'il n'a pas le droit de " roquer si son roi a déjà bougé ", ou au ténor de votre ensemble vocal qu'il a démarré deux temps trop tôt. L'Europe ne se fait pas qu'à Bruxelles ou à Strasbourg, elle se fait aussi sur les terrains naturistes !

Bien sûr, en règle générale, plus le centre est important, plus il y a de chances qu'il propose une large palette d'activités. Certains centres en proposent plus de 40, mais même les petits centres font souvent l'effort de proposer aux vacanciers l'occasion de ne pas rester seuls dans leur coin et de ne pas limiter un séjour à bronzer à la plage ou au bord de la piscine.

Chacun pratiquera à son niveau et à son rythme - les centres et leurs animateurs veillent dans la mesure du possible à proposer des activités pour tous les âges et pour tous les niveaux. Certains pratiqueront juste un peu pour le plaisir, d'autres seront des chevronnés, et bien souvent, ce sera l'été qu'ils pratiqueront le plus intensément leur loisir favori, si les installations du centre le permettent. Tous n'offrent pas, par exemple, un pas de tir à l'arc aux normes de la FFTA. Après tout, même dans les grandes villes, il est très rare, à supposer que vous en ayez le temps, de trouver des occasions de jouer aux échecs ou de faire de la gymnastique tous les jours. On peut tout faire nu !

Dans quelle tenue pratiquer ces activités ?

Le bon sens vous montrera tout de suite que si pour certaines activités, un vêtement est parfois nécessaire, mais en général la nudité sera la tenue la plus adaptée. Devant un tour de potier par exemple, une simple douche aura raison de vos projections de boue.

Pour de nombreux vacanciers, la possibilité de s'adonner à leur passion sera une motivation importante pour venir dans un centre naturiste et un critère dans le choix de sa destination.

Renseignez-vous donc auprès des centres naturistes sur les activités proposées, car si par exemple la musique est votre violon d'Ingres, une fois sur place vous pourriez regretter de ne pas avoir apporté votre... violon.

La baignade " sauvage "

Il serait impossible de décrire tous les endroits où l'on peut se baigner nu, car ils sont à la fois très nombreux : plus d'une centaine de plages françaises - mer, océan, lacs, rivières - accueillent des naturistes. Parmi elles, certaines bénéficient d'une autorisation communale écrite, d'autres tolèrent la pratique du naturisme. Voir paragraphe de notre guide concernant les plages.

Risques naturelsHaut de page

Évoluer en pleine nature ne va pas sans risque. Les intoxiqués de la civilisation urbaine ont tendance à oublier que les abeilles, ça pique, qu'il y a des petites bêtes dans l'herbe, que les moustiques servent aussi de nourriture aux oiseaux, qu'une couleuvre n'est pas une vipère, etc.

Beaucoup ont aussi tendance à oublier qu'on ne campe pas n'importe où et n'importe comment. Une tente, une caravane, un camping-car ont tôt fait de prendre feu ou d'être emportés par un torrent réveillé par un orage. S'installer au bord de l'eau pour un pique-nique, oui, mais pour une semaine ? Il faut être vigilant. Ce n'est pas un hasard si les jolis endroits que nous aimons tant sont restés inhabités...

Il y a aussi les " gros " risques naturels, comme les raz-de-marée, qui peuvent très bien se produire en Méditerranée et, dans une moindre mesure, sur la côte Atlantique. Tant que vous n'êtes pas les pieds dans l'eau, il n'y a aucun risque : la grande vague - tsunami en japonais - sera épuisée au bout de quelques dizaines de mètres de dunes. Les plus dangereux, ce sont les incendies de forêt durant la saison estivale, dus à l'inattention de certains fumeurs, mais aussi aux orages et même parfois à des pyromanes.

LA « RANDONNUE »Haut de page

Si le naturisme se prête particulièrement aux activités aquatiques, il est tout aussi agréable de le pratiquer pour toute autre activité de plein air. Et pourquoi pas la randonnée ? Mais cette activité nécessite de grands espaces, et ceux officiellement réservés à la pratique du naturisme, même si quelques-uns disposent de centaines d'hectares, se sont très vite avérés limités. De plus, réserver la nudité aux zones autorisées prive le randonneur d'une communion avec la nature dont le manque ne peut être ressenti qu'après avoir essayé la randonnée naturiste. Aussi, on assiste actuellement à un développement de la randonnée nue ou " randonue " en milieu naturel non officiellement autorisé au naturisme. De nombreux naturistes randonneurs échangent leurs expériences sur les forums des sites Internet naturistes.

Le problème qui se pose, lors des randonnées, est la rencontre avec des randonneurs non naturistes. Sur les chemins de randonnée, certains naturistes, en groupe, ne s'autorisent la nudité que si le sentier est très peu fréquenté, et il est bon de garder à la main un vêtement, le plus souvent un short - quoique pas très pratique à enfiler rapidement -, un paréo, un pagne, ou simplement une serviette sur l'épaule pour la mettre autour de soi en cas de rencontre. Ce qui est important n'est pas tant que les gens ne s'aperçoivent pas que les randonneurs sont nus, c'est qu'ils se rendent compte qu'ils ont fait l'effort de ne pas les choquer, qu'ils ne cherchent pas à s'exhiber, ce qui peut même les faire s'interroger sur les motivations des naturistes, et contribuer ainsi à faire passer l'idée qu'il n'y a rien de plus naturel que de profiter de la nature tels que celle-ci nous a conçus. Cette simple précaution vestimentaire permet aussi aux randonneurs naturistes d'être relativement à l'abri de poursuites éventuelles.

En attendant que les mentalités s'accoutument peut-être un jour à la nudité en milieu naturel, s'il est un lieu où la randonue a bien sa place, c'est en rivière. L'avantage de la randonue en rivière est la fraîcheur en plein été sans en avoir les inconvénients. Fini les vêtements mouillés et glacés sur la peau, qui ne servent qu'à attraper mal.

En rivière, il est quand même nécessaire de prendre quelques précautions pour éviter de se mettre en situation de danger :

dans un endroit inconnu, effectuer un repérage au préalable surtout s'il est prévu d'emmener des enfants.

être attentif à la météo, et vérifier qu'il n'y a pas en amont un barrage qui pourrait effectuer un lâcher d'eau.

choisir une rivière peu fréquentée, pas trop profonde, et pas trop accidentée, dans laquelle pour marcher, des vieilles baskets suffisent, ou même des sandalettes en plastique.

ne pas hésiter à rebrousser chemin face à une difficulté inadaptée au niveau des participants.

il est important de signaler que la baignade est souvent interdite, même dans les lieux qui y sont les plus propices, les élus en ayant assez d'être systématiquement attaqués en justice par des inconscients. Ce qui a pour conséquence directe de désinformer le public sur le danger réel encouru. Outre le fait que toute interdiction non justifiée incite les gens à enfreindre la loi, les lieux réellement dangereux ne sont plus différenciés des autres, ce qui fait courir un risque réel au public. Mais là, personne n'est responsable !

 

Une recommandation : toujours prévoir un sac en plastique pour ramasser les détritus laissés par d'autres, et ainsi laisser l'endroit plus propre qu'avant. Simple question de respect de la nature.

En rivière, il est très fréquent que les naturistes fassent des émules parmi les personnes rencontrées. À l'inverse, il est plus rare -mais il peut arriver- qu'ils subissent des reproches du genre : " Vous n'avez pas honte ! "

Vraiment, la randonue en rivière, ça coule de source ! Une belle journée entre amis, la nudité partagée comme un lien qui nous unit en parfaite osmose avec la nature, que demander de plus ?

La « randonnue » et la loiHaut de page

Parmi les questions souvent posées concernant le naturisme et la loi pénale, figure celle concernant les randonnées naturistes. Deux " écoles de pensée " s'affrontent dans les forums : l'une nie farouchement tout risque pénal, l'autre met l'accent sur un risque certain. La vérité, pour cette question comme pour d'autres, se situe entre les deux points de vue. Pour synthétiser, nous pouvons dire qu'il n'y a pas absence totale de risque. C'est-à-dire que " sur le papier " l'infraction est constituée, en ce qu'il n'y a aucune raison juridique en tout cas de distinguer les randonneurs naturistes, des baigneurs naturistes, des bronzeurs naturistes, etc. Les lieux sont " accessibles au regard du public " selon la définition de l'article 222-32.

Mais le risque apparaît très limité : à notre connaissance, il n'y a eu aucun procès en tout cas ayant fait l'objet d'une décision publiée, ou même d'un article de journal, concernant la randonue, alors que celle-ci a tendance à se développer au fil des années.

Cette absence de contentieux peut peut-être s'expliquer pour trois raisons, étant admis que seuls pourraient porter plainte des promeneurs fortuitement croisés qui prendraient ombrage de ce qu'ils voient : une certaine évolution des mentalités, tendant à ce que les promeneurs suffisamment horrifiés pour porter plainte se raréfient quelque peu, peut-être, un certain manque d'enthousiasme des forces de l'ordre à poursuivre des personnes ne troublant pas tant que cela l'ordre public, enfin et certainement à notre sens, les précautions prises par les randonneurs eux-mêmes, consistant à éviter les heures d'affluence, à emprunter des chemins très peu fréquentés, voire à avoir un habit dans son sac à enfiler si d'autres promeneurs sont croisés, etc.

Consulter également le site Internet :

www.naturismedroit.net.

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