Le guide : GUIDE DE L'EXPATRIATION : Faire ses études à l’étranger

Faire ses études à l’étranger

Jeunes expats : le palmarès des villes les plus attractives

En mars 2018, Nestpick (comparateur d'appartements à louer dans le monde entier, façon Skyscanner) livre son palmarès des villes les plus prisées de la génération Millenials ou Y. Parmi les critères retenus pour comparer une centaine de villes, on retrouve l'égalité hommes/femmes, le nombre de start-up, la rapidité d'Internet, le niveau de santé, ou encore la tolérance générale.

1. Berlin

2. Montréal

3. Londres

4. Amsterdam

5. Toronto

6. Vancouver

7. Barcelone

8. New York City

9. Cologne

10. Manchester

Partir à l'étranger pour ses études nécessite un certain courage : il faut d'abord réunir toutes les conditions pour partir, puis il faut parvenir à s'intégrer sur place, en s'adaptant à une nouvelle culture. Un cycle d'études à l'étranger témoigne donc d'une ouverture d'esprit, d'une maturité, qui mettent en valeur un CV. Trop d'étudiants sont encore frileux à l'idée de s'expatrier, soit pour des raisons financières, soit à cause d'un niveau de langue insuffisant, ou bien encore parce qu'ils n'ont pas envie de quitter leur environnement. Pourtant, les bénéfices d'une ou plusieurs années à l'étranger ne sont plus à démontrer : meilleures perspectives d'emploi, ouverture à différentes cultures et apprentissage d'une nouvelle langue.

Un monde étudiantHaut de page

Le cas français. En 2014, 78 758 étudiants français passaient une partie de leur cursus à l'étranger, soit 3,5 % des 2,5 millions d'étudiants français.

Et dans le reste du monde ? Si l'année à l'étranger est un concept assez récent en France, il ne l'est pas dans des pays comme la Chine (710 000 jeunes), l'Inde (180 000), ou l'Allemagne (100 000). Notons que la moyenne mondiale des étudiants expatriés s'établit à 1,8 %.

D'après l'OCDE, environ 4,5 millions de jeunes étudient ailleurs que dans leur pays d'origine et ce chiffre, motivé par la globalisation des échanges, devrait doubler d'ici 2025. Selon plusieurs observatoires, les étudiants expatriés s'intéressent avant tout aux universités américaines. Si la qualité de l'enseignement, ainsi que la reconnaissance internationale qu'elles assurent, sont des atouts majeurs, leur coût reste un problème (en moyenne 33 000 US$ par an). Viennent ensuite le Royaume-Uni, l'Australie, le Canada et l'Allemagne, puis le Japon, la France, Singapour, la Chine et la Nouvelle-Zélande.

Par où commencer ?Haut de page

 

Bien sûr, vous pouvez contacter vous-même les universités qui vous intéressent et voir avec elles les conditions d'entrée. Toutefois, sachez qu'il existe des programmes d'échanges internationaux, nés d'accords inter-universitaires, qui facilitent grandement la procédure.

les programmes d'échanges (Erasmus, Leonardo, MICEFA) ;

les agences de placement universitaire ou APUI (Studyexperience, Kaplan) ;

les partenariats inter-écoles (HEC, ESCP, IDRAC, etc.).

Conditions d’admissionHaut de page

Tout d'abord, sachez que chaque université définit ses propres critères de sélection. Que vous soyez en solo ou dans le cadre d'un programme d'échanges, il vous incombe de vous renseigner sur les conditions d'admission de l'université ou école que vous visez (niveau d'études requis, âge maximum, etc.). Contactez les services administratifs et renseignez-vous sur les éventuels forums d'étudiants. Une bonne recherche en amont évite bien des déconvenues.

Notez que si votre école bénéficie d'un partenariat avec d'autres établissements à l'étranger, les démarches seront grandement facilitées.

Une motivation à toute épreuve. N'oubliez pas que vous n'êtes pas seul sur le coup. Beaucoup d'étudiants postulent à l'étranger (l'affluence varie bien sûr en fonction des destinations) et il faut vous démarquer. Un CV efficace et une lettre de motivation recherchée sont indispensables. Il convient d'expliquer votre intérêt pour l'école visée, mais aussi pour le pays d'accueil.

Le test linguistique. C'est un incontournable lorsque l'on souhaite étudier à l'étranger. Il y a fort à parier que l'université ou école visée exige de vous un certain niveau de langue. C'est un critère qui varie d'une destination à l'autre. Les examens type TOEIC, TOEFL et Cambridge sont alors très prisés. Vos résultats détermineront vos possibilités. Par exemple, une fac américaine peut exiger près de 900 points, là où une école hongroise n'en demandera que 700.

Le dossier scolaire. Bien souvent, vos notes de l'année en cours et parfois des précédentes sont prises en compte par l'université. En fonction du niveau d'exigence et du taux de demande, vos résultats vont influer sur la décision.

Les démarches administratives. Si vous obtenez un accord de principe de l'université visée, vous allez devoir remplir un certain nombre de démarches administratives pour valider votre inscription et permettre votre entrée dans le pays. Là aussi, en fonction de la destination, ce processus varie. A vous de vous renseigner : Quel est le visa nécessaire ? Faut-il une assurance ? Des vaccins sont-ils exigés ?

Coût des étudesHaut de page

Il varie du simple au double en fonction des destinations et des universités visées. D'une manière générale, les universités anglo-saxonnes et notamment américaines sont très chères. L'année peut s'élever à 30 000 US$ pour certaines. En Europe, les tarifs des facs espagnoles ou allemandes s'apparentent plus aux tarifs français, mais cela peut varier.

En outre, il faut certes tenir compte du prix des études, mais aussi du coût de la vie à l'étranger. Certaines destinations, comme le Maroc ou l'Inde, s'avèrent bien évidemment plus intéressantes que d'autres (Royaume-Uni par exemple) pour les étudiants fauchés.

Pour toutes ces raisons, il peut être intéressant de se renseigner auprès de son université ou école pour obtenir une éventuelle bourse. Les programmes d'échanges Erasmus, Leonardo ou MICEFA mettent en place ce type d'aide financière. Si vous n'êtes pas éligible au système de bourse, vous pouvez également envisager un prêt étudiant spécifique.

Les bourses d’étudeHaut de page

Obtenir une bourse est le meilleur moyen de s'assurer une expatriation dans de bonnes conditions. Plusieurs organismes délivrent des bourses, à commencer par les programmes d'échanges internationaux. Leur obtention est loin d'être automatique, il faut remplir un certain nombre de critères sociaux, puis constituer un dossier souvent complexe et s'armer de patience. Mais le jeu en vaut la chandelle.

Qui faut-il contacter ?Haut de page

Les programmes d'échanges internationaux : Leonardo, Erasmus, Micefa, Agence universitaire de la francophonie.

Votre conseil départemental, au service " Résidence de l'étudiant ".

Votre conseil régional, dans le cadre de l'aide à la mobilité internationale.

Eventuellement un organisme de recherche de bourses, en prenant soin d'éviter les arnaques.

Deux choses à savoir, enfin, un étudiant boursier en France conservera sa bourse s'il part étudier à l'étranger. En outre, certaines bourses sont cumulables.

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