Le guide : TOUR DU MONDE : SE DÉPLACER

SE DÉPLACER

Un tour du monde implique d'emprunter plusieurs types de transports. A l'exception de ceux s'effectuant en bateau, il vous faudra souvent allier avion, train, bus, voiture et deux-roues pour avancer. Nous recensons dans cette section les compagnies internationales, plus que les locales. Sachez toutefois que dans beaucoup de pays, il existe des passes nationaux, qui permettent de traverser le territoire en bus ou en train, renseignez-vous sur place.

Portrait d'un chameau caparaçonné.
Portrait d'un chameau caparaçonné.
Le Château Frontenac et la Terrasse Dufferin.
Le Château Frontenac et la Terrasse Dufferin.

L'avion est le moyen le plus efficace et le plus rapide pour réaliser son tour du monde. Les tarifs tournent le plus souvent entre 1 500 € et 4 500 € pour un billet d'avion tour du monde. Il vous faudra choisir les destinations, les dates, le nombre d'escales et la durée du voyage avant le départ. Ces critères influent directement sur le tarif du billet, auquel s'ajoute la distance parcourue, et plus rarement le nombre de pays ou de continents traversés. Des contraintes à ne pas négliger et à bien penser si vous voulez que tout se déroule sans accroc.

Il existe également des formules tour du monde proposées par les agences de voyage, et des pass aériens délivrés par les alliances de compagnies aériennes. Voici comment vous repérer dans la jungle des offres.

Formules TDMHaut de page
Les différentes formulesHaut de page

Le nombre de formules est presque aussi grand que le nombre de destinations. Voici donc simplement les grandes tendances proposées :

La formule " régionale " ou " continent ", retrouvée tant chez les agences que chez les alliances. Elle permet de visiter en profondeur une zone du monde, souvent un continent. Si cette formule vous correspond, tournez-vous soit vers les agences spécialisées par zone, soit vers les billets "régionaux" vendus par les alliances.

La formule " tour du monde clé en main ", proposée par les agences principalement. Tout est organisé pour les transports, on peut même vous planifier l'hébergement, voire plus. Pour ceux qui ne veulent rien laisser au hasard. Cette formule " clé en main " peut également être proposée par des compagnie aériennes, Emirates par exemple, qui présente un trajet déjà construit, avec les allers simples uniquement, sur les destinations Emirates. Une option qui peut s'avérer plutôt bon marché.

La formule " tour du monde sur mesure ", proposée en agence. C'est bien sûr la plus flexible, c'est aussi la plus chère. En revanche, elle vous assure un voyage exactement comme vous l'imaginez.

Les alliances avec billet tour du monde ou billet open, permettent de construire son trajet à sa guise, en tenant compte que plus les escales sont nombreuses ou originales, plus le prix du billet sera élevé. Notez aussi que les alliances imposent souvent de faire une boucle, départ et retour au même endroit. La plupart du temps, il faut annoncer avant son départ quelles seront les étapes, mais on peut décider en cours de route quand réserver son billet.

Le billet open jaw est une variante du billet open. Il permet d'arriver dans une ville et de repartir d'une autre ville. Un complément intéressant au billet open ou tour du monde des alliances, afin de limiter les tronçons de vols.

Les règles d’orHaut de page

Qu'entend-on par " billet tour du monde " ? Il s'agit en fait de plusieurs allers simples successifs, opérés par une ou plus compagnies aériennes. Si on veut limiter les dégâts au niveau des tarifs, on a tout intérêt à jouer avec les alliances et les partenariats entre compagnies. En outre, voici quelques conseils pour se procurer le billet idéal :

Si vous le pouvez, partez de Londres, qui offre une multitude de possibilités, sans limites et souvent moins chères. Voyez aussi en quelle devise vous devrez payer. Selon l'alliance concernée, cela peut jouer. Il y a beaucoup plus d'agences spécialisées dans les tours du monde au Royaume-Uni, donc potentiellement de meilleurs tarifs. Cela vaut le coup, en général, de prendre l'Eurostar ou un vol low-cost pour rejoindre Londres et commencer officiellement son tour du monde de là-bas.

Dans le même ordre d'idée, planifiez de passer par des hubs, des plaques tournantes privilégiées, qui permettent d'une part de gagner du temps, d'autre part de payer moins cher. A chaque continent son hub : en Europe, Londres, Francfort ou Paris ; en Amérique du Nord, New York, Los Angeles, Chicago ou Miami ; en Asie, Singapour, Bangkok, Kuala Lumpur, Tokyo, Hong Kong ou Dubaï ; en Amérique du Sud, São Paulo et Buenos Aires ; en Afrique, Johannesburg ; en Océanie, Sydney.

En construisant votre trajet, gardez en tête que plus vous faites d'escales ou plus vous empruntez de lignes, plus l'addition sera salée.

Pensez à opter pour des escales et des axes aériens très fréquentés, toujours dans l'optique de limiter le prix. Les grands axes aériens, dits économiques, se déploient ainsi : Europe vers les autres continents, Amérique du Nord vers les autres continents, sauf l'Afrique, Asie du Sud-Est vers le reste de l'Asie, les Etats-Unis, le Pacifique et l'Europe.

Le nombre de compagnies empruntées risque aussi de faire grimper les prix, d'où l'intérêt de faire appel aux alliances et aux pass aériens.

Renseignez-vous sur la flexibilité de votre billet en cas de changement de date ou de liaison. Il vous faudra appeler votre compagnie aérienne, du pays ou vous vous trouvez. Les tarifs sont évidemment soumis à la disponibilité des vols au tarif où vous avez réservé.

Toutefois, il n'est pas toujours facile de modifier son billet sans payer de pénalité (ou la différence de tarif), surtout pendant la haute saison. On vous conseille plutôt d'effectuer vos réservations avant votre départ, pour éviter toute incertitude ou mauvaise surprise. De l'intérêt de bien tout préparer et planifier.

Compagnies aériennesHaut de page

Le réseau aérien mondial est organisé autour de grands axes, des routes très fréquentées où la concurrence fait baisser les prix. C'est donc par ces routes aériennes que vous passerez lors de votre tour du monde. Ces billets empruntent tout particulièrement ces axes dont les prix sont très compétitifs. L'Europe, grâce à ce réseau mondial est reliée à tous les continents. Les tarifs les plus bas s'appliquent sur les axes aériens les plus fréquentés, soit Europe - Amérique du Nord - Pacifique - Asie du Sud-Est - Europe.

Les alliances et les passHaut de page

Trois grands groupes se partagent le réseau aérien et c'est vers eux que l'on se tourne pour des tarifs intéressants sur les billets tour du monde. Sachez que les trois alliances possèdent, sur leur site Internet, un outil de planification de voyage, très utile pour visualiser votre trajet et pour apprécier facilement son coût.

Pour les trois alliances, vous devez réserver votre premier vol international à l'avance, puis indiquer vos escales (sans préciser la date) à l'achat. Sachez que vous pouvez parfois modifier les escales en cours de route, moyennant finances (frais locaux). Les enfants (jusqu'à 12 ans) paient 75 % du tarif ; les bébés 10 %. Les compagnies aériennes peuvent poser des quotas sur le nombre de voyageurs en tour du monde sur un même vol, il se peut donc que vous ne puissiez pas toujours emprunter le vol de votre choix.

A ces trois alliances s'ajoute deux compagnies, Emirates et Air New Zealand, qui proposent également une offre Tour du Monde. Le plus : le prix ! Autour de 1 500 € à 2 000 €, pour un billet TDM. En revanche, la zone couverte est moins large. Ces deux solutions s'avèrent plus ou moins intéressantes en fonction des destinations que vous avez choisies.

La liste noire des transporteursHaut de page

La " liste noire " est un terme d'origine médiatique et politique, né suite au crash de l'avion de Flash Airlines à Charm El-Cheikh le 3 janvier 2004. Après ce terrible accident, l'Union européenne a mis en place une liste en mars 2006 officiellement appelée " Liste des transporteurs aériens faisant l'objet d'une interdiction d'exploitation générale dans l'Union européenne ".
La Commission européenne des transports met régulièrement à jour une liste de compagnies aériennes qui font l'objet d'une interdiction d'exploitation dans l'Union européenne et que nous vous invitons également à éviter dans les autres parties du monde. Vingt-sept pages détaillent les noms des compagnies visées.

Pour les connaître, visitez le site Internet de la Commission : ec.europa.eu/transport/modes/air/safety/air-ban_fr

Sachez que les compagnies en question viennent principalement d'Afrique, du Moyen-Orient et d'Asie centrale.

Les contrôles portent uniquement sur des critères techniques, notamment sur la documentation, les licences des pilotes, les équipements de sécurité dans le poste de pilotage et dans la cabine ainsi que sur l'aspect extérieur de l'avion et le chargement des soutes. Ainsi sont vérifiés : l'entretien des avions, la vétusté des appareils ou la capacité des compagnies à remédier aux déficiences. Outre un effet dissuasif envers les transporteurs peu scrupuleux, elle a aussi vocation à informer les passagers. L'évaluation du niveau de sécurité des compagnies étudiées se fonde sur des manquements de sécurité détectés, notamment par le biais des inspections au sol réalisées par les Etats membres sur les aéroports européens dans le cadre du programme SAFA (programme européen d'évaluation de la sécurité des aéronefs étrangers) et des audits réalisés par les organismes nationaux (programme IASA) ou internationaux (programme USOAP).

À savoir – AstucesHaut de page

Pour planifier et calculer votre itinéraire, utilisez soit les calculateurs de miles des alliances, sur leur site internet, soit WebFlyer, un site indépendant - www.webflyer.com/travel/mileage_calculator/ -.

Voici également quelques voyagistes en ligne qui peuvent vous aider à construire votre trajet, ou à le compléter, afin d'avoir une idée des prix.

Notez que les billets d'avion sont votre bien le plus précieux, car on ne pourra jamais vous délivrer de duplicata. Si vous les perdez, il vous faudra racheter un billet. Cette remarque ne s'applique qu'aux billets imprimés. La majorité des billets étant désormais électroniques, vous serez a priori hors de danger.

Si vous repérez un vol sur un comparateur, n'hésitez pas à l'acheter ensuite directement sur le site de la compagnie aérienne. Il y a régulièrement des frais annexes qui se rajoutent sur les billets vendus par les comparateurs.

C'est le moyen de transport le plus courant au quotidien pour tous les habitants de la planète et pourtant il apparaît moins évident en voyage. Cela dit, lorsqu'on voyage à plusieurs, la voiture s'avère assez rentable. Tout dépend du nombre de conducteurs à bord. La voiture est aussi un bon moyen de faire des économies sur l'hébergement, si vous dormez dedans, et bien sûr sur les transports. Elle offre une très grande liberté dans les déplacements, surtout dans les endroits où les transports en commun sont limités. Trois options : utiliser son propre véhicule, acheter une voiture sur place, louer une voiture (pour une utilisation de moins de cinq à six semaines d'affilée, au-delà, c'est un gouffre financier, surtout si l'on ne fait pas une boucle).

FormalitésHaut de page

Voici les formalités qui concernent ceux qui voyageront avec leur propre véhicule, ou qui en achèteront un dans un pays avec pour but de passer des frontières avec.

La carte verte n'est plus exigée aux frontières des pays membres de l'Union européenne. Toutefois, ce document reste indispensable en cas de contrôle ou d'accident : il prouve la souscription à l'assurance de responsabilité civile obligatoire. En outre, en cas d'accident de la route, c'est au verso de la carte verte que figurent les coordonnées du bureau local d'assurance auquel adresser la déclaration, en même temps qu'à son assureur. Il convient de vérifier que les pays traversés n'ont pas été rayés sur la carte verte. Si le pays traversé a été rayé de la carte verte, il faut consulter son assureur. A défaut de trouver un assureur en France, il est possible de s'assurer à la frontière.

La souscription d'une assurance auto à la frontière d'un des pays de l'Union européenne permet d'être assuré pour tous les déplacements au sein de l'Union européenne. Toutefois, les garanties accordées à la frontière répondent uniquement aux exigences minimales de la législation de chaque pays concerné et ce, pour une durée limitée. Pour des séjours de plus longue durée et/ou pour de meilleures garanties, il est possible, voire obligatoire, de s'assurer dans le pays de destination. Notez qu'aucune compagnie ne couvrira les risques automobiles et le rapatriement du véhicule.

Le carnet de passage en douane n'est pas nécessaire en Europe, en Amérique du Nord et du Sud. Pour ce dernier continent, il sera demandé si votre véhicule arrive par voie maritime. En revanche, vous devez vous le procurer pour l'Asie, l'Océanie et l'Afrique. N'oubliez jamais de le faire tamponner à l'entrée (toujours) et à la sortie (parfois les douaniers oublient). On obtient ce carnet à l'Automobile Club et il est valable un an renouvelable.

Une autre option, si vous ne voulez pas partir de chez vous avec votre véhicule, est de le faire transporter par train ou par cargo. Pour plus d'informations, reportez-vous à la section "Deux-roues / Moto", où nous détaillons ces possibilités.

Louer une voitureHaut de page

Il vous faudra comparer les prix des différents loueurs : selon les catégories et modèles de véhicules, la durée de location, les formules kilométriques possibles, les assurances obligatoires et/ou facultatives, les pays et saisons. A ces tarifs s'ajoutent le prix du carburant, les péages et tous les faux frais. C'est intéressant lorsqu'on voyage en Europe car les formules sont variées, à l'instar des prix. Idem pour l'Amérique du Nord et le Pacifique, où les moyens de transports en commun sont limités et où faire venir son propre véhicule n'est pas une sinécure. L'Amérique du Sud, en revanche, est plutôt bien reliée par les bus, du coup l'intérêt est moindre. L'Asie et le Moyen-Orient sont bien souvent ardus pour ceux qui veulent louer une voiture. La plupart viennent avec un chauffeur et c'est parfois mieux, vu les conditions de circulation. En Afrique du Nord, l'option est envisageable, ailleurs elle peut s'avérer hors de prix et très complexe. L'avantage de la voiture de location est que les formalités sont réduites au minimum : un passeport, un permis international et une carte de crédit suffiront. Le reste est pris en charge par le loueur. Généralement, il faut avoir plus de 21 ans, voire plus de 25 ans, selon les pays. Notez qu'une voiture de location est parfois malheureusement très reconnaissable, ce qui en fait une cible pour les voleurs.

SécuritéHaut de page

Le site www.diplomatie.gouv.fr donne l'état des routes dans le monde entier, utile pour savoir où vous vous aventurez. A relativiser tout de même, car comme nous l'avons dit à plusieurs reprises, ce site a tendance à noircir la situation. Premier point à vérifier si vous décidez d'utiliser votre voiture pour voyager : de quel côté de la route faut-il rouler dans les pays que vous traversez ? N'oubliez pas aussi que, finalement, la voiture est le mode de transport le plus dangereux, partout dans le monde. Les risques sont trente fois supérieurs à ceux d'un bus, quarante-cinq fois supérieurs au train et quatre-vingt-dix fois supérieurs à l'avion. Notez que les trajets pratiqués en minibus sont particulièrement dangereux et que les accidents sont courants.

Conseils. Prévoyez votre trajet en fonction de la période, évitez l'été dans le désert, l'hiver en Patagonie ou la mousson en Inde. Cela vous facilitera la conduite. Ensuite, un GPS s'avère très utile dans les endroits reculés, où les panneaux ne sont pas toujours à jour (voire inexistants).

En taxi ou avec un chauffeurHaut de page

N'hésitez pas à demander à votre chauffeur d'adapter sa conduite si vous prenez peur. Concernant le taxi, lorsque vous êtes sur place, soyez toujours vigilant sur le tarif affiché, le kilométrage ou le temps. Prenez soin de connaître votre destination et d'avoir une idée du trajet, afin de ne pas vous faire "promener" inutilement. Une bonne option peut être de se renseigner auprès de son hôtel ou de son auberge de jeunesse, afin de savoir s'ils proposent des trajets de et vers l'aéroport. Généralement, ce n'est pas plus cher et vous êtes ainsi sûr d'arriver à bon port sans détours.

En van ou camping-car

Bien sûr, à ce compte-là, on ne voyage plus très léger. Mais cela permet d'emporter sa maison avec soi. Dans certains pays, comme la Nouvelle-Zélande et l'Australie, cette pratique est courante et les infrastructures sont adaptées. Nous conseillons ce type de voyage pour les amateurs de nature, car le camping-car et sa version allégée (mais plus discrète), le van, ne s'adaptent pas vraiment aux grandes villes. L'avantage : on se retrouve en autonomie presque complète. L'inconvénient : il faut prévoir le coût de l'achat du véhicule. Dans certains pays, la transaction se fait facilement ; dans d'autres, soyez très vigilant ; certains interdisent même la vente de véhicule aux étrangers. On ne le dira jamais assez, renseignez-vous avant de partir !

Pierre, un voyage en 4L jusqu'au Népal

A bord d'une 4L break aménagée, Pierre et sa copine de l'époque ont quitté Carnac, en Bretagne, pour rejoindre le Népal. Leur voyage a duré un an.

" Nous avons choisi la 4L pour des raisons de coût et de praticité. Cela nous permettait de voyager loin, pas cher, sans la question du logement à se poser. On voulait se sentir libres et en sécurité. On a acheté la voiture 600 € et on a bossé dessus pour la renforcer, notamment protéger le moteur, et l'aménager afin de pouvoir y dormir. Il fallait tenir compte des conditions de route, très aléatoires en fonction des pays, et des variations de climats. On savait aussi que s'il fallait réparer la voiture en cours de route, les pièces ne seraient pas trop difficiles à trouver. On voulait une petite voiture, pour être discrets. On n'avait pas envie de débarquer dans un gros camion à chaque étape. Et puis, on a vite constaté que la 4L provoquait la sympathie et cela nous permettait d'engager la conversation.

On a choisi de faire une année de césure, au milieu de nos études. L'idée était de découvrir autre chose, puis de revenir et de terminer nos cursus. Nous sommes partis avec 6 000 € pour deux. Même si on est partis dans une logique de budget serré, cela n'a pas été facile à tenir et on s'est tout de même un peu plantés, surtout pour l'essence.

Rester flexible. Avant de partir, on avait planifié le début du parcours, jusqu'en Iran à peu près (traversée d'Europe de l'Est, puis de la Turquie). Mais, on savait qu'ensuite avec les délais de visa, cela serait plus compliqué de prévoir précisément. Il y avait également une deuxième inconnue, car étant donné qu'on comptait traverser des pays instables politiquement, comme le Pakistan, on s'était préparés à ce qu'on ne nous autorise pas à passer le moment venu. Finalement, on s'est rendu compte que le début du voyage - bien préparé - a été aussi le plus difficile à gérer. Par exemple, à la douane roumaine on nous a demandé un bakchich ; pour ne pas payer, nous avons dû faire le tour du pays pour entrer par une autre frontière, ce qui nous a pas mal contrariés. Une fois que nous avons accepté que tout pouvait arriver, nous nous sommes détendus ! On ne voulait plus se prendre la tête et du coup, on était assez serein. Prendre son temps, c'est une grande part de l'aventure.

Il y a eu d'autres surprises, comme la mousson en Inde par exemple. On savait qu'elle aurait lieu lors de notre passage, mais on n'avait pas mesuré l'ampleur du phénomène. Une fois sur place, on a eu peur de conduire, alors que des torrents traversaient les routes. C'est là qu'on a décidé de renvoyer la voiture en Iran, sur un ferry - on a réussi à négocier avec des dockers pour qu'ils nous la prennent gratuitement. Et on a continué à pied et en transports en commun. Le voyage a pris un autre tournant et c'était tant mieux ! On a beaucoup plus dormi chez l'habitant - les gens nous ont accueillis à bras ouverts, les rencontres se sont multipliées. Au Népal, nous avons fait une rando de 45 jours, bien plus longue que ce que nous avions imaginé. On était déjà pas mal déconnectés en arrivant, mais après ça, c'était fantastique. Quand on est redescendu à Katmandu, le retour à la réalité, aux touristes, a été frappant. Je crois qu'on s'est rendu compte qu'on avait trouvé ce qu'on était venus chercher. Et rapidement, on a décidé de rentrer. Nos familles nous manquaient et puis, on avait le sentiment d'avoir achevé notre voyage. En quinze jours, on est rentré en France, en passant par l'Iran où nous avons retrouvé notre voiture - qui avait moisi dans le ferry, mais qui marchait toujours !

Retour en douceur. Notre retour n'était pas du tout planifié, ce qui nous a permis de revenir de notre voyage en douceur. On s'est d'abord posés tous les deux dans une maison de famille dans le Périgord. Nos familles sont venues nous voir au compte-goutte, et progressivement on est revenus à la vie normale. Je crois que la clé c'est de ne pas se mettre la pression sur le retour, rester libres et reprendre les contraintes du quotidien l'une après l'autre.

C'est le conseil que je donnerais à ceux qui ont envie de partir voyager. Ne prévoyez pas trop, vos envies peuvent - et vont certainement - changer au fur et à mesure. L'intérêt du voyage, c'est de se laisser porter par les rencontres. Si vous faites une liste de choses à faire, il y a fort à parier que vous allez vous bloquer et passer à côté d'autre chose. Et puis, on a une bien meilleure idée de ce qui est faisable, une fois sur place, en discutant avec les locaux. Ce sont eux qui vous conseillent, sur les bons coins comme sur les dangers à éviter. Il faut rester ouvert. Et surtout, il faut y aller. On a toujours une bonne raison de ne pas partir. Ne l'écoutez pas. Foncez. "

Circulation dans Hanoi.
Circulation dans Hanoi.
Permis internationalHaut de page

Si vous possédez un permis de conduire français valide, vous n'avez pas besoin de permis international pour conduire dans un pays de l'Espace économique européen. En revanche, si vous sortez de cet espace, il vous faudra vous procurer ce papier. Le permis international permet de conduire dans les pays qui n'acceptent pas les permis étrangers. Ce n'est rien de plus qu'un permis classique, auquel on ajoute une traduction dans plusieurs langues (anglais, français, espagnol, russe, mandarin, allemand, arabe, italien, suédois et portugais). Il est délivré par les préfectures. Sa validité est de trois ans et peut être renouvelée.

Si vous êtes titulaire d'un permis de conduire français, vous devez vous adresser à la préfecture ou, dans certains départements, à la sous-préfecture de votre domicile. La procédure à suivre varie selon les départements. Il est donc préférable de vous renseigner auprès de la préfecture avant de vous déplacer car, dans certains départements, la procédure ne peut être effectuée que par courrier et, dans d'autres départements, elle ne peut se faire au contraire que sur place.

Vous devez présenter : le formulaire rempli de demande de délivrance du permis de conduire international (disponible en préfecture), deux photographies récentes et identiques, le permis national en cours de validité, un justificatif d'identité, un justificatif de domicile peut également être réclamé.

Les photocopies de ces pièces peuvent également être demandées. Le permis international est gratuit et son délai de délivrance varie d'une préfecture à l'autre.

Âge minimumHaut de page

S'il est de 18 ans en France, l'âge minimum pour conduire varie selon les pays. Au Québec, par exemple, les conducteurs âgés de 16 à 24 ans sont considérés comme détenteurs d'un permis probatoire. Aux Etats-Unis, en revanche, dès l'âge de 16 ans, les jeunes gens sont au volant. Enfin, et surtout, on n'accepte souvent de confier des véhicules qu'à partir de 21 ans, voire 25 ans. Renseignez-vous donc avant de partir.

Co-voiturageHaut de page

Le covoiturage peut bien sûr se faire au gré de vos rencontres, sans grande organisation préalable. Mais c'est aussi un moyen de transport qui s'institutionalise, crise oblige ! En plus d'être évidemment très économique, en comparaison avec un trajet seul en voiture ou en train, le covoiturage a l'avantage d'être la plupart du temps sympathique. C'est une excellente manière de rencontrer du monde et de faire un bout de chemin avec de parfaits inconnus tout en ayant la possibilité d'être libre d'aller où bon vous semble. Tout le principe du voyage finalement !

Trois règles à respecter : d'abord, soyez à l'heure et ne posez jamais de lapin à votre conducteur ou passager, le covoiturage est basé sur la confiance, ne rompez pas ce pacte par pure incivilité ; ensuite, ne gonflez pas les prix du trajet, si vous êtes le conducteur, à nouveau cet échange repose sur l'honnêteté de chacun, pour que cela fonctionne, chacun doit y mettre du sien ; enfin, pour choisir votre conducteur ou passager, vous pouvez consulter les avis de ceux qui les ont rencontrés et ainsi savoir si vous pouvez vous entendre pour quelques heures ou quelques jours avec cette personne. Dernier conseil, ne pensez pas vous rendre partout en covoiturage, à moins d'avoir beaucoup de chance, vous parviendrez surtout à relier les grandes villes.

Acheter et revendre une voiture sur placeHaut de page

Nous l'avons vu, voyager avec son propre véhicule est une source de complications administratives parfois insondables. D'autant plus si vous comptez utiliser votre voiture dans un pays qui conduit de l'autre côté de la route ! Le moyen le plus simple est parfois tout simplement d'acheter un véhicule sur place et de le revendre en partant. Aux Etats-Unis, au Chili, en Afrique du Sud, au Japon, en Australie ou encore en Nouvelle-Zélande, cette pratique est très courante et donc plutôt facile à mettre en place. Les bons plans pour acheter une voiture sur place sont finalement assez faciles à trouver dans ces endroits. Vous pouvez vous renseigner en amont sur les forums de voyageurs, puis sur place dans votre hôtel ou auberge de jeunesse. Souvent, des foires hebdomadaires de vente d'automobiles et de vans dans les grandes villes, en particulier pendant la haute saison, sont organisées. Vous pouvez aussi trouver des informations sur les sites Internet nationaux de type eBay aux Etats-Unis, afin de négocier de particulier à particulier. Renseignez-vous également sur les formalités à effectuer, par exemple le changement d'immatriculation, spécifiques à chaque pays.

Notez que les voyageurs insistent sur le fait que l'Argentine n'est pas un bon pays pour acheter une voiture, les prix sont excessifs et on ne peut pas, à moins d'être citoyen argentin, passer les frontières en voiture. Dans le reste de l'Amérique latine, à l'exception du Chili et de la Colombie où les marchés d'occasion sont plutôt vivaces, il vous sera difficile de trouver une voiture à acheter et donc presque impossible de la revendre !

À savoir

Première règle, applicable au voyage en train, mais également au voyage tout simplement : ne vous attendez pas à trouver le même confort, la même efficacité ou le même fonctionnement en Asie, par exemple, qu'en Europe. Fréquence et ponctualité sont plus ou moins variables dans de nombreux pays et c'est pour ces raisons qu'il vous faudra peut-être planifier votre voyage à l'avance, histoire de ne pas rester bloqué une semaine dans un village d'Ouzbékistan. En Afrique, les trains de marchandises acceptent parfois des voyageurs, moyennant finances. D'une manière générale, ne prévoyez pas de planning serré (un avion à prendre) lorsque vous empruntez le train. Si sur le plan des tarifs, dans de nombreux pays, les premières classes et couchettes sont accessibles, sachez toutefois que l'on se retrouve alors plutôt parmi des Occidentaux que parmi les locaux. Autre point à vérifier, les formules pass, développées dans les zones aux infrastructures modernes, ainsi que les réductions couples, jeunes, étudiants ou retraités. Surveillez toujours vos bagages, soyez discret sur vos possessions et attachez votre valise avec une chaîne ou un cadenas. Prévoyez à boire et à manger, ainsi que de quoi vous couvrir, car certains trains, notamment en Amérique latine ou en Chine, roulent à très haute altitude.

Trains modernes, wagons mythiques (voir chapitre " Construire son rêve "), certains seront tentés par la praticité, d'autres par la légende qui entourent certains parcours. Le voyage en train est en tout cas un moyen souvent (mais pas toujours) confortable de profiter du paysage et de se laisser aller à la rêverie en parcourant des milliers de kilomètres. Des lignes de chemin de fer transcontinentales existent, traversant un continent d'un océan à l'autre. L'Amérique s'illustre particulièrement dans ce type de connexions. Le Sunset Limited d'Amtrak, par exemple, relie La Nouvelle-Orléans à Los Angeles et à la Floride. Pour contruire votre voyage, nous vous indiquons ici les sites Internet présentant les réseaux, ainsi que les pass disponibles dans certaines zones.

Venice-Simplon Orient Express.
Venice-Simplon Orient Express.
Pass par continentHaut de page

Des pass par pays, zone, voire continent, peuvent être intéressants lors de votre voyage. Voyager en train offre une grande flexibilité et permet, la plupart du temps, de voyager à bas prix. Les pass se révèlent très avantageux financièrement, si vous comptez beaucoup bouger dans chaque pays. Attention toutefois, certains pass proposent certes de visiter beaucoup de pays, mais parfois en un temps réduit. Réfléchissez donc bien à quel rythme vous comptez voyager avant de vous engager dans l'un de ces pass.

Les trains célèbres, souvent luxueux, sont tous recensés dans la rubrique " Construire son rêve/Choisir son parcours/Mon tour du monde en.../Train ".

En Afrique, le nord du continent (Maroc, Algérie, Tunisie, Egypte) et le sud (avec l'Afrique du Sud en tête de file) sont les mieux reliés par le réseau ferré. L'ouest du continent compte une ligne internationale (Dakar, Bamako, Abidjan, Ouagadougou) au fonctionnement aléatoire. L'est est encore moins organisé. Le chemin de fer transcontinental de Benguela relie le port de Lobito (Angola) à Katanga (RDC) et à la Zambie. Il passe notamment par l'Afrique du Sud.

AmériquesHaut de page

En Amérique du Nord, deux lignes transcontinentales au Canada et aux Etats-Unis existent. A la différence de l'Europe ou de l'Amérique du Nord, l'Amérique centrale et du Sud ne comptent pas un réseau ferroviaire très développé. Les accords internationaux sont inexistants, bien que plusieurs projets soient évoqués. Si vous souhaitez passer d'un pays à l'autre, ou même simplement vadrouiller dans le même pays, voyager en bus sera bien plus aisé. En revanche, sachez que l'Amérique latine compte de nombreux trains en altitude qui assurent un voyage d'une beauté à couper le souffle, avis aux amateurs comtemplatifs...

Le continent asiatique est inégal sur le plan du réseau ferré. Le Caucase et le Moyen-Orient sont reliés par de petites lignes qui courent de l'Egypte à la Turquie, en passant par Israël, la Jordanie et la Syrie. En Asie du Sud-Est, la majorité des réseaux ferrés a été créée à l'époque des colonies pour acheminer les marchandises. Aujourd'hui, les voies ne sont pas toujours bien entretenues et certains réseaux ont été délaissés au profit de moyens de transport plus rapides. Avis à ceux qui recherchent un voyage folklorique, loin des contraintes de temps. En revanche, le Japon ou encore Taïwan possèdent des réseaux similaires à l'Europe. La Chine et l'Asie centrale sont couvertes, notamment, par le Transsibérien.

Castellers de Barcelone.
Castellers de Barcelone.

Le site du ministère des Affaires étrangères indique que l'accès à l'Antarctique se fait uniquement par voie maritime à partir du Chili, de l'Argentine, de l'Afrique du Sud, de la France (île de la Réunion), de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande. Quelques avions couvrent des zones touristiques, mais le trafic est extrêmement réduit. D'une manière générale, il n'y a pas de transports en commun terrestre pour cette région du monde, les conditions climatiques étant bien trop difficiles.

Côté Arctique, il n'y a pas pour l'instant de train. Mais un grand projet est en cours, avec pour but de relier la Russie à l'Amérique du Nord, par le biais d'un tunnel sous le détroit de Béring. Le projet est pour l'instant appelé Interbéring. La Russie, le Canada et les Etats-Unis travaillent de concert pour le mettre sur pied. Le nouveau chemin de fer partirait de Fort Nelson au Canada et relierait Fairbanks en Alaska (Etats-Unis), et Cape Prince of Wales en Alaska (Etats-Unis) sur 4 876 km. Il passerait ensuite par un tunnel construit sous le détroit de Béring de 103 km, avant de rejoindre Zyryanka puis Yakutsk en Russie sur 3 850 km. Le chemin de fer ferait en tout 8 829 km. Pour l'instant, les ingénieurs rencontrent de gros problèmes pour poser les rails dans des conditions climatiques extrêmes, car le fer est déformé par le froid. De 35 000 à 50 000 ouvriers travaillent de chaque côté et le budget total de ce projet est estimé à 100 milliards de dollars, répartis entre les trois pays.

Ce projet permettrait de transporter plus de 100 millions de tonnes de frêt chaque année entre l'Europe, la Chine, la Russie, le Japon, la Corée du Sud, le Canada et les Etats-Unis. En raccordant cette voie à celles qui sont déjà existantes, cela permettrait de créer une ligne ininterrompue de la côte Atlantique européenne à l'Amérique du Sud. Il y aurait donc dans les prochaines décennies une possibilité de réaliser un véritable tour du monde en train !

Affaire à suivre sur : www.interbering.com

House boat sur les rives d'Alappuzha.
House boat sur les rives d'Alappuzha.
À bord de son bateauHaut de page
Quelques conseils de sécurité

Lorsque vous naviguez autour du monde, il est impératif de connaître votre environnement. Pour cela, n'hésitez à vous référer aux blocs Marine des différentes zones traversées, ainsi qu'aux cartes marines et aux éventuels guides locaux. Pensez également à vous renseigner auprès des capitaineries locales sur les écueils éventuels d'une région, les points dangereux ou les passages compliqués.

Pour la navigation en elle-même, les cartes et le bloc Marine sont obligatoires. Pensez à vérifier qu'ils sont bien fournis avec le bateau. Se munir d'un guide général sur la navigation dans la région est également très utile. On saura ainsi quels sont les bons mouillages, comment les aborder, où sont les douanes, etc.

Matériel de sécurité obligatoire à bord d'un bateau de plaisance. La liste suivante est à retrouver sur le site du ministère de l'Environnement, de l'Energie et de la Mer (www.developpement-durable.gouv.fr). Elle est mise à jour régulièrement : équipement individuel de flottabilité (gilet de sauvetage), dispositif lumineux, moyens mobiles de lutte contre l'incendie (indiqués dans le manuel du propriétaire), dispositif d'assèchement manuel, dispositif de remorquage, ligne de mouillage (si masse lège ≥ 250 kg), annuaire des marées, pavillon national (hors eaux territoriales), dispositif de repérage et d'assistance pour personne à la mer, 3 feux rouges à main, compas magnétique (ou GPS en côtier), cartes marines officielles, règlement international pour prévenir les abordages en mer, description du système de balisage, 3 fusées à parachute, 2 fumigènes ou 1 VHF fixe, radeau de survie, matériel pour faire le point, livre des feux tenu à jour, journal de bord, dispositif de réception des bulletins météorologiques, harnais et longe par navire pour les non-voiliers, harnais et longe par personne embarquée pour les voiliers, trousse de secours conforme à l'article 240-2.16, dispositif lumineux pour la recherche et le repérage de nuit, radiobalise de localisation des sinistres (EPIRB), VHF fixe, VHF portative.

La SNSM recommande également le matériel suivant : une VHF, de préférence optez pour une VHF ASN ; un couteau et un minimum d'outils appropriés à votre bateau ; une paire de gants pour éviter de vous brûler si le déclenchement de feux à main était nécessaire ; une montre ; une boîte de pièces de rechange, dont un filtre à carburant, des ampoules électriques ; des batteries supplémentaires pour faire fonctionner les accessoires tels que votre radio portative, votre lampe de poche et vos appareils de navigation portatifs ; pour les navires pour lequel il est exigé, un coupe-circuit de rechange ; une couverture de survie isothermique ; une gaffe.

Toutes les personnes à bord doivent connaître le fonctionnement et le lieu de stockage des équipements de sécurité. Brassières et gilets de sauvetage ne sont utiles que s'ils sont portés. Aujourd'hui facile à stocker, léger à porter, le gilet gonflable est un équipement essentiel pour votre sécurité en mer. Portez-le et faites-le porter systématiquement dès que vous êtes sur l'eau et en particulier sur les annexes. Equipez-le systématiquement d'une sous-cutale.

Il vous faudra là de l'expérience pour naviguer sur les mers du monde. Un voyage à la voile, même quand on part avec un skipper professionnel, se prépare. Cela s'adresse donc à ceux qui se sont déjà un peu entraînés, qui savent lire une carte, comprendre la météo maritime et donc prendre les bonnes décisions. Sachez que naviguer sur les océans ne vous dispense pas de demander des autorisations d'entrée dans les pays traversés, même si vous restez à bord. Sachez aussi que ce type de voyage est dangereux dans certaines mers, par exemple au large de la Somalie ou du Venezuela, où les eaux grouillent de pirates (pour les connaître, rendez-vous sur www.diplomatie.gouv.fr). Bref, ce type de transport s'adresse aux initiés ! Si vous souhaitez vous lancer dans cette aventure, il faut réfléchir à plusieurs points.

NavigationHaut de page

Il n'est pas obligatoire de détenir un permis pour skipper un bateau à voiles. Un loueur ne vous demandera aucune pièce justificative. A vous de juger si vous êtes capable de mener un bateau à bon port. Vous êtes entièrement libre. Cela ne signifie pas pour autant qu'il n'est pas nécessaire de connaître les règles de navigation. Nous ne saurions trop vous conseiller d'avoir de bonnes notions avant de vous lancer dans cette aventure.

Pour embarquer en tant que chef de bord sur un bateau à moteur, il vous sera demandé un CV nautique et un permis bateau. Ensuite, en fonction de la taille du bateau, vous devrez témoigner d'une certaine expérience nautique.

Deux grands points sont à connaître (et à maîtriser) : la signalisation maritime (notamment les règles de priorité) et les manoeuvres de sauvetage et assistance.

D'une manière générale, toutes les embarcations en action de naviguer sur l'eau doivent obéir aux règles courantes de navigation côtière (Règlement international pour prévenir les abordages en mer, RIPAM). Attention aux zones interdites à la navigation, les chenaux réservés au passage de bateaux professionnels (ferrys, paquebots, etc.), les zones de baignade, les sites protégés (zones marines). Les bateaux à moteur sont souvent plus visés par ces interdictions.

Etablir son trajetHaut de page

Généralement, les tourdumondistes à la voile passent par le canal de Suez et le canal de Panama, parfois uniquement le canal de Panama. Pour construire votre trajet, il vous faudra penser aux conditions météo et climatiques, et donc à la période à laquelle vous envisagez de passer par telle ou telle zone afin d'éviter de vous retrouver en plein cyclone dans les Caraïbes - au lieu de la bronzette que vous aviez imaginé. A l'inverse d'un tour du monde à pied ou en avion, vous allez être tributaire des courants et des vents dominants. Soyez raisonnable et évitez les zones de piraterie, ainsi que les zones d'instabilité politique. Et n'oubliez pas que votre date de départ peut être bouleversée en raison de conditions climatiques défavorables.

Choisir son bateauHaut de page

Nous ne détaillerons pas ici les tenants et aboutissants d'une telle décision. De nombreux sites Internet se chargent d'expliquer comment procéder. Voici simplement quelques grands axes.

Déterminez vos besoins et vos envies, afin de partir vers un monocoque ou un multicoque (plus rapide et plus cher), neuf ou d'occasion. Réfléchissez aux différents matériaux. L'aluminium, léger et solide, mais aussi plus cher ; l'acier, plus lourd et donc plus lent, mais incassable ou presque ; le bois, solide mais moins moderne ; le polyester, très courant et donc moins cher. Une fois votre décision prise, il faudra choisir la longueur, le type de gréement. Bref, mieux vaut s'y connaître ou demander l'aide de quelqu'un qui saura tout déceler ! Envisagez également qu'il vous faudra peut-être revendre votre voilier après le voyage, optez donc pour un bateau intéressant à la revente.

S'équiperHaut de page

Sur le plan des vêtements, optez bien sûr pour des tissus adaptés et conçus pour la mer, ainsi que pour des matières respirantes et faciles à laver (la polaire par exemple). En fonction de votre trajet, mers chaudes ou froides, complétez votre sac avec des maillots de bain ou des gants fourrés. Sur le plan de l'informatique et de la communication, il faudra là aussi faire attention. Cela vous servira pour vous repérer, pour communiquer, mais aussi pour vos loisirs. Entre satellite et Blu, il faudra se décider. Pour compléter l'attirail, on pensera à emporter des livres, des dictionnaires de langues, des jeux, etc. Le temps en mer est parfois très long.

Equiper son voilierHaut de page

Soyez simples et fonctionnels. D'une manière générale, voici ce que vous devez impérativement vous procurer. Un pilote automatique, en croisière, est indispensable. Le GPS, avec une cartographie électronique - ce qui ne dispense pas de se munir des cartes papier en cas de panne du sytème - et donc d'un ordinateur. Une bonne annexe avec moteur vous facilitera la vie. Idem pour l'ancre, qui doit être efficace. Côté hygiène, on ne manquera pas le dessalinisateur, qui vous évite d'emporter des litres d'eau potable. Un radar doublé d'une solution énergétique complète l'équipement. On hésite entre les panneaux solaires, le groupe électrogène portatif ou fixe.

FormalitésHaut de page

S'acquitter de la taxe d'entrée dans chaque pays et faire tamponner son passeport est obligatoire. Il s'agit de ne pas jouer avec cette règle, sous peine de s'exposer à une amende (au mieux). S'il n'est pas toujours simple de trouver le douanier, on arrive généralement à obtenir sa clearance en se renseignant auprès du capitaine du port de plaisance.

Egalement, la taxe de séjour au ponton ou au mouillage est obligatoire. Les prix sont fluctuants en fonction des pays, de la saison, de l'heure d'arrivée, du nombre de personnes à bord, de la taille du bateau, du nombre de jour. Il faut parfois également s'acquitter d'un cruising permit (pour se rendre ailleurs que dans le port d'entrée).

Vivre dans un petit espaceHaut de page

En êtes-vous vraiment capable ? Tenez compte de cette promiscuité, que vous partiez seul, en famille, en couple ou entre amis. En théorie, on s'habitue, en vivant principalement à l'extérieur et en maintenant un semblant d'ordre constant dans la cabine.

Pour retrouver les blogs de voyageurs à la voile, rendez-vous à la rubrique " Communiquer/Blog ".

En croisièreHaut de page

Voici l'un des moyens les plus confortables pour voyager. Vous n'avez rien à penser, tout est organisé pour vous, de l'escale au repas. Cela dit, à la longue, la croisière peut sembler bien monotone. Nous vous conseillons donc de ne planifier qu'une partie de votre voyage avec ce mode de transport. Choisissez une destination qui s'y prête vraiment et où la croisière apporte un véritable plus. Nous ne saurions trop vous recommander un voyage dans les pôles Nord et Sud par exemple. Les îles Caraïbes ne sont pas mal non plus sinon !

Bateau de croisière
Bateau de croisière "Club Med 2".
En cargoHaut de page

Pour les voyageurs attirés par l'air marin, le ferry ou cargo est tout indiqué. Ce moyen de transport n'est pas aussi désuet qu'il y paraît et reviendrait presque à la mode. Patience et contemplation seront les maîtres-mots de votre trajet. En cargo, le terme " voyage " prend toute son ampleur. On restera à bord des mois entiers, débarquant aux escales, mais retournant inlassablement sur le pont. A vous de voir si vous pouvez supporter la routine qui règne à bord. De nombreuses lignes de ferries relient les îles.

Bus touristique de la compagnie BIG Pink.
Bus touristique de la compagnie BIG Pink.

Voyager en bus est intéressant si vous avez du temps. Sachez que traverser les Etats-Unis ou l'Amérique latine en bus implique des jours de car brinquebalant, pas toujours confortable, quand il aurait suffi de quelques heures en avion. Bien sûr, c'est l'un des moyens les moins chers de voyager, et l'on voit du paysage... Le mieux reste de se renseigner sur la qualité du réseau de la zone dans laquelle vous voyagez.

Le bus, en Amérique latine et aux Etats-Unis, par exemple, fonctionne mieux que le train et offre plus de possibilités de passer d'un pays à l'autre. En Amérique latine, la majorité des lignes convergent ou passent par l'Argentine. Les Etats-Unis desservent quant à eux le Mexique et le Canada. En Europe de l'Est et Asie centrale, le bus, à l'instar du train, est assez développé nationalement, la majorité des habitants n'ayant pas de véhicule personnel. Il faudra passer d'un pays à l'autre en changeant de compagnie aux frontières. En revanche, en Europe, le train pour rejoindre le Royaume-Uni, la Belgique, les Pays-Bas ou encore l'Espagne est bien plus indiqué. Adaptez donc votre moyen de transport aux pays traversés.

Bus canadien.
Bus canadien.
Compagnies internationales et passHaut de page

Nous recensons ici les compagnies de bus qui ont pignon sur rue internationalement. Bien évidemment, il existe aussi de nombreuses compagnies locales, dont les prix sont généralement moins élevés. Cette rubrique n'a pas vocation à être exhaustive, mais elle donne une idée des offres au niveau international.

Pass. Certaines zones géographiques, aux infrastructures touristiques développées, sont couvertes par des passes de bus, proposées par les compagnies locales. Notamment les Etats-Unis, l'Europe et l'Océanie. Ces pass comprennent des trajets flexibles, et parfois le logement ou des activités. Notez que chaque compagnie que nous citons ici propose également des trajets simples, sans pass ni formule, valables pour un aller/retour par exemple.

Deux-rouesHaut de page

Le deux-roues possède plusieurs avantages. Il offre d'abord, à l'instar de la voiture, une plus grande liberté et une plus grande rapidité de déplacement qu'à pied ou parfois en transport en commun, quand les connexions sont plutôt faibles. Et puis, c'est un moyen très convivial de voyager, où les communautés sont importantes et solidaires, tant pour la moto que pour le vélo. A tenter donc, si vous vous sentez l'âme Easy Rider !

Comme pour la voiture, se déplacer en moto peut être une solution si vous recherchez une certaine indépendance.

Choisir sa moto et son équipementHaut de page

Attention, toutes les motos ne sont pas taillées pour faire beaucoup de route. Le modèle plus recommandé par les motards tourdumondistes reste le trail, assez robuste et pêchu pour ce type de voyage. En effet, vous allez devoir vous adapter à un code de la route différent, peut-être à rouler à gauche, et surtout à divers revêtements, voire l'absence de revêtement. En plus, pensez à choisir une moto dont la consommation est raisonnable, sous peine de voir votre budget exploser. Nous ne nous risquerons pas à comparer ici les différents modèles. Pour vous renseigner, consultez les magazines spécialisés, les forums et les sites Internet. Côté équipement, pensez à emporter le manuel d'atelier de la moto, un filtre à air de rechange, une pompe, une clé à rayon et un démonte-pneu (entre autres). En ce qui concerne le pilote, sachez qu'il vous faudra être en bonne forme physique car le voyage à moto n'est pas toujours de tout repos. D'ailleurs, nous en profitons pour ajouter qu'il vaut mieux avoir quelques notions de mécanique. En un mot, entraînez-vous, faites du sport, notamment du vélo, plusieurs mois avant votre départ. Pour la tenue, choisissez bien votre casque en fonction de ce que vous comptez faire (cross, route), ainsi que d'excellentes lunettes de soleil ; côté vêtements, optez pour des matières respirantes type Gore-Tex® et chaudes, si vous comptez voyager dans des conditions climatiques difficiles. Enfin, rien ne vaut les bottes de cross à semelles crantées. Pour le chargement, de bons porte-bagages existent désormais en magasin. Le secret sera de toujours bien équilibrer et répartir ses affaires. Deux règles à respecter : placez le plus lourd à la base du porte-bagage et ne rangez rien de fragile sur les côtés, dans des sacoches par exemple.

Utiliser sa moto personnelleHaut de page

A moins que vous ne quittiez pas la terre ferme, il va falloir faire transporter votre moto sur le continent où vous comptez l'utiliser. Pour cela, plusieurs options. La plus courante sera le cargo, c'est-à-dire soit un porte-conteneur soit un roll-on roll-off. Le premier est le plus conseillé. Votre véhicule est protégé, calé et dissimulé dans le conteneur. Il vous faudra être présent lors de la fermeture et de l'ouverture, car on vous remettra un numéro qui correspond au scellé. Les roll-on roll-off sont moins sécurisés, mais meilleur marché. Vous laissez votre véhicule sur le pont. Prenez de l'avance pour organiser le départ, environ deux semaines en fonction des pays. De même, arrivez quelques jours en avance pour réceptionner votre véhicule. Il se peut aussi que le cargo ait du retard, tenez compte de cette éventualité dans votre budget. De France, les cargos partent du Havre et de Marseille pour presque partout dans le monde. La question qui se pose reste la fréquence des départs, qui varie bien sûr en fonction de la ligne. Afin d'organiser ce périple, il vous faudra passer par ce qu'on appelle un transitaire ou agent maritime, qui prend en charge le dédouanement, met à disposition le conteneur et prévoit le grutage. Idem pour l'arrivée. Moins coûteux, plus simple et plus adapté aux courtes distances, est le transport en ferry, particulièrement développé en Europe. Autre option, l'avion. Si elle est inenvisageable pour la voiture, elle peut être intéressante pour une moto. Il faudra alors vider le réservoir et dégonfler les pneus avant de l'envoyer en soute. On peut aussi voyager en moto-train pour alterner les deux modes de transport. Enfin, n'oubliez pas que le carnet de passage de douane (CPD) est indispensable. Vous pouvez vous en procurer un auprès de l'Automobile Club. Il est valable un an, renouvelable.

Côté assurance, vous devez vous renseigner auprès de votre compagnie sur ce qu'elle peut couvrir à l'étranger. Il est en effet rare qu'elle assure le véhicule et permette un rapatriement.

Louer une motoHaut de page

Cette option s'avère souvent bien plus simple au niveau des formalités. Alors, pour ceux qui veulent voyager sans se compliquer la vie, le mieux reste quand même de louer une moto. Il vous faudra sûrement passer par une agence de location nationale, car les loueurs de moto n'étendent pas vraiment leur réseau à l'étranger. Nous vous conseillons sinon de faire appel à une des agences ci-dessous, qui vous construiront un voyage à la carte et vous fourniront une moto, avec toute l'assistance dont vous avez besoin.

Chez les amateurs de grands espaces, les projets de voyage à vélo sont finalement assez courants. C'est l'un des moyens les plus simples, les moins chers, les plus écologiques et les plus conviviaux pour vadrouiller. La vitesse de progression est aussi avancée par les adeptes du concept. Ni trop rapide, ni trop lente. On a alors le temps de contempler le paysage, sans se retrouver bloqué quelque part. En plus, grâce au vélo, on peut parcourir des milliers de kilomètres même avec peu d'expérience sportive. Une bonne remise en forme deux à trois mois avant le départ suffit, si possible dans des conditions réelles, avec du dénivelé si vous partez en montagne par exemple. Et puis la route forme le cycliste, progressivement. Les rencontres sont souvent de mise à vélo, car le moyen, fonctionnant à vitesse humaine, est plutôt sympathique et attirant.

Choix du vélo et des équipementsHaut de page

Pour vous décider, reportez-vous aux forums et sites spécialisés. Voici simplement quelques conseils. Mieux vaut prendre un modèle robuste, avec le moins de mécanique possible, afin d'éviter les ennuis. En revanche, ce n'est pas la peine de vous ruiner non plus, sachant que votre vélo va être brinquebalé allègrement dans l'avion, le train ou tout autre mode de transport que vous pourriez choisir. On vous conseille de choisir un cadre en acier, qui peut être ressoudé partout dans le monde. D'une manière générale, connaissez votre matériel avant de partir. Par exemple, soyez sûr que la selle est adaptée à votre morphologie, sous peine de ne plus pouvoir vous asseoir pendant des jours. Prenez des pneus VTT, ici tout indiqués. Pour l'équipement, n'oubliez pas un bon casque, des lunettes de soleil performantes, des vêtements respirants en Gore-Tex® et des gants qui vous protégeront en cas de chute ou d'intempéries. Emporter avec vous une petite caisse à outil sommaire peut être utile. Quant au chargement, dans une remorque ou sur le porte-bagages, il est conseillé de ne pas emporter plus de la moitié de son poids. En outre, il existe une variante que l'on croise de plus en plus souvent : le vélo couché, où comment découvrir le monde dans un fauteuil ! Autres types de vélos : le tricycle couché, même principe avec trois roues donc plus d'équilibre ; le tandem pour ceux qui ne veulent pas se séparer et le tandem mixte (position couchée à l'avant et droite à l'arrière).

Transport du véloHaut de page

Si cela vous coûtera un peu cher en fonction des compagnies, l'avion est toutefois la meilleure option pour transporter son vélo jusqu'à son point de départ, si on ne part pas de chez soi. Il faudra l'envelopper dans un sac SNCF et dégonfler impérativement les pneus, avant de l'envoyer en soute. Normalement, il doit partir sur un chariot avec les bagages spéciaux, sous peine d'être démoli sur les tapis roulants. Une autre option, si vous n'atteignez pas la limite de 20 kg, peut être de démonter votre vélo et de le répartir dans vos bagages, pour plus de discrétion.

Sur placeHaut de page

Soyez raisonnable sur la construction de votre itinéraire, surtout au début. Les cyclistes confirmés conseillent de viser 50 km en moyenne par jour pour démarrer. Et prenez compte de la topographie des routes que vous allez emprunter. Ménagez-vous également des jours de repos. Quant à l'alimentation, soyez consciencieux sur ce point, car il vous faudra beaucoup d'énergie. Les barres de céréales et les amandes, noix et autres, sont une manière idéale de booster votre corps.

Vélo sur les canaux d'Amsterdam.
Vélo sur les canaux d'Amsterdam.
PrécautionsHaut de page

A deux-roues, vous êtes bien plus vulnérable qu'en voiture. En plus des précautions liées au code de la route et aux habitudes de conduite des locaux, il vous faudra faire attention aux voitures, camions, animaux et piétons. On vous conseille de toujours porter un casque, à moto, comme à vélo, même dans les pays où personne n'en porte, et de vérifier la bonne marche de votre sonnette/klaxon et de vos lumières/phares. A vélo, on évitera de rouler pendant les périodes de grande chaleur, préférant les matinées et les fins de journée.
Concernant les risques de vol, ne laissez jamais votre moto ou votre vélo chargés et munissez-vous d'un bon cadenas pour l'attacher.

Auto-stopHaut de page

Cela fonctionne à pied, mais aussi en voilier ! C'est un moyen sympathique de faire un bout de chemin avec de parfaits inconnus et d'aller donc à la rencontre du pays de manière frontale. On vous conseille de vérifier sur place si cette pratique est autorisée, bien ou mal vue, dangereuse ou pas. Cela varie toujours en fonction des cultures.

Petite Fiat 500 dans les rues de Rome.
Petite Fiat 500 dans les rues de Rome.
Exposition de tapis dans les rues de Marrakech.
Exposition de tapis dans les rues de Marrakech.

On fait difficilement plus épuré. A pied, on ira partout, mais lentement. On passera aussi par des sentiers plus sauvages, comme les routes de montagne. Sans conteste, ce type de voyage remporte la palme du transport le plus économique et le plus simple. Une excellente paire de chaussures, un sac à dos et le monde est à vous ! Traversée du désert, exploration de la jungle, sentiers andins... Depuis peu, les fabricants proposent des remorques adaptées au marcheur, mais leur existence vient contrer le principe même de la marche à pied. On peut aussi voyager avec un animal, âne ou cheval qui porte les affaires, une option très sympathique quand on a des enfants avec soi. Si vous visez les sommets enneigés, n'oubliez pas vos raquettes !

Shooping dans les rues de Venise.
Shooping dans les rues de Venise.
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