Le guide : GUIDE DE L'EXPATRIATION : Documents de voyage et formalités

Documents de voyage et formalités

La destination est choisie. L'activité sur place aussi. Il faut maintenant vous préparer au mieux, afin de réussir ce pari de l'expatriation. Cette phase préliminaire est capitale pour le succès de votre projet. Commencez par bien cadrer les impératifs administratifs qu'implique une telle démarche. Décrocher le bon visa, souscrire à une assurance adaptée, être au clair avec l'administration française, gérer vos biens, aussi bien ceux qui resteront en France que ceux que vous emmenez avec vous. Autant d'éléments à traiter, parfois très en amont de votre départ. Notez qu'il est vivement conseillé de boucler la partie administrative avant de quitter la France. Une fois à l'étranger, joindre les services concernés peut s'avérer bien plus compliqué.

Plusieurs organismes peuvent vous accompagner dans ce parcours, parfois fastidieux. Et pour achever votre préparation, nous vous conseillons plusieurs formations spécialisées dans l'expatriation et l'interculturalité.

Expatriation administrativeHaut de page

Avant toute chose, l'expatriation est administrative. Vous allez devoir indiquer à l'Etat français que vous quittez le territoire et réaliser plusieurs démarches pour vous installer dans votre pays d'accueil. Dans cette rubrique, nous abordons les démarches consulaires, l'obtention du passeport, la question du visa et les règles de douane. En fin de chapitre, vous retrouverez une liste des choses à ne pas oublier de faire avant de quitter la France.

Pour mémoire, selon l'Etat français, vous êtes expatrié si :

vous êtes recruté directement par une entreprise étrangère pour travailler à l'étranger ;

votre employeur vous envoie travailler à l'étranger pour une durée limitée mais n'a pas choisi le régime du détachement ;

vous étiez détaché mais la durée maximale de votre détachement est atteinte ;

vous partez vivre à l'étranger.

Expliquer l'expatriation aux enfants

Dans les mois qui précédent ce grand changement de vie, les parents sont souvent fébriles, inquiets, excités, et surtout très occupés. Les enfants, dans ce contexte, peuvent être perturbés et se poser beaucoup de questions. N'oubliez pas de les inclure dans les démarches, en expliquant les raisons de l'expatriation, les conditions de vie que vous aurez là-bas, en réunissant des documents présentant le pays (livres, films). Autant que faire se peut, essayez également de les ménager en ne leur faisant pas part de votre stress comme un visa incertain, un transfert aéroport compliqué, autant d'inquiétudes qui peuvent se transformer en cauchemar dans la tête d'un enfant.

Anne, 34 ans, Consultante en communication

J'ai toujours aimé les voyages. C'est un truc de famille. Mes parents nous envoyaient en famille d'accueil, en Angleterre, aux États-Unis, en Espagne. Ma soeur vit à New York et mon frère a longtemps vécu en Allemagne.

Premières expériences. Juste après mon bac, j'ai voulu partir avec des copines en mission humanitaire au Chili. On nous avait dit qu'on allait bosser avec des enfants, dans un bidonville de Santiago. En fait, quand on est arrivées là-bas, on nous a filé un casque et des salopettes pour travailler sur un chantier de construction d'une maison. On s'est dit " pourquoi pas ", sauf que, comme on était trois filles et que la culture locale est assez macho, on ne nous laissait rien faire. On était juste là pour passer les outils... Au bout de 15 jours, on a dit stop et on est parties. S'en est suivi un road-trip en stop, en Bolivie, en Argentine et au Pérou. On avait 18-19 ans et pendant deux mois, on disait oui à tout ! On s'est même cachées dans des camions pour passer la frontière ! Quand j'y pense, on était inconscientes...

Quelques années après, en 4e année de Sup de Co, j'ai eu l'occasion de vraiment partir vivre à l'étranger. On avait la possibilité de suivre une année dans une école à Guadalajara, au Mexique. Après les 6 mois d'études là-bas, j'ai enchaîné avec 6 mois de stage dans l'événementiel, au sein de l'université. Comme c'était une grosse université, il y avait beaucoup de conférences, de remises de diplômes et autres événements à organiser.

De la Nouvelle-Zélande à la Sardaigne. Après ça, je suis rentrée en France, j'ai terminé mes études, j'ai monté ma boîte et j'ai travaillé dans l'événementiel nautique. En parallèle, j'ai rencontré mon copain, Gwénolé. On avait 25 ans et envie de partir. Du coup, on a tout quitté, pour la Nouvelle-Zélande. C'était notre rêve. On voulait tous les deux améliorer notre anglais, mais surtout voyager. On est partis en VVT. On y allait pour bosser et quand on est arrivés à Auckland, on a cherché du boulot tout de suite. Au départ, on ne cherchait pas vraiment dans notre branche, car notre anglais n'était pas terrible. J'ai postulé dans une boulangerie et en parallèle j'ai déposé des CV pour être hôtesse sur des bateaux. Finalement, j'ai décroché le job en boulangerie, qui me permettait de progresser en anglais. Également, un des propriétaires des bateaux sur lesquels je m'étais présentée m'a retenue pour un poste de responsable de communication. Il développait un produit, une enceinte portable en filaire, et souhaitait s'implanter en Nouvelle-Zélande. Grâce à lui, j'ai travaillé un an, dans le milieu de la musique. C'était top. De son côté, Gwénolé, qui est ingénieur en architecture navale, a également décroché un boulot intéressant. Il a rencontré une équipe qui travaillait pour l'America's Cup (ndr : compétition nautique internationale) et après quelques mois, on lui a proposé de partir à San Francisco, pour continuer sur ce projet. Ce qu'il a fait. De mon côté, j'avais été contactée par plusieurs entreprises pour réaliser leur com'. Du coup, je me suis remise à mon compte et je suis rentrée en France, pour travailler sur un événement nautique. J'ai ensuite continué dans la communication, en tant que salariée dans une entreprise. Alors que je vivais à Paris, Gwénolé a quitté San Francisco pour partir en Sardaigne et suivre son équipe. A partir de ce moment, je vivais 2 semaines à Paris, 2 semaines en Sardaigne. Cela a duré deux ans. Puis j'ai décidé de démissionner et de le rejoindre. Et là, l'équipe de mon copain a annoncé qu'elle se retirait de l'America's Cup... En une semaine, je n'avais plus rien. Mon ancienne boîte m'a rappelée, mais j'ai dit non. En réalité, je voulais me remettre à mon compte. J'avais l'impression d'avoir fait le tour.

Retour en Bretagne. Finalement, on a décidé de rentrer en Bretagne et de tout recommencer à zéro. J'ai donc remonté ma boîte et Gwénolé a été embauché dans une autre équipe de l'America's Cup, basée à Lorient. On avait décidé de se poser. On s'est mariés, on a fait un enfant, on a acheté une maison. Et puis Gwénolé est reparti, aux Bermudes cette fois, pendant six mois. Je l'ai rejoint avec notre fils pendant quelques semaines. On est rentrés ensemble en Bretagne et on était censés continuer comme ça. Mais récemment, Gwénolé a reçu une proposition pour repartir sur l'America's cup avec l'équipe italienne... Du coup, on redéménage en août, en Sardaigne ! Moi je suis ravie, j'avais adoré vivre à Cagliari et je pense que c'est génial pour notre fils. En revanche, pour ma boîte c'est un peu dommage car ça commençait à bien marcher en Bretagne. Je vais repasser en auto-entreprise, pour garder quelques clients. Ce n'est pas vraiment un problème pour moi de travailler à distance. On devrait passer deux ans en Sardaigne. A Cagliari, je ne pense pas que je vais trouver du travail, car il n'y a pas beaucoup d'entreprises. J'ai donc tout intérêt à me concentrer sur Internet, peut-être en développant une boîte créative, je ne sais pas encore. Je vais commencer par prendre des cours d'italien, avant de partir là-bas. Après les deux ans en Italie, on passera un an en Nouvelle-Zélande, pendant la coupe. Donc, on va partir pour quatre ans en tout.

Et nouveau départ italien. Côté logistique, il y a pas mal de trucs à gérer. Notre maison en Bretagne, qu'on vient tout juste d'acheter, nous allons devoir la louer. On n'a pas tellement envie qu'une famille y vive à notre place pendant quatre ans, du coup je pense qu'on va se tourner vers de la location temporaire, avec des familles de militaires par exemple. Ce serait top de pouvoir y loger quand on revient pour les vacances, mais je ne sais pas si ce sera possible. Il faut aussi que je contacte les gens que je connais là-bas et qui ont des enfants, pour trouver un mode de garde pour mon fils. Je dois aussi me pencher sur la question des assurances, je fais des devis pour l'instant.

On a bien examiné le coût de la vie avant que Gwénolé négocie son contrat. Il fallait tenir compte du logement, par exemple. On nous a proposé deux choix, soit une enveloppe (ce qu'on a choisi), soit un meublé que l'équipe nous trouve. Dans la négociation, nous avons aussi intégré le fait que je risquais de ne pas avoir de salaire, du moins pas tout de suite, et qu'on allait vouloir rentrer chez nous de temps en temps. Cela se fait, par exemple, de négocier un certain nombre de billets d'avion par an, qui sont parfois transférables à des membres de la famille. C'est possible dans les cas où l'on peut rentrer chez soi assez facilement. Quand nous serons en Nouvelle-Zélande, d'autres compléments sont à envisager pour compenser la très grande distance.

PasseportHaut de page

Tous les passeports délivrés actuellement en France sont biométriques. Ils comportent votre photo, vos empreintes digitales et une puce sécurisée. Sachez que, depuis le début de l'année 2012, il n'est plus possible de réaliser vos photos d'identité en mairie.

ObtentionHaut de page

Toute personne majeure qui souhaite obtenir un passeport doit donc se présenter en personne à la mairie (ou à une autorité consulaire si vous êtes à l'étranger) avec sa carte d'identité sécurisée (plastifiée), un justificatif de domicile - photocopies et originaux pour les deux -, le formulaire de demande rempli en ligne et imprimé ou rempli sur place un timbre fiscal de 86 € (acheté en ligne sur service-public.fr ou bien dans un bureau de tabac) et deux photographies identiques (de face, sans sourire).

Après un délai variable (comptez parfois plusieurs mois), vous devrez également récupérer votre passeport en personne. Le renouvellement se fait suivant la même démarche. Un passeport peut être délivré en urgence uniquement dans certains cas (raisons humanitaires, décès d'un membre de la famille à l'étranger) qui, a priori, ne concernent pas les voyageurs.

Chaque enfant doit avoir son passeport individuel, dès la naissance, ainsi qu'un visa individuel, le cas échéant. Attention, si l'enfant voyage avec un seul de ses parents, certains pays comme l'Algérie, la Bosnie-Herzégovine, le Maroc ou la Suisse peuvent réclamer la preuve que l'autre parent autorise ce voyage. Les démarches pour obtenir un passeport pour un mineur sont les mêmes que celles de la carte d'identité. Il faut compter 17 € de timbres fiscaux pour un enfant de 0 à 14 ans, 42 € de 15 à 17 ans.

Durée de validitéHaut de page

Un passeport est valable dix ans. Attention, les passeports enfant sont valables seulement cinq ans. On sera vigilant en partant en voyage car, selon les pays que l'on traverse, la durée de validité de notre passeport déterminera celle de notre séjour : nombre de pays demandent expressément que le passeport soit valable au moins six mois après la sortie du territoire, donc pensez bien à éviter de partir dans sa dernière année de fonctionnement, sous peine de vous voir reconduit à la frontière.

Dans le cas où vous auriez rempli toutes les pages de votre passeport (oui, cela peut aller vite avec la taille grandissante de certains visas) et que ce dernier est toujours valable, un passeport vierge vous sera remis sur simple demande.

Scanner ses documents d’identitéHaut de page

Avant de partir, pensez à photocopier tous les documents que vous emportez avec vous. Vous emporterez un exemplaire de chaque document et laisserez l'autre à quelqu'un de confiance en France. En cas de perte ou de vol, les démarches de renouvellement seront ainsi beaucoup plus simples auprès des autorités consulaires. Vous pouvez également conserver des copies sur le site Internet officiel (mon.service-public.fr). Il vous suffit de créer un compte et de scanner toutes vos pièces d'identité et autres documents importants dans l'espace confidentiel.

Une astuce en plus : lorsque vous entrez dans un pays, photocopiez la page de votre visa avec le tampon d'entrée et conservez ce papier dans un endroit différent de votre passeport. Si vous perdez votre passeport, les formalités pour ressortir du pays seront facilitées.

Dans cette rubrique, nous partons du principe que vous disposez d'un passeport français et donc européen. Notez que l'obtention d'un visa de tourisme ne signifie pas que vous avez le droit de travailler sur place. C'est donc un visa de travail qu'il vous faut obtenir - généralement délivré si vous avez déjà trouvé un travail sur place. A quelques exceptions près, si vous souhaitez prospecter sur place, vous partirez avec un visa de tourisme.

Autant de visas de travail que de pays. Chaque nation édicte ses propres règles en matière de délivrance de permis de travail et autres visas. Certaines entreprises qui recrutent des expatriés s'occupent de ces démarches pour vous. Si ce n'est pas le cas, renseignez-vous précisément et à l'avance (plusieurs mois) sur les conditions requises pour travailler dans la destination de votre choix.

Si vous commencez par un visa tourisme. Dans les pays où le tourisme est bien implanté, il n'est pas forcément nécessaire d'obtenir un visa lorsqu'on est européen. Il vous suffit d'être en possession de votre passeport dont la date d'expiration ne doit pas être inférieure à trente jours après la fin de la visite.

Parfois, selon les pays, on exige qu'une, voire plusieurs, des pages marquées " visa " sur le passeport soit blanche, c'est-à-dire totalement inutilisée. On peut alors rester d'un à trois mois sur place avant d'avoir à faire des démarches administratives. Notez qu'il faut parfois s'acquitter de taxes d'entrée ou de sortie du territoire.

Pour d'autres pays, il vous faut un visa. Les visas de tourisme vont généralement d'un à trois mois, parfois renouvelables. Pour certains il vous faudra une " invitation " pour entrer dans le pays (particulier, société, tour-opérateur, hôtel...). Certains pays ne délivrent que des visas de transit, de quelques jours ; d'autres ferment complètement leurs frontières aux touristes.

Des validités variables. Certains visas nécessitent un délai d'obtention de plusieurs semaines. Attention toutefois, car le visa n'est parfois valable que sur une courte durée et qu'il prend effet dès son attribution. Il faut donc bien calculer son coup. Sachez aussi que pour certains pays, le passeport doit être valide six mois après la date de sortie du pays. Notez que pour certains pays, l'entrée n'est acceptée que par aéroport international, en Birmanie par exemple, l'entrée par la route est souvent refusée.

Le PVT, sésame des moins de 30 ans. Si vous êtes dans cette tranche d'âge, vous avez une option en plus pour travailler à l'étranger. Le PVT, d'abord, ou Permis Vacances Travail, un visa qui accorde aux jeunes Français le droit de séjourner et travailler pendant un an dans les pays suivants : Australie, Canada, Nouvelle-Zélande, Argentine, Japon, Corée du Sud, Taïwan, Hong Kong, Chili, Colombie, Brésil, Mexique, Uruguay, Belgique et Russie. On a donc la possibilité de partir prospecter sur place et d'enchaîner simplement une fois votre job trouvé. Le VIE est une autre option envisageable pour les moins de 30 ans, mais elle nécessite d'avoir trouvé un travail avant de partir.

Un site indispensable. Etant donné que les règles en matière de visa varient selon le pays, les accords bilatéraux entre les pays peuvent changer du jour au lendemain, n'oubliez pas de visiter la rubrique " Conseils aux Voyageurs " du site du ministère des Affaires étrangères pour connaître, d'une part le climat politique de chaque pays du globe, d'autre part leurs conditions d'entrée et de séjour. Rendez-vous sur : www.diplomatie.gouv.fr 

Attention à votre photo d'identité !

Si vous décidez de faire vous-même les démarches de visa, sachez qu'il y a des normes différentes pour la photo d'identité en fonction des pays. Ainsi, la Malaisie exige que vous posiez sur un fond bleu roi (pas pastel, pas marine, roi !), l'Inde demande un format carré de 5 cm, etc. Pour s'assurer de présenter une photo qui convient voici quatre conseils :

Passez par un photographe professionnel. Il aura un logiciel spécialisé, qui applique les normes nationales.

Précisez bien l'usage de votre photo (passeport, carte d'identité, visa) car il peut y avoir des variantes.

Ne portez ni lunettes, ni bijoux, ni col roulé.

Attachez-vous les cheveux, s'ils sont longs. On doit pouvoir voir le haut de l'oreille.

Le délai d'obtention d'un visa est variable d'un pays à l'autre. Il s'étend de quelques jours à plusieurs semaines. Renseignez-vous plusieurs semaines à l'avance, pour plus de sûreté. Vérifiez également la durée de votre visa, qui peut varier d'un mois (Burundi, Cambodge) à six mois (Inde), voire un an (Ghana).

Avant de partir ou sur place ?Haut de page

La majorité des visas sont à demander avant de partir, ou, en tout cas, avant d'arriver à la frontière du pays (plusieurs jours à l'avance). Pour plus de sécurité, mieux vaut demander votre visa lorsque vous êtes encore en France, si les durées de visas (une fois obtenus) concordent avec votre séjour. Certains pays débloquent un visa valable seulement 15 jours à partir de la date d'obtention.

Gardez en tête que pour beaucoup de pays d'Afrique et d'Asie, il vous faudra impérativement un visa. Les républiques d'Asie centrale, le Moyen-Orient et presque tous les pays d'Afrique (à l'exception du Sénégal, du Botswana, de la Namibie, de l'Afrique du Sud et du Swaziland) exigent ces formalités.

En Amérique centrale et du Sud, seuls le Belize et le Suriname demandent des visas. Le coût dépend généralement du pays et de la durée demandée. Certains visas sont gratuits, le E-Visitor australien par exemple. La majorité sont payants et l'éventail des tarifs est très large.

Obtenir son visa tourisme à la frontière. Dans beaucoup de cas, ce visa est plus abordable qu'en ambassade mais surtout il permet d'éviter des démarches chronophages et pénibles. Toutefois, il convient de se renseigner au préalable pour savoir si le pays où vous envisagez de faire cette demande le permet. Un visa à l'arrivée est parfois une obligation - pas de possibilité de le demander à l'avance - parfois une option. Cela ne signifie pas qu'il n'y a pas de démarches préalables à l'entrée dans le pays (une invitation à présenter par exemple). Vérifiez avant de partir que votre passeport dispose de suffisamment de pages blanches, critère exigé dans certains pays, et qu'il ne vous faut pas d'autres documents particuliers pour passer la frontière.

Pour retrouver la liste des pays qui exigent un visa, la durée de séjour maximum, le prix du visa et les formalités à effectuer (par exemple le vaccin contre la fièvre jaune est obligatoire pour le Niger et le Tchad), reportez-vous au site www.diplomatie.gouv.fr

Visas difficiles à obtenirHaut de page

Certains pays ouvrent difficilement leurs frontières aux étrangers. La Chine, par exemple, a depuis peu durci ses conditions d'entrée dans le pays. Pour obtenir son visa touriste, il faut présenter une lettre d'invitation dans le pays d'un ami chinois ou des réservations d'hôtels pour toute la durée du séjour, des billets aller-retour, justifier de ses revenus avec des bulletins de salaire des trois derniers mois et enfin présenter une attestation d'assurance. Même principe pour la Russie (qui demande également une assurance), l'Iran ou les républiques du Caucase.

Pas de visa pour les séjours touristiques

Certains pays ne débloquent pas de visas pour touristes pour les voyageurs indépendants. Il vous faudra soit vous résoudre à ne pas y aller, soit tenter de passer par des tour-opérateurs.

Afghanistan : uniquement humanitaires et journalistes.

Arabie saoudite : les visas touristes n'y sont pas délivrés, mais depuis peu on accorde parfois des visas d'entrée à des " non-musulmans ". Il existe des visas " pèlerinage " ou visite " familiale ".

Bhoutan : il faut obligatoirement passer par un tour-opérateur du pays.

Corée du Nord : quelques rares agences organisent des visites depuis Pékin, mais les frontières restent majoritairement fermées.

Tibet : il faut obligatoirement passer par un circuit organisé.

Visas exclusifs d’un autreHaut de page

Israël fait partie de la liste noire des pays qui empêchent l'obtention d'autres visas. Ainsi, certains pays arabes, la Syrie, la Libye, le Liban, le Koweït ou encore le Bahreïn ferment leurs portes à ceux qui auraient auparavant voyagé en Israël. Il est donc conseillé de demander un tampon sur un visa " volant " qui peut ainsi vous éviter des problèmes dans plusieurs pays arabes.

Jusqu'en 2015, le visa cubain posait également problème lors d'un voyage aux États-Unis. Toutefois la levée de l'embargo américain a apaisé les tensions et la circulation des personnes entre ces deux pays n'est plus un souci.

Pays sans nécessité de visaHaut de page

Si vous êtes ressortissant français ou ressortissant d'un autre Etat membre de l'Union européenne (UE) ou de l'Espace économique européen (EEE), vous avez le droit de séjourner dans tous les pays membres de ces zones sans permis de séjour et d'y travailler si la durée de l'emploi est de trois mois au maximum. Il vous suffit d'être en possession de votre carte nationale d'identité ou de votre passeport en cours de validité. Si vous y séjournez plus de six mois ou travaillez plus de trois mois, il faudra vous faire enregistrer auprès des autorités du pays. Idem pour le Canada, seule nation non européenne à accorder le droit de travailler sans visa particulier aux Français.

En dehors de l'Union européenne, plusieurs pays accordent le droit d'entrée sans visa aux ressortissants français, mais seulement pour un séjour touristique. Notamment l'Afrique du Sud, de nombreuses îles des Caraïbes, la Croatie, le Pacifique (à l'exception de Fidji et de la Papouasie-Nouvelle Guinée qui s'obtiennent à l'arrivée) et la majorité des pays sud-américains (Mexique, Brésil, Argentine, etc.), sauf le Belize et le Suriname. Le Japon, la Corée du Sud, Hong Kong et Macao ouvrent également leurs frontières sans visa aux Français, pour trois mois. Notez toutefois que pour travailler, il vous faudra tout de même un permis de travail dans ces pays. Le visa tourisme a simplement le mérite de vous permettre de voir venir.

La liste complète est à retrouver sur diplomatie.gouv.fr

Vue panoramique sur Vancouver.
Vue panoramique sur Vancouver.
Agences de délivrance de visasHaut de page
VSI

Certaines sociétés privées en France proposent d'obtenir vos visas moyennant une commission. Elles vous seront indispensables si vous visez certains pays, comme la Chine ou la Russie, qui exigent ce type de démarche. Cela peut-être aussi avantageux lorsque vous avez beaucoup de démarches contraignantes à faire ou si vous souhaitez obtenir des renouvellements. C'est une sorte d'assistance dans ce monde compliqué des formalités.

D'une manière générale, ce sont les transporteurs qui gèrent les démarches douanières en cas de déménagement. Vous n'avez a priori pas à vous en soucier. Toutefois, il est utile d'être au courant d'éventuels biens ou produits interdits dans le pays, afin de ne pas compliquer votre déménagement.

En FranceHaut de page

Que vous quittiez le territoire français ou que vous y reveniez, vous devez déclarer les marchandises suivantes :

Sommes, valeurs et titres égaux ou supérieurs à 10 000 €, pour lutter contre le blanchiment d'argent.

Produits soumis à l'inspection phytosanitaire (végétaux, animaux, parties d'animaux, etc.).

Produits détaxés (cigarettes, alcools, parfums, etc.) qui ne doivent pas dépasser un certain montant.

Véhicule personnel acheté en dehors de l'Union européenne.

A l'étrangerHaut de page

Sachez que chaque pays a ses propres règles et qu'il convient d'en être informé. Il est par exemple interdit d'introduire aux Etats-Unis ou en Nouvelle-Zélande des denrées alimentaires non conditionnées. Vous vous exposez à une amende si vous ne respectez pas ces lois.

Quelques règles de baseHaut de page

Pour éviter les ennuis, n'achetez pas de contrefaçon et n'acceptez pas de passer le bagage d'un inconnu (ou même simplement un objet).

Animaux domestiquesHaut de page

Certains pays réglementent l'entrée des animaux sur leur territoire (permis d'importation, quarantaine, interdiction). Prévoyez un délai d'au moins dix jours pour effectuer toutes les formalités, voire de plusieurs mois pour les pays exigeant une quarantaine. La Grande-Bretagne, la Nouvelle-Zélande, l'Australie et l'Afrique du Sud sont réputées pour la complexité de leurs démarches. Il faut compter 6 mois à un an, avant de pouvoir expatrier son animal ! A noter que certains pays refusent purement et simplement le transit d'animaux.

Dans tous les cas, l'animal doit avoir plus de trois mois, être identifié (tatouage ou micro puce) et vacciné contre la rage. Prenez rendez-vous chez le vétérinaire, qui vous délivrera un certificat international de bonne santé, prouvant que tous les vaccins sont à jour. Allez ensuite à la Direction départementale de la Protection des Populations (DDPP), dont les services vétérinaires feront valider ce certificat.

Passeport. Le passeport européen pour animaux de compagnie est obligatoire pour tous les chiens, chats et furets, même s'ils ne voyagent pas. C'est en effet le seul document officiel attestant de la vaccination antirabique de l'animal. N'oubliez pas d'ailleurs que même si vous ne sortez pas du territoire français, vous devez pouvoir présenter le passeport de votre animal, prouvant qu'il a bien été vacciné contre la rage, si vous avez un chien de 1re ou 2e catégorie. De même, on vous demandera la présentation de ce document lorsque vous souhaiterez confier votre chien, votre chat ou votre furet à une pension.

Le passeport atteste, outre la vaccination contre la rage, que le chien a bien été identifié par puce électronique. Il pourra donc également vous être demandé lors d'un contrôle ou si vous participez à une manifestation canine ou féline. Le document mentionne également la description de l'animal et le nom et l'adresse de son propriétaire. Il ne peut être délivré que par un vétérinaire, lors de la vaccination contre la rage ou/et de l'identification par puce électronique. Ce passeport est véritablement la " carte d'identité " de votre animal de compagnie : vous devez le conserver précieusement !

Organiser son absence en FranceHaut de page

Pour que votre expatriation se déroule au mieux et que vous ne soyez pas rattrapé par d'éventuels problèmes du quotidien, vous allez devoir effectuer plusieurs démarches afin de laisser les choses en ordre en partant - et pour les retrouver en ordre en rentrant.

Conseil : afin de centraliser toutes vos démarches, nous vous conseillons, si vous quittez votre logement, de donner l'adresse d'un proche, qui pourra garder votre courrier et vous prévenir en cas de démarche à accomplir lors de votre séjour à l'étranger.

Egalement, prévenez les organismes suivants de votre départ à l'étranger et fournissez-leur vos nouvelles coordonnées : le centre des Impôts auquel vous êtes rattaché, la CPAM, le Pôle Emploi (le cas échéant), la caisse de retraite, les services postaux.

Démarches administrativesHaut de page

Si vous ne suspendez pas vos comptes et contrats divers, les factures vont s'empiler chaque mois. Eau, gaz, électricité, téléphone, assurance, mutuelle.

Résilier ses contrats. A priori, vous n'aurez plus besoin de contrats eau, gaz, électricité, si vous ne conservez pas votre logement. Même chose pour votre opérateur français ou vos assurances et mutuelle, qui ne fonctionnent pas à l'étranger. Il convient donc de tous les résilier, en respectant les procédures propres à chaque entité (en ligne, par courrier, avec ou sans préavis, etc.).

Conserver ses contrats. Il peut toutefois arriver que l'on souhaite conserver un ou plusieurs de ses contrats - votre voiture est restée en France par exemple. Afin de ne rencontrer aucun problème, prévoyez un prélèvement automatique, qui vous évitera d'y penser. Autre possibilité, donnez procuration sur votre compte à un proche pour qu'il s'en occupe. Concernant votre portable, si vous ne l'emportez pas avec vous - si vous partez plusieurs mois, c'est une solution à envisager car le coût des appels internationaux est exorbitant -, certains opérateurs acceptent de suspendre la ligne, d'autres non.

Courrier postal. On peut opter pour la réexpédition temporaire avec la Poste et faire suivre son courrier à l'adresse de son choix en France, pour un an au maximum. Compter 26,50 € pour moins de six mois, 47,50 € pour un an. Pour faire suivre son courrier à l'étranger, compter 76 € pour moins de six mois, 130 € pour un an. Autre option, la poste restante, valable un an. Des compagnies privées peuvent faire la même chose et en plus trier vos papiers pour vous et les scanner pour vous les envoyer par mail.

Nous vous conseillons de retirer votre voiture de la rue, si possible de la garer dans un garage ou une propriété privée. Cela ne vous dispense toutefois pas de l'assurer. Si vous laissez votre voiture en France, des assurances type " assurance parking " ou " assurance repos ou hors circulation " vous permettent de conserver des garanties telles que les dommages causés au véhicule, le vol ou encore l'incendie. De 190 à 230 € environ pour un an, en fonction des chevaux fiscaux. Renseignez-vous auprès de votre assureur pour savoir s'il pratique ce type d'assurance.

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