Le guide : France à cheval : Ile-de-France

Ile-de-France

L'Ile-de-France est la région la plus urbanisée et la plus peuplée de l'Hexagone. On pourrait donc croire que randonner à cheval relève de l'exploit dans pareil environnement. Mais malgré cette urbanisation galopante causée par l'attrait de la capitale, la région a su garder un paysage naturel de premier choix, largement constituée de massifs forestiers comme la forêt de Rambouillet ou la forêt de Marly. D'ailleurs, 285 000 ha (dont 87 000 ha de forêt publique) permettent aux Franciliens de voir la vie en vert et 80 % du territoire sont toujours constitués de forêts et de cultures. Ainsi, au Nord-Ouest prospère le Parc naturel régional du Vexin français ; au Nord de Paris se trouve un paysage tout aussi rural, le parc naturel régional Oise-Pays de France ; au Sud-Est s'étire le parc naturel régional du Gâtinais ; tout au Sud, le Hurepoix est désormais protégé par le parc naturel régional de la Haute-Vallée-de Chevreuse. Enfin, à l'Ouest, le Mantois offre un décor naturel fort bien préservé. Les terrains de jeu des randonneurs n'ont donc rien à envier à d'autres régions françaises de tradition plus rurale. Ajoutons à cela que les Franciliens, historiquement, nourrissent une passion pour le cheval : Maisons-Laffitte est la ville du cheval par excellence, les plus grands hippodromes se trouvent dans les frontières de cette région, de très nombreux clubs équestres émaillent la région...

Moscou, Madrid, Vienne, Londres... Toutes ces villes ont le bon goût d'accepter la présence des chevaux dans leurs rues. Paris reste la seule grande capitale européenne à avoir banni les chevaux. Les fiacres ont déserté la capitale à l'exception près des sociétés Paris Calèches et des Attelages d'Île-de-France qui font de la résistance - quant aux cavaliers, cela fait bien longtemps que les pavés parisiens n'en n'ont pas vu... Les chevaux ne sont pas les bienvenus, sous prétexte que leurs déjections polluent la cité. Drôle d'argument quand on sait que les chiens se voient ouvrir toutes les voies parisiennes...

Il n'empêche que la capitale française compte pourtant des chevaux : ainsi, les équidés de la Garde Républicaine vivent dans Paris intra-muros, dans la caserne des Célestins en plein coeur du 4e arrondissement, et au château de Vincennes dans le 12e arrondissement. Quelques 100 chevaux vivent aussi cachés à l'abri des murs de l'Ecole militaire. À ce cheptel d'exception s'ajoute une culture hippique bien assise : Paris renferme les trois plus prestigieux hippodromes de France et voit chaque année toute la planète cheval se réunir en son sein, lors du Salon du Cheval en décembre (qui a depuis quelques années passé le périph'). Pas de doute, Paris aime les chevaux : dommage qu'elle l'oublie et qu'elle n'encourage pas le retour des calèches et autres fiacres, tellement beaux et tellement écolo ! Citons toutefois le Défilé de Paris, annuel, qui a lieu dans le contexte du Salon du cheval. Depuis 1972, l'équipage composé d'environ une quarantaine d'attelage et 300 cavaliers (selon les années) défile dans Paris, le temps d'une journée. Ces participants privilégiés appartiennent à l'Association Française d'Attelage et au Comité Régional d'équitation d'Ile-de-France. Le parcours de 27 km est éloquent : par l'avenue des Ternes, le boulevard de Courcelles, Saint-Lazare, l'Opéra, le quai de la Mégisserie, la place Saint-Michel, le Quai d'Orsay, l'avenue Rapp, la tour Eiffel, le Trocadéro, l'avenue Foch et la Porte Dauphine.

Enfin, Paris compte deux bois pour les cavaliers parisiens, le bois de Vincennes et le bois de Boulogne.

Avec 28 km de pistes cavalières (contre 14 km de pistes cyclables), le bois de Boulogne, affaibli par la tempête du 26 décembre 1999, continue malgré tout de faire office de poumon de la capitale pour offrir aux cavaliers parisiens un fabuleux lieu de randonnées entre lacs et sous-bois. Cet ancien terrain de chasse des rois de France recouvre le Jardin d'acclimatation au nord, et le parc de Bagatelle au centre, ainsi que les serres d'Auteuil et le Pré-Catelan. Il est possible avant de mettre le pied à l'étrier de télécharger le plan du bois sur le site de la mairie de Paris pour mettre au point son itinéraire (www.paris.fr).

Le bois de Vincennes est le deuxième poumon de la capitale, répondant au bois de Boulogne par 19 km de pistes cavalières. Il est possible de télécharger le plan du bois sur le site de la mairie de Paris pour mettre au point son itinéraire (www.paris.fr) ; les pistes cavalières longent entre autres le lac des Minimes, le fort de Vincennes et l'hippodrome.

L'Essonne renferme quatre zones naturelles, au nord-ouest l'Hurepoix, au sud-est les plaines de la Beauce, au nord-est le plateau de la Brie et au sud-est le Gâtinais français. Ce dernier fait l'objet d'une protection particulière puisqu'il est classé depuis 1999 parc régional naturel. Sur les 63 700 hectares que recouvre le Gâtinais français, il y a 57 communes, dont 29 en Seine-et-Marne et 28 en Essonne. Surnommé le pays aux mille clairières et gués, ce parc naturel régional, relie la forêt de Fontainebleau à la forêt de Rambouillet. L'originalité de ce parc repose sur la diversité de ses paysages : clairières, forêts, sols sablonneux, réunissant une faune et flore remarquables. L'Essone est traversée par de nombreux cours d'eau  : la Juine, l'Ecole, l'Essonne, la Chalouette, la Velvette, la Renarde... et magnifiée par de nombreuses forêts : Dourdan, Verrières, Sénart, Fontainebleau... En tout, 1000 km de chemins permettent de parcourir ce département vert à cheval.

Il existe 6 circuits découverte réservés aux cavaliers en Essonne. Pour se procurer la carte de tourisme équestre en Essonne, contacter le Comité départemental de tourisme de l'Essonne.

Voilà 6 boucles qui traversent le département :

Boucle 1  : traversée de la forêt de Sénart. Distance : 30 km. Durée : 1 jour. Départ et arrivée  : parking de la faisanderie de Sénart. Cette première boucle dans le nord-est du département, aux alentours de Draveil et Etiolles, permet de parcourir la forêt de Sénart et de croiser en chemin la Maison forestière de la faisanderie et le chêne d'Antin. Eugène Delacroix et Alphonse Daudet ont habité dans le coin  ; ils ont été fortement inspirés par les paysages de cette forêt qui renferme plus de 800 mares, ce qui fait sa spécificité.

Boucle 2 : randonnée entre la Rémarde et la Renarde, du Château-du-Marais à Saint-Sulpice-de-Favières. Distance  : 40 km. Durée : 2 jours. Cette randonnée peut débuter et se terminer depuis deux points, soit le centre équestre Les Césardières à Saint-Yon soit le centre équestre La Courbette à Boissy-sous-Saint-Yon, deux clubs voisins. Cette boucle se dessine à travers la vallée de la Rémarde, la vallée de l'Orge, la vallée de la Renarde en passant par Val-Saint-Germain et Saint-Sulpice-de-Favières, dans le centre du département. En route, les cavaliers peuvent visiter le château et le parc du Marais, ou bien encore le château de Bandeville.

Boucle 3 : au coeur de la forêt de Dourdan, découverte de l'Abbaye de l'Ouye. Distance : 23 km. Durée : 1 jour. Cette promenade culturelle démarre sur le parking de l'abbaye de l'Ouye à Dourdan et invite à la découverte d'une forêt exceptionnelle. Le domaine de Dourdan prolonge au sud le croissant vert de la forêt de Rambouillet et marque la limite sud-ouest de l'Île-de-France avant le plateau de Beauce. Cet ensemble forestier occupe une superficie de 1 600 hectares. Elle se divise en deux massifs séparés par la vallée de l'Orge. Dès les Mérovingiens, la forêt appartient au domaine royal. Propriété des rois, elle fut partagée avec l'abbaye de l'Ouye. On y trouve de nombreuses essences d'arbres : châtaigniers, frênes, hêtres, bouleaux et surtout des chênes. Sur le plan faunistique, la forêt de Dourdan est fréquentée par des chevreuils, des lapins, des faisans, des lièvres, des écureuils, des renards, et de nombreuses espèces d'oiseaux qui y trouvent un milieu favorable.

Boucle 4  : entre les vallées de la Juine, de l'Essonne et de l'Ecole. Distance : 66 km. Durée : 3 jours. Cette randonnée peut également se commencer depuis deux centres équestres voisins, le centre équestre du Bois-Moret à Auvers-Saint-Georges ou les Ecuries de la Boissière à Orveau. Cet itinéraire, en plein coeur de l'Essonne, a été pensé autour de la Ferté-Alais connue pour son église romano-gothique et ses vieux quartiers. Cette boucle sera également l'occasion de découvrir le village de Boissy-le-Cutté et ses anciennes carrières de grès.

Boucle 5 : le long de la vallée de la Chalouette. Distance  : 30 km. Durée : 1 jour. Le départ et l'arrivée se feront depuis le centre équestre Bucéphale à Châlo-Saint-Mars, village dont le manoir de Tronchet, demeure du XIe siècle, mérite un coup d'oeil. Au sud-ouest de l'Essonne, cette randonnée suit scrupuleusement cet affluent de la Juine, jusqu'à sa source à Chalou-Moulineux.

Boucle 6 : entre l'Essonne et l'Ecole, bois et plaine autour de Milly-la-Forêt. Distance : 30 km. Durée : 1 jour. Depuis le centre équestre Evadec à Boutigny-sur-Essonne, c'est dans le Gâtinais français, au sud-est du département, que cette randonnée emmène le cavalier à la découverte de la forêt de Milly-la-Forêt et de la bourgade de Moigny-sur-Ecole pour ses cressonnières et son église Saint-Denis.

Hauts-de-SeineHaut de page

Le département des Hauts-de-Seine est le plus petit département de France. Il épouse un méandre de la Seine qui coule de Boulogne-Billancourt et ses anciennes usines Renault, à Rueil-Malmaison et son château. C'est un concentré d'espaces verts préservés (45 % du territoire) et d'histoire qui nous transporte de la préhistoire aux bureaux de la Défense, le tout aux portes de Paris. Les Haras de Jardy, créés en 1890, demeurent sans doute le plus élégant et le plus célèbre des centres équestres français.

Quelques idées de circuits :

Etangs de ville d'Avray et forêt de fausse-reposes. Les étangs aux reflets argentés et les couleurs du parc inspirèrent le peintre Corot. Pour ressentir la nostalgie brumeuse qui fait le succès des toiles de l'artiste, il faut faire une promenade jusque dans la forêt de Fausses-Reposes. Ce massif forestier de chênes, de bouleaux et de châtaigniers est un reste de l'ancienne forêt de Rouvray qui s'étend alors de Boulogne à Versailles. La promenade se prolonge sous le kiosque rose où Corot vient poser son chevalet. Quant à l'étang, il est habité par des grenouilles bavardes dont le scientifique Jean Rostand (1894-1977), le fils de l'auteur de "Cyrano de Bergerac", est venu étudier la biologie. Ce chercheur indépendant a d'ailleurs fondé son propre laboratoire à Ville-d'Avray dans les années 1930. Malgré sa proximité avec Paris, la forêt compte des pistes cavalières. On trouve en son centre les Haras de Jardy.

La promenade des vallons de Bièvre. Ruban de verdure en plein milieu urbain, cette promenade longe la ligne de TGV dans le sud du département. Cette promenade est un tronçon de la coulée verte reliant la Gare-Montparnasse à la gare de Massy-Verrières dans l'Essonne, en une promenade de 12 km. Dans les Hauts-de-Seine, elle traverse sept communes de Malakoff, Châtillon, Bagneux, Fontenay-aux-Roses, Sceaux, Châtenay-Malabry et Antony. Cette promenade bucolique constitue un corridor écologique. Elle offre aux piétons, cyclistes mais aussi aux cavaliers des espaces verts de proximité, de détente et de loisirs. Jalonnée d'un balisage très facile à suivre, elle permet de cheminer sur une partie de trottoir séparée de la chaussée par une haie de charmes et de bouleaux. Côté Antony, on entre dans une belle partie de la coulée verte qui jouxte le parc Heller, la Bièvre et la rue des Godets, qui ont retrouvé à ce niveau-là leur aspect de rivière naturelle.

Forêt domaniale de la Malmaison. La forêt domaniale de Rueil est aussi connue sous le nom de bois de Saint-Cucufa. Il porte en effet le nom d'un évêque espagnol que l'on honore près des rives de l'étang au IVe siècle, après sa décapitation. Elle s'étend sur une superficie de 200 hectares. Le chêne pédonculé, le charme, le merisier, le frêne, le tulipier de Virginie, le tremble, le châtaignier, le hêtre sont à observer. On peut également se reposer près de l'étang où se rendent jadis les moines bénédictins pour commémorer le saint et ce jusqu'au XIe siècle. Des chemins sont ouverts aux cavaliers. Accés : RER A1 en direction de Rueil-Malmaison, puis bus N°431, arrêt Saint-Cucufa. En voiture : autoroute A86. Parking forestier  : avenue de Versailles.

Forêt domaniale de Meudon. La forêt de Meudon voit pendant longtemps se dérouler dans ses bois des rites druidiques sacrés. Les 1 100 hectares de cette forêt domaniale s'étendent sur six communes, de Sèvres à Villacoublay. Elle est traversée par l'ancienne route royale, le Pavé de Meudon, tracée pour le Dauphin, sur l'initiative de Louvois, pour rejoindre Versailles. Le Pavé - ou " Route des Gardes " - est très accidenté, avec une pente de 14 %. Les cavaliers y trouveront 16,5 km de sentiers balisés (PR et GR). Près du carrefour de la Garenne, " La Pierre aux moines ", menhir néolithique, pourra être admiré par les curieux.

Seine-et-MarneHaut de page

Le département de la Seine-et-Marne est un des plus vastes de France. Il offre une déclinaison de paysages remarquables  : des rives de la Marne aux rives de la Seine, ce sont 135 000 hectares d'espaces boisés et plus de 1 100 km de chemins qui forment un décor naturel sublimé par des monuments historiques de premier plan, comme la cité médiévale de Provins, le château de Vaux-le-Vicomte ou la cité impressionniste de Barbizon, et des sites verts dont le plus célèbre est évidemment la forêt de Fontainebleau, classée au Patrimoine mondial de l'Humanité grâce à ses rochers, les carrières de sable de Poligny ou bien encore les bords de Loing. La Seine-et-Marne compte une vingtaine de clubs pouvant accueillir des randonneurs équestres. Lors des étapes, il faudra goûter aux bons produits du terroir le miel du gâtinais, le fromage de Brie, les délices à la rose de Provins, les sucre d'orge de Moret...

Quelques idées de randonnée dans le département :

Forêt de Fontainebleau. La forêt de Fontainebleau est là, partout autour de la ville, traversée par les routes et sentiers et sillonnée par les joggeurs et randonneurs. De nombreux parkings en facilitent l'accès aux automobilistes désireux de mieux la connaître. Elle s'étend sur 25 000 ha, dont un seul tenant de 17 000 ha de forêts domaniales. Son sol formé de calcaire et de grès apparaît ici en buttes témoins, appelées " monts ", là en plateaux de roches disloquées qui forment les chaos et les grottes qu'on visite. Autant dire que ce spectacle fait le bonheur des amateurs d'escalade mais aussi des cavaliers, qui peuvent profiter du décor qu'offrent ces géants. Elle fut longtemps appelée forêt de Bière, et on parcourt 100 km pour en faire le tour. Elle est constituée surtout de feuillus : les chênes rouvres représentent 44 %, les hêtres 10 %, les pins sylvestres et les pins laricio 40 %. De belles futaies, de grandes allées rectilignes, des paysages de villégiature tranquilles, des endroits riches qui, au XIXe siècle, furent immortalisés par les peintres. Elle vit ses allées empruntées par des promeneurs célèbres : Chateaubriand, George Sand, Maupassant... Organisée pour les loisirs et le tourisme, elle est sillonnée de 1 600 km de routes forestières - hormis les routes nationales et départementales - et compte 300 km de sentiers balisés. Denecourt et Collinet furent des précurseurs au XIXe siècle et organisèrent des sentiers de promenades. Elle reçoit plusieurs millions de visiteurs chaque année. Aujourd'hui, quelques espèces sont protégées : le cerf, le chevreuil, le renard, le blaireau et l'écureuil. La chasse à courre s'y déroule de la Saint-Hubert à la mi-février, sauf les jours et les lendemains de fête. Autour de la forêt, on dénombre quelque 5 000 chevaux ; il faut dire que sur les 1 200 km du réseau d'allées et de sentiers de la forêt de Fontainebleau, 900 sont ouverts aux cavaliers. On comprend mieux pourquoi tant d'équidés sont hébergés aux abords de la forêt. Attention tout de même à ne pas empiéter sur certains chemins qui sont formellement interdits aux chevaux : les sentiers balisés d'un rectangle bleu dits " sentiers bleus " réservés exclusivement aux piétons ; les chaos rocheux et réserves biologiques, les sections en pente des " routes blanches " (l'interdiction est matérialisée) et en dehors des chemins, c'est-à-dire toute forme de hors piste. Les jours de forte affluence ou par très beau temps, éviter les secteurs très fréquentés comme ceux d'Apremont, de Franchard, du Cul-du-Chien, du Petit Barbeau ou de Barbizon. Renseignements : www.fontainebleau-tourisme.com

Le Gâtinais français. Au sud de l'Ile-de-France, le Gâtinais français est à cheval entre le département de l'Essonne et celui de la Seine-et-Marne. Voir la partie consacrée à l'Essonne.

Seine-Saint-DenisHaut de page

La Seine-Saint-Denis s'étire de l'île Saint-Denis en bord de Seine à Noisy-le-Grand au niveau de la Marne. C'est un département très peuplé, puisqu'avec près de 1,4 millions d'habitants, il se place ainsi derrière les Hauts-de-Seine en terme de densité démographique. Il n'empêche que son territoire comprend de vastes zones naturelles et vertes comme le Parc de la Courneuve et les bords de Marne.

Bartabas, le « Seigneur des chevaux »

Né dans la région parisienne, de son vrai nom Clément Marty, Bartabas est un monument dans le monde du cheval. Il a révolutionné le spectacle équestre en faisant des chevaux des acteurs à part entière. Il joue d'abord dans une troupe de théâtre ambulant, et fonde en 1984 le théâtre équestre Zingaro, qui depuis cette date n'a jamais cesser de jouer des spectacles dits vivants où l'esthétisme est primordial  : Cabaret équestre I, II et III, Opéra équestre, Chimère, Triptyk, Loungta, Battuta, les Juments de la nuit puis maintenant Darshan. Installé dans le fort d'Aubervilliers depuis 1989, la troupe Zingaro, du nom du " fils équin " de Bartabas, est aujourd'hui internationalement connue, ce qui a valu au maître d'être nommé à la tête de l'académie équestre de Versailles. Jérôme Garcin lui a consacré un livre Bartabas, roman, un ouvrage dans lequel l'écrivain-cavalier insiste sur le rapport privilégié, quasi magique, que le virtuose du dressage instaure avec ses chevaux, et explique comment ce dernier a réinventé le spectacle équestre en brisant les codes de la vieille école et en se perdant sur la route du rêve et du voyage... Bartabas a également tourné des films  : Mazeppa, un long métrage racontant la vie du peintre Géricault, littéralement passionné par les chevaux, et Chamane en 1996, une épopée à cheval à travers la Taïga.

Val-de-MarneHaut de page

Aux portes de Paris, ce département, fortement peuplé, affiche tout de même des paysages variés, de la vallée de la Bièvre à la vallée de la Marne ; les rives sont de plus en plus mises en valeur et les coteaux boisés. 77 km de berges sont aménagées, parfaitement en accord avec la nature. Les forêts domaniales du Val de Marne (forêt de Notre-Dame, la Grange et Gros-Bois) attirent beaucoup de public francilien. Des clubs du département proposent des balades dans le bois de Vincennes.

YvelinesHaut de page

Entre rives de Seine, villes royales de Saint-Germain-en-Laye et Versailles et forêts domaniales de Rambouillet et de Saint-Germain, le département des Yvelines recèle une mosaïque de paysages. De nombreux pays s'offrent au regard du cavalier  : les abords de la Beauce et de l'Hurepoix, la vallée de Chevreuse et le Mantois. Et toutes ces régions sont à parcourir en gardant en tête l'empreinte royale et historique qui a structuré le territoire - le rayonnement de Versailles et son château est bien palpable, mais aussi la culture rurale, toujours présente. D'ailleurs, 80 % du territoire sont occupés par des espaces naturels préservés. 376 km de chemins cavaliers sont répertoriés dans le département des Yvelines, avec de nombreux points d'étapes, comme des gîtes de France pouvant accueillir cavaliers et montures. Ces sentiers sont répartis en 6 boucles bien distinctes, dont les cartes sont disponibles sur le site du Comité Départemental de Tourisme Equestre des Yvelines. L'association Equi'tey organise chaque année la Trans'Yvelines, une randonnée de 3 jours dont le tracé change chaque année et présentant un coin du département. Cette expérience est réservée aux cavaliers et meneurs de pleine nature de toute la région mais aussi de province, qui voudraient découvrir les paysages naturels - souvent ignorés - et les atouts culturels de ce bout d'Ile-de-France.

Bien sûr, les Yvelines offrent un lieu d'exception pour tous les cavaliers d'extérieur : la forêt de Rambouillet. Vestige le plus important de l'immense forêt de l'Yveline, et première sylve du département des Yvelines par sa superficie (14 735 hectares), la forêt de Rambouillet constitue le dernier massif forestier des Yvelines où la chasse à courre est encore pratiquée, permettant la régulation de la faune. Au hasard des promenades, on découvrira notamment la Pierre-Ardoue, authentique dolmen, au lieu-dit " Les Bottes Rouges " ; et, non loin, les étangs de Hollande, un ensemble de retenues d'eau et d'étangs artificiels créés au XVIIe siècle, que Sébastien Le Prestre de Vauban utilisa pour alimenter le domaine de Versailles, aujourd'hui aménagés pour la baignade et les activités de nautisme (vers Saint-Léger-en-Yvelines), ainsi que le château de Mormaire en lisière nord de la forêt (à Grosrouvre). Les allées de la forêt sont très agréables pour les chevaux car elles sont en sable naturel.

Six boucles pour randonner en Yvelines :

La boucle du Mantois. Durée : 3 à 4 jours. Distance : 87 km. Cet itinéraire relie les villes de Saint-Illiers-la-Ville, Perdreauville, Favrieux, Flacourt, Dammartin-en-Serve, Montchauvet, Mulcent, Septeuil, Saint-Martin-des-Champs, Osmoy, Orgerus, Bazainville, Richebourg, Gressey, Civry-la-Forêt, Tilly, Flins-Neuve-Eglise, Mondreville, Lognes, Neauphlette et Bréval. Porte du Parc Naturel du Vexin Français, le Mantois est une région traditionnellement urbaine - Mantes-la-Jolie en témoigne par son dynamisme - qui a su conserver un caractère rural indéniable, à travers ses petits villages et ses paysages boisés, autant de décors parfaits pour randonner à seulement 40 minutes de Paris.

La boucle de la vallée de la Mauldre. Durée 3 jours. Distance  : 67 km. La boucle de la Mauldre passe par les villages suivants : Guerville, Mézières-sur-Seine, Epône, Falaise, Aulnay-sur-Mauldre, Bazemont, Ecquevilly, Morainvillier, Orgeval, Crespières, Beynes, Marcq, Saulx-Marchais, Auteuil-le-Roi, Autouillet, Villiers-le-Mahieu, Flexanville, Saint-Martin-des-Champs, Hargeville et Boinville-en-Mantois. Cet affluent de la Seine prend sa source entre Saint-Rémy l'Honoré et de Coignières et se jette dans la Seine à Epône. Cet itinéraire ne suit pas à la lettre le cours de la rivière puisque seuls Epône et Aulnay-sur-Mauldre sont arrosés par la Mauldre. Il n'empêche que cet itinéraire épouse plus ou moins bien les méandres de la vallée et passe par des paysages et des villages charmants comme Auteuil-le-Roi ou Marcq - à proximité se trouve la réserve zoologique de Thoiry. Il faudra notamment contempler le château de Villiers-le-Mahieu.

La boucle de la plaine de Versailles. Durée 2 jours. Distance  : 50 km. La plaine de Versailles est une région 100 % nature des Yvelines qui s'étire du Château de Versailles jusqu'à la vallée de la Mauldre, au lieu-dit de Maladrerie. Cette plaine est drainée par le ru de Gally qui sert de fil conducteur aux randonnées. Les principales villes de la plaine de Versailles sont Bailly, Saint-Nom-la-Bretèche, Feucherolles, Crespières, Chavenay, Thiverval-Grignon, Saint-Cyr-L'école, Plaisir-Grignon. Cette boucle propose un itinéraire passant par Beynes, Crespières, Orgeval, Feucherolles, Chavenay, Davron, Thiverval-Grignon, Saint-Germain-de-la-Grange, Villiers-Saint-Frédéric et Neauphle-le-Vieux.

La boucle du Haras national des Bréviaires. Durée : 3 à 4 jours. Distance : 71 km. Le Haras national des Bréviares (voir rubrique À voir) sert de prétexte à cette randonnée qui chatouille le massif forestier de Rambouillet. Cette boucle tournant autour du haras passe par Lambert, Le Mesnil-Saint-Denis, Levis-Saint-Nom, Coignières, Saint-Rémy-L'Honoré, Tremblay-sur-Mauldre, Bazoches, Les Mesnuls, Saint-Léger-en-Yvelines, Les Bréviaires, Rambouillet, Le Perray-en-Yvelines, Vieille-Eglise-en-Yvelines, Auffargis, Dampierre-en-Yvelines et Saint-Forget.

La boucle des châteaux. Durée  : 2 jours. Distance : 46 km. Le parcours est le suivant : Auffargis, Senlisse, Choisel, Bullion, Bonnelles, Longvilliers, Rochefort-en-Yveline, La Celle-les-Bordes, Clairefontaine et Rambouillet. Comme son nom l'indique, cette boucle emmène les cavaliers à la découverte de châteaux et pas n'importe lesquels puisque ces derniers pourront contempler entre autres le château royal de Senlis ou celui de Rambouillet. Le parc naturel régional de la Haute-Vallée de Chevreuse sera également à portée de sabots.

La boucle du massif forestier de Rambouillet. Durée : 2 jours. Distance : 52 km. Cette boucle débute à Hermeray, puis passe par Mittainville, La Boissière-Ecole, La Hauteville, Grandchamp, Condé-sur-Vesgre, Bourdonné Gambaiseuil, Saint-Léger-en-Yvelines, La Boissière-Ecole, avant de s'achever à Poigny-la-Forêt. Elle est la boucle la plus verte que les Yvelines proposent, puisqu'elle s'étend dans sa totalité dans la forêt domaniale de Rambouillet.

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